Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.
Bonne lecture à tous et désolée du retard !
Février arriva rapidement et avec lui non seulement une nouvelle pleine lune, qui se déroula, cette fois, merveilleusement bien, bien qu'ils soient toujours enfermés (chez Aria, pour changer), et d'un temps toujours aussi glacial.
Lors de la nouvelle pleine lune que les deux loups passèrent ensemble, le professeur avait fait l'effort de se laisser un peu aller, c'était faible mais bien présent. Ça avait beaucoup plus à Aria, qui avait pu s'amuser un peu, bien sur le professeur était sur la réserve mais ça lui suffisait pour l'instant.
Le lendemain matin il lui avait posé la question qui le taraudait depuis quelques temps, soit de quelle couleur était le pelage de sa famille. Sur le coup, Aria avait beaucoup rit de cette question étrange mais lui avait finalement répondu, non sans amusement. Son frère avait un pelage proche du siens sauf qu'à la place du roux le sien était plus doré, beige, et qu'il n'avait que quelques touffes rousses, au niveau des oreilles, du museau et des flancs. Sa mère, elle, était entièrement blanche, ce qui était rare chez les lycans, même pour ceux issus des milieux nordiques. Son père, lui, était un loup typiquement européen, brun, brun clair, blanc et avec des touches de roux par endroit, oreilles, museau, pattes, épaule. Donc, le pelage si roux d'Aria venait de seulement quelques tâches de son père et le blanc neige venait principalement du pelage de sa mère. C'était étonnant mais logique quand on savait que le physique humain de la jeune femme elle-même était un parfait mélange de ses parents.
Aria avait également put participer à l'un des cours particulier du professeur et du jeune Harry, elle avait d'ailleurs été très impressionnée de ses progrès, même si lui semblait assez déçu de ne pas avancer plus vite. Il était trop pressé mais c'était de son âge. Ça avait également été l'occasion pour Harry de voir un autre patronus, celui d'Aria en l'occurrence, qui se trouva être un magnifique loup de Sibérie, qui selon elle était la réplique exacte de son frère. Cependant, les patronus étant blancs, elle ne pouvait le juger qu'aux caractéristiques physiques. Mais ça n'empêchait rien, elle l'avait d'ailleurs déjà prouvé lors de leur première pleine lune.
Les jours passants ont arrivait au match attendu entre Gryffondor et Serdaigle. Harry avait d'ailleurs pu récupérer son précieux balai, son Éclair de feu, à la plus grande joie de son équipe. Aria était contente pour lui, cela lui permettrait sans doute de faire amende honorable auprès de son amie Hermione. Espérons-le en tout cas.
Le match, auquel Aria et Remus assistèrent auprès de leurs collègues, fut spectaculaire. L'Éclair de feu faisait des miracles et d'ailleurs le commentateur n'hésita pas à en faire la promotion, ce qui agaçait le professeur McGonagall, qui préférait qu'il se concentre sur le match plutôt que sur le balai. Finalement ça rajoutait un peu d'humour au match. A un moment les deux professeurs avaient eu une petite frayeur en voyant trois détraqueurs, qui se révélèrent n'être que Drago Malfoy et ses amis qui avaient tenté de déconcentrer Harry. Cependant celui-ci avait immédiatement réagit et exécuté un magnifique patronus. Quand Aria avait voulu féliciter Remus pour les progrès de son élève, elle le vit les yeux dans le vague, nostalgique. Curieuse, elle avait vu que la forme du patronus du jeune homme était une forme ressemblant vaguement à un cervidé. Elle ne lui posa pas de question, si il voulait en parler il le ferait, elle ne le questionnerai pas.
Qui plus est, le jeune Harry avait, en plus de son patronus, réussi à attraper le vif d'or et ainsi fait gagner son équipe, qui était au-delà du ravissement, de ce qu'elle pouvait en voir.
A la fin du match le professeur alla voir Harry, notamment pour le féliciter de son exploit et Aria, avec le professeur McGonagall, bientôt rejointes par Harry et Remus, allèrent voir les trois serpentards, qui vraisemblablement avaient eu très peur du patronus, au plus grand amusement de la plupart. McGonagall, elle, était furieuse après les trois élèves et elle n'hésita pas une seconde à leur enlever cinquante points, leur mettre une retenue et à les prévenir que Dumbledore serait mit au courant.
Le moins que l'on puisse dire, c'était que le professeur McGonagall ne plaisantait pas quand il était question de Quidditch, surtout quand il était question de sa propre maison d'ailleurs.
L'équipe de Gryffondor et toute sa maison fut en fête toute la journée et jusque tard le soir, au plus grand damne du professeur McGonagall, qui dû aller mettre de l'ordre dans sa maison à une heure du matin pour que tous aillent se coucher.
Dans la nuit, Aria se réveilla en sursaut, prise d'un mauvais pressentiment. En général, les gens en faisaient fi, mais pas elle. Plus d'une fois son instinct, ses pressentiments, s'étaient révélés exacts, elle avait apprit à ne pas les prendre à la légère. Grognant d'être ainsi réveillée au milieu de la nuit, et dieu sait qu'elle avait besoin de sommeil avec la lune noire qui arrivait, elle se leva, se drapa de son chaud châle en laine beige et alla jusqu'à sa salle de vie. Il n'y avait rien d'inhabituel… Un cri parvint alors à ses oreilles sensibles et des bruits de pas précipités s'en suivirent non loin de ses appartements. Elle fronça les sourcils et ouvrit la porte qui la séparait des couloirs. A peine eut-elle le temps de regarder à l'extérieur qu'une masse sombre passa devant elle et disparu au coin du couloir.
La jeune femme ne réfléchi pas et partit à sa poursuite, laissant tomber son châle derrière elle, il ne ferai que la gêner. Une odeur canine lui parvint, la même que celle qu'elle avait sentit lors de la première intrusion de Sirius Black, ça ne pouvait pas être une coïncidence. Elle dû se transformer en louve quand elle atteignit l'extérieur du château, autrement elle perdrait la trace du fugitif. Elle n'en était cependant pas mécontente, seulement vêtue d'une longue chemise ayant appartenu à son père comme pyjama, elle n'avait pas chaud.
Là, à quelques mètres d'elle, elle put enfin distinguer nettement la forme sombre qu'elle coursait. C'était un chien, un gros chien noir. Elle grimaça, vut la taille de l'animal, même elle aurait du mal en corps à corps, le sien était fait pour la course et l'agilité, pas la force et la puissance. Cependant il était maigre, surement sous alimenté, manquant donc de force, ça pouvait être à son avantage.
Elle accéléra et quand elle fut assez près elle sauta sur son dos, les faisant basculer sur le sol boueux et enneigé. Elle se redressa immédiatement, vite imitée par le chien. S'en suivi une longue série de coup griffes et de crocs avant qu'ils ne finissent par se tourner autour en se jaugeant du regard.
Aria avait bien vu qu'il ne souhaitait pas vraiment la blesser, il ne semblait avoir qu'une envie, s'en aller et elle était simplement sur le chemin. Normalement elle ne devrait pas être aussi large d'esprit, elle aurait dû lui régler son compte et l'envoyer aux détraqueurs, parce qu'elle ne doutait pas de qui elle avait en face d'elle. Mais ses nombreux doutes sur sa culpabilité la rongeaient et la peur de condamner un innocent l'empêchait d'agir comme on voudrait qu'elle le fasse. Et puis il y avait ses yeux, certes elle avait un chien en face d'elle, mais les animagi, même transformés, gardaient les yeux d'un humain, c'était principalement ce qui les différenciaient des autres animaux, en plus de leur comportement. Qui plus est, il n'avait pas les yeux d'un tueur, c'était les yeux d'une personne désespérée.
Elle soupira, surprenant le chien, qui cessa de grogner et lui fit redresser les oreilles, attentif. Elle le regarda dans les yeux un instant et se décala d'un pas avant de lui indiquer de partir du bout du museau. Peut-être regretterait-elle son choix, mais son comportement n'était pas celui de quelqu'un qui voulait faire du mal, il aurait pu la blesser bien plus gravement que ça, elle n'avait que des égratignures.
L'animal en face d'elle sembla hésiter, cherchant le moindre piège dans son regard azur clair. Après un instant, poussé par les exclamations de voix venant du château, il s'en alla, d'abord prudemment puis, voyant qu'elle ne faisait aucun geste, plus rapidement. La seconde suivante il était partit.
Aria retourna au château, ne reprenant forme humaine qu'en arrivant aux abords de l'édifice. Elle marchait vers l'entrée sans y faire attention, pensive sur ce qu'il venait de se passer. Elle n'avait pas le sentiment d'avoir fait une erreur mais c'était d'autant plus déconcertant, il fallait qu'elle parle avec Dumbledore, il était le seul qui pourrait l'écouter et la conseiller comme il se doit.
La jeune femme fut soudainement tirée de ses pensées en entendant des voix l'appeler alors qu'elle entrait dans le château. En tournant la tête elle vit les professeur Lupin, McGonagall, Flitwick et Rogue courir vers elle, visiblement paniqués, du moins pour trois d'entre eux. Elle ne bougea pas, étonnement apathique. En arrivant son niveau la plupart des professeurs la regardèrent sous toutes les coutures, pour voir si elle allait bien, elle les écarta d'un calme qui les sidéra.
- Aria ? Mais où étiez-vous passée ? S'enquit McGonagall, inquiète.
- Que vous est-il arrivé ? Vous êtes dans un état… Ajouta Flitwick alors qu'immédiatement Lupin retira sa cape pour la poser sur les épaules d'Aria.
La jeune femme posa les yeux sur son corps et eu une brève grimace. Sa chemise était couverte de boue et arrachée par endroit, dommage, elle y tenait à cette chemise, elle espérait qu'elle pourrait la recoudre. Ses jambes et ses bras étaient tout aussi sales et égratigné de partout. Elle ne préférait même pas imaginer l'état de ses cheveux et de son visage et ses pieds commençaient à s'engourdir à cause du froid. Ce n'était pas une bonne idée de sortir si peu vêtue, surtout en hiver. Elle espérait qu'elle ne tomberai pas malade, si proche de la lune noire ça pourrait être très mauvais. Cela dit, elle ne comptait pas sur sa chance, heureusement que Madame Pomfresh était un bon médecin…
Elle regarda autour d'elle, les élèves étaient tous entrain d'être transféré dans la Grande Salle pour la nuit.
- Aria ? Fit doucement Lupin d'une voix inquiète, ce qui valu un rictus de Rogue.
Cet homme ne l'aimait vraiment pas n'est-ce pas ? Une vielle rancune d'écolier sans doute. Alors que les professeurs allaient à nouveau l'interroger, inquiétés par son manque de réaction et son état, elle les coupa.
- Vous pouvez arrêter les recherches et renvoyer les élèves dans leurs maisons.
- Pardon ? Firent les professeurs en se regardant avec étonnement alors qu'Aria marchait vers les escaliers de marbre, rapidement suivie de ses collègues.
- Black n'est plus ici depuis un moment.
- Vous… vous avez vu Black ? S'étrangla Flitwick.
- C'est lui qui t'a mise dans cet état ? Demanda Lupin en fronçant les sourcils.
- Non, j'ai glissé en essayant de le rattraper et en revenant.
Bizarrement, ça n'étonna personne malgré la situation.
- J'ai perdu sa trace dans le parc. Fouillez le château si ça vous amuse mais ça sera sans moi. Je dois voir Dumbledore, où est-il ?
- Près de la tour de Gryffondor, il interroge les tableaux. Répondit machinalement McGonagall. Aria, vous vous sentez bien ? Vous semblez… indifférente à ce qu'il se passe. C'est pourtant…
- Grave ? Répondit-elle platement. Ce qui est grave c'est que j'ai la nette impression de rater quelque chose d'important.
- Bien sur que vous ratez quelque chose d'important, vous avez laissé s'échapper un criminel ! Gronda Rogue.
- Baissez d'un ton. Répondit-elle en envoyant un regard glacial au professeur, regard loin de ceux si doux que la jeune femme avait l'habitude de porter sur son entourage. Cessez donc vos élucubrations basées sur je ne sais qu'elle vieille rancune. Il faut vivre dans le présent professeur Rogue. Gronda-t-elle. Qui plus est, je ne suis pas taillée pour faire un deux cent mètre haies, alors bien sur qu'il allait s'échapper.
Alors qu'on allait de nouveau l'interrompre, elle reprit.
- Alors pourquoi ne pas appeler de l'aide ? Je n'y ai pas pensé. Admit-elle en reprenant sa marche.
- Aria ! Interrompit McGonagall.
Sa voix inquiète poussa la jeune femme à se tourner à nouveau vers ses collègues, qui paraissaient troublés et inquiets.
- Dites nous au moins ce que vous avez vu. Demanda la sous directrice d'une voix plus douce.
- Pas le regard d'un criminel en tout cas.
- Black est fou ! Assura Rogue avec hargne, ayant visiblement peu apprécié la façon dont la jeune femme lui avait parlé.
- Le regard d'un fou ne comprend pas le désespoir.
La jeune femme conclu là dessus et quitta ses collègues pour rejoindre Dumbledore, elle devait lui parler, ce soir.
Aria regagna ses appartements plus d'une heure plus tard, épuisée. Elle avait longuement parlé de ses doutes à Dumbledore et celui-ci lui avait avoué en avoir également, cependant, manque de preuve, rien ne pouvait être fait en faveur du fugitif, même si il se rendait ou acceptait de parler. Le ministère avait besoin d'un coupable et Black était tout désigné, n'ayant jamais plaidé son innocence. Lui en avait-on seulement laissé le temps ? Il n'y avait même pas eu de procès… Finalement Aria était rentrée avec encore plus de questions, questions auxquelles seul Black pourrait répondre, malheureusement.
Le temps de sa discussion avec Dumbledore l'adrénaline était tombée et la proximité avec la lune noire, qui aurait lieu le surlendemain, l'épuisait au-delà des mots. C'est épuisée et courbaturée qu'elle arriva dans son chez soi provisoire. Dumbledore lui avait bien dit d'aller voir madame Pomfresh à l'infirmerie pour qu'elle s'occupe d'elle mais elle était trop épuisée pour aller aussi loin. Ses blessures étaient superficielles, ce n'était que des égratignures, elle les désinfecterait en arrivant, si elle en avait la force, autrement ça attendrait bien le temps qu'elle dorme un peu.
Cependant, quand elle arriva chez elle, elle vit immédiatement qu'elle n'était pas seule, elle s'y était attendue, mais elle n'avait pas la force de discuter, pas maintenant.
- Pas ce soir Remus. Soupira-t-elle en entrant dans la pièce de vie, où le professeur l'attendait les bras croisés et les sourcils froncés.
Le professeur, cependant, changea immédiatement de comportement en voyant son état, pire que quand il l'avait trouvée dans le hall de l'école. Il vint vers elle et posa les mains sur ses épaules, inquiet.
- J'étais inquiet, comprend moi. Après ce que tu as dit dans le hall… Je ne sais plus quoi penser. Admit-il. Tu penses vraiment ce que tu as dit sur… sur Sirius ?
- Oui. Acquiesça-t-elle doucement. Je sais bien juger les gens Remus. Je pense ce que j'ai dit, mais je n'ai aucune preuve formelle. Soupira-t-elle en sentant son esprit s'embrumer. Tu n'avais pas dit qu'il était un animagus… murmura-t-elle.
- J'espérais me convaincre qu'il entrait par d'autres moyens. Avoua-t-il avec une grimace.
Aria, dont l'esprit commençait vraiment à divaguer, reprit doucement.
- Pourrions-nous en discuter plus tard ?
Surpris par la faiblesse avec laquelle ces mots avaient été prononcé le professeur regarda la jeune femme, elle semblait sur le point de s'endormir debout. Il acquiesça et, après une hésitation, la serra dans ses bras d'un geste protecteur, qui eu le mérite de valoir un sursaut de conscience chez Aria, qui écarquilla les yeux avant d'être étonnement émotionnée et lui rendre son geste, sa tête lovée contre l'épaule du professeur.
- Je me suis inquiété, tu… tu ne semblais pas comme d'habitude. J'avais peur qu'il… qu'il t'ai fait quelque chose. Confessa-t-il.
- Je vais bien. Assura-t-elle doucement. Il ne m'a rien fait. Je t'expliquerai tout en détail demain.
Elle ne sentit que son faible acquiescement avant d'être emportée par les ténèbres.
