Attention: Harry Potter ne m'appartient pas. Seules Aria et Abygail sont à moi.

Je suis navrée, je n'ai pas encore eue le temps de lire vos review, mais je promet d'y jeter un oeil dès la fin de mes examens ! Bonne lecture à tous et à bientôt !


Depuis quelques jours déjà le temps était mauvais, il pleuvait et ventait sans interruption, dissuadant définitivement même les moins frileux à aller à l'extérieur, au plus grand désespoir d'Aria, qui détestait rester enfermer. De par sa nature la jeune femme aimait les grands espaces et à contrario détestait les lieux clos, ou du moins y rester trop longtemps. C'était d'ailleurs cela qui l'avait poussée à choisir un métier lié à l'astronomie, ainsi que sa passion pour les animaux magiques, passion pour laquelle elle était d'ailleurs également diplômée.

Deux choses cependant allégeaient son humeur, la première était le tout premier match de Quidditch de l'année, qui allait se dérouler dans quelques jours, même si le temps ne serait surement pas des meilleurs. A l'origine Aria n'était pas fan de ce sport mais en côtoyant Abby, qui en était une fan pure et dure, elle avait appris à l'aimer. La seconde chose était la pleine lune, qui était prévue pour dans quelques jours. Bien sur ce n'était pas spécialement une bonne nouvelle pour son ami, le professeur Lupin, mais pour elle ça l'était, après tout la pleine lune était pour elle un regain d'énergie sans précédent.


L'après midi avant la pleine lune Aria décida d'aller prendre des nouvelles de son collègue, apprenant qu'il n'avait pas put assurer son cours ce jour là. Ça l'avait quelque peu inquiétée, avec sa présence au château, même quelques heures avant la pleine lune, il aurait dû se sentir suffisamment en forme pour assurer son cours.

Arrivée devant la porte des appartements provisoires du professeur, la jeune femme hésita, si il se sentait mal elle ne voulait pas le faire se lever… Mais d'un autre côté elle ne connaissait pas son mot de passe et ne pouvait donc pas entrer sans qu'il ne lui ouvre pour voir comment il allait.

La solution se présenta finalement sous la forme du professeur Rogue, qui arrivait vers elle, un gobelet à l'odeur immonde dans la main, gobelet quelle comprit contenir de la potion tue-loup.

- Tiens donc, Professeur Wolf. Fit-il d'un air méprisant. On vient voir son congénère ?

La jeune femme tiqua, elle n'appréciait pas cet homme et sa façon de parler. Elle ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi avec elle, à sa connaissance elle n'avait pourtant rien fait qui ait put lui attirer sa rancœur.

- Je ne suis pas un loup garou, je suis un lycan, ce sont deux choses différentes. Gronda-t-elle. Mais oui, je suis venue voir le professeur Lupin et vous tombez à point nommé.

En arrivant à son niveau l'homme eut un rictus avant de lever un sourcil, l'incitant à continuer.

- Je vous propose de me laisser lui transmettre sa potion, vu que je sais Ô combien vous l'appréciez, et en échange je voudrai le mot de passe de ses appartements, car je me doute que vous l'avez en prévention des cas où il serait même incapable de se lever.

Le professeur de potion eut l'air de vouloir lui lancer une réplique bien sentie mais sembla finalement réfléchir à sa proposition. Après un instant il acquiesça, non sans un regard méprisant, et lui donna et le mot de passe et la potion avant de tourner les talons pour disparaitre la minute suivante. Aria, elle, soupira, pendant un instant elle avait cru qu'il allait l'envoyer sur les roses, puis se tourna vers la porte. A présent qu'elle avait toutes les cartes en main elle murmura le mot de passe puis toqua en s'annonçant avant de pousser la porte.

Quand elle entra, la première chose qu'elle sentit fut la douce chaleur qui emplissait les lieux. Il faisait bon à l'intérieur et après quelques pas elle remarqua immédiatement que l'appartement était agencé de la même façon que le sien. En arrivant dans le salon séjour elle vit tout de suite l'amour que portait le professeur pour son ancienne maison, tout était aux couleurs de Gryffondor. Pour peu elle aurait cru se trouver dans les dortoirs des rouges et or, ce qui la fit sourire.

Puis, un mouvement à sa droite la fit sortir de ses pensées, le professeur Lupin venait d'apparaitre dans le cadre de la porte qui menait à la chambre. Il était très pâle, ses cheveux étaient désordonnés et ses yeux fatigués, enfin le plaid qu'il portait tombait lâchement sur ses épaules. La jeune femme sentit son cœur se serrer en le voyant aussi affaibli. D'un autre côté, à bien y repenser, elle ne devait pas avoir meilleure mine lors des lunes noires…

- Prend ça, je crois que tu en as bien besoin. Lui sourit-elle en lui tendant la potion qu'elle avait en main.

- Je crois que la question ''comment es-tu entrée ?'' n'est plus nécessaire. Fit-il avec un faible sourire avant de boire le contenu du gobelet avec une grimace.

Elle ne pouvait que compatir, rien que l'odeur avait fait des ravages sur son pauvre odorat surdéveloppé. Quand il eut fini il posa le verre sur la commode à proximité et se tourna vers elle.

- Je suis désolée, dit-elle en baissant les yeux, normalement ma présence aurait dû éviter que tu te sentes trop faible, je ne sais pas pourquoi … Fit-elle avant d'être interrompue par le jeune professeur.

- Au contraire, sourit-il, maintenant que tu es là je vois bien la différence. On n'a fait que se croiser ses derniers temps, ça a surement un rapport. Rassura-t-il.

- Peut-être… Les notes de ma famille ne dises rien à ce sujet alors je suis un peu dans le noir. Admit la jeune femme. Mais si ça va déjà mieux, je suis soulagée. Sourit-elle.

Il y eu un moment de silence avant que la lycan ne reprenne.

- Tu devrais retourner te coucher, tu as mauvaise mine. Fit-elle avec inquiétude.

- Sans doute. Mais entre nous, s'amusa-t-il, tu n'avais guère meilleure mine à la lune noire.

- Tu m'en diras tant. Soupira-t-elle avant de lui faire un clin d'œil. Allez ouste, au lit ! S'exclama-t-elle en le poussant vers sa chambre.

- Ouste ? Tu as quand même conscience que je ne suis plus un enfant ? Rit-il doucement, obtempérant néanmoins.

- Vraiment ? Je n'avais pas remarqué. Ironisa-t-elle.

- Tu es en forme toi, par contre. Nota-t-il.

- Je te l'ai expliqué, au contraire de toi, la pleine lune me fait un bien fou.

Le professeur de défense sourit tranquillement et s'asseya docilement sur son lit, la jeune femme posant un regard satisfait sur lui avant de lui sourire.

- Bien, dit-elle finalement, alors je vais te laisser te reposer, tu vas en avoir besoin.

Le loup garou acquiesça doucement, se surprenant à apprécier ses attentions et son inquiétude à son égard. Après un instant d'hésitation elle lia ses yeux azur clair à ses yeux bleu acier.

- Sache que ma proposition tiens toujours, pour la pleine lune. Dit-elle en repensant à la possibilité qu'il passe la pleine lune avec elle, non seulement il ne serait pas seul mais en plus ça serait bénéfique pour sa santé, il se sentirait bien mieux et pendant et après. Ne t'oblige pas, précisa-t-elle rapidement, je dis juste que si jamais tu viens à changer d'avis, il n'y aurait aucun problème.

Sur ces mots elle tourna les talons pour s'en aller, cependant, au moment où elle allait quitter la chambre la voix du professeur retentie, une voix où elle pouvait sentir beaucoup de gratitude.

- Merci, Aria, je vais y réfléchir. Assura-t-il gentiment.

- Je t'en prie. Lui sourit-elle. Bonne soirée Remus, je repasserai demain pour voir comment tu te portes.

- Entendu. Bonne nuit, Aria.

Là-dessus la jeune femme quitta la pièce et les appartements de son collègue. En retournant dans son chez soi provisoire, elle ne put cependant pas empêcher une certaine déception de l'envahir. Toute sa partie loupine lui criait de passer la pleine lune avec son nouvel ami, son congénère comme l'avait si bien dit le professeur Rogue. Mais elle ne voulait pas l'obliger, c'était contre tous ses principes, jamais elle ne faisait passer ses désirs personnels avant le bien être et la volonté des autres, et ce n'était pas prêt de changer.

Ainsi la jeune femme passa la nuit de la pleine lune seule, lisant divers ouvrages qu'elle avait empruntés à la bibliothèque, incapable de fermer l'œil, comme chaque soir de pleine lune.


La journée du lendemain était pluvieuse au possible, ce qui n'allait pas aider les joueurs de Poufsouffle et Gryffondor, qui s'affrontaient au Quidditch ce jour là. Aria, présente dans les gradins aux côtés des professeurs Dumbledore, McGonagall et Chourave, notait avec une certaine fierté que le temps n'avait pas découragé les élèves, qui étaient nombreux à être venus voir le match, et de toutes les maisons. Aria était partagée, cependant, qui encourager ? Son ancienne maison ? Ou les élèves de Gryffondor qu'elle appréciait beaucoup ? Prendre parti ou ne pas prendre parti ? Telle était la question. Elle décida finalement d'encourager son ancienne maison, mais se promit d'être ravie quel que soit le résultat.

Le match commença sous les hurlements du vent et les éclairs d'un orage naissant. Au fur et à mesure de l'avancement du match il devint rapidement évident que les élèves luttaient énormément contre la météo et cela inquiétait les professeurs, plus particulièrement les directeurs de maison des deux équipes.

- Tout va-t-il vraiment bien se passer ? Il y a tant de vent… S'inquiéta le professeur Chourave.

- C'est vrai, sans parler de la pluie et de l'orage… Admit Aria, tout aussi inquiète pour les élèves.

La jeune femme avait déjà assisté à des matchs ayant lieu avec un si mauvais temps, mais Abygail, qui était poursuiveuse à un moment donné, lui avait assuré que ça n'avait effectivement rien d'agréable et qu'il n'était pas rare que les joueurs perdent le contrôle de leur balais et que le match dure longueur. En effet, à cause du temps, il était difficile pour l'attrapeur ne serait-ce que d'apercevoir le vif d'or et ainsi mettre un terme au match. Et savoir cela ne rassurait pas du tout Aria sur la suite des évènements.

- Si il y a le moindre danger madame Bibine arrêtera le match, on peut lui faire confiance à ce sujet. Rassura le professeur McGonagall, qui gardait un œil sur le commentateur du match, un jeune homme de Gryffondor nommé Lee Jordan, qui avait tendance à plutôt prendre partit pour Gryffondor, avec des termes bien à lui envers l'équipe adverse, au plus grand amusement de la plupart.

Cela eut le mérite de rassurer légèrement les plus inquiets, dont Aria et Pomona Chourave.

Au bout d'un moment l'équipe de Gryffondor, qui menait de 50 points, demanda un temps mort. Après quelques minutes de concertation, notamment avec leur attrapeur, Harry, le match reprit. Cependant, au bout d'un moment, une odeur étrangement familière parvint à la jeune lycan. C'était une odeur qu'elle connaissait mais à laquelle elle n'arrivait pas à associer un nom ou un visage. D'ailleurs elle ne se souvenait pas non plus d'où elle avait put la sentir et ça ce n'était généralement pas de bonne augure. Ça ne lui arrivait pour ainsi dire jamais. Inquiète de ce constat la jeune femme regarda autour d'elle ainsi que dans les gradins et aux alentours, mais la météo jouait contre elle, avec cette pluie et ce vent, non seulement l'odeur pouvait provenir de n'importe où, mais elle serait également bien incapable de la pister, de plus la pluie trop dense l'empêchait de voir quoi que ce soit. Autant dire que ses recherches étaient veines.

Son attention fut cependant rapidement détournée quand des dizaines de détraqueurs firent irruption sur le terrain de Quidditch et que le jeune Harry tomba de son balais, lui assurant une chute de près de quinze mètres. Le public fut horrifié, éclatant en cris de paniques et d'effrois. Dumbledore réagit rapidement, amortissant la chute du jeune sorcier avec un sort tandis qu'Aria, réagissant la première, utilisa son patronus sur les détraqueurs pour les faire quitter le terrain et l'enceinte de l'école. D'un coup d'œil entendu le directeur se dirigea vers Harry, qui était à présent allongé sur le sol boueux, et Aria, ainsi que les autres professeurs, se dépêcha d'aller rassurer et calmer les élèves.

De toute sa vie, Aria n'avait jamais vu Dumbledore aussi furieux et dieu sait qu'il en fallait pour le faire sortir de ses gongs. Cela lui arracha un frisson.

Harry fut rapidement conduit à l'infirmerie mais entre temps Cédric Diggory, le capitaine et l'attrapeur de l'équipe de Poufsouffle, qui avait attrapé le vif d'or sans se rendre compte de ce qu'il s'était passé, avait demandé à rejouer le match. Le jeune homme trouvait injuste de gagner dans ses conditions, malgré la situation Aria sourit à cela, c'était bien un Poufsouffle, aucun doute là-dessus. La demande de Diggory fut malheureusement refusée, aussi, si Gryffondor voulait la coupe, elle allait devoir composer avec ce résultat.


Il fallu un moment mais Poudlard reprit finalement son calme, surtout depuis l'annonce du réveil d'Harry Potter. Apparemment le jeune homme allait bien, il semblait simplement secoué. Ce n'était par contre pas le cas de son Nimbus 2000, qui avait été réduit en miette par le Saule Cogner, sur lequel il s'était écrasé après avoir été emporté par le vent.

C'est ce que narra Aria au professeur Lupin quand elle vint le voir en fin de journée.

- Dumbledore était vraiment furieux, je ne l'avais jamais vu comme ça. Assura-t-elle en regardant l'homme qui était à semi assis dans son lit, à côté duquel elle s'était installée.

- C'est vrai qu'il est rare de le voir en colère, mais si tout le monde va bien, tant mieux. Cela dit ça a dû être dur pour Harry.

- Surement, c'était une sacrée chute, heureusement que Dumbledore était là. Affirma la jeune femme. Tu y tiens beaucoup à ce garçon, n'est-ce pas ? S'amusa-t-elle. Ça fait plusieurs fois que tu me parles de lui.

- Si tu sais qui étaient les maraudeurs, tu dois savoir pourquoi. Répondit-il avec une certaine nostalgie.

- A cause de son père, James Potter, exact ?

Le professeur hocha doucement la tête, à la fois triste et nostalgique à l'évocation de son meilleur ami décédé.

- Il lui ressemble ?

- Beaucoup, il n'y a que les yeux qui sont différents, il les a prit de sa mère, Lily.

- Une femme courageuse de ce que j'en ai entendu. Je ne suis pas les histoires moldues ou sorcières en règle générale, mais je ne pouvais pas ne pas en entendre parler.

Le professeur acquiesça à nouveau. Il savait que la jeune femme ne se mêlait pas réellement au monde, qu'il soit moldu ou sorcier. Elle disait que même si sa différence n'était pas visible et ne l'empêchait à rien, elle préférait le calme et la tranquillité, elle préférait rester loin de tout. De ce qu'elle lui avait dit sa maison, qu'elle tenait de ses ancêtres, était en plein milieu du Pays de Galles, au beau milieu de nulle part, à une dizaine de kilomètres, voir plus, du premier village. Elle avait toujours vécu ainsi et s'y plaisait. Elle avait choisi de vivre ainsi de son propre gré, elle disait ne pas supporter les endroits clos, sa nature lui faisant privilégier les grands espaces, dont elle ne manquait pas chez elle.

Au cours du mois passé et actuel ils avaient beaucoup discuté des avantages et des contraintes de sa condition. Il y avait peu de contraintes en réalité, il y avait la lune noire, le mal aise lié aux endroits fermés, quelques préférences pour les viandes saignantes et ce mystère autour de l'amour unique, dont elle avait refusé de parler d'avantage pour l'instant, entre autre. Pour les avantages on pouvait compter la pleine lune et ses effets, son bon odorat, bien que par moment ça puisse se révéler être un vrai cauchemar, sa bonne ouïe, sa bonne vue, sa capacité à se transformer à souhait, un peu comme un animagus… Elle pouvait également sentir la météo changer ou ressentir les émotions, généralement négatives, des gens qui l'entourent, comme tout animal, elle précisa cependant pouvoir réguler ce dernier aspect, qui pouvait parfois se montrer handicapant dans la vie de tous les jours.

Cela dit, et Lupin le savait, tous deux, finalement, évitaient, ou du moins repoussaient, le moment de discuter plus sérieusement du lien entre Lycan et loup garou. Le professeur ne savait pas pourquoi mais de toute évidence la jeune femme n'était pas plus pressée que lui à ce sujet.

- Bien, conclu finalement la jeune femme en se levant, tu as l'air d'aller beaucoup mieux en tout cas. Assura-t-elle. Tu vas te joindre à nous pour le repas ?

- Pas ce soir, demain peut-être, sourit-il.

- Entendu, acquiesça-t-elle, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à me le faire savoir.

- Ne t'en fait pas Aria, s'amusa-t-il, je suis un grand garçon, je vais me débrouiller.

- C'est ça, moque toi. Soupira-t-elle théâtralement. Cela dit, peut-être que j'en fais un peu trop, pas vrai ? Admit-elle. Je me doute que tu as dû voir pire mais je ne peux pas m'en empêcher, désolée. S'excusa-t-elle.

Le professeur sourit et prit doucement sa main.

- C'est ce que j'apprécie le plus chez toi, Aria. Expliqua-t-il. Tu es une personne attentionnée et tu sais reconnaitre tes erreurs. Ne t'excuse pas de ça, jamais personne ne te le reprochera, ou alors c'est de la pure mauvaise foi. S'amusa-t-il.

- Hé bien, je suis une vraie Poufsouffle après tout. Répondit-elle avec amusement.

- Sans aucun doute. Sourit-il.

Après un instant de silence la jeune femme finie par s'éloigner un peu, avant de quitter la chambre, cependant, elle se tourna vers le professeur de défense.

- Toi aussi, Remus, tu es quelqu'un d'attentionné. Tu aurais fait un bon Poufsouffle. Fit-elle avec un doux rire.

- Peut-être. Acquiesça-t-il avec un sourire amusé.