Attetion: Harry Potter ne m'appartient pas.


Quand Aria reprit connaissance la première fois, tout était encore noir, seuls des sons et des odeurs lui parvenaient faiblement. Elle sentait l'anti-sceptique typique des lieux médicaux, elle devait être à l'infirmerie… Puis elle sentit l'odeur de Mme Pomfresh, confirmant ses soupçons. Elle sentit également quelque chose de froid et humide sur son front, surement une serviette humide pour faire baisser la fièvre qui ne la quittait plus depuis dimanche dernier. Elle entendit vaguement des voix, dont celle de Mme Pomfresh, mais elle n'eut pas le temps de s'attarder par la seconde, sombrant à nouveau.

Dans son sommeil il lui sembla entendre des voix, surtout une, douce et profonde à la fois, rassurante, mais emprunte de culpabilité malgré sa douceur. Elle se sentait plus légère quand elle l'entendait à travers ses songes.

Après un long moment plongé dans la nuit, la voix lui sembla plus nette, si bien qu'elle commença à percevoir les mots qu'elle lui adressait. C'était toujours les même et tandis qu'elle les écoutait se répéter, le monde autour d'elle s'éclaircissait, passant du bleu nuit, à un bleu plus clair puis à une sorte de gris foncé… La voix lui répétait encore et toujours les mêmes mots : Réveille-toi, reste avec moi, n'abandonne pas, Aria s'il te plait, je t'en prie, pardonne-moi, pardon, je regrette, puis enfin : je t'aime.

Ces derniers mots résonnaient en elle tel une douce chaleur qui fini par chasser la nuit. Elle ne savait pas si elle rêvait ou si elle entendait vraiment ces mots, mais elle espérait qu'ils soient vrais, elle voulait qu'ils le soient, elle en avait besoin, douloureusement besoin. Elle voulait savoir ce qu'il en était, elle le voulait !

La brune s'évapora doucement de son esprit et elle lutta pour ouvrir les yeux. La lumière autour d'elle était éblouissante, si bien qu'il lui fallu quelques essais supplémentaires pour espérer voir quelque chose. Elle reconnu d'abord l'infirmerie, puis, en baissant légèrement les yeux, les rideaux blancs qui entouraient son lit. Tout était calme et vu la luminosité, il devait être tôt dans la matinée, peut-être six ou sept heures, tout au plus. Sur sa gauche elle perçu sa table de chevet, ou reposait des fioles de potions ainsi qu'une bassine d'eau fraiche. Enfin, sur sa droite, elle vit une tête de cheveux châtain clair, qu'elle reconnu immédiatement comme étant ceux de Remus. Faiblement elle baissa les yeux sur lui.

Il semblait extrêmement fatigué et pâle. Ses cheveux étaient ternes et ses yeux vides, la regardant sans la voir, comme si il était plongé dans ses pensés. Elle sentit quelque chose de chaud autour de sa main droite et baissa les yeux pour voir celles de Remus la lui serrer avec douceur. Il ne semblait pas avoir remarqué son réveil, perdu dans ses songes. Il avait les traits tirés avec inquiétude et ses mains tremblaient légèrement. Elle sentit son cœur se serrer, il n'était pas plus beau à voir qu'elle durant la semaine passée. Lui avait-il vraiment dit ce qu'elle pensait avoir entendu ? Ou l'avait-elle seulement imaginé ? Et si elle lui posait la question, répondrait-il sincèrement ? Elle ne savait pas à quoi s'en tenir mais décréta qu'avant toute chose, lui faire savoir son réveil retirerait peut-être cette horrible expression inquiète de son visage.

Quand elle voulu bouger, elle remarqua immédiatement qu'elle manquait de force, combien de temps était-elle restée inconsciente au juste ? Elle se résolu alors à simplement rendre l'étreinte que lui offrait Remus sur sa main droite. En sentant la faible pression sur ses mains, Aria vit Remus sursauter et ses yeux reprendre vie avec confusion. Elle le vit regarder autour de lui un instant, confus, puis poser ses yeux bleus acier sur elle, presque avec incrédulité. Il y eut un instant de silence, durant lequel aucun d'eux ne dit ou ne fit quoi que ce soit. Remus fut le premier à prendre la parole, d'une voix faible et incertaine.

- A… Aria ? Tu… tu es… Tu te sens bien ? Tu veux quelque chose ? De l'eau peut-être ? Ou…

Sous les yeux effarés de la jeune femme le professeur continua son monologue étonnant. Visiblement il s'était fait beaucoup de souci et à présent il était complètement dépassé par son réveil, comme ne l'attendant plus. Elle fronça les sourcils, depuis combien de temps dormait-elle ?

- Remus… commença-t-elle d'une voix rauque.

A l'entente de son prénom le susnommé cessa tout mouvement pour se concentrer sur elle. Il semblait près à réagir à la moindre demande et au lieu de la toucher, ça l'agaça terriblement.

- Depuis combien de temps je…

- Une semaine. Coupa-t-il en se rasseyant à ses côtés, s'étant levé dans sa précipitation précédente. J'ai vraiment eu peur pour toi, Aria, admit-il la gorge serrée en baissant les yeux. Vraiment peur.

Aria sentit sa colère et sa frustration contre l'homme fondre comme neige au soleil. Elle voyait bien qu'il était sincère, de plus son état physique était plus que parlant sur le mouron qu'il s'était fait à son sujet. Elle soupira intérieurement et d'un geste doux elle posa sa main droite sur les mains jointes nerveusement du loup garou, l'incitant à la regarder à nouveau. Quand elle rencontra son regard coupable et tourmenté elle sentit ses yeux lui piquer et s'embrumer. Elle s'efforça néanmoins à sourire doucement, un sourire qu'elle espérait rassurant.

- Je vais mieux maintenant, grâce à toi. Assura-t-elle alors que sa voix reprenait doucement son timbre habituel.

- Non, répliqua-t-il avec une colère mal contenue en secouant la tête, non, je n'ai rien fait. C'est… c'est moi qui suis… c'est ma faute. C'est de ma faute ! Gronda-t-il finalement sous la surprise d'Aria, qui se figea. Ça n'aurait jamais dû arriver. Si je n'avais pas été si… si je n'étais pas aussi…

- C'est grâce à toi. Coupa-t-elle plus durement, lui faisant cesser sa tirade. C'est ta voix, c'est ta voix que j'ai entendue. C'est elle qui… Il faisait si noir, Remus, avoua-t-elle en regardant le plafond d'un regard lointain et douloureux. Tout était si noir… Et je t'ai entendu. Tout s'est alors éclaircit et j'ai pu ouvrir les yeux. Assura-t-elle en braquant à nouveau son regard azur clair sur le professeur de défense, dont le visage reflétait culpabilité et confusion.

- Aria… Je…

Il ne fini pas sa phrase, chamboulé par ce que la jeune femme lui disait. Il n'était pas stupide, il avait bien vu que son état s'était dégradé depuis la dernière pleine lune, depuis ce qu'il s'y était passé et il savait pertinemment que c'était de sa faute. Dans un premier temps, il avait longuement réfléchit à ce qu'il s'était passé et avait tenté de faire le point à ce sujet, de s'interroger réellement là-dessus, il ne voulait pas blesser d'avantage Aria avec une réponse irréfléchie. Puis il n'avait cessé d'hésiter, d'avoir peur.

L'accident d'Aria l'avait chamboulé et il s'était rendu compte qu'il ne pouvait plus continuer ainsi. Pour elle, il devait cesser tout ça, il devait prendre le taureau par les cornes, il avait bien assez hésité comme ça, il fallait agir. Il s'était rendu compte qu'il pouvait la perdre à tout moment, que par son comportement indécis, il avait mit sa vie en danger. Il ne pouvait pas supporter ça, surtout en connaissance de cause, au vu de sa ''particularité'', il n'avait pas le droit de la faire souffrir d'avantage.

Cependant, même si il s'était dit qu'il agirait quand elle se réveillerait, il ne pouvait s'empêcher d'être en colère contre lui-même. Il l'était d'autant plus qu'Aria agissait comme si ça n'avait aucune importance, comme si tout ce qu'il avait fait n'était pas de sa faute. Il voulait qu'elle soit en colère contre lui, qu'elle lui dise le fond de sa pensée, qu'elle lui crie même dessus si ça lui en disait ! D'un autre côté, son calme était peut-être la pire des punitions…

- J'ai entendu un certain nombre de choses, Remus, quand j'étais inconsciente. Déclara-t-elle soudainement.

Immédiatement, il redressa la tête et rencontra ses yeux clairs. Ils étaient calmes mais appuyés. Il se sentit soudainement maladroit, il avait dit un certain nombre de choses et son inquiétude ayant prit le dessus, il avait fini par dire des mots qu'il réservait à son réveil et qu'il espérait lui dire en face, qu'il espérait qu'elle entende autrement que de cette façon. Quand il ouvrit la bouche pour parler, elle détourna la tête, les yeux rivés sur le plafond, et reprit.

- Nous devons parler, Remus.

Il ferma la bouche et hocha doucement la tête.

- Je crois, oui. Admit-il en baissant à nouveau la tête.


Avant de passer aux choses sérieuses il fut décidé qu'il était préférable qu'Aria se sente mieux, aussi elle fut confiée aux bons soins de Mme Pomfresh pour la journée. L'infirmière n'hésita pas une seconde à lui donner le fond de sa pensée et à lui donner le sermon bien mérité qui allait avec. Aria n'aimait pas être le sujet de ce genre de chose mais elle devait admettre qu'elle avait eut tord d'agir comme elle l'avait fait, surtout avec la présence permanente de Mme Pomfresh à Poudlard. Qui plus est elle passa la journée à se reposer, recevant quelques visites de-ci de-là, qui dépendaient surtout de la bonne volonté de Mme Pomfresh en réalité. Elle reçu notamment la visite de ses plus proches collègues, Dumbledore, Mme Chourave, Mme McGonagall, le professeur Flitwick… ainsi que quelques uns de ses élèves, dont Hermione, Harry et Ron, mais également une petite Serdaigle de seconde année qu'elle appréciait beaucoup, Luna Lovegood. Pour Aria cette petite avait tout d'une Poufsouffle et elle trouvait étonnant qu'elle se retrouve à Serdaigle, mais bon, si le choixpeau en avait décidé ainsi, c'est qu'il avait une bonne raison.


Quand Remus revint à l'infirmerie, le lendemain en fin de journée, il trouva qu'Aria avait meilleure mine, son teint était moins pâle et elle semblait plus détendue, plus tranquille. Elle l'accueilli d'ailleurs avec un sourire, un vrai sourire, pas ceux qu'elle avait abordés durant ces dernières semaines.

- Tu as reprit des couleurs, dit-il en s'asseya à ses côtés, c'est une bonne chose.

- Vraiment ?

- Tu étais vraiment pâle. Dit-il doucement.

- Sans doute. Admit-elle en posant le livre qu'elle lisait sur sa table de chevet.

Curieux le professeur jeta un œil sur l'ouvrage, dont la couverture était d'une jolie couleur bleu nuit.

- Hermione me l'a offert, expliqua Aria avec un sourire, L'influence du cycle lunaire sur le comportement animal. C'est très intéressant. Assura-t-elle.

- Je n'en doute pas, surtout si ça mêle tes deux matières de prédilection. Sourit Lupin avec amusement.

Aria sourit doucement à la remarque, il avait parfaitement raison. Puis, un silence tendu prit place entre eux, chacun savait quelle discussion allait suivre et ni l'un ni l'autre n'avait sans doute espéré qu'elle se passe ainsi. Alors qu'Aria ouvrait la bouche pour tenter quelque chose, Remus la devança.

- Je suis désolé, Aria, vraiment désolé.

La jeune femme fronça légèrement les sourcils et ouvrit la bouche pour protester mais Remus la coupa en levant la main.

- Laisse moi le dire s'il te plait, je sais que ça ne va pas forcément te plaire mais laisse moi le faire, après tu pourrais dire ce que tu veux, d'accord ?

La lycan le regarda un instant, indécise, puis hocha la tête avec un soupir. Le loup garou sourit doucement et reprit, plus sérieusement.

- Après ce qu'il s'est passé lors de la dernière pleine lune je… j'ai beaucoup réfléchi. Je ne savais pas ce qu'il m'avait prit et je n'ai cessé de me demander qui l'avait fait, le loup ou moi. Je n'ai pas cessé d'y penser et j'ai pris beaucoup de temps, beaucoup trop de temps et ton état s'est dégradé. J'ai été terriblement égoïste, Aria, tu souffrais et moi j'étais incapable de savoir quoi faire, je ne voulais pas te blesser d'avantage en te donnant une réponse irréfléchie, au final mon indécision t'a fait énormément de mal. Je suis désolé, Aria, que tu ais dû subir tout ça à cause de moi et mon égoïsme. Quand tu étais inconsciente, j'ai même pensé à te… t'éloigner de moi, pour que tu n'ais plus à souffrir par ma faute. Et puis, reprit-il en voyant l'air horrifié de la jeune femme, au fur et à mesure des jours j'ai changé d'avis, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas te faire ça, pas en sachant ce que ça impliquait pour toi, pas en sachant que même au delà de ça, j'étais incapable de t'éloigner de moi. Ça fait bien longtemps que j'ai compris ce que signifiait ''le loup qui meurt d'amour'', admit-il avec un fin sourire en voyant une rougeur prendre place sur les joues de la jeune femme. J'ai bien compris ce que signifiait ton état et je me suis sentit, je me sens, encore plus coupable de mes actions. Je te demande pardon, Aria.

Le duo resta silencieux un instant après cette tirade. Remus avait la tête basse et les épaules voutées, attendant la sanction. Aria, elle, était pensive, elle comprenait qu'il se sente si mal de ses actions et pour être honnête il lui était arrivé de lui en vouloir également, mais son amour pour lui avait toujours prit le dessus sur sa colère. Elle soupira et se décida briser le silence.

- Tu es un idiot, Remus John Lupin, un véritable idiot. Déclara-t-elle, souriant doucement en le voyant vouter les épaules et fermer les yeux, tel un enfant prit en faute. Mais je t'aime comme ça. Dit-elle avec douceur.

Immédiatement le professeur de défense leva les yeux vers elle, abasourdit. Avant qu'il ne puisse répliquer quoi que ce soit elle reprit.

- Quand j'ai commencé à réaliser que ce que j'éprouvais pour toi allait au-delà de la simple amitié, j'ai espéré que ne pas nommer ce que je ressentais me protègerais. J'espérais éviter tout ça, j'en avais peur en réalité, je ne pouvais pas savoir ce que tu pensais jusqu'à présent et je ne voulais pas risquer de me tromper, les conséquences auraient été trop graves. Et puis, il y a eu la pleine lune et avec ce qu'il s'y est passé, j'ai commencé à espérer et j'ai fini par mettre le mot sur mes sentiments. J'ai alors commencé à me poser des questions, qui avait agit ce soir là ? Toi ? Le loup ? Les deux ? La réponse à cette question pouvait avoir différentes conséquences et comme tu tardais à venir me parler, j'ai eu peur de m'être fourvoyée et mon état a… chuté. La lune noire a fini de m'épuiser, d'où ma perte de conscience, j'imagine. Expliqua-t-elle. Oui je t'en ai voulu, Remus, admit-elle, mais j'ai été incapable de rester en colère contre toi. Tes doutes, tes questions, ton intention, étaient valables, voilà pourquoi je ne veux pas que tu t'excuses, voilà pourquoi je ne suis pas en colère contre toi. En fait je suis en colère contre moi-même, contre ma nature de lycan, si j'avais été une humaine normale ça n'aurait pas été aussi… dur. Je t'aurais laissé le temps qu'il te fallait, je… C'est moi qui suis désolée, Remus, ma nature peut-être, par bien des côtés, un fardeau, surtout en ce qui concerne le contact avec les autres.

Elle sentit alors deux bras forts l'entourer fermement mais délicatement. Surprise elle sursauta avant de se laisser aller dans l'étreinte offerte. Elle aimait l'odeur de Remus, c'était légèrement boisé et mélangé à une douce odeur de parchemin vieilli. C'était rassurant, chaleureux. Remus, lui, s'asseya doucement sur le lit, sans détacher son étreinte, puis recula un peu et prit le visage d'Aria en coupe entre ses mains.

- Tu es au moins aussi idiote que moi. Assura-t-il avec un doux amusement. Jamais ta nature ne m'a posé de problème et ça ne sera jamais le cas ! Ma décision a été prise quand je me suis rendu compte qu'il m'était impossible de rester loin de toi, quand tu t'es évanouie, peut-être que ta nature t'a amenée à avoir ce malaise mais jamais elle n'a été la cause de mon choix. Je suis un loup garou, Aria, et en tant que tel j'ai toujours pensé, et je pense toujours malgré tout, que mon état est un fardeau. Je dois t'avouer que si tu avais été une personne ''normale'' tout ceci aurait prit beaucoup plus de temps, beaucoup plus. Parce que je suis dangereux, parce que je suis sans le sou la plupart du temps, parce que je n'aurais jamais pensé mériter une aussi belle et douce jeune femme… Mais voilà, tu n'es pas une personne ''normale'', tu as rendue ma lycanthropie bien plus vivable et tu m'as ouvert une nouvelle voie, celle qui me dit que j'ai le droit de vivre auprès de quelqu'un sans être un danger pour lui. Aria, grâce à toi, pour la première fois de ma vie, je suis heureux d'être un loup garou, parce que si je ne l'étais pas, je ne t'aurais peut-être jamais rencontrée. De même que si tu n'étais pas un lycan, ça ne serait peut-être jamais arrivé non plus. Je t'aime Aria, pour qui tu es, pour ce que tu es, je t'aime toi et toutes les parties qui font de toi celle que tu es. Aria, ça ne sera pas facile, malgré tout le bien que tu me fais, je serai toujours jugé sur ma lycanthropie et je ne pourrais surement jamais avoir de revenus corrects et réguliers…

- Je sais tout ça, assura-t-elle, je ne suis pas inquiète. Après tout, dit-elle avec un bref sourire amusé, je vis dans la maison de ma famille et Abby cultive mon potager en mon absence. L'argent n'a que peu de valeur à mes yeux.

Remus resta silencieux un instant avant qu'un doux sourire ne prenne place sur son visage. Il posa doucement son front sur celui de la jeune femme et ferma les yeux.

- Tu es… la femme la plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de rencontrer… Murmura-t-il. Je t'aime, Aria.

La jeune femme sentit quelques larmes lui échapper et rendit son étreinte à son, désormais, compagnon.

- Et moi je suis la femme la plus chanceuse de cette planète. Assura-t-elle. Je t'aime, Remus Lupin.

Le couple resta sans bouger un moment, profitant de la présence rassurante et aimante de l'autre. Puis, après quelques minutes, ils scellèrent leur amour dans un doux et amoureux baisé. Aria ne put empêcher de nouvelles larmes de prendre place sur ses joues, trop heureuse, enfin elle était complète. Elle eut une brève pensée pour sa famille, elle espérait qu'ils approuvaient son choix, en tout cas, elle, ne regrettait pas, elle savait avoir choisi l'homme le plus doux et le plus aimant de ce monde.