Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.
Comme promis, voici le second chapitre de cette semaine. Bonne lecture à tous !
Les vacances de Noël étaient là, enfin et au bonheur de tous. Le château avait été vidé de la plupart de ses habitants pour l'occasion, le rendant exceptionnellement calme. Ce matin là Aria décida d'aller voir Hagrid, n'ayant pas eu de ses nouvelles depuis quelques temps, celui-ci étant trop inquiet pour ce qu'il adviendrait de Buck.
Elle s'emmitoufla dans sa cape pourpre et traversa le parc engeigné, tout comme la forêt interdite, qui exceptionnellement paraissait enchantée, avec ses arbres parsemés de neige aux reflets d'argent. En arrivant aux abords de la cabane d'Hagrid, Aria se fit la réflexion que sous la neige, celle-ci ressemblait à un gâteau recouvert de sucre glacé. Elle qui n'était pourtant pas si gourmande… Abby serait ravie si elle savait ce qu'elle venait de penser, elle qui avait toujours dit que son manque de gourmandise n'était pas normal, surtout quand elles étaient adolescentes… Avec le temps c'était devenu un jeu entre elles. Repenser à son amie lui serra le cœur, elle lui manquait. Certes elle avait l'habitude de partir aux quatre coins du monde, mais elles se voyaient tous les deux mois au moins, pour sa visite médicale. Là, ça faisait plus de deux mois qu'elles ne s'étaient pas vues et ses lettres n'étaient qu'une vague consolation.
Aria secoua la tête, il ne fallait pas être défaitiste et c'était les vacances, pourquoi ne pourrait-elle pas partir la voir quelques jours après Noël ? Pour la nouvelle année, ça c'était une bonne idée. Là dessus, ravie, elle toqua à la porte. Cependant son sourire fana rapidement, quelque chose n'allait pas, elle pouvait sentir qu'Hagrid était là, mais elle sentait aussi l'odeur des larmes. Ça, ce n'était pas bon signe. Elle frappa à nouveau et s'annonça avant d'entrer.
En entrant la jeune femme tomba face à un Hagrid abattu, la tête entre les bras, posés sur la table, ses épaules secouées de lourds sanglots. Elle ferma la porte derrière elle et accourue à ses côtés, frottant doucement son dos pour le consoler.
- Hagrid ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Explique-moi, s'il te plait. Demanda-t-elle doucement.
- Ho Aria… C'est… c'est horrible… gémit-il avant de sangloter à nouveau, non sans lui indiquer une lettre posée un peu plus loin sur la table.
La jeune femme regarda le demi-géant et lui frotta le dos à nouveau avant de se saisir de la lettre. Elle venait du ministère, rien que ça ce n'était pas bon. Elle retira la lettre de l'enveloppe et l'ouvrit.
Cher Mr Hagrid,
A la suite de notre enquête concernant l'attaque d'un élève de votre classe par un hippogriffe, nous nous sommes rangés à l'avis du professeur Dumbledore qui nous a assurés que vous ne portiez aucune responsabilité dans ce regrettable incident.
Nous devons cependant vous faire part de nos préoccupations relatives à l'hippogriffe en question. Nous avons en effet décidé de retenir la plainte de Mr Lucius Malefoy et de porter l'affaire devant la Commission d'Examen des Créatures dangereuses. L'audience se tiendra le 20 avril et nous vous demandons de vous présenter à cette date, accompagné de votre hippogriffe, au bureau londonien de la Commission. Dans l'intervalle, l'hippogriffe devra être isolé dans un enclos et soigneusement attaché.
Avec nos salutations confraternelles.
La lettre était signée par les membres du conseil d'administration de l'école, ça non plus, ça n'était pas une bonne nouvelle.
Aria se contenu à peine de froisser la lettre dans sa main, furieuse. Les sorciers au sang pur et leur fichu argent ! Si il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était l'injustice et là, on était en plein dedans. Certes, Hagrid était disculpé de toute accusation, pouvant donc garder son poste, dont il avait tant rêvé, mais un hippogriffe innocent risquait la mort. Car oui, c'était bien ce qui attendait une créature magique jugée nuisible par la Commission d'Examen des Créatures dangereuses. Plus que jamais elle allait devoir faire un long travail de défense pour cet animal, sinon l'argent de ce fichu sang pur allait avoir raison d'un innocent.
Tout d'un coup des coups à la porte la firent sortir de ses pensées. Elle regarda brièvement Hagrid puis se décida à aller ouvrir.
- Tiens ? Mr Potter, Mr Weasley et Miss Granger. Nota-t-elle avec un bref sourire, ils étaient aussi les amis d'Hagrid, peut-être pourraient-ils l'aider à retrouver le moral.
- Professeur Wolf ! S'étonnèrent-ils.
- Que faites vous là ? S'enquit Ron.
- Je suis venue voir Hagrid, bien sûr, et vous aussi j'imagine.
- Vous… vous allez nous renvoyer au château ? Demanda Harry, la mine sombre.
- Non, Mr Potter, vous savez comme moi que je fais fit des règles particulières vous concernant cette année, même celles qui vous disent de ne pas sortir du château.
La jeune femme sourit doucement et échangea un regard avec le jeune Potter, tous deux se rappelaient bien de la fois où la jeune femme avait surpris le garçon alors qu'il était seul dans le parc, alors que tous faisaient en sorte qu'il ne le soit jamais. Aria trouvait toutes ses règles stupides, si Black avait voulu tuer Harry, il aurait eut loisir de le faire à plusieurs reprises, hors ce n'était pas le cas, le jeune homme n'était pas en danger de mort, elle en mettrait sa main au feu.
- Hagrid n'est pas très bien, reprit-elle, je pense qu'on ne sera pas trop de quatre à essayer de lui remonter le moral. Assura-t-elle en laissant les trois élèves passer.
- Hagrid, que se passe-t-il ? Entendit-elle Hermione demander.
Aria ferma la porte et retourna s'installer près d'Hagrid. Elle vit alors Harry remarquer la lettre du conseil d'administration.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il.
Hagrid sanglota de plus belle, son immense tête reposant sur l'épaule d'Aria, qui essayait de le consoler comme elle pouvait. Devant l'inquiétude du jeune Harry elle lui tendit la lettre. Il la lue à haute voix, visiblement rassuré de la première partie, mais furieux vis-à-vis de la seconde.
- Vous nous avez expliqué que Buck est un très brave hippogriffe, fit le jeune Weasley. Je suis sûr qu'il s'en tirera...
- On voit que tu ne connais pas ces gargouilles de la Commission ! Sanglota Hagrid. Ils s'en prennent toujours aux créatures intéressantes !
Aria, bien qu'elle n'en dise rien, était parfaitement d'accord, malheureusement. Soudain un bruit retentit dans un coin de la cabane et le groupe put voir Buck étendu à l'autre bout de la pièce, mâchant quelque chose qui répandait du sang sur le plancher. Aria soupira, inquiète pour Hagrid, elle n'avait même pas vu l'hippogriffe, quel Lycan elle faisait ! Hagrid reprit, tirant la jeune femme de ses pensées.
- Je ne pouvais quand même pas l'attacher dehors avec toute cette neige ! Le laisser tout seul ! A Noël !
Alors qu'Harry, Ron et Hermione échangèrent un regard. Aria sourit et passa une main rassurante sur le bras d'Hagrid, qui avait finalement libéré son épaule.
- Ça va aller Hagrid, Buck n'est pas dangereux, on le sait tous ici. Assura-t-elle. Il va falloir préparer de solides arguments pour ta défense mais on y arrivera. D'ailleurs Miss Granger a proposé de m'aider. Si elle est toujours d'accord ? S'enquit-elle en se tournant vers la brune, qui acquiesça vivement.
- Nous arriverons à démontrer que Buck est inoffensif, j'en suis persuadée. Assura l'élève.
- Mais ça ne servira à rien ! Sanglota lourdement Hagrid, malgré tout touché par le geste. Tous ces affreux de la Commission sont à la botte de Lucius Malefoy ! Ils ont peur de lui ! Et si je n'arrive pas à les convaincre... Buck… Gémit-il.
- Je sais Hagrid, mais il faut tenter, il faut mettre en place une défense que même l'argent des Malfoy ne pourra pas franchir. Assura Aria avec conviction.
- Aria… tu as toujours été si optimiste… j'aimerai l'être d'avantage…
- Ne dis pas de sautises, tu es génial Hagrid, toujours de bonne humeur, toujours à remonter le moral des troupes ! Affirma-t-elle en hochant la tête, vivement soutenue par les trois élèves, qui étaient d'ailleurs étonnés de voir que leurs deux professeurs s'entendaient si bien.
- Aria… Sanglota Hagrid, touché.
- Et Dumbledore ? reprit Harry.
- Il a déjà fait tout ce qu'il pouvait pour moi, soupira Hagrid. Il est suffisamment occupé à empêcher les Détraqueurs d'entrer, sans compter Sirius Black qui rôde dans les environs...
Aria vit du coin de l'œil Ron et Hermione jeter œil à leur compagnon. Elle fronça les sourcils, était-il au courant du lien qui l'unissait au fugitif ? Connaissait-il l'histoire qu'elle avait entendue quelques jours plutôt ? Au vu du regard des deux enfants, c'était possible, mais comment ? Jamais un professeur n'aurait lâché le morceau et les élèves ne connaissaient pas cette histoire… A moins que… A moins qu'il ne les ait entendus parler aux trois balais ? Mais n'était-il pas privé de sortie à Pré-au-lard ? Étrange tout ça, il allait falloir qu'elle en sache un peu plus. Elle doutait de l'histoire officielle et elle ne voulait pas que le jeune homme ait en tête ce qui pourrait être une histoire truquée, et surtout qu'elle lui fasse faire des choses inconsidérées… Elle le savait proche de Remus, peut-être en saurait-il d'avantage ? Cela dit… le professeur n'aimait pas parler de tout ce qui touchait à Sirius Black. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle elle ne lui avait pas fait part de ses doutes.
- Hermione a raison, Hagrid, fit soudainement le survivant, tirant la lycan de ses pensées, vous ne devez pas vous avouer vaincu. Ce qu'il vous faut, ce sont de bons arguments pour vous défendre. Vous pouvez nous citer comme témoins...
- Il a absolument raison, tu vois, je te l'avais dit. Assura gentiment Aria en lui frottant énergiquement le dos pour lui donner du courage.
- Je me souviens d'avoir lu quelque chose à propos d'une affaire semblable, ajouta Hermione d'un air songeur. C'était l'histoire d'un hippogriffe qui avait été insulté et qui a fini par être innocenté. Je vais faire des recherches et voir exactement ce qui s'était passé.
Hagrid se moucha avec un mouchoir de la taille d'une nappe et, après une tasse de thé gentiment préparée par Aria et Ron, dit:
- Vous avez raison. Il ne faut pas que je me laisse aller. Je dois me ressaisir…
Cela fit sourire le groupe, même Crockdur, le molosse d'Hagrid, qui s'était réfugié sous la table, en sortit timidement et posa sa tête sur ses genoux pour approuver son choix. Finalement le groupe discuta un moment, essayant de régler les doutes et les frayeurs d'Hagrid, concernant son cours, notamment. Ils parlèrent aussi de Norbert, le dragon qu'il avait gagné en jouant aux cartes. Cela fit beaucoup rire Aria, ramenant un peu de gaité dans la maisonnette du demi-géant.
Finalement, après un long moment, tous prirent congé d'Hagrid. Arrivé au château les élèves décidèrent d'aller à la bibliothèque pour commencer les recherches. Aria leur donna quelques pistes à explorer avant de retourner dans son logement provisoire, où elle avait elle-même quelques ouvrages dans lesquels elle pourrait chercher des informations intéressantes. Elle en profita également pour envoyer une lettre à Norbert Dragonneau, le fameux zoologiste. Depuis plusieurs années, elle travaillait en collaboration avec lui, surtout au sujet des loups garous notamment. Il était au courant pour sa nature et elle avait pensé qu'à deux ils arriveraient à quelque chose. De plus, elle était passionnée par les animaux magiques, aussi elle avait beaucoup appris à ses côtés et ils étaient devenus proches. Il était reconnu internationalement, son aide serait sans aucun doute fortement utile.
En descendant manger, Aria remarqua que les somptueuses décorations de Noël avaient été installées dans le château. Il y avait d'épaisses guirlandes de houx et de gui, qui étaient accrochées le long des couloirs, il y avait également de mystérieuses lumières qui brillaient à l'intérieur de chaque armure et la Grande Salle était remplie de ses douze sapins habituels qui scintillaient d'étoiles d'or. C'était magnifique.
Vint rapidement le soir du 24 décembre, le soir de la pleine lune. Il avait été convenu avec le professeur Lupin qu'elle le rejoindrai dans son bureau, où ils passeraient la nuit. Aria était un peu anxieuse, jamais elle n'avait été enfermée durant une pleine lune. Bien sur elle n'avait jamais été obligée de se transformer à cette période, mais elle l'avait toujours fait et avait passé ses nuits dans la forêt interdite. Les pleines lunes étaient synonyme d'énergie pour elle et elle en avait tellement que même passer la nuit à courir dans tous les sens dans la forêt interdite ne l'avait jamais fatiguée. Aussi, rester enfermée entre quatre mur, même accompagnée, la stressait, il n'était pas dans la nature d'un loup d'être enfermé, loin de là. D'ailleurs la plupart des lycans n'hésitaient pas à se dire claustrophobes. Aria n'en était pas à ce point là, mais elle n'était pas rassurée pour autant.
Il était bientôt l'heure quand Aria arriva devant le bureau du professeur. Elle frappa, s'annonça puis l'homme vint lui ouvrir la porte, fermant avec plusieurs sorts derrière elle, il était inquiet et ça elle le remarqua immédiatement.
- Détend toi, s'il te plait. Soupira-t-elle en s'asseyant sur la chaise en face de son bureau, derrière lequel il se trouvait, les yeux rivés sur l'horizon à travers la fenêtre. Il ne peut rien se passer.
Voyant qu'il allait protester, se tournant vivement vers elle, elle reprit.
- Tu as pris de la potion tue-loup et je suis là.
- Je sais bien, soupira-t-il, mais je n'y peux rien.
- Dis-toi une bonne chose dans ce cas, je suis dix fois plus dangereuse que toi, pleine lune ou pas, et pourtant tout se passe bien et tout se passera bien.
- C'est censé me rassurer ? S'enquit-il, un bref sourire aux lèvres malgré son inquiétude.
- Te détendre, ça semble fonctionner. Sourit-elle.
L'homme soupira en secouant la tête. Le duo resta alors silencieux et ce jusqu'à ce que le professeur disparaisse sous son bureau, la transformation commençait. Aria ne bougea pas, c'était déjà difficile pour lui de partager ce moment avec quelqu'un alors inutile de l'embarrasser d'avantage. Un moment plus tard elle vit sur sa droite une tête loupine regarder vers elle avant de reculer brusquement. Elle sourit, amusée, il avait sans doute voulu voir si elle était transformée elle aussi. Elle se leva et alla voir sous le bureau, où le loup garou était tassé sur lui-même, sa forme massive à l'étroit sous le bureau de chêne.
- Allons Remus, tu sais aussi bien que moi que tu ne me feras rien, sort donc de là, inutile de rester là-dessous.
Il lui lança un regard inquisiteur, surement voulait-il qu'elle se transforme elle aussi, pour être plus à l'aise. Elle soupira.
- On va faire un deal, je me transforme que si tu sors de là. J'aurais toute la soirée pour te regarder de toute façon, louve ou pas.
Le loup garou sembla peser le pour et le contre avant de céder, sachant qu'elle avait raison dans tous les cas. Elle s'écarta pour lui laisser la place de sortir. Une fois devant elle il se tortilla une patte sur l'autre face à son regard perçant.
Aria, elle, était bien loin de ces préoccupations, jamais elle n'avait rencontré de loup garou transformé, ils l'a fuyaient, transformés ou pas alors… Ils étaient assez semblables aux lycan, même taille, ossature semblable, bien que changeante selon l'individu… En tout et pour tout seuls le museau plus court et la queue moins fournie faisait la différence. Remus avait une ossature puissante, digne d'un mâle alpha, un corps fin mais musclé, des pattes fortes et stables, des griffes acérées, tout comme ses crocs, sans aucun doute, un superbe pelage gris foncé, soigné malgré le fait qu'il déteste sa condition, des oreilles droites, des yeux jaunes et vifs… Là aussi il y avait une différence avec mes lycans, la plupart du temps leurs yeux ne changeaient pas, qu'ils soient humains ou loups.
- En tout et pour tout, un magnifique loup. Assura-t-elle à voix haute sans le vouloir.
Immédiatement le loup garou recula de quelques pas, ébahi. La jeune femme fronça les sourcils avant de se rendre compte de son erreur.
- Ho excuse-moi Remus. Dès que je vois un autre loup, ou même un chien, j'ai l'habitude de le détailler un peu techniquement… déformation professionnelle en quelque sorte. Admit-elle en se grattant l'arrière de la tête. Je suis désolée.
Le loup la regarda un instant avant de soupirer, comme si il s'était attendu à quelque chose de ce genre. Aria sourit.
- Cependant, si je peux me permettre, tu ferais un bon alpha si tu étais un lycan, ton ossature puissante et stable, la forme de tes pattes, tes…
Elle s'interrompit en entendant un bref grognement et posa à nouveau les yeux sur lui, il lui sembla, à présent, que son regard était inquisiteur. Ce fut elle qui soupira, cette fois. Doucement elle s'approcha de lui, il recula d'un pas et elle ferma brusquement la distance entre eux et prit son visage entre ses mains, caressant distraitement la fourrure grise sous ses doigts. Le loup sembla paniquer mais cessa tout mouvement en croisant ses yeux azur clair, qui étaient étonnement sérieux.
- Tu es magnifique Remus. Assura-t-elle.
Il se détendit aussi brusquement qu'il se tendit à nouveau, mais pas de panique cette fois, bien au contraire. Il remercia son ange gardien, si il en avait un, qu'il soit transformé, autrement la jeune femme aurait vu son visage tourner soudainement au rouge pivoine. Jamais on lui avait dit ça, humain ou loup garou, surtout pas en loup garou d'ailleurs. Il regarda à nouveau Aria, elle était sincère, elle l'était toujours, la question était alors, de quoi parlait-elle exactement ? De sa forme de loup ? Dont elle avait déjà fait l'étrange éloge une minute plutôt ? De lui ? De quoi en fait ? Tout était confus. Se rendait-elle seulement compte combien sa phrase était à double, voir plus, sens ?
Il fut soudainement tiré de ses pensées quand elle recula, un doux sourire aux lèvres. Il en vint presque à regretter son contact. Pourquoi ? L'instinct du loup ? Lui ? Il mit toutes ses questions de côté quand elle s'asseya au sol et ferma les yeux. Curieux et pencha la tête sur le côté. La minute suivante il recula de surprise. Là où s'était tenue Aria se trouvait à présent une magnifique louve au pelage d'un superbe roux vif et d'un blanc pur.
Son corps, celui d'un loup normal, bien qu'elle soit un peu plus grande que ces derniers, comme lui, mais un peu plus petite que lui, était fin et gracieux. Visiblement fait pour la vitesse et l'agilité, contrastant avec sa force et son endurance. Tout le haut de son corps était d'un roux flamboyant, même les Weasley n'avaient pas les cheveux aussi roux que son pelage, qui était semblable à un crépuscule. Le bas de son corps, ses pattes, leur partie intérieure surtout, son ventre, le dessous de sa queue, son poitrail, le bas de sa gueule et ses joues jusqu'en dessous de ses yeux, sauf le dessus de son museau, était d'un blanc pur et soigné, aussi immaculé que la neige qui reposait dans le parc de Poudlard. Ses yeux avaient gardé leur bleu si clair, tranchant merveilleusement bien avec sa fourrure. Enfin ses oreilles étaient droites, sa queue était fournie et un peu plus longue que la moyenne, lui accordant surement une grande agilité.
- Et c'est à moi qu'elle dit que je suis beau ? Pensa-t-il.
Car oui, elle était, il n'y avait pas d'autres mots, magnifique. Elle dégageait grâce, beauté et un quelque chose de surnaturel tout à fait somptueux. A bien y repenser, elle dégageait toujours ça si on y faisait attention, mais il était vrai que sa maladresse avait tendance à prendre le pied sur la grâce qu'elle pouvait dégager. Lui, ça l'amusait beaucoup et mais à son sens ça ne gâchait rien à son charme, au contraire, ça le rendait plus authentique encore.
Réalisant soudainement ses pensées le professeur secoua la tête, sous le regard à la fois curieux et amusé de sa compagne louve. Qu'était-il entrain de faire ?
