Quarantaine

C'est la plus simple des mesures, et la plus raisonnable, quand on y pense : pour ne pas tomber malade, il suffit de ne pas s'exposer à la maladie. Dans des conditions pareilles, c'était logique que les porteurs de virus et autres bactéries restent chez eux le temps nécessaire pour ne plus être contagieux.

Sauf que bien sûr, cette belle mesure de précaution butait inévitablement sur le fait que les gens restent fondamentalement des gens, c'est-à-dire peu enclins à suivre ou même écouter les consignes.

Bon, ça se comprenait pour certains qui devaient aller faire les courses en urgence, que ce soit pour remplir le frigo afin de se calfeutrer pour une semaine ou récupérer sa prescription de médicaments afin de ne pas tousser plus longtemps que le strict minimum. Mais insister pour aller au cinéma ou fréquenter un restaurant alors que vous savez que ça vous exposera à des personnes plus vulnérables que vous, c'était soit de la pure méchanceté soit de la bêtise abjecte. Dans les deux cas, c'était à un point tel que ça devenait criminel.

Raphaël détestait ce genre de conduite. Il était médecin, après tout, pourquoi n'irait-il pas rejeter une attitude qui contribuait à empirer sa charge de travail ?

Aujourd'hui, j'ai officiellement vécu un quart de siècle sur notre bonne planète Terre, et je poste sur ce site depuis plus de sept ans. Pour tous ceux et toutes celles lisant ces mots, que vous ayez été là depuis le début ou que vous ayez pris le train en cours de route... merci à vous.