Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.
Ce chapitre est un peu court, désolée !
Black leva sa baguette, mais le professeur de défense le retint avant de s'adresser à Pettigrow, d'un ton léger et désinvolte.
- Nous avons eu une petite conversation, Peter, au sujet de ce qui s'est passé la nuit où James et Lily sont morts. Dit-il.
- Remus, haleta Pettigrow. Tu ne vas pas le croire, tout de même... Il a essayé de me tuer...
- C'est ce qu'on a entendu dire, répondit Lupin, plus froidement qu'auparavant. J'aimerais que tu m'aides à éclaircir quelques points, Peter...
Aria n'aimait pas le sens que prenait la conversation, rien de tout cela n'allait bien se terminer. Certes, au vu des circonstances ça ne pouvait pas se terminer diplomatiquement mais tout de même. Elle craignait vraiment la tournure que prendraient les évènements. Pettigrow essayait encore de faire croire à son innocence et à la culpabilité de Black, vainement bien sur, mais ça mettait d'avantage en colère le fugitif, et également Remus.
Après un instant, voyant sa défense diminuer, Pettigrow tenta une dernière, et désespérée, approche, il avoua avoir su que Black le poursuivait, qu'il essayerai de le retrouver. Qu'il le ferait via des procédés de magie noire, notamment pour s'enfuir d'Azkaban, ce qu'il ne doutait pas qu'il réussirait à faire malgré la réputation de la prison. Cela mit Black dans une colère noire.
- Ce n'est pas de moi que tu t'es caché, Peter, dit-il. Tu t'es caché des anciens partisans de Voldemort. J'ai entendu beaucoup de choses à Azkaban... Ils pensent tous que tu es mort, sinon, ils te demanderaient des comptes... A les croire, le traître les a trahis, eux aussi. Voldemort a retrouvé les Potter grâce aux renseignements que tu lui as donnés... Mais le pouvoir de Voldemort a été détruit ce jour-là. Ses partisans n'ont pas tous fini à Azkaban. Il y en a encore beaucoup qui sont en liberté, ils attendent leur heure en faisant semblant de regretter leurs erreurs passées... Et si jamais ils apprenaient que tu es toujours vivant, Peter...
A cela le petit homme nia tout en bloc, se tournant à nouveau vers Remus pour essayer de le convaincre de son innocence. Cependant le professeur était sceptique et les mots de Pettigrow ne réussirent finalement qu'à mettre Black plus en colère encore.
- Comment oses-tu ? Gronda Black. Moi, l'espion de Voldemort ? Quand m'a-t-on jamais vu me mettre dans les bonnes grâces de gens plus forts et plus puissants que moi ? Mais toi, Peter... Je ne comprendrai jamais pourquoi je ne me suis pas tout de suite rendu compte que c'était toi, l'espion. Tu as toujours aimé avoir des amis plus forts que toi qui te protégeaient, n'est-ce pas ? A un moment, c'était nous... Remus, moi... et James...
Black continua alors en disant à Pettigrow qu'il n'avait été nommé gardien du secret que parce qu'il l'avait conseillé à ses amis défunts, pensant que personne ne soupçonnerait jamais l'animagus rat, qu'il était trop faible pour cela… Par ce qu'il savait que Voldemort serait immédiatement qu'il s'agissait de lui, le gardien, il avait tenté le bluff. Il avait cependant parié sur la mauvaise personne, malheureusement. S'était-dit Aria.
- Pour toi, c'était sans doute le plus beau moment de ta misérable vie, n'est-ce pas, de pouvoir dire à Voldemort que tu savais où se trouvaient les Potter ? Termina Black avec colère.
Là-dessus le rat commença à marmonner, les mains tremblantes, regardant souvent vers les ouvertures, la porte de la chambre, les fenêtres… Puis, à l'étonnement général, Hermione intervint, cherchant à comprendre. Elle ne comprenait pas pourquoi, après trois ans où Pettigrow avait partagé le dortoir d'Harry, il n'avait pas agit avant. Cette question sembla redonner espoir à Pettigrow, espoir vite balayé par Sirius Black. Celui-ci assura que Pettigrow ne ferait jamais quelque chose au nez et à la barbe de Dumbledore si il n'était pas sûr que ça lui apporterait quelque chose, et comme Voldemort avait perdu ses pouvoirs… Il voulait certainement attendre le retour au pouvoir du mage noir pour agir, raison pour laquelle il s'était fait adopté par une famille de sorcier, pour être au courant.
Cela sembla totalement rendre muet Pettigrow, qui ouvrait et fermait la bouche sans qu'aucun son n'en sorte. Puis, Hermione parla à nouveau, posant la question que tout le monde sorcier se posait depuis des moins maintenant, comment Black s'était-il enfuit d'Azkaban ?
- Je crois que la seule raison pour laquelle je ne suis pas devenu fou, c'est que je me savais innocent. Et comme ce n'était pas une pensée heureuse, les Détraqueurs n'ont pas pu la détruire... Expliqua-t-il. C'est grâce à ça que j'ai gardé la raison… et mes pouvoirs... Quand les choses devenaient trop difficiles je me transformais. Les Détraqueurs sont aveugles, précisa-t-il. Ils perçoivent la présence des gens grâce à leurs émotions... Et ils sentaient que mes émotions étaient moins humaines quand j'étais un chien. Alors ils pensaient que j'étais en train de devenir fou, comme les autres. Et puis un jour, j'ai vu Peter sur cette photo... Je me suis rendu compte qu'il était à Poudlard avec Harry... Dans une excellente situation pour agir, si jamais il apprenait que le Seigneur des Ténèbres avait retrouvé sa puissance… Il fallait donc que je fasse quelque chose. J'étais le seul à savoir que Peter était toujours vivant... Conta-t-il.
Il y eu un bref silence avant que Black ne reprenne.
- C'était comme si on avait allumé un feu en moi. Ça rendait mon esprit plus clair. Alors, un soir, quand ils ont ouvert la porte de ma cellule pour m'apporter à manger, je me suis faufilé dans le couloir sous ma forme de chien... J'étais très mince, suffisamment pour me glisser à travers les grilles de l'entrée. Toujours sous mon apparence de chien, j'ai quitté l'île et j'ai nagé jusqu'à la rive opposée... Après ça je suis remonté vers le nord et je suis entré à Poudlard, sous forme de chien, toujours. Depuis, je suis resté caché dans la forêt interdite... Sauf quand je suis venu assister au match de Quidditch, bien sûr... Tu voles aussi bien que ton père, Harry...
A ces mots, Aria réalisa qu'elle n'avait donc pas du tout imaginé son odeur lors du premier match. Le vent hurlant lui avait apporté une odeur particulière mais elle n'avait su y mettre un nom, c'était donc bien lui…
- Crois-moi, conclu Black. Je n'ai jamais trahi James et Lily. J'aurais préféré mourir plutôt que de les trahir. Assura-t-il.
Toute l'attention fut alors tournée vers Harry, que le prisonnier regardait fixement. Le jeune homme sembla hésiter, mais finalement les explications de Black semblèrent le convaincre et il hocha la tête, au plus grand désespoir de Pettigrow, qui émit un gémissement misérable, tombant à genoux. Il commença à supplier les gens autour de lui, les priant de le croire, mais en vain. Aria déglutit malgré elle, sa nature lui disait d'essayer de faire quelque chose pour l'homme, mais en même temps elle savait qu'elle ne devait pas le faire. Elle était prise dans un horrible dilemme, elle était bien trop gentille, elle le savait, mais que pouvait-elle faire contre ça ?
Elle sentit alors la main de Remus entourer son poignet gauche. Elle leva les yeux vers lui et les plongea dans les siens. Elle y vit une demande silencieuse de ne rien faire, ainsi que des excuses pour la mettre face à un dilemme comme celui-ci. Il savait quel mode de pensé elle avait dû adopter face à cette situation, il la connaissait suffisamment bien pour le savoir, pour connaitre l'étendue de sa gentillesse, de sa bienveillance et le mal que ça pouvait lui faire dans cette situation.
Elle déglutit en posant à nouveau les yeux sur Pettigrow, qui tentait sa chance auprès des enfants. Finalement, elle acquiesça silencieusement en fermant les yeux, elle n'en ferait rien. A son geste Remus fit de petits cercles sur son poignet avec son pouce, pour la rassurer et elle lui offrit un faible sourire. Alors qu'il allait lui répondre, Pettigrow s'avança vers eux pour plaider sa cause, immédiatement le loup-garou se mit devant sa compagne, empêchant l'animagus de s'approcher d'elle. Devant le regard plein d'avertissements de son ancien ami, le rat déglutit et détourna les yeux de la lycan.
- Remus ! Couina Pettigrow. Tu ne vas pas croire tout ça... Sirius te l'aurait dit s'ils avaient changé de Gardien du Secret...
- Il ne me l'aurait pas dit s'il avait pensé que c'était moi, l'espion, fit-il remarquer. C'est bien pour cette raison que tu ne m'as rien dit, n'est-ce pas, Sirius ?
- Pardonne-moi, répondit faiblement Black, honteux.
- Bien sûr, Patmol, mon vieil ami, assura le loup-garou en relevant ses manches. Et toi, tu me pardonnes d'avoir cru que c'était toi, l'espion ?
- Évidemment, répondit le fugitif alors qu'il relevait également ses manches. On le tue ensemble ?
- Oui, répondit sombrement le professeur de défense sous un hoquet d'effroi de sa compagne.
- Non... Vous n'allez pas... Vous ne pouvez pas… Haleta Pettigrow, horrifié.
- Tu as livré Lily et James à Voldemort, fit Black en contenant bien mal sa colère. Tu oserais le nier ?
- Sirius, répondit Pettigrow, en larmes, que pouvais-je faire ? Le Seigneur des Ténèbres... Tu n'as pas idée des armes qu'il possède… J'avais peur, Sirius, je n'ai jamais été courageux comme toi, ou comme Remus et James. Je ne voulais pas ça... Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom m'a forcé à...
- NE MENS PAS ! Hurla Black. TU L'AS RENSEIGNÉ PENDANT TOUTE UNE ANNÉE ! TU ETAIS SON ESPION !
- Il... il ralliait tout le monde ! Bredouilla Pettigrow. Qu'avait-on à gagner en s'opposant à lui ?
- On avait à gagner des vies innocentes, Peter ! Hurla à nouveau Black.
- Il m'aurait tué ! Gémit Pettigrow.
- ALORS, TU AURAIS DÛ MOURIR PLUTÔT QUE TRAHIR TES AMIS, MOURIR COMME NOUS SERIONS MORTS POUR TOI !
- Tu aurais dû comprendre, fit Lupin, sa baguette levée, tout comme celle de Black, que si Voldemort ne te tuait pas, c'est nous qui le ferions.
Aria, pâle comme un linge, serra fortement la veste de Remus, espérant le faire renoncer. Sa voix s'était coincée dans sa gorge, elle n'arrivait pas à croire que Remus envisage réellement de tuer son ancien ami. Certes, il le méritait surement, mais elle ne voulait pas que son compagnon devienne un meurtrier, surtout pas pour une personne comme Pettigrow ! En voyant Remus et Black lever leurs baguettes, elle s'éloigna de Remus et sortit sa baguette magique, prête à en faire emploi sur les deux hommes si besoin est. Elle était horrifiée par l'idée de devoir jeter un sort à son compagnon, mais elle préférait cela que de le voir devenir un meurtrier.
Son salut vint finalement d'Harry, qui se précipita entre Pettigrow et les deux hommes.
- Vous ne pouvez pas le tuer ! Haletant. Vous ne pouvez pas !
- Harry, c'est à cause de cette vermine que tu n'as plus de parents, gronda Black. Il t'aurait même tué, toi aussi, sans le moindre scrupule.
- Je sais, assura l'adolescent. Mais il faut l'amener au château. Nous le livrerons aux Détraqueurs. Il ira à Azkaban...
- Harry ! Balbutia Pettigrow. Merci... C'est plus que je ne mérite... Merci...
- Je ne fais pas ça pour vous. Déclara-t-il avec une grimace de dégout. Je le fais parce que je pense que mon père n'aurait pas voulu que ses meilleurs amis deviennent des tueurs... et surtout pas à cause de vous.
Après un moment de flottement, les deux hommes abaissèrent leurs baguettes, au plus grand soulagement de tous. Aria desserra son étreinte serrée autour de la sienne. Elle sentit alors avec surprise quelque chose de chaud couler de sa main. Avec un sursaut elle regarda sa main, où pendait mollement sa baguette. Une baguette de 25 cm, faite de bois d'aulne et sertie d'un cœur fait d'une plume de phénix, une belle baguette selon elle. Elle était d'une couleur claire et le ''manche'' était fait d'une élégante torsade, cependant, à l'heure actuelle, elle était souillée de tâches écarlates. Aria regarda sa main droite avec stupéfaction, elle avait serré sa baguette tellement fort qu'elle en avait fait saigner sa paume…
Elle regarda vivement vers le groupe. Entre temps, Remus avait ligoté et bâillonné Pettigrow avec un sort. A présent, tandis que Black menaçait Pettigrow de faire le moindre écart, son compagnon plaçait magiquement une attelle sur la jambe cassée de Ron. Aria savait qu'ensuite il se tournerait vers elle, elle devait trouver quelque chose pour éponger le sang sur sa main. Les blessures étaient dues à la pression qu'elle avait exercée sur sa baguette, ça avait sans doute déjà cessé de saigner. Elle regarda rapidement autour d'elle, il n'y avait rien dans la pièce susceptible de l'aider sans qu'elle ne se fasse remarquer. Alors qu'elle était prête à faire face à l'inquiétude et les questions de Remus, elle se souvint d'un léger détail, elle était une sorcière non de non ! Avec un soupir de dépit, elle invoqua silencieusement un morceau de tissus et tapota doucement sa paume.
Cependant, malheureusement pour elle, Black remarqua rapidement son petit manège et s'approcha un peu d'elle, les yeux néanmoins toujours fixés régulièrement sur Pettigrow, qu'il tenait en joue avec sa baguette.
- Ça va ? S'enquit-il, un sourcil levé en direction de sa main, qu'elle avait précipitamment cachée derrière son dos.
- Oui, oui, tout va bien. Assura-t-elle avec, néanmoins un sourire bancal.
Il n'y avait aucun doute, elle était la pire menteuse, la pire actrice du monde ! D'ailleurs ce fut rapidement confirmé par le regard absolument pas crédule que lui envoya le fugitif. Elle soupira doucement puis retint à grande peine un second soupir en voyant que la question de Black avait attiré l'attention de Remus, qui s'approchait à grands pas vers eux, s'étant éloigné pour soigner Ron.
- Aria ? ça ne va pas ?
Pour un coup, Aria avait très envie d'être sarcastique, ce qui était assez rare chez elle. Bien sûr que ça n'allait pas ! Son compagnon avait été sur le point de tuer un homme, son ancien ami de surcroit ! Et elle s'était tant inquiétée qu'elle en avait serré sa baguette à s'en faire saigner la main ! Mais non, tout allait parfaitement bien !
Finalement, incapable de mentir, elle préféra détourner la vérité, ça, elle savait faire. Disons plutôt qu'elle savait dire des demi-véritées. Abby et Thomas, un jour où elle avait si mal mentit pour les couvrir qu'ils avaient tous été punis, lui avaient appris à faire ça. Elle qui détestait mentir pouvait alors détourner efficacement ce problème. Une demi-vérité n'était pas un mensonge, ce n'était simplement pas toute la vérité.
- Nous devrons discuter. Admit-elle en le regardant dans les yeux.
Ce n'était pas un mensonge, loin de là, mais elle détournait efficacement le problème actuel.
Elle vit Remus affaisser les épaules et la regarder avec culpabilité et regrets. Au moins il se rendait compte de ce qu'il avait failli faire, devant elle. Elle soupira en secouant la tête.
- Ça va. Déclara-t-elle finalement, ce à quoi son compagnon hocha la tête, l'air toujours coupable.
Black, qui avait suivi l'échange avec une curiosité nouvelle, brisa la tension qui s'était brièvement inscrite entre les deux loups.
- Dites, vous deux, je peux vous poser une ques…
- Et le professeur Rogue ? Coupa inconsciemment Hermione en regardant Rogue, toujours évanoui par terre.
Les adultes tournèrent simultanément la tête vers la jeune fille puis vers Rogue. Aria grimaça, elle y était peut-être allée un peu fort avec le maitre des potions. Avec un soupir le professeur de défense s'approcha de son collègue et vérifia son état.
- Il n'a rien de grave, déclara-t-il après un instant.
Puis, avec un vague sourire amusé, il ajouta.
- Aria a simplement fait preuve d'un peu trop d'enthousiasme.
La jeune femme, pour toute réponse, rougit quelque peu, gênée. Cela fit doucement rire le petit groupe malgré la situation. Finalement, pour détourner l'attention de sa compagne, le loup garou déclara qu'il valait mieux le ramener au château et le ranimer seulement là bas. Connaissant l'homme, Aria approuvait totalement l'idée. Lupin murmura alors un sort qui fit léviter le maitre des potions et Black décréta qu'il valait mieux que quelqu'un s'attache à Pettigrow, pour être certain qu'il ne file pas. Remus et Ron se portèrent volontaires et d'un coup de baguette Black fit apparaître deux grosses paires de menottes.
Une fois tout le monde prêt, ils quittèrent la cabane hurlante vers le château. Aria soupira de soulagement, bientôt ils en auraient fini de toute cette histoire.
Pour information: Certains des dialogues, principalement ceux de Sirius, sont directement tirés du tome 3 : le prisonnier d'Azkaban. A très vite !
