Je ne possède aucun des personnages de la série.

Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...

Un recueil sur le passé militaire de Stringfellow, que ce soit à la guerre du Viet-Nam ou après, pas d'ordre chronologique

Alors en regardant attentivement la série on comprend que Stringfellow a fait trois séjours au Vietnam entre 1968-1970 pour rejoindre Saint-John qui est porté disparu en 1969, en 1971-1972 comme il le mentionne lui même dans la saison 3 et en 1973-1975 puisqu'il est sur place au moment de la chute de Saïgon, sortant à peine de l'hôpital, comme il le dit à Nhy Huong.

Après 72 heures sur le terrain, Stringfellow rentre enfin se reposer

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


LES SOUFFLES D'UN ECHO

Quelques mots

Stringfellow chancela en se glissant dans le baraquement qu'il occupait avec les autres pilotes de son unité. Il se sentait exténué, à bout de force. Il venait d'enchaîner 72 heures d'opération quasiment non stop. Les muscles de ses bras lui donnaient envie de hurler de douleur tellement il s'était cramponné aux commandes de l'appareil. Un mal de crâne sournois était aussi en train de le prendre et il se laissa tomber sur sa couchette. Du bord de son sac, à ses côtés, il vit dépasser le coin d'une photo et sourit. C'était Dominic dans une pause un peu idiote devant son hélicoptère… Dominic… Il retourna la photo et relut pour la centième fois les petits mots tracés de sa main.

- Je ne n'attends que toi pour voir s'il peut faire des loopings. Tiens bon fils. Je t'aime…

Un frisson remonta le long de son échine…Dominic… Le dernier coup de fil qu'il avait pu lui passer daté du mois dernier, la dernière lettre qu'il lui avait écrite de plus longtemps encore. Pourtant, il pensait à lui tous les jours… Le jeune homme se redressa et fouilla dans son sac. Il en sortit un bloc, attrapa un crayon, soupira et se lança.

- Dom, je m'excuse d'avance si tu vois des incohérences dans ces quelques lignes, mais je suis épuisé. Oh, je vais bien, mais je viens de passer 72 heures à faire des rotations pour évacuer certains de nos hommes. Mes bras, mes doigts, sont tellement engourdis que j'ai du mal à tenir mon stylo, mais pourtant il le faut. Je suis tellement désolé de ne pas te donner autant de nouvelles que tu le souhaiterais. Je te promets que je rêverais de pouvoir t'écrire une lettre par jour ou de t'appeler, juste pour entendre le son de ta voix. Tu me manques, tu sais, et j'ai bien envie de le tester ce nouvel hélico, je suis sûr de pourvoir lui faire faire un looping. Il est bien plus maniable que ceux que je pilote ici. Tu me diras que ce n'est pas difficile, vu les trucs qu'on nous refile. Ça fait trois fois que je refais le moteur du mien, j'espère juste qu'il ne me lâchera pas en pleine bataille… Pourquoi je te dis ça ? Je suis désolé, je ne voulais pas t'inquiéter, c'est juste ma fatigue qui parle, j'ai cinq heures pour dormir un peu. Ça me fera du bien. J'espère que toi aussi tout va bien chez nous. Je me demande bien quelle cascade tu as pu encore nous inventer ! Garde des films surtout et fais bien attention à toi. Mes yeux se ferment tout seul. Excuse-moi si ce ne sont que quelques lignes. Je voulais juste te parler un peu. Je m'accroche tu sais, même si c'est dur, même si toutes les pistes pour retrouver Saint John sont des échecs… Je m'accroche… Et même si je ne t'écris pas tous les jours, je pense à toi tu sais… Dès que je ferme les yeux, je pense à toi… Je ferais tout pour rentrer, je te le promets… Je t'aime papa…

Stringfellow releva son stylo, regarda la feuille qu'il venait de noircir et frissonna, se demandant s'il devait la mettre au courrier, s'il devait l'envoyer. L'hésitation dura une fraction de secondes, puis il prit une enveloppe, glissa la lettre à l'intérieur et la mit dans la poche de son uniforme. Il la posterait le lendemain, il se le promit… Celle-là, il la posterait…