Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.
Navrée pour ce léger retard ! Bonne lecture !
Comme Aria l'avait craint, les répercussions de la soirée arrivèrent rapidement, particulièrement de la part de Rogue, qui était particulièrement furieux. En effet, en début de soirée, quand il avait reprit connaissance à l'école, il avait persuadé Fudge, qui était bien évidement présent, tout ceci concernant Black, qu'il avait sauvé les trois jeunes Gryffondors, pour cela Fudge avait été près à lui remettre l'ordre de Merlin, en plus qu'il ait participé à la capture de Black, qui s'était retrouvé piégé par les détraqueurs avec Harry et Hermione près du lac, où il avait perdu la trace de Pettigrow. Cependant, bien qu'elle ignore comment, Harry et Hermione avaient réussis non seulement à sauver Buck mais Black aussi, qu'ils avaient fait s'évader. Aria avait été confuse, dans un premier temps, elle avait elle-même assisté à la mise à mort de l'hippogriffe. Dumbledore lui expliqua cependant qu'ils avaient utilisés le retourneur de temps qui avait été confié à Hermione pour qu'elle puisse suivre tous ses cours durant l'année.
Il se trouvait qu'Aria n'était pas sensible à ce genre de magie, du coup, toute modification du temps ne passait pas inaperçu pour elle. C'était sa condition de lycan qui faisait cela, elle était un être naturellement magique, c'était également pour cela qu'elle pouvait immédiatement sentir si quelqu'un cachait son apparence par magie ou utilisait un sort de désillusion.
Qui plus est, Rogue, furieux de la disparition de Black et furieux de ne pouvoir expliquer qu'Harry était à l'origine de tout cela, s'était vengé en annonçant au petit déjeuner, où Aria s'était rendue pour prendre quelques victuailles pour déjeuner dans ses appartements avec Remus, que celui-ci était un loup garou. Pour la première fois depuis bien longtemps, Aria avait été hors d'elle et avait giflé le maitre des potions devant toute l'école. Elle ne s'était pas inquiétée de la réaction des élèves, ou des professeurs, ou des conséquences de son geste, immédiatement après elle avait quitté la Grande Salle d'un pas furibond.
Cependant, le mal était fait pour Remus, qui, dès qu'il l'apprit, décida de démissionner. Il disait que dès le lendemain les hiboux pleuvraient en provenance des parents. Aria ne put rien faire contre ça, elle savait qu'il disait vrai, bien que ça l'indigne complètement. Heureusement, cependant, les cours étaient bientôt terminés. Aria décida d'aider son compagnon à ranger ses affaires, le cœur lourd, cependant. Aucun d'eux n'avaient abordés le sujet de ''l'après Poudlard'' et Aria pensait sincèrement que ça se serait passé dans de meilleures conditions.
Juste avant le départ du professeur de défense, celui-ci reçu la visite d'Harry, qui était horrifié de son départ. Aria les avaient laissés seuls, ils partageaient une histoire particulière et même elle, qui était la compagne de Remus, savait qu'il y avait des choses qui devaient rester entre certaines personnes. Si Remus souhaitait lui parler de sa discussion avec Harry elle l'écouterait, autrement elle n'insisterait pas.
Finalement, après l'arrivée de Dumbledore, qui annonça l'arrivée de la calèche de Remus, celui-ci la rejoignit et ils marchèrent silencieusement jusqu'au portail de Poudlard. Puis, une fois qu'il eut déposé sa dernière valise dans la calèche, le professeur s'approcha de sa compagne et, après une brève hésitation, la serra dans ses bras.
- Que va-t-il se passer maintenant, Remus ? S'enquit-elle après un instant.
- Je ne sais pas. Admit-il en s'écartant légèrement.
La jeune femme se mordit la lèvre inférieure, hésitante. La voyant faire, le professeur posa une main sur sa joue, la caressant doucement de son pouce, l'incitant à parler.
- Remus… Je… Commença-t-elle en grimaçant, n'aimant pas ce qu'elle allait devoir dire par la suite. Je ne peux pas… je ne pourrais pas rester loin de toi trop longtemps. Avoua-t-elle. A cause de ce que je suis, je…
- Aria, dit moi. Insista-t-il tranquillement.
La jeune lycan le regarda dans les yeux, bizarrement il semblait savoir ce qu'elle allait demander, et il ne semblait pas mal le prendre, il ne semblait pas avoir peur de ce que ça représentait.
- Je… ça va paraitre précipité mais… reste avec moi. Je veux dire, viens t'installer chez moi… Ho Remus, je suis désolée de t'imposer ça… si j'étais normale on pourrait prendre notre temps mais…
- Mais tu n'es pas normale. Dit-il sans méchanceté, en fait, ça semblait le rendre heureux. Et ça me va parfaitement comme ça. Je te l'ai déjà dit, si tu avais été ''normale'', on en serait pas là aujourd'hui. Je me connais, Aria, et je sais que je t'aurais bien plus faite souffrir si ça avait été le cas, et crois moi je n'en serais surement pas fier, mais j'aurais considéré que c'était nécessaire pour ta sécurité. Aria, tu m'offres quelque chose dont je n'osais même pas rêver il y a quelques mois à peine. Quand je t'ai dit ce que je ressentais pour toi, j'avais déjà réfléchi à tout ce que ça impliquait. Tu ne m'imposes rien, je t'assure.
- C'est pourquoi tu n'es pas surpris…
- Oui. Souri-t-il doucement.
- Tu es vraiment un homme merveilleux. Soupira-t-elle avec un doux sourire.
- Tu m'ôtes les mots de la bouche. Rit-il doucement.
Après un instant d'étreinte amoureuse, le professeur reprit.
- Normalement, c'est censé être à moi de t'inviter chez moi mais… au vu de mon logement actuel, je ne peux décemment pas te proposer ça. Admit-il en se grattant l'arrière de la tête sous la gêne.
- Je vais être honnête avec toi, Remus, je n'avais de toute façon pas l'intention de quitter ma maison. Dit-elle. C'est la maison de ma famille, j'y tiens comme à ma propre vie, je ne la quitterai pour rien au monde.
Le loup garou eut un bref sourire, il s'y attendait, en réalité. Plusieurs fois il avait entendu Aria parler de sa maison et il savait qu'elle mettait un point d'honneur à conserver tout ce qui lui venait de sa famille. Et puis, honnêtement il savait que c'était l'endroit idéal pour eux, de ce qu'il en avait entendu, la maison était grande, de bonne taille pour une famille de quatre ou plus, et était en plein milieu de nulle part, entourée de forêt et plaines, non loin d'un grand loch typique du Pays de Galle ou de l'Écosse. C'était un endroit parfait pour des loups, et à plus forte raison pour un loup garou comme lui. En fait, il avait même hâte de découvrir cet endroit.
Il fut alors convenu qu'il préparerait ses cartons pendant qu'Aria terminait l'année à Poudlard, ce qui serait fait dans les quelques semaines à venir, et qu'il viendrait s'installer courant juillet, le temps qu'Aria prépare elle-même la maison pour son arrivée, au moins un minimum. Là dessus ils se séparèrent, non sans le romantisme qui s'imposait, et une fois la calèche disparue de son champ de vision, Aria regagna Poudlard. Contrairement à ce qu'elle avait pensé, elle n'était pas triste, elle était impatiente, impatiente de commencer cette nouvelle vie dont elle avait tant rêvé.
Les dernières semaines de cours parurent à la fois magnifiques et terriblement longues pour Aria. Le temps était idéal et elle ne se lassait pas de se promener dans le parc de Poudlard, cependant, contrairement à ses habitudes, Remus n'était pas avec elle. Rapidement, en revanche, il fut remplacé par Hermione, Ron et Harry. Tous les trois, comme beaucoup d'autres élèves, regrettaient également la démission du professeur de défense. Quand ils s'étaient joint à elle la première fois, Hermione avait avoué qu'ils l'avaient fait parce qu'ils se doutaient que le loup garou devait lui manquer. Un peu surprise elle leur avait demandé de s'expliquer et ils avaient avoué que sa relation avec le professeur n'était plus un secret pour personne.
D'abord étonnée, elle en avait ensuite beaucoup rit, elle se doutait que les trois Gryffondors avaient dû comprendre, à cause de ce qu'il s'était passé dans la Cabane Hurlante notamment, puis, après son éclat dans la Grande Salle, nul doute que toute l'école avait dû se rendre compte que sa relation avec le professeur de défense allait bien au delà de la simple amitié. Cela dit, elle se doutait que les soupçons avaient déjà dû fleurir bien avant ça, ce qui fut confirmé par les trois élèves, qui lui expliquèrent que des paris avaient même été lancés tout au long de l'année, initiés par les jumeaux Weasley bien évidement. Aria en avait sourit de nostalgie, que c'était loin l'époque où elle et ses camarades aimaient les ragots sur les possibles relations entre les professeurs. C'était de leur âge, s'était-elle dit avec amusement.
Suite à cela, les trois élèves se joignirent souvent à ses balades journalières. Le petit groupe discutait de tout et de rien et Aria était sincèrement heureuse de cela, ça faisait beaucoup de bien, surtout qu'elle appréciait beaucoup les trois Gryffondor. Ça lui rappelait des souvenirs, à peu de choses près elle avait l'impression de revoir le groupe qu'elle formait avec son frère et Abygail au même âge. Oui, Ron serait son frère, Hermione, elle, et Harry… Abby, bon, pas tout à fait mais il y avait de l'idée.
Elle se demanda brièvement si Remus avait également fait cette comparaison, surement. Il lui avait affirmé qu'Harry était le portrait de son père, bien qu'il ait visiblement hérité du caractère de sa mère par bien des aspects… Ainsi, Harry serait James Potter, Ron, Sirius Black et Hermione… et bien lui-même. Oui, pensa Aria en hochant la tête, c'était une comparaison convaincante, de ce qu'elle en savait en tout cas !
Le dernier jour du trimestre furent affichés les résultats des examens et c'est non sans joie que les trois Gryffondor vinrent lui mettre leurs notes sous les yeux. Elle les félicita chaudement, ils l'avaient mérité, tous avaient travaillés très dur, elle le savait.
Le soir même eut lieu le dernier festin de l'année scolaire, qui se fit joyeusement et aux couleurs de Gryffondor, qui avait gagné la coupe des quatre maisons, en plus de la coupe de Quidditch, qui avait participé à se résultat. Aria passa le repas entre discuter avec ses plus proches collègues et regarder la salle avec nostalgie. Sa durée de remplacement était terminée et qui sait quand elle pourrait revenir à Poudlard ? Elle avait adoré revenir cette année et avait particulièrement aimé enseigner, les élèves étaient adorables, pour la plupart, ses collègues accueillants et vivants, sauf exception, et la vie y était douce et agréable, chaleureuse.
Oui, cet endroit allait beaucoup lui manquer, en partant elle n'hésiterait pas à dire à Dumbledore qu'elle était libre si jamais un poste se libérait à nouveau, même temporairement. Sur cette pensée Aria termina le repas à discuter gaiment avec les professeurs Chourave et MacGonagall et Mme Pomfresh. D'ailleurs, celles-ci ne se cachèrent plus pour lui souhaiter le meilleur avec son compagnon. Aria en avait sourit de dépit, finalement les adultes ne valaient pas mieux que les élèves. Elle n'en était pas revenue quand McGonagall lui avait avoué que la plupart des professeurs, Dumbledore en tête, avaient pariés sur sa relation avec Remus.
- Oui, ils ne valent pas mieux que des adolescents. Pensa-t-elle avec amusement. Et c'est tant mieux !
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, les élèves quittèrent l'école, définitivement pour certains et pour la première fois pour d'autres, pour rejoindre le Poudlard Express. L'école sembla alors bien vide. Cependant Aria ne s'attarda pas là-dessus, maintenant les élèves partis elle avait du pain sur la planche, car oui, ses affaires ne se rassembleraient pas toutes seules !
Elle passa l'après midi à la tâche, bien qu'elle aurait souhaité rester plus longtemps entre ces murs qui avaient baignés son enfance, elle voulait plus encore revoir son compagnon. Son départ était prévu pour le lendemain matin, aussi elle passerait son dernier repas en compagnie de ses collègues le soir même.
Celui-ci fut joyeux et convivial, comme on pouvait s'y attendre et tous regrettaient qu'elle parte si vite. Contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, Aria ne reçu aucun sarcasme de la part de Rogue, en fait celui-ci ne lui avait plus adressé autre chose que des regards noirs depuis la gifle publique qu'elle lui avait administré. Elle en faisait fi, il l'avait amplement mérité et elle ne reviendrait jamais sur son geste. Personne n'avait d'ailleurs commenté.
Le lendemain matin, Aria se trouvait de l'autre côté des grilles de Poudlard, regardant une dernière fois le château avant de baisser les yeux sur Dumbledore et les professeurs McGonagall et Chourave, ainsi que sur Mme Pomfresh.
- ça a été un réel plaisir de revenir ici et j'ai vraiment aimé enseigner. Albus, je ne serais jamais comment te remercier pour cela, j'ai vraiment passé une merveilleuse année.
- Ho je n'en doute pas, Aria, s'amusa le directeur, les yeux pétillants d'amusement.
Aria leva les yeux au ciel, elle savait qu'il la charriait, d'ailleurs tous l'avaient comprit, au vu des petits rires des trois femmes à ses côtés.
- Cela dit, admit-elle, je devrais peut-être te remercier pour cela aussi. Dit-elle avec un clin d'œil.
- Ho là-dessus, ma chère, tu es l'unique personne à avoir choisie. Sourit le vieil homme.
- Mais tu es celui qui m'a proposé ce travail, sans cela ça ne serait peut-être jamais arrivé.
- Tu es celle qui a décidé d'accepter. Nota-t-il avec amusement.
- Je n'aurais pas le dernier mot, n'est-ce pas ?
Pour toute réponse l'homme lui offrit un large sourire amusé.
- Fait bon voyage, Ariana, et profite de cette nouvelle vie que tu mérite amplement.
- Merci, Albus. Acquiesça-t-elle en souriant avec émotion à son parrain.
Puis elle se tourna vers ses trois collègues, qui lui offrirent de larges et sincères sourires.
- Il était bon te de revoir, Aria, sourit le professeur Chourave. Et c'était d'autant plus agréable que tu n'es plus une élève mais une adulte à part entière.
- C'est vrai. C'était différent d'avant et encore plus agréable de vous connaitre de cette façon, tous. Assura-t-elle après une brève étreinte avec son ancienne directrice de maison, qui lui sourit gentiment.
La jeune femme se tourna ensuite vers le professeur McGonagall.
- C'était un plaisir de te revoir Aria. Assura-t-elle.
- Pour moi aussi, Minerva, j'ai vraiment passés d'agréable moment avec vous tous. J'espère vous revoir bientôt.
- Ça serait un réel plaisir.
- Les courriers ne sont pas interdits, jeune femme, intervint Mme Pomfresh avec un faux sérieux, un sourire amusé sur les lèvres.
- Bien entendu, je n'y manquerais pas. Rit la lycan.
- Et si Lupin te fait des misères, n'hésite pas à nous en avertir. Ajouta le professeur de métamorphose en imitant le ton faussement sérieux que l'infirmière avait utilisé.
- Entendu, rit doucement Aria, mais vous êtes la mieux placée pour savoir que c'est quelqu'un de bien.
- Bien sur, acquiesça la femme, mais il vaut mieux prévenir de guérir, comme disent les moldus. Mais j'avoue ne pas être inquiète, c'est effectivement une bonne personne, je ne doute pas qu'il prendra soin de toi comme il se doit.
Aria sourit doucement, elle savait tout ça et ça la rendait plus heureuse encore d'avoir l'approbation de ses anciens professeurs, qui, à présent, faisaient plus ou moins office de figure parentale pour elle.
- Prend soin de toi, Aria, sourit l'infirmière. Et prend soin de ton compagnon également.
- Je le ferai. Assura-t-elle.
- Donne-lui notre salut, avec son départ précipité nous n'avons pu lui transmettre convenablement. Fit McGonagall.
- Entendu. Sourit-elle avant de reculer vers la calèche qui la ramènerait jusqu'à la Gare de Pré-au-Lard. Encore merci pour tout, j'espère vous revoir bientôt.
- Nous également, Aria. Assura Mme Chourave.
La jeune femme leur fit un dernier signe de main et avant de monter dans la calèche se tourna une dernière fois vers Dumbledore.
- Ho, et Albus, si jamais un poste se libère, même temporairement, je suis preneuse ! S'amusa-t-elle.
- Je prends note. Sourit le directeur. Fait bon voyage.
La lycan sourit et monta dans la calèche, qui commença immédiatement à partir. A présent elle n'avait qu'une hâte, rentrer chez elle et tout préparer pour l'arrivée prochaine de son compagnon.
