Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.

Navrée pour ce retard ! J'ai eu pas mal de travail ces derniers temps ! Sur ce, bonne lecture à tous !


Remus rejoignit Aria et Sirius quelques jours plus tard, un carton dans les bras et le sourire aux lèvres. Les jours qui suivirent passèrent rapidement, entre l'installation de Remus, les nombreuses discutions entre les deux amis et les occupations diverses, personne n'eu réellement le temps de s'ennuyer. Aria avait constaté avec soulagement que Remus et Sirius avaient prit le temps de discuter longuement de ce qu'il s'était passé des années plus tôt et ainsi crever l'abcès. Ce qu'il s'était passé était terrible et avait eu de nombreuses répercussion, mais à présent qu'ils avaient mis les points sur les i, ils pouvaient reprendre leur relation où elle s'était arrêtée des années plutôt.

Au cours de l'été, une douce routine prit place chez Aria, le groupe déjeunait ensemble, se réveillait doucement et chacun s'occupait à sa façon jusqu'au repas. Dans l'après midi, quand la chaleur devenait trop difficile à supporter, soit ils restaient enfermés à la maison, qui était plutôt fraiche, soit ils marchaient jusqu'au loch, qu'on apercevait en face de la maison, quelques centaines de mètres plus bas, et s'y baignait, Sirius sous sa forme de chien pour plus de sécurité. Bien sûr l'endroit était isolé et Sirius ne craignait pratiquement rien, mais Dumbledore avait été clair, pour le bien de tous et surtout celui du concerné, Sirius ne devait pas sortir de la limite de la maison sous forme humaine et si il le faisait, il devait être sous forme canine et toujours accompagné. Pettigrow ayant rejoint l'ennemi, sa forme d'animagus était compromise, il devait donc être prudent. Évidement cela n'avait pas du tout plus au fugitif, mais il n'avait eut d'autre choix que de se plier aux règles mises en place pour sa sécurité.

Qui plus est, il se trouvait que Sirius était un excellent colocataire, laissant le couple évoluer en faisant toujours en sorte de leur laisser du temps à deux. Bien que le couple assure qu'il ne gênait aucunement, il n'avait rien changé, il était heureux pour son ami et aimait le voir aussi épanoui. Sirius appréciait beaucoup Aria, qu'il voyait à présent comme une amie à part entière, et bien qu'il aime taquiner un peu le couple quand ils se trouvaient pour les repas, il était sincèrement heureux pour eux.

Bien sur au début il n'avait pu s'empêcher d'être étonné par le comportement de son ami, jamais il ne l'avait aussi tendre, avec un regard si… aimant, il était très amoureux de sa compagne et ça ravissait l'animagus. Son ami méritait tout ça, à cause de sa lycanthropie il avait été seul et rejeté trop longtemps, il s'était interdit d'aimer trop longtemps, et aujourd'hui Aria lui avait permit de combler tout ça. Bien qu'il n'en dise rien, Sirius lui en était très reconnaissant, son ami méritait tout ça et il était heureux qu'il soit tombé sur une personne comme Aria. Et il était encore plus heureux en sachant qu'il pouvait avoir une confiance absolue en elle au sujet de son ami. Bien sur sa nature particulière aidait, mais au-delà de ça il savait qu'elle était la personne parfaite pour Remus, elle était douce, aimante, chaleureuse et bienveillante, compréhensive et positive également. Oui, il savait que jamais elle ne ferait de mal à son ami, même inconsciemment, c'était une jeune femme bien.

Cependant Sirius était inquiet, il savait que le seigneur des ténèbres reprenait du pouvoir et il espérait sincèrement que le couple n'en pâtisse pas. Il espérait que malgré ça, ils restent comme ils sont. Il ne savait que trop bien ce que la guerre pouvait faire aux gens biens, et Remus le savait aussi, il espérait qu'à eux deux ils puissent protéger Aria de tout ça. Aria, mais Abygail aussi.

La blonde était souvent venue leur rendre visite, surveillant de près sa santé par la même occasion. La première fois qu'elle était venue et que Remus était présent, elle l'avait incendié puis l'avait serré dans ses bras en lui souhaitant le meilleur avec son amie d'enfance. Ça avait beaucoup fait rire l'animagus, cela dit il s'était vite tut quand il eut lui-même droit à une remontrance de sa part. D'ailleurs Remus ne s'était pas gêné pour le laisser aux prises de la jeune femme avec un sourire et un regard disant clairement ''c'est bien fait, il ne fallait pas te moquer, Patmol.'' Dans tous les cas, ça n'avait pas réglé son dilemme quant à savoir si il craignait ou appréciait la jeune femme. Finalement, après plusieurs rencontres au cours de l'été, il décida qu'il ne craignait que son côté intraitable quand elle était en mode ''médicomage'' et ''surprotection'' et qu'il l'appréciait le reste du temps. En fait, il aimait son énergie vivifiante et son franc-parler. Certes Aria aussi était très honnête, mais contrairement à elle Abygail ne mâchait pas ses mots et il trouvait ça très distrayant.

Au cours d'une soirée tous ensemble, qui était devenue quasiment hebdomadaire, il avait fini par questionner les deux jeunes femmes sur leur scolarité et les circonstances de leur rencontre. Il se trouva qu'Abygail habitait, du moins ses parents, en périphérie du village le plus proche et qu'elles s'étaient rencontrées à l'unique école primaire et maternelle du village, par leur biais leurs familles étaient devenues très proches, d'autant plus qu'elles étaient pratiquement les seules familles de sorciers dans les alentours.

Par la suite les deux jeunes filles, et le frère d'Aria, étaient entrés à Poudlard. Au plus grand étonnement des deux familles, Abygail avait été placée à Poufsouffle, et non à Gryffondor comme ils s'y attendaient tous. Mais la séparation avec Thomas, qui était répartit à Gryffondor, n'avait rien changé à leur bonne entente, mais avait rendue l'amitié qui liait Aria et Abygail plus forte encore. De ce qu'il en avait entendu leur trio ressemblait un peu au quatuor qu'il avait formé avec Remus, James et Peter, Abygail et Thomas enchainaient les retenues à causes de blagues diverses et Aria tentait de tempérer les choses. Cependant, il se trouvait que celle-ci s'attirait toujours des ennuis sans le vouloir, à cause de sa maladresse. Quant il avait affirmé qu'il aurait adoré voir leurs deux groupes évoluer ensemble, Aria et Abygail avaient affirmé que ça n'aurait pas été une bonne idée, le château de Poudlard n'aurait jamais survécu à leur passage simultanés. Elles avaient sans doute raison, mais ça aurait été très amusant de son point de vue, d'ailleurs Remus semblait à la fois d'accord avec elles et avec lui.

Par la suite elles reprirent leur histoire, qui avait prit un tournant plus sombre, beaucoup plus sombre, suite à la mort de Thomas, le jumeau d'Aria. Apparemment ça avait été une très mauvaise période et même si Abygail n'avait jamais abandonné l'idée de sortir sa meilleure amie de sa léthargie, ça n'avait pas été une tâche facile, loin de là, d'autant plus qu'Abygail était elle-même très proche du jeune homme. Mais elle avait finalement réussi à remettre son amie sur pied et elles avaient tant bien que mal reprit leurs vies. Le reste de leur scolarité se déroula normalement et de façon tout aussi animé, car même si elle était désormais seule à le faire, Abby avait continué à faire des farces à tout Poudlard, au plus grand damne de tous, et Aria n'avait pas perdu de sa maladresse, l'ennui n'avait donc pas été de mise.

De plus, les deux jeunes filles étaient plus proche que jamais, certes le décès de Thomas et des parents d'Aria avait joué, mais égaiement le fait que c'était les parents d'Abygail qui avaient pris soin de la jeune lycan jusqu'à ce qu'elle quitte Poudlard. Et même si le père d'Abby était décédé pendant la guerre, étant un médicomage envoyé au front, la mère d'Abygail avait parfaitement su s'occuper des deux jeunes filles, d'ailleurs Aria et elle étaient toujours en bon contact aujourd'hui.

A la fin de leurs scolarités Abygail avait commencé des études de médicomagie, elle avait toujours été attirée par le travail de son père et les nombreuses allées et venues d'Aria à l'infirmerie l'avait confortée dans ce choix. Aria, quant à elle, avait commencé à étudier l'astronomie plus profondément ainsi que le soin aux créatures magiques, elle avait d'ailleurs parcouru le monde pour approfondir ses connaissances et avait été diplômée dans les deux domaines.

Cette histoire avait été captivante et il comprenait bien mieux pourquoi elles étaient si proches, presque comme des sœurs, d'ailleurs, pour elles, elles étaient sœurs et il comprenait parfaitement ce sentiment.


Au cours de l'été Sirius avait reçu de nombreuses lettres d'Harry et la dernière l'avait particulièrement inquiété, apparemment son filleul avait de nouveau mal à sa cicatrice, ce qui n'annonçait généralement rien de bon. Il en avait parlé à Aria et Remus, mais ils n'avaient pas plus de réponses que lui, aussi il n'avait put que lui conseiller de redoubler de prudence.

La semaine suivante, cependant, montra que le réveil de la cicatrice du jeune homme n'avait pas été anodine, lors de la coupe du monde de Quidditch, où l'adolescent s'était rendu avec ses amis et la famille Weasley, était apparue la marque des ténèbres. Rapidement Harry lui envoya une lettre pour lui assurer qu'il allait bien mais Sirius, tout comme Aria et Remus, savait que tout ça n'annonçait rien de bon.


- Le tournoi de trois sorciers, à Poudlard ? S'étonna Aria en posant un plat de gratin sur la table.

- Oui, Dumbledore l'a annoncé hier soir, au repas de rentrée. Expliqua Remus.

- Avec ce qu'il s'est passé à la coupe du monde, je trouve que ça tombe très mal. Nota Sirius en remplissant son assiette.

- Je suis d'accord. Acquiesça la jeune femme. Et c'est extrêmement dangereux comme évènement, j'espère qu'Albus a au moins prévu une limite d'âge.

- Très certainement, c'est de Dumbledore dont on parle, fit Remus, et le ministère veille de près également, il ne mettrait pas des enfants en danger.

- Tout de même…

- J'espère qu'Harry n'aura pas de problèmes, j'ai l'impression qu'il a hérité de James sa manie de s'en attirer. Soupira Sirius.

- Espérons, oui. Acquiesça Remus. Qui plus est, les délégations étrangères et l'ouverture des candidatures pour le tournois n'arrivent que le mois prochain, d'ici là on peut espérer que tout se passe bien.

Le groupe acquiesça avant de commencer à manger tranquillement. Après un moment, une question vint tarauder Aria.

- Au fait Remus, qui enseigne la défense contre les forces du mal cette année ? Demanda-t-elle. Tu as dit que tu avais envoyé une liste de ce que vous aviez abordé l'an dernier avec tes classes, mais tu ne m'as pas dit à qui.

- Tu es vraiment précautionneux, nota Sirius avec admiration.

Le loup garou eut un sourire mystérieux et répondit en regardant Sirius dans les yeux.

- C'est Maugrey qui a prit ma suite.

- Maugrey ? S'exclama l'animagus, incrédule, LE Maugrey ? Mince alors !

- Maugrey ? S'étonna Aria. Comme Maugrey Fol œil ? Le célèbre auror ?

- C'est exactement ça. Acquiesça Remus. Je suis étonné que tu le connaisses, tu ne t'intéresse pas au monde magique habituellement.

- Non, c'est vrai, mais cet homme est célèbre ! Rit-elle. Mes parents avaient beaucoup d'estime pour lui.

- Ils le connaissaient ? S'enquit Sirius.

- Ils l'avaient rencontré, grâce à Albus surtout. Mais et vous ? Vous semblez le connaitre assez bien. Nota-t-elle.

- Disons qu'on l'a rencontré à plus d'une occasion durant la première guerre. Expliqua Remus.

- Tu m'étonnes, grogna Sirius, parfois ses maudits ''Vigilance constante Black !'' hantent encore mes cauchemars.

Son ami rit à cela, cependant Aria ne faisait pas attention à ce qu'ils disaient au sujet de Fol Œil, se demandant dans quelles circonstances ils avaient bien put le rencontrer… Certes Sirius avait été auror en sortant de Poudlard, mais Remus… Puis elle se souvint de comment ses parents l'avaient eux même rencontré, ce dont elle avait été mise au courant que des années plus tard, par Albus, qui avait accepté de tout lui raconter sur les activités de ses parents pendant la guerre. Elle savait qu'ils avaient été du côté de Dumbledore et qu'ils avaient effectués des travaux pour lui, mais elle et son frère avaient toujours été tenus à l'écart. Elle se souvint également que Dumbledore avait toujours défendu Sirius, qu'il avait été proche du couple Potter et de Remus, certes ils avaient été élèves à Poudlard, mais ça n'expliquait pas tout…

Les pièces du puzzle se mirent alors en place, il y avait une possibilité d'accorder tout ça, il y avait cette organisation créée par Dumbledore afin de lutter contre Voldemort, ses parents en avaient fait partis et avaient rencontré Fol Œil par ce biais alors pourquoi pas Remus et Sirius ? Mais le nom… de quoi s'agissait-il déjà ? L'ordre de la lumière ? Non… L'armée de Dumbledore ? Non, non, trop évident… Ha !

- L'ordre du phénix ! S'exclama-t-elle triomphalement.

Les deux hommes à sa table se figèrent d'un seul coup et la regardèrent avec surprise. Immédiatement elle se rendit compte qu'elle avait parlé à haute voix. Devant leur regard étrange elle se racla la gorge et entreprit de s'expliquer. Cependant, avant qu'elle n'ait put dire quoi que ce soit Sirius la devança.

- Tu connais l'existence de l'ordre ? Comment… ? Demanda-t-il, confus.

- Mes parents en faisaient partit. Expliqua-t-elle. Mais et vo…

- Je n'ai jamais entendu parler d'un quelconque couple Wolf. Coupa Sirius.

- Je ne sais pas tout, soupira-t-elle, mon frère et moi étions tenus à l'écart de tout ça… mais quand je suis devenue assez âgée pour comprendre Albus a accepté de répondre à mes questions les concernant. Apparemment ils ne souhaitaient pas se mêler des affaires du monde sorcier, mais ils étaient proches de Dumbledore et pour nous permettre, à mon frère et moi, d'avoir une chance de vivre dans un monde paisible, ils partaient souvent dans le monde entier pour plaider la cause de l'ordre auprès des autres lycans. Pour avoir leur soutien. Dumbledore comptait surement leur demander d'obtenir et leur aide et leur influence naturelle sur les loups garous pour les mettre de son côté.

A ces mots Remus sembla se souvenir de quelque chose, ce que ne manqua pas de remarquer Sirius.

- Lunard ?

- Quand Dumbledore m'a envoyé enquêter du côté des autres loups-garous il avait mentionné qu'il faisait le nécessaire de son côté pour m'obtenir de l'aide à ce niveau. Il devait parler de tes parents…

- C'est possible. Acquiesça-t-elle. Mais j'ai bien peur qu'ils aient fait choux blanc. Admit-elle. Les lycans restent loin de toute communauté depuis des siècles et comme ont est de moins en moins nombreux, ils n'ont surement pas voulu risquer l'extinction de notre espère pour une cause qui ne les concernaient pas.

- Ça peut se comprendre. Admit Sirius, appuyé par Remus. Mais je ne comprends pas, Remus et moi, tout comme James et Lily, à l'origine, on faisait partit de l'ordre également, pourquoi n'a-t-on jamais vu tes parents ?

- Ils préféraient surement se tenir loin des autres sorciers et aider à leur façon, sans mettre en danger notre secret. J'imagine. Je ne sais pas grand-chose de tout cela. Soupira-t-elle.

Suite à cela ils discutèrent un moment de l'ordre, de ce qu'ils y avaient fait dès leur sortie de Poudlard. En en apprenant plus sur une partie si importante de la vie de son ami et de son compagnon, Aria comprit pour qu'elle raison Dumbledore avait autant confiance en eux, de même qu'elle comprit combien elle était chanceuse d'être auprès de personnes si courageuses, elle les admirait beaucoup. A l'époque elle n'avait été qu'une adolescente et plus que jamais elle se rendit compte ce que pouvait engendrer leur écart d'âge à l'époque. 7 ans, quand on était adultes, ça ne représentait pas un écart si important, mais quand on comparait avec le passé, ça paraissait tout de suite différent. Pas que ça la gêne, mais ça lui montait une dimension différente de leur vie et de la sienne.

- Vous pensez que l'ordre va reprendre du service ? S'enquit-elle.

Les deux hommes échangèrent un regard indéfinissable avant que Remus ne prenne doucement la parole.

- On espère que non, mais si les choses continuent à prendre de l'ampleur, il le faudra.

Et ils se battraient de nouveau. Ces mots n'avaient pas été prononcés mais ils résonnaient clairement dans l'esprit d'Aria. Elle se vit la promesse que cette fois, elle ne serait pas mise sur la touche. Si son compagnon devait se battre, elle se battrait avec lui.