Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.

Bonne lecture à tous !


Le mois d'octobre allait bientôt se clôturer et avec lui allait arriver la fameuse fête d'Halloween. Cette année, Aria avait bien l'intention de la fêter dignement, auparavant il s'agissait d'un jour comme un autre, mais à présent qu'elle n'habitait plus seule, c'était une toute autre histoire. Et par la même occasion, elle avait bien l'intention de donner à Sirius une belle soirée d'Halloween, celle de l'an dernier avait été un peu… agitée, et elle souhaitait que cette fois Sirius puisse participer et apprécier cette fête en tant qu'homme libre, bon, plus ou moins libre, mais tout de même ! De plus, elle savait qu'Halloween était également un jour de deuil pour les deux amis et c'était là l'occasion parfaite pour les faire penser à autre chose.

Pour l'occasion elle s'y était même prise très en avance, faisant pousser des citrouilles dans son potager. Le jour de la fête elle avait mit tout le monde à contribution, même Abygail, qui venait passer Halloween avec eux. Ainsi, pendant que les deux garçons décoraient la maison avec des décorations qu'Aria avait retrouvées dans son grenier, elle et Abby s'étaient mises à la cuisine.

Quelques ustensiles de cuisine cassés et quelques plats au four plus tard, Aria et Abygail faisaient une pause, admirant avec étonnement l'œuvre des garçons. Certains plats demandaient une cuisson longue, aussi elles pouvaient se permettre de baisser un peu le rythme et admirer la décoration. Bien que personne ne passe jamais devant chez eux, les garçons avaient décidés de tout de même décorer l'extérieur, la façade du moins. Ils avaient posés deux citrouilles évidées avec une bougie à l'intérieur sur les deux poteaux du portail. Sur le puis devant la maison ils avaient posés des toiles d'araignées, dont les araignées se trouvaient sur la façade de la maison, accompagnées de quelques squelettes.

Enfin, sur le bord des fenêtres, ils avaient placés quelques petites bougies. Pour éclairer un peu le tout ils avaient placés trois citrouilles de tailles différentes près de la porte d'entrée. A l'intérieur de la maison, seul le bas était décoré. Dans l'entrée, sur la rambarde de l'escalier, se trouvait une guirlande orange et noire et quelques chandelles flottaient dans les airs. Enfin, dans la pièce de vie les garçons en avaient mit un peu partout. Au plafond pendait toutes sortes de choses, comme sur les murs d'ailleurs, des fanons noir et orange, des chauves souris, des squelettes, des citrouilles… Sur la commode près de l'entrée ils avaient mis trois citrouilles, une grande, une moyenne et une petite, les unes à côté des autres, toutes évidées avec une bougie à l'intérieur, sur la bibliothèque ils avaient posés des bougies en forme de têtes de momies et de-ci de-là se trouvaient des mains ou des yeux orphelins.

- Vous vous êtes surpassés. Assura Aria avec un amusement non fin.

- Si tu veux mon avis, nota Abygail en touchant du bout du doigt un œil vagabond, ils sont surtout retombés en enfance !

- On va pas le nier ! Fit Sirius en éclatant d'un rire sonore. On s'est bien amusés, pas vrai Lunard ?!

- C'est vrai. S'amusa celui-ci en repensant à la bataille de toile d'araignée qu'ils avaient fait dans le jardin. Ça fait du bien de temps en temps. Assura-t-il.

- C'est pas moi qui vais te contredire, j'avais pas rit comme ça depuis des lustres ! Acquiesça l'animagus.

- Vous auriez pu nous attendre ! Déplora faussement Abygail.

Certes, elle aurait aimé s'amuser aussi, mais faire la cuisine avec son amie d'enfance était tout aussi distrayant, surtout avec sa maladresse. Et puis, elles avaient fait une petite bataille de farine… elle ne serait même pas étonnée d'en avoir encore dans les cheveux tellement elles y étaient allées franchement. Ça faisait vraiment du bien de se lâcher de temps en temps !

Une demi-heure plus tard le repas était prêt et tous passèrent une excellente et animée soirée. Tous s'étaient épandus en anecdotes sur halloween puis sur leur scolarité, et il y avait de quoi dire ! Abygail ne tarissait d'ailleurs pas des loges sur ce que les maladresses d'Aria, et visiblement son maque de chance, avaient put leur apporter au cours de leurs années d'études.

L'histoire la plus marquante pour les deux anciens Gryffondor fut celle où Aria, sans savoir ni pourquoi ni comment, comme souvent, s'était retrouvée sauvée des sirènes et des strangulot par le calamar géant qui peuplait le lac noir de Poudlard. Savoir que l'énorme calamar, qui, ne le cachons pas, effrayait la plupart des élèves, avait sauvé la pauvre seconde année qu'était alors Aria, avait été un véritable choc, et pas que pour Sirius et Remus, à l'époque, personne n'avait voulu le croire. Les deux hommes avaient alors put constater qu'ils n'étaient pas les seuls à avoir vécu des situations complètement loufoques. Abygail avait d'ailleurs beaucoup aimé l'histoire où ils avaient dû rester collés ensemble, par le poignet, toute une semaine à cause de l'explosion d'une potion.

Tous se couchèrent très tard ce soir là, mais finalement la fatigue n'était que peu présente, tous avaient passé un agréable moment et la gaité peinait à se dissiper.


Le lendemain tous se levèrent relativement tard, la seule personne qui ne semblait pas pâtir des répercussions de leur petite fête était Abygail, étonnement. Quand tous s'étaient levés, c'était elle qui les avaient accueillis. Elle était déjà douchée, habillée et avait presque fini de préparer le petit déjeuner pour tout le monde. En voyant son dynamisme Sirius n'avait put s'empêcher de grogner.

- Quoi ? S'étonna-t-elle en posant une tasse de café devant lui et la théière devant le couple de loup.

- Comment tu fais pour être aussi en forme après tout ce que tu as bu hier ? Grogna-t-il en se massant les tempes.

- Je suis géniale, c'est tout ! Rit-elle bruyamment en adoptant une position héroïque, torse bombé et mains sur les hanches.

Aria échangea un regard amusé avec son compagnon alors que Sirius la regardait mi-incrédule, mi-désabusé.

- Abby. Rit doucement Aria.

La blonde lui fit un clin d'œil et posa une petite fiole d'un étrange liquide bleu devant Sirius. Il la regarda avec suspicion et curiosité avant de lever un sourcil interrogateur vers Abygail. Celle-ci sourit fièrement.

- C'est une concoction de ma composition, parfaite contre la gueule de bois ! Contrairement à certains, j'ai des choses à faire aujourd'hui. Je dois retourner à Sainte Mangouste. Expliqua-t-elle.

- Et ça te rend de bonne humeur, toi ? S'enquit l'animagus avec mauvaise humeur en buvant d'une traite la fiole que la jeune femme lui avait donnée.

- Il faut bien quelqu'un pour compenser avec toi ! Rit-elle. Tu es drôlement ronchon au réveil ! Continua-t-elle en allant prendre son manteau dans l'entrée sous les grognements de Sirius.

Une minute plus tard elle revint, prête à partir.

- Désolée de vous abandonner si tôt, le devoir m'appel. Fit-elle avec un sourire d'excuse. C'était vraiment une bonne idée cette fête, Aria, j'espère qu'il y en aura d'autres comme ça.

- Je l'espère aussi. Je ferais tout pour. Sourit son amie.

- N'hésite pas à me demander de l'aide pour les prochains préparatifs alors, je serais ravie de t'aider.

- Entendu. Je te raccompagne. Fit Aria en se levant pour rejoindre son amie.

La blonde acquiesça et se tourna vers les deux hommes.

- C'était sympa de vous voir, les garçons, même si certains sont un peu ronchon au réveil ! S'amusa-t-elle en faisant fit du regard renfrogné dont la gratifia Sirius.

- De même, Abygail, vient quand tu veux, c'est toujours un plaisir.

- J'y manquerais pas. Assura-t-elle avec un large sourire. A plus, Sirius !

- C'est ça, à plus. Grogna-t-il sous les rires et les sourires amusés du trio.

Là-dessus la blonde disparue dans l'entrée avec Aria, où elles discutèrent un peu ensemble avant que la médicomage ne s'en aille. Entre temps, une grande chouette effraie était entrée dans la maison et avait déposé une lettre dans l'assiette de Sirius, qui avait pesté contre l'oiseau qui lui avait ruiné son petit déjeuner. Cependant, en voyant l'expéditeur, l'animagus reprit soudainement son sérieux, tout comme son ami, juste à côté de lui, la lettre était d'Harry. Un peu anxieux, le fugitif ouvrit l'enveloppe et déplia le parchemin qui se trouvait à l'intérieur, puis, il se pencha vers on ami pour que celui-ci puisse lire également.

Cher Sirius,

Tu m'as dit de te tenir au courant de tout ce qui se passait à Poudlard, alors, allons-y : j'ignore si tu le sais mais le Tournoi des Trois Sorciers va à nouveau avoir lieu cette année et samedi soir, j'ai été désigné comme le quatrième champion en compétition. Je ne sais pas qui a mis mon nom dans la Coupe de Feu, en tout cas, ce n'est pas moi. L'autre champion de Poudlard est Cedric Diggory, de Poufsouffle. J'espère que vous allez tous bien.

Harry

Le temps fut comme suspendu avant que Sirius ne se lèvre brusquement de son siège et ne se dirige vers l'entrée, où Aria et Abygail discutaient toujours.

- Sirius ! S'exclama Remus avec panique.

- Cette fois ça suffit ! Tu as vu comme moi ce qu'il a écrit non ? Ce n'est pas normal !

Avant qu'il ne puisse faire un geste pour ouvrit la porte, Abygail le ficela et le bâillonna d'un geste de baguette.

- Qu'est-ce qui se passe ? S'étonna Aria en voyant Sirius fulminer de rage derrière son bâillon.

- Il y a eu un problème avec la sélection des champions pour le Tournoi des Trois Sorciers, Expliqua Remus en arrivant à côté d'eux. Il n'y a pas trois, mais quatre champions cette année.

- Laisse-moi deviner, le quatrième et inattendu champion, ça ne serait pas le jeune monsieur Potter des fois ? S'enquit Abygail, pas le moins du monde impressionnée.

- Malheureusement si, il ne sait pas qui a mit son nom dans la coupe, mais depuis que la coupe de feu à recraché son nom, il est lié au tournoi, il est obligé de participer.

- Mon dieu… Souffla Aria. Mais il est trop jeune… les épreuves du tournoi sont dangereuses et demandent au moins un niveau de 6ème ou 7ème année ! Comment est-ce possible ? Et Albus m'a assuré qu'il placerait une limite d'âge par voie magique…

- Ça veut dire qu'un adulte, et/ou un excellent sorcier, a du faire le coup, pour ainsi tromper Dumbledore et la coupe, il faut au moins ça. Fit pensivement Abygail.

Derrière son bâillon Sirius fulminait, quelqu'un en avait après Harry, ce n'était pas possible autrement et il n'allait pas laisser faire ça, son filleul était en danger !

- Silence toi ! Gronda soudainement Abygail à Sirius, qui se figea d'un seul coup en levant un regard noir sur elle. Et qu'est-ce que tu espères faire exactement, monsieur j'agis avant de réfléchir ? Tu vas aller à Poudlard hurler ton indignation, tu va être arrêté par les agents du ministère qui s'y trouvent, parce qu'il y en a forcément, et au final tu auras gagné quoi ? Tu n'auras plus aucune chance de sauver ton filleul ! Réfléchit, imbécile ! Non mais je rêve, j'ai jamais vu une tête brulée pareille. Gronda-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

Le trio la regarda avec étonnement, certes, il n'était pas rare qu'Abygail fasse des remontrances, surtout à Sirius, mais en général ça concernait le domaine de la santé, pourtant, là, elle semblait… inquiète et en colère de la réaction du fugitif.

- Bon, reprit-elle en regardant la montre à son poignet, je m'en vais cette fois, j'ai du travail, je vais me mettre en retard avec tes bêtises. Râla-t-elle en regardant Sirius. Si jamais tu as quitté cette maison, même d'un poil, avant que je revienne, je vais te chercher moi-même et je te juge qu'Azkaban ressemblera à une colonie de vacances à côté de ce que je vais te faire ! Gronda-t-elle. Navrée de te quitter sur cette note, chérie, je repasserai vite.

- Entendu, acquiesça doucement Aria, merci pour ton aide.

La blonde balaya ses paroles d'un geste de la main et lui sourit avant de partir, non sans avoir salué Remus une dernière fois et envoyé un regard plein de menace à Sirius. Après son départ le groupe se permit un soupir de soulagement, Abygail en colère, même quand on n'était pas sa cible, c'était quelque chose.

- Abygail a raison, Sirius, reprit doucement Remus en le détachant, certain qu'il ne ferait plus rien d'inconsidéré. Je sais que tu le sais aussi bien que moi. Et pense à ce qu'on t'a déjà dit, penses à Harry.

- On est tout autant secoués que toi, Sirius, apaisa Aria, mais il n'y a rien que l'on puisse faire, il est lié magiquement au tournoi et on ne peut intervenir. Au final, tu vas te mettre en danger pour rien et si il t'arrive quelque chose Harry ne se le pardonnera jamais.

- Ça ne veut pas dire qu'on l'abandonne, au contraire, tu peux rester en sécurité tout en écoutant ce qu'il a à dire et en le conseillant. On est tous là pour ça et il le sait, Aria a été très claire là-dessus quand elle est allé le voir.

L'animagus resta silencieux, les yeux dans le vague, et après un échange de regard avec sa compagne, Remus posa une main réconfortante sur l'épaule de son ami. Celui-ci tressailli et leva des yeux plein de culpabilité et de douleur sur eux.

- C'est dur. Admit-il d'une voix brisée.

- Oui, Sirius, mais on est là, ça ira, et Harry est un garçon courageux. Il est bien entouré, Sirius, ça ira.

- Il ne manquerait plus qu'il le gagne, ce fichu tournoi. Tenta faiblement l'animagus.

Le couple sourit tristement en acquiesçant.

- Ça serait quelque chose, pas vrai ? Répondit doucement Remus avec un faible sourire.

- Ouais…

Finalement, Remus aida Sirius à remonter dans sa chambre, celui-ci étant encore trop chamboulé. Aria, elle, regarda vaguement par l'une des fenêtres de la pièce de vie, tout cela n'annonçait rien de bon, mais Remus disait vrai, ils étaient tous ensemble et ils se soutiendraient mutuellement, ils soutiendraient Harry, qui allait en avoir cruellement besoin. Cependant, Aria était heureuse que Sirius soit ici, seul, elle avait peur de ce qu'il aurait put se passer pour lui. Dumbledore avait eut raison de l'amener ici.