Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.

Navrée pour le retard, bonne lecture à tous !


Elle ne savait pas combien de temps était passé quand elle ouvrit enfin les yeux, mais une chose était certaine, les minutes, les heures, peut-être même les jours, qui étaient passés n'avaient été que confusion, chaleur, étouffement, trouble et douleur. En ouvrant les yeux, la lumière lui brula les yeux, si bien qu'elle dû les refermer immédiatement. Sa tête lui tournait, comme si elle était prise au piège dans une tornade sans fin, elle avait mal au cœur, chaud et froid en même temps et son corps n'était que douleur. Puis elle sombra à nouveau.

Quand reprit conscience, cette fois, toute sensation désagréable l'avait quittée, elle se sentait bien, sereine. Quand elle ouvrit à nouveau les yeux, elle était entourée d'une douce lumière orangée, indiquant un soleil levant ou couchant. Elle se sentait beaucoup mieux, elle n'avait plus le tournis, plus mal au cœur ni à la tête, elle se sentait confortablement installée et n'avait plus mal nulle part. Elle se sentait bien, plongée dans une douce sérénité.

Quand elle reprit suffisamment conscience de son entourage, elle tourna la tête pour regarder autour d'elle. Elle était à l'infirmerie, elle reconnu sans mal ses murs blancs, ses rideaux immaculés et l'odeur de l'antiseptique. Elle avait si souvent été ici qu'elle reconnaitrai cet endroit entre mille. Les rideaux autour de son lit étaient tirés, mais quelques interstices lui permirent de voir qu'elle était la seule patiente.

Soudain le bruit d'une faible respiration lui fit tourner la tête vers la droite. Là, la tête entre les bras, posés sur le lit, elle reconnu le professeur Lupin. Celui-ci dormait profondément, une expression calme sur le visage, partiellement caché sous ses mèches miel et souris. Aria passa doucement sa main dans ses cheveux avec un tendre sourire, notant au passage qu'ils étaient très doux et fins. Depuis combien de temps était-il là ? Depuis combien de temps était-elle là également ? Était-il resté à ces côtés durant tout ce temps ? Elle se souvint alors du soir de la seconde intrusion, de sa discussion avec Dumbledore, puis de son retour chez elle, où Remus l'attendait. Elle se souvint alors de leur éteinte, son esprit avait été si vague à ce moment là… il avait semblé si inquiet… Elle s'était sentie si bien dans ses bras… Elle s'était sentie à sa place, étonnement à sa place. Jamais encore elle n'avait ressentit ça dans les bras d'un homme.

Bien sur elle en avait connus quelques uns, mais elle avait toujours fait en sorte que ça ne dure pas. Elle n'avait pas le droit de tomber amoureuse du premier venu comme une simple humaine, elle mettait sa vie en jeu en tombant amoureuse, elle n'avait pas le droit à l'erreur. ''Le loup qui meurt d'amour'', ce n'était pas une métaphore pour les lycan, c'était une réalité, comme l'amour unique, ça allait de paire.

C'était Abby qui l'avait poussée à fréquenter quelques hommes, « parce qu'il le fallait » soit disant. « Ce n'est pas en restant loin d'eux que tu trouveras le bon », elle avait sans doute raison dans son raisonnement, mais elle savait aussi que ce n'était pas de cette façon qu'elle trouverait « le bon ». Elle le savait depuis le début et n'en avait jamais douté, aussi, elle ne s'était jamais lancée dans une relation poussée, elle ne voulait pas risquer de tomber amoureuse du mauvais et de mourir bêtement à cause de ça. Les humains étaient si volatiles… C'était bien trop risqué pour elle, beaucoup trop. Elle en rencontrait des gentils par-ci par-là, au grès de ses voyages, mais ça en restait là.

En tout cas, jamais elle n'avait couru après un homme et jamais elle n'avait cherché non plus, ce n'était pas son genre et elle n'en avait pas envie. Cependant, elle avait toujours eu la chance de tomber sur des hommes qui comprenaient ce qu'elle recherchait et qui avaient toujours été très corrects. Eux aussi cherchaient, mais ils savaient, comme elle, que la personne en face d'eux n'était pas la bonne. Aria avait toujours été honnête, ça n'avait jamais changé et ils lui en avaient toujours été reconnaissants, elle ne leurs donnaient pas de faux espoirs. Il n'y en avait eut que très peu cependant, depuis qu'elle avait quitté Poudlard. Ça désespérait Abby, selon elle, elle pourrait avoir n'importe quel homme, mais c'était déjà bien trop pour Aria, elle ne voulait pas de tout ça.

Elle reposa alors les yeux sur son ami aux cheveux châtains, elle aimait sa compagnie et jamais aucun n'homme n'avait eut le même effet que lui sur elle. Il l'apaisait, la soutenait, la faisait rire et bien plus encore… Ils partageaient beaucoup de choses, plus qu'elle ne l'avait fait avec aucun autre et ça ne s'arrêtait pas à sa Lycanthropie. Il avait quelque chose que les autres n'avaient pas, un quelque chose qui avait manqué aux autres et qui avait fait qu'elle n'était pas restée, en plus de sa peur liée à sa ''malédiction de l'amour unique'' comme l'appelait Abby. Mais Remus… il savait, bien qu'il n'en ait rien dit, elle ne doutait pas de ça, il était intelligent et vif d'esprit…

Elle secoua la tête, elle avait peur de ses prochaines pensées, leur relation devait rester la même, oui, il le fallait. Ils étaient amis, c'était tout et ça devait le rester, même si… même si… Elle se gifla mentalement, il ne fallait plus y penser, c'était mieux ainsi, ça l'avait toujours été. Cela dit ne pas y penser était difficile quand le principal concerné ne faisait rien pour qu'elle pense à autre chose… Elle soupira.

Sa délivrance arriva finalement sous la forme de Madame Pomfresh, qui passait la tête entre les rideaux pour voir si elle était réveillée. En constatant que c'était le cas le visage de l'infirmière passa de la surprise au soulagement en passant par une moue réprobatrice. Aria lui indiqua avec un sourire amusé le professeur Lupin, profondément endormi. La femme leva les yeux au ciel et s'avança silencieusement.

- Combien de temps suis-je restée inconsciente ? Demanda doucement Aria.

- Trois jours.

- Trois jours ? S'étonna Aria, incrédule.

- En étant dehors si peu habillée et si près de la lune noire, à quoi t'attendais-tu ? Gronda doucement l'infirmière.

La jeune femme grimaça, elle avait raison, bien sûr.

- Tu as eu de la fièvre et avec la lune noire ça a empiré, beaucoup. Tu as eu tous les symptômes d'une grippe, heureusement j'ai pu la prévenir à temps pour qu'il n'en soit rien. Dans ton état, avec une grippe, tu serais encore clouée au lit pendant quelques jours, crois moi. Le plus dur est passé, cependant. Tu pourras retourner enseigner après une journée de repos, mais avec prudence. Prévint-elle.

- Entendu. Acquiesça sagement Aria.

- Franchement, dans ton état, c'était inconsidéré. Réprimanda l'infirmière.

- Je sais, je suis désolée, ça n'arrivera plus.

- Je l'espère bien ! C'est pour ta santé après tout.

Aria sourit doucement. Elle appréciait beaucoup madame Pomfresh, elle était à la fois tendre et intraitable avec ses patients, c'était un drôle d'équilibre mais on l'aimait comme ça.

- Il est resté à tes côtés depuis le début, c'est même lui qui t'a amené ici. Fit l'infirmière en direction du professeur de défense. Il passe tout ses temps libres ici.

- Vraiment ? ça doit être étrange pour lui d'être le garde malade au lieu d'être le malade lui-même. S'amusa-t-elle avec un sourire tendre.

- Sans doute. Admit l'infirmière. Mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose.

Pour toute réponse la jeune femme sourit en passant une main dans la chevelure miel de son ami.

- Il tient beaucoup à toi, Aria. Fit doucement madame Pomfresh alors qu'Aria se tournait vers elle, confuse. Je le connais bien, à force de le voir ici pour nous savons toutes les deux quelle raison. Jamais il n'a regardé quelqu'un comme il le fait pour toi. Pourtant ses amis sont souvent arrivés ici avec leurs bêtises, ainsi que son amie Lily, de temps à autres.

- Vous ne m'aidez pas du tout. Soupira Aria entre ses lèvres.

Madame Pomfresh eut un sourire étrange et tourna les talons.

- C'est le but. Dit-elle mystérieusement avant de s'en aller. Repose-toi.

- Entendu… Murmura Aria, les yeux rivés sur son ami, indécise.

Quelque chose lui disait que ses doutes n'allaient plus êtres tournés seulement sur Sirius Black, et ça ne lui plaisait pas particulièrement.


Le lendemain matin, quand Aria se réveilla à nouveau, elle tomba sur le visage soulagé du professeur de défense. Ils discutèrent un moment, il lui raconta tout ce qu'il s'était passé, depuis qu'elle s'était évanouie dans ses bras quelques jours plutôt, jusqu'à son réveil en passant par la mauvaise période des symptômes de la grippe. D'un commun accord ils décidèrent de parler de Sirius Black à huit clos seulement.

Après une journée de repos et de calme, Aria put reprendre ses cours. Cependant, elle avait bien remarqué que ses proches, collègues et élèves confondus, la regardaient toujours comme si elle était sur le point de s'évanouir. Patiemment, elle se montra claire avec tous et les assura de sa bonne santé.

Le soir suivant, Aria et Remus discutèrent un moment de ce qu'avait vu Aria, ainsi de la raison pour laquelle le loup garou n'avait pas parlé de la faculté de Black à devenir un animal. Il avait peur de décevoir Dumbledore, car ses amis, dont Black, étaient tous devenus des animagi pour pouvoir passer la pleine lune avec lui, un geste admirable du point de vue d'Aria. De plus, le professeur n'avait rien dit car il avait fini par se persuader lui-même que Black entrait ici par d'autres procédés, ce qui n'était donc finalement pas le cas.

Aria, après l'histoire de son ami, qui éclairait un certain nombre de points noirs de l'histoire globale des maraudeurs, lui parla de ses propres doutes, de ce qu'elle avait vu quelques jours plutôt dans les yeux du fugitifs, de ce qu'elle pensait de cette histoire… Elle était neutre et c'était surement un avantage, cependant le loup garou semblait difficilement la croire, il doutait et c'était son droit. Il y avait certaines choses qu'Aria ne pouvait pas savoir et il y avait également des choses que Lupin lui-même ne savaient pas, et tant que ça ne changerai pas, il continuerai à douter.

Elle n'insista pas, il acceptait et entendait ce qu'elle disait, c'était déjà suffisant pour elle. Le positif, cependant, c'était que si il n'était pas entièrement réfractaire à ce qu'elle disait, c'était qu'il serait peut-être prêt à entendre les explications de son ancien ami. C'était un bon début. En revanche, il lui avait fait promettre de ne plus se mettre en danger et de ne plus chercher à approcher Black, par prudence. Aria n'était pas du genre à foncer tête baissée dans le danger, c'était bien en ça qu'elle n'était pas une Gryffondor, mais elle lui avait promis à reculons. Elle souhaitait parler au fugitif, elle savait qu'elle pourrait le retrouver si elle le voulait, elle voulait savoir, elle savait qu'il ne l'attaquerait pas, mais… Elle se promit d'y réfléchir, de se donner du temps avant de prendre une quelconque décision.

Le week end suivant, était organisé une nouvelle sortie à Pré-au-Lard, mais cette fois Aria déclina l'invitation, il avait été convenu qu'elle et Remus iraient se balader un peu dans le parc de Poudlard. Aria avait hâte, ils allaient notamment parler de la prochaine pleine lune et elle espérait qu'elle se passerait encore mieux que la dernière. Elle doutait que son ami soit déjà près à passer la nuit dans la forêt interdite, mais ça ne voulait pas dire que les choses ne pourraient pas être meilleures, au contraire.

Aria n'avait plus repensé, ou disons qu'elle avait plutôt fait en sorte de ne plus repenser, à ce qu'elle avait envisagé quelques temps auparavant, quand elle était à l'infirmerie. Cependant, elle devait admettre que depuis cette histoire, depuis le soir où elle avait poursuivi Black, elle et Remus étaient plus proche que jamais. Certes, ils s'étaient toujours souciés l'un de l'autre, mais à présent, il y avait quelque chose de plus, un rapprochement particulier qui rendait cela plus… intime, plus… tendre. C'était comme se soucier d'un membre de sa propre famille, ça rappelait énormément à Aria la relation qu'elle avait eue avec son frère par le passé.

Le ton qu'ils utilisaient pour se parler, quand ils étaient seuls, était différent également, c'était à peine perceptible mais bien présent. Il y avait un… quelque chose de changé. Mais c'était agréable. La façon dont ils se regardaient aussi, bien sûr Remus semblait d'avantage la garder à l'œil pour sa santé, comme tous l'avaient fait durant ces derniers jours, mais encore une fois, il y avait quelque chose de plus. Ça ne la dérangeait pas, pas du tout, mais elle était frustrée de ne pas pouvoir identifier quoi.

Et puis il y avait un rapprochement physique plus marqué, ils étaient plus proches quand ils parlaient, quand ils marchaient ensemble, ou même à tout moment du quotidien… Et puis, il y avait plus de marques d'affections, une main sur l'épaule, sur la tête, dans les cheveux ou sur le bras, des sourires tendres et complices, affectueux… C'était toujours à peine perceptible mais bien présent.

Qui plus est, en cette belle journée de week end, alors que la plupart des élèves autorisés étaient partis à Pré-au-Lard, Aria Wolf et Remus Lupin se baladaient tranquillement dans le parc de Poudlard, plus précisément dans sa forêt au bord du lac noir. Aria en avait profité pour prendre sa forme de louve, lui permettant de se dégourdir un peu les pattes, tout ça sous le regard amusé de son ami. Car il fallait bien le dire, les seules fois où elle s'était transformée, depuis qu'elle était arrivée à Poudlard, étaient soit dans un bureau, où elle ne pouvait donc pas courir, soit quand elle avait couru après Sirius Black, et elle ne s'était pas attardée sur le plaisir de se transformer à ce moment là.

Le duo se promena un moment, le professeur s'amusant des réactions d'Aria. Il la voyait courir, renifler partout où l'envie lui en prenait, sauter de pierre en pierre ou de racine en racine… De vraies réactions canines. C'était bien dans ces conditions qu'on se rendait compte de sa véritable double nature. Autant, quand elle était sous forme humaine, elle paraissait comme n'importe qui, autant sous forme de louve elle agissait comme tous les loups. Si il ne la connaissait pas si bien ou qu'elle ne lui lançait pas de temps en temps des regards amusés pour voir si il était toujours là, il pourrait croire qu'elle n'avait aucune partie humaine. C'était sans doute la beauté de sa double nature, à l'instar des animagi, qui ne pouvaient qu'imiter les animaux auxquels ils ressemblaient. Aria, elle, n'imitait pas, c'était sa nature, elle était une louve, une vraie, en quelque sorte.

Après plusieurs minutes, Aria trouva une grande pierre relativement plate et décida de s'y asseoir et reprendre forme humaine, lui offrant un sourire tranquille alors qu'il s'asseyait à côté d'elle, les yeux rivés sur le lac en face d'eux. Il était heureux de la voir ainsi, elle avait retrouvé la santé et il en était soulagé, la voir aussi affaiblie l'avait terriblement affecté, plus qu'il ne l'aurait pensé.

Ils discutèrent d'un peu tout, le temps, les élèves, les cours, l'école… Depuis un moment, il n'était plus question des Lycans et des loups garous, la plupart des questions ayant trouvées réponse auprès d'Aria. Si il restait des questions, ce qui était surement le cas, elles viendraient au fils du temps, il y a des questions qu'on ne pense pas à poser avant d'y être confronté, après tout. Une question vint cependant au professeur en se souvenant de leurs premières discutions sur les lycans.

- Dis-moi Aria.

- Oui ?

- Tu avais évoqué le fait que les lycans transmettaient originellement aux loups-garous des facultés particulières, de quoi s'agit-il ?

La jeune femme se fit pensive, cherchant ses mots.

- Je vais te montrer. Dit-elle en tendant une main devant elle.

Le professeur la regarda curieusement, la voyant se concentrer sur la paume de sa main. Tout d'un coup, une tornade miniature apparu au creux de sa main. Aria tendis alors son autre main et une petite flamme y apparu. Devant le regard incrédule de son ami, Aria rit doucement et tenta de s'expliquer.

- Les lycans ont des pouvoirs liés aux éléments naturels. Plus un lycan peut maitriser d'éléments plus il est puissant. Mais on ne peut pas apprendre, on nait avec. Bien sur si, on a plusieurs éléments ont peut apprendre à les combiner.

En expliquant cela elle mit ses paumes l'une à côté de l'autre, immédiatement la flamme et la tornade fusionnèrent pour créer une puissante tornade de flamme, qu'Aria fit rapidement disparaitre.

- Mais certains éléments se mélangent mal, dans ce cas il n'y a rien à faire, il faut faire avec des éléments séparés.

- Je comprends, c'est stupéfiant. Admit-il sous le sourire amusé d'Aria.

- Un lycan sang mêlé ou un loup garou mordu par un lycan possèdent également ces facultés, mais leur puissance ne sera jamais équivalente à celle des lycans au sang pur.

- C'est logique.

Aria acquiesça et reprit.

- En revanche, il est arrivé que des lycans au sang mêlé n'accèdent pas à un élément précis, mais directement à des éléments fusionnés.

- Des éléments fusionnés ? Comme la glace par exemple ?

- Exactement. On peut aussi nommer les plantes, qui viennent de la fusion de l'eau et de la terre, la glace, qui vient de l'eau et du vent ou bien d'autres encore. Il y a eu des traces de lycans qui maitriseraient le métal ou leur propre sang, bien que je pense que ce soit lié à la glace pour ça. En revanche, il y a de nombreuses discutions sur la foudre.

- C'est un élément naturel non ?

- Bien sur, mais elle peut être générée via le vent, en créant une tornade hyper rapide, un peu comme avec la friction. ça fait débat. Conclu-t-elle.

- Et il y a des lycans au sang pur qui maitrise tous les éléments ? Et donc les dérivés aussi du coup ?

La jeune femme sembla réfléchir un instant avant de se tourner vers lui.

- C'est une légende mais… on dit qu'une fois par siècle un lycan aurait la maitrise de tous les éléments mais que lui-même l'ignorerait. Qu'il ne le saurait qu'en cas particulier, si il est poussé dans ses retranchements par exemple. Il lui apparaitrai quatre queues supplémentaires, une pour chaque élément. On dit que ce lycan serait promis à devenir le meneur de tous les autres, leur guide et leur protecteur.

- Le roi ou la reine des lycans en quelque sorte.

- C'est ça. Mais aujourd'hui, c'est quasiment une histoire oubliée, une légende parmi tant d'autres. A ma connaissance un seul lycan ayant ce type de pouvoir a existé, il y a bien longtemps, quand lycans et loup garous vivaient encore en ''harmonie''. On l'appelait le patriarche, à cause de son grand âge, un autre privilège, et de sa sagesse. Mais aucun document ne fait cas de l'apparition d'un autre lycan de ce type depuis… l'évènement.

- Où alors, le lycan chez qui ça sommeillerai n'a jamais eu la nécessité de l'éveil de tous ces éléments.

- C'est possible, oui. En attendant, comme même le porteur l'ignore, ça reste une légende, une légende oubliée pour la plupart. Comme les lycans eux même d'ailleurs.

- C'est vrai. Admit le professeur.

Il était vrai que si Aria ne lui était jamais apparue, il n'aurait probablement jamais eut connaissance de toute l'histoire de ''son genre''. Et beaucoup de loups garous, étaient morts, moureraient et naitraient sans jamais le savoir non plus. Les lycans étaient eux même des légendes oubliées. Même si ils existaient encore malgré tout. D'ailleurs, ils ne faisaient rien pour aller à l'encontre de ça et c'était une réaction logique, l'oubli de leur genre leur permettait une vie normale. Qui sait ce qu'elle serait si tous savaient qu'ils existaient toujours d'ailleurs… ça ne serait sans doute pas facile, voir pas vivable pour eux… D'ailleurs, ils devraient surement se cacher et des humains et des loups garous, alors que les loups garous n'avaient qu'à se cacher des humains. Non, ça ne serait pas une vie. Ils avaient fait le bon choix.

- Donc, toi, tu en possèdes deux. Nota-t-il.

- Exact et c'est déjà pas mal, beaucoup de sang pur n'en possédaient qu'un, très puissant mais qu'un. Ça dépend de beaucoup de facteurs, mais en général plus la famille est ancienne plus les lycans en descendant possèdent d'éléments. Mais rarement plus de deux. Trois c'est déjà très rare, quatre, et donc cinq, ce ne sont que des ''cas d'école'' comme on dit.

- Les éléments sont héréditaires ou un parent peut avoir un élément et l'enfant un autre ?

- Hé bien… ça dépend des parents. Si les parents eux-mêmes ont des éléments différents les enfants peuvent tomber sur n'importe lequel, après si il y a un élément commun aux parents, il y a plus de chance pour que l'enfant en hérite. Il est très rare qu'un enfant possède un élément que ses parents ou ses grands parents n'ont jamais eus.

- Ça a du sens. Acquiesça le professeur. Qu'en est-il de ta famille ?

- Ma mère possédait le vent et le feu et mon père avait le vent et l'eau. Mon frère et moi avons tous les deux hérités du vent, mais bien que l'ont soient jumeaux, nous n'avons pas hérité du même second élément. J'ai le feu et il avait l'eau. Ça nous rendait d'autant plus complémentaires. Sourit-elle. Le vent a toujours fait parti de notre famille, c'est pour ça qu'il est notre élément prédominant.

- Tiens donc, les éléments n'ont donc pas une puissance similaire ?

- Et non, ça pourrait. En s'y entrainant dur, on peu les équilibrer, mais il y a toujours un élément dominant.

- Intéressant… les éléments jouent sur votre caractère ? Ils l'influencent ?

- Pas que je sache.

- Je comprends.

Le duo resta silencieux un moment avant que le professeur de défense ne reprenne.

- Tu viens vraiment d'un monde à part entière. Nota-t-il avec un certain amusement.

- Sans doute oui ! Rit-elle. C'est la beauté de ce monde, il est peuplé de bien d'autres encore, on a jamais fini d'apprendre. Assura-t-elle.

- C'est bien vrai. Sourit Lupin.

Le jeune professeur sourit d'avantage en pensant avec soulagement qu'il avait enfin retrouvé la Aria si positive qu'il connaissait. Il n'arrivait pas à oublier la façon dont elle avait agit le soir de l'intrusion de Sirius Black, elle avait été si froide, si… différente de ce qu'elle était. On aurait dit une tout autre personne et ça lui avait laissé un drôle de sentiment. Sentiment qu'il préférait oublier, surtout à présent qu'Aria était redevenue elle-même, si gaie et positive.

- Et si on rentrait prendre un thé ? Proposa-t-il.

- Volontiers, j'ai quelques feuilles de thé que m'a offertes Abby, il faut absolument que je te fasse goûter.

- C'est moi qui t'invite et c'est toi qui fourni ? Le monde marche sur la tête. Rit-il.

- Tu fournis les tasses, le lieu et l'eau, je m'occupe des feuilles, tout ça penche d'avantage de ton côté. S'amusa-t-elle.

- On va dire ça alors. Rit-il pendant qu'ils retournaient vers le château.