1 Sept 6:00 am

You'll never know what hit you, won't see... Click/

-Mmh, il est quelle heure Han ? demandais-je avec une voix endormie
-6h, faut qu'on se lève, me répondit Hanna à l'autre bout de la pièce
-Encore juste, 5 minutes... suppliai-je en refermant les yeux
-Debout là-dedans ! Vous allez encore être en retard pour la rentrée, cria une voix derrière la porte
-Allez, on y va Lex
-Vas-y d'abord, rétorquai-je
-Vous y allez en même temps sinon vous pouvez dire adieu à vos gaufres !
-Ça rigole plus, ria Hanna en sortant de son lit
-On rigole pas avec les gaufres d'Ashley Marin, rigolais-je à mon tour en m'habillant avant de sortir de la pièce.

Je descendis donc dans la cuisine accompagnée de ma meilleure amie pour prendre le petit déjeuner avant de partir pour le lycée. Nous étions entrain de nous diriger vers sa voiture quand une page de journal vint traîner dans nos pieds.

-Ça fait déjà 2 ans, soupira Hanna
-Ça passe vite, soufflais-je à mon tour
-Parfois trop.

Nous montâmes dans la voiture avant d'arriver à l'école 10 minutes plus tard.

-Salut les filles, appela Emily
-Coucou Em', répondis-je

Après nous être toutes saluées, nous partîmes vers le local pour notre première heure de cette longue journée.

Ellipse de la journée

La fin des cours était enfin arrivée. Hanna m'avait ramené chez elle avant de repartir avec les filles, je ne sais où. Je pense qu'elles ne me disent pas tout à propos de leurs histoires de A, de flics et de tout le reste.

J'étais dans la cuisine quand on sonna à la porte. Je me levis et ouvris la porte sur trois hommes.

-Oui ? Demandais-je en fixant l'homme en face de moi
-Bonjour, je suis le lieutenant Wilden, me répondit-il. Nous venons faire une perquisition pour le meurtre d'Alison DiLaurentis
-Je suis désolé, les propriétaires de cette maison sont absents et je pense qu'il serait plus judicieux qu'ils soient présents pour que l'on fouille leur maison.
-J'ai un mandat, donc qu'ils soient là ou pas je vais rentrer dans cette maison, rétorqua-t-il. Je peux ? me demanda-t-il en haussant un sourcil

Je m'écartais de l'entrée et les laissais aller.

-Garrett, va voir à la cave. Et toi, tu t'occupes du rez de chaussé. Quant à nous, on va voir l'étage, dit-il en me désignant
-Vous nous considérez déjà comme un 'nous', lieutenant ? répondis-je sur un ton sarcastique

Il me dévisagea et parti vers l'étage. Je le suivais et pu me rendre compte qu'il se dirigeait directement vers la chambre d'Hanna, il savait exactement où il voulait aller.

-Ça va, vous trouvez des choses intéressantes ? Demandais-je
-Jusqu'ici, rien. Riposta-t-il
-Vous feriez peut-être mieux d'arrêter ici. De toute manière vous ne trouverez rien.
-C'est quoi, ça ? me demanda-t-il en désignant une boîte et en m'ignorant
-Ça, ça ne vous regarde pas, répondis-je sèchement
-À qui est-ce que ça appartient ?
-À moi.
-Il y a un cadenas, donnez moi la clé, m'ordonna-t-il
-Je ne l'ai pas, lui dis-je
-Où est-elle alors ?
-Chez moi
-Allons y alors, s'exclama-t-il
-À moins que vous ne soyez partant pour un voyage en Angleterre, il me semble que c'est impossible, rétorquai-je

Il me fixa quelques secondes avant de recommencer ses fouilles et de me poser des questions.

-Ainsi vous êtes anglaise ?
-Je suis américaine. Mes parents ont déménagé à Londres i ans.
-Pourquoi ? Vous habitiez où avant ? M'interrogea-t-il
-C'est un interrogatoire ? lui demandais-je
-Non, bien sur que non, répondit-il en reprenant son analyse
-Je vivais ici, avant. déclarais-je après quelques secondes d'attentes

Il me fixa, sorti de la pièce et descendit rejoindre ses hommes qui l'attendaient près de la porte d'entrée.

-On se reverra bientôt, j'aurai quelques questions plus... formelles, à vous poser, il se tourna et sorti de la maison. Oh, et tenez, dit-il en me tendant une carte, n'hésitez pas à me téléphoner si vous récupériez la clé
-Bonne soirée lieutenant, rétorquai-je

Il eu un sourire en coin, m'analysa une dernière fois et parti pour de bon. Je refermais la porte et parti me vautrer dans le fauteuil, la boule au ventre. Sa façon de m'observer m'avait complètement retournée. Hanna rentra un peu plus tard et Ashley environ une heure après elle. La discussion à table fût assez mouvementée.

-J'en reviens pas qu'il ai osé fouiller notre maison, s'emporta Hanna
-Han', tenta sa mère
-Non maman ! Il rentre ici comme ça, sans aucune permission et fouine dans nos affaires, continua-t-elle
-Il avait un mandat du juge, légalement il avait le droit d'être ici, signala Ashley
-Et alors, d'abord mon sac, puis la maison. Tu n'aurais jamais dû faire ce marcher avec lui pour les lunettes, on aurait juste dû rembourser le magasin et puis voilà !
-Pourquoi ça te touche tant Hanny ? On a rien à cacher de toute manière. Non ? Dis-je, ouvrant la bouche pour la première fois de la soirée
-Bien sur que non, c'est juste le fait qu'il soit venu. Il peut pas, je vois même pas comment il a réussi à l'obtenir, on a jamais rien fait. Y avait aucune raison.
-J'irai le trouver demain et je lui dirai que si à l'avenir il veut fouiller chez moi, il n'a pas le droit d'aller dans votre chambre, dit Ashley
-Qu'on lui donne la permission ou pas, ça changera rien. Il peut aller où il veut, déclarais-je. Est-ce que je peux monter, toute cette histoire me fatigue, demandais-je à la maîtresse de maison
-Comment tu fais pour rester aussi calme, il a aussi fouiller dans tes affaires je te signale. Ça ne te fait rien ? Qu'on viole ton intimité, comme ça ?
-Hanna, laisse la. Vas-y Lexie, bonne nuit.
-Bonne nuit madame Marin

J'écoutais de la musique quand Hanna pénétra dans notre chambre et se jeta sur moi.

-C'est quoi ton problème !
-Non, c'est quoi le tiens ! Depuis quand tu défends les autres face à moi ! Surtout quand tu sais ce que ce type nous à fait vivre à ma mère et moi, cria-t-elle
-Il ne m'a rien fait à moi, à part me gâcher mon après midi, dis-je calmement. Et puis je le défends pas, c'est juste que moi je sais faire la part des choses, contrairement à toi.
-Ouais, encore tes "soi-disant" valeurs, rigola-t-elle
-Ouais c'est exactement ça ! riais-je

Nous passâmes le reste de la soirée à parler de tout et de rien, comme deux vieilles amies qui venaient de se retrouver.