Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.

Comme promis, voici la suite !


En entrant dans la Grande Salle, encore vide de tout élève pour le moment, ce qui ne tarderai pas à changer, Aria fut à nouveau prise de nostalgie. La salle s'était mise aux couleurs d'Halloween ; la Salle et éclairée par des centaines de citrouilles évidées, dans lesquelles brûlaient des chandelles, et des nuées de chauves-souris voletaient dans tous les sens. De plus le banquet prévu à cette occasion était toujours incroyable et Aria avait toujours attendu cette période avec impatience, de plus l'entrain d'Abby pour ce genre de festivités l'avait toujours poussée à en profiter un maximum. Cette année encore la fête s'annonça magnifique.

C'est avec donc d'un pas joyeux qu'Aria rejoignit la table des professeurs, où se trouvaient déjà les professeur Flitwick, Dumbledore, McGonagall, Vector, Chourave et Lupin, entre lesquelles elle prit place.

- Serait-ce de la nostalgie dans ton regard ma chère Aria ? S'amusa le professeur Chourave.

- C'est bien possible, j'aime beaucoup cette période et il faut bien le dire, ça me rappelle beaucoup de souvenirs.

- Je m'en souviens bien, miss Sunders était intenable à l'approche de cette période, sans parler de sa manie de faire des farces et la tienne de te mettre dans des situations on ne peut plus étranges à chaque fois, chaque année il y a eu quelque chose si mes souvenirs sont bons.

- Oui, ça, c'est le moins qu'on puisse dire. Acquiesça la jeune femme avec un sourire gêné.

- Je suis étonné, intervint le professeur Lupin, je ne pensais pas que tu étais une élève à problème. S'amusa-t-il.

La jeune professeure lui envoya un sourire amusé et plein de sous entendus.

- Que devrais-je dire ? Les maraudeurs n'étaient les derniers à ce qu'on m'a dit.

L'homme paru étonné mais son sourire s'élargit.

- Qui t'a parlé de ça ? S'enquit-il, curieux.

- Ho, beaucoup d'élèves déploraient le départ des maraudeurs du temps où je suis entrée à Poudlard. Rit-elle doucement. Mais Dumbledore me l'a également rappelé quand il est venu me voir en juillet dernier, pour me proposer mon poste et me parler de toi.

- Tiens donc, je suis curieux de savoir ce que tu avais put entendre sur nous.

- Va savoir. Répondit-elle avec un amusement non fin avant de tourner les yeux vers les élèves, qui entraient dans la Grande Salle avec des yeux émerveillés.

La soirée débuta quelques minutes plus tard et elle fut un véritable succès. Les élèves de troisième année ne cessaient de parler de leur visite à Pré-au-Lard, les premières années s'émerveillaient à chaque nouvelle découverte, aussi bien décorative que gustative et les autres élèves discutaient joyeusement. C'était une belle soirée. A ce moment là Aria aurait tout fait pour se retrouver quelques années en arrière, alors qu'elle était encore élève, et partager la soirée avec Abby et ses camarades. Oui, Poudlard lui manquait énormément, pensa-t-elle avec un sourire nostalgique.

Durant la soirée elle parla longuement avec le professeur Lupin de sa manie étonnante de se retrouver dans des situations complètements invraisemblables, et ce sans qu'elle ne sache ni pourquoi ni comment. C'était d'ailleurs de cette façon qu'elle s'était si souvent retrouvée dans le bureau du directeur. Elle lui raconta la façon dont elle s'était retrouvée escortée par des centaures en dehors de la forêt interdite alors qu'elle courait après une acromentule, ou encore la façon dont elle et Abby s'étaient retrouvées dans la cheminée des appartements de McGonagall en essayant d'échapper à Rusard. Elle avait voulu essayer un nouveau sort mais s'était prise les pieds dans un tapis et avait finalement transformé tout un couloir en patinoire. Ho après coup elles en avaient énormément rit mais sur le moment ça avait été beaucoup moins drôle. Finalement il se trouvait que c'était surtout sa maladresse naturelle qui la trainait dans les ennuis sans qu'elle ne le veuille.

Ces histoires amusèrent beaucoup le professeur Lupin, qui s'était brièvement demandé ce que ça aurait donné si elle avait été avec lui et ses compagnons quand ils étaient élèves, ça aurait sans doute été inoubliable.

Le banquet se termina finalement par un superbe spectacle donné par les fantômes de l'école et tous les élèves rejoignirent leurs dortoirs en fin de soirée.

La soirée prit cependant une toute autre tournure quand les élèves de Gryffondor découvrirent le portrait de la Grosse Dame poignardé, les empêchant de rentrer dans leur dortoir.

Quand Aria et les professeurs Rogue, Lupin, McGonagall et Dumbledore furent prévenus de l'incident, étant les derniers à quitter la Grande Salle, ils se ruèrent vers les dortoirs de Gryffondor. Sur place il y avait beaucoup d'agitation aussi ils mirent un moment à rejoindre le portrait strié de la Grosse Dame. Le directeur Dumbledore examina un instant le tableau avant de se tourner vers les professeurs présents, le regard sombre.

- Il faut la retrouver, dit-il. Professeur McGonagall, s'il vous plaît, allez tout de suite prévenir Rusard et dites-lui de chercher la grosse dame dans toutes les peintures du château.

- Vous ne risquez pas de la trouver ! Lança Peeves avec amusement, flottant dans les airs au-dessus de la foule.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Peeves ? Interrogea calmement Dumbledore.

Le sourire de Peeves s'effaça, à la plus grande joie d'Aria, elle n'aimait pas beaucoup l'esprit frappeur et son sourire avait toujours eu le don de l'excéder. Cependant le fantôme n'osait jamais manquer de respects aux professeurs et surtout pas à Dumbledore, aussi il lui répondit docilement, néanmoins avec une voix mielleuse à souhait.

- Elle a honte, Monsieur le Directeur. Elle est dans un état abominable. Je l'ai vue courir dans le paysage du troisième étage. Elle pleurait toutes les larmes de son gros corps, fit-il avec une joie malsaine.

- Elle a dit qui avait fait ça ? S'enquit Dumbledore.

- Oh, oui, Monsieur le Chef des professeurs, répondit Peeves d'un ton théâtral. Il était furieux quand elle a refusé de le laisser entrer, dit-il avant de laisser passer un instant de silence. Quel sale caractère il a, ce Sirius Black ! Rit-il.


L'annonce que Sirius Black s'était introduit dans le château avait fait l'effet d'une bombe et immédiatement des mesures de sécurités furent prises. Dans un premier temps tous les élèves durent aller dormir dans la Grande Salle, où avaient été installés des sacs de couchage, et dans un second temps tous les professeurs durent inspecter le château de fond en comble par groupe de deux, au cas où Sirius Black serait toujours présent.

Aria, malgré le souhait de Dumbledore, n'avait pas put trouver de traces olfactives de Black, et pour cause. Il pleuvait des trombes d'eau à l'extérieur et l'humidité, en plus du fait que Black devait sans doute être lui-même mouillé, rendait son flair inefficace, à sa plus grande frustration. Elle avait suivi une faible odeur étrangère, une odeur étonnement canine, jusqu'à la sortie du château, mais il lui était impossible d'aller plus loin à cause de la pluie.

Ainsi Aria et Lupin se retrouvèrent tous les deux à inspecter la tour d'astronomie. Aria s'avait que s'était inutile, aussi elle cherchait sans conviction, Sirius Black était déjà loin. Finalement le duo fouilla silencieusement la zone qui leur avait été attribuée, aucun d'eux n'avait vraiment envie de parler, Aria était frustrée et ennuyée en sachant que leur recherche était veine, et le professeur Lupin était perdu dans ses pensées. Aria savait qu'il avait été très proche de Sirius Black, tous ceux qui avaient entendu parlé ou connu les maraudeurs le savaient, et cette histoire devait surement le toucher plus que tout autre. A bien y repenser, l'histoire des maraudeurs était digne d'une tragédie et elle avait beau chercher, elle ne savait pas comment apaiser son nouvel ami.

Après plus d'une heure de recherche le duo alla faire son rapport à Dumbledore, qui ne fut pas surpris du résultat.


Les jours qui suivirent furent très agités, particulièrement du côté des élèves. Aria avait entendu nombre de théories des élèves sur l'intrusion de Sirius Black dans le château, certaines étaient d'ailleurs assez drôles à entendre, un arbuste, vraiment ? Était-ce seulement possible de se transformer en arbre ? Même elle n'en savait rien, la transfiguration n'avait jamais été sa matière de prédilection, étant elle-même un animal elle ne pouvait pas être un animagus, autant dire que ça ne l'avait du coup pas encouragée, au contraire de beaucoup de ses camarades.

Cet après midi là, alors qu'Aria avait décidé d'aller prendre des nouvelles d'Hagrid, elle vit le jeune Potter assis seul sur un banc en face du lac, légèrement caché par quelques arbres et buissons. Il faisait de plus en plus frais et à présent les élèves restaient moins souvent à l'extérieur, préférant la chaleur de leur salle commune ou de la bibliothèque. Aussi elle s'étonna de trouver le jeune homme dehors et seul. Surtout que depuis l'intrusion la plupart des professeurs et des préfets faisaient toujours en sorte de rester près du jeune sorcier, pour qu'il ne soit pas seul si Sirius Black venait à l'attaquer, ce qui serait apparemment son but. Aria ne savait pas trop quoi penser de tout ça, d'un il était étrange que Black se soit introduit dans le château le soir d'Halloween, alors qu'aucun élève n'était dans sa salle commune, et quand bien même ils l'auraient été, attaquer un élève devant toute sa maison alors qu'il était seul, ce n'était certainement pas faisable, même pour lui. Et puis il s'était évadé au cours de l'été, il aurait très bien eut le temps de trouver et tuer Harry à ce moment là…

Avec un soupir la jeune femme secoua la tête et s'approcha de son élève, arrivant derrière lui. Il ne sembla pas entendre son arrivée, ce qui fit naitre un sourire malicieux sur son visage. Quand elle fut assez proche de lui elle prit une voix grave et lança.

- Monsieur Potter !

L'étudiant, surpris, sursauta comme jamais et se retourna avec un air affolé, comme un enfant prit en faute. Puis, quand il vit sa nouvelle professeure rire aux éclats à sa réaction il se détendit et fit la moue.

- Professeur Wolf, vous m'avez fait peur. Gémit-il.

- C'était le but. Rit-elle. La place est libre ? S'enquit-elle en désignant l'espace à la droite du jeune homme.

- Ho, bien sur. Acquiesça-t-il alors qu'elle prenait place à côté de lui.

- Vous avez réussi à semer vos gardes du corps ? S'amusa-t-elle.

- Quelque chose comme ça. Admit-il avec un faible sourire.

- Il ne faut pas leurs en vouloir, aux autres professeurs comme à vos camarades, ils veulent juste vous protéger. Sourit-elle. Vous savez pourquoi ils font ça ou…

- Oui, le professeur McGonagall m'a mit au courant, mais je le savais déjà, avant la rentrée j'ai entendu les parents de Ron en parler. Monsieur Weasley travail au ministère alors…

- Je sais. Acquiesça-t-elle. Je m'en doutais, vous preniez tout ça avec lassitude plutôt qu'avec surprise, comme vous l'auriez dû si vous n'aviez pas su. Expliqua-t-elle.

- Une minute, vous savez que monsieur Weasley travail au ministère ? Comment… Fit-il avant de s'interrompre. Je n'ai rien dit, vous êtes professeur, bien sur que vous savez ça.

La jeune femme sourit doucement, elle aimait bien ce garçon.

- Certes, on sait ce genre de choses, cela dit ce n'est pas la façon dont je l'ai appris. J'ai été à l'école avec Bill, le frère ainé de ton ami Ron. Il était un peu plus jeune que moi mais on s'entendait très bien.

- Je ne savais pas ! S'étonna-t-il. Alors vous connaissez les Weasley, c'est étrange, Ron ne m'a jamais dit qu'il vous connaissait…

- Parce que ce n'est pas le cas. S'amusa-t-elle. Je n'ai discuté que quelques fois avec les parents de Bill et depuis que j'ai quitté Poudlard on ne communique que par courrier. J'ai beaucoup voyagé depuis la fin de mes études alors je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer ses frères et sœurs.

- Ho, je comprends et comme Bill n'habite plus avec sa famille depuis un moment… Fit-il pensivement en acquiesçant. Au fait, pourquoi êtes-vous là ? Vous vouliez me voir ?

La jeune femme cligna des yeux puis lui sourit.

- Je ne suis pas venue jouer au garde du corps, le rassura-t-elle avec amusement. J'allais voir Hagrid.

- Vous êtes proches ? S'enquit-il, curieux.

- Plutôt. Admit-elle. J'aime beaucoup les animaux magiques et du temps où j'étais à Poudlard je passais la majorité de mon temps libre chez lui. J'ai appris beaucoup en restant à ses côtés. C'est un bon ami. Sourit-elle. Veux-tu m'accompagner ? De ce que je vois tu as besoin qu'on te change les idées.

- Pas du tout je… Protesta-t-il avant de se taire en voyant le regard dubitatif de son professeur d'astronomie, vraisemblablement, elle n'en croyait pas un mot. Bon, peut-être… Soupira-t-il finalement, vaincu. Ça sera avec plaisir. Conclu-t-il en se levant.

La jeune lycan eut un large sourire, se leva à son tour et ils prirent tranquillement le chemin de la cabane d'Hagrid.