Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.

Note de l'auteur :

Voilà le moment tant attendu, le mariage ! En toute honnêteté, j'ai eu un peu de mal avec ça, surtout le discours en fait ! Je n'ai pas assisté à beaucoup de mariages et on peut pas dire que c'est exactement le genre de chose qu'on retient ! J'ai dû faire pas mal de recherches alors j'espère que ça semblera assez authentique ! Sur ce, bonne lecture à tous !


Comme ils s'y attendaient, Aria et Sirius durent faire face à la colère de Remus et d'Abygail. Bien sur, leur colère s'était d'avantage portée sur Sirius, mais Aria y avait également eu droit. Cependant, l'inquiétude et la colère avaient rapidement fait place à un sentiment bien plus agréable, l'impatience.

L'hiver avait doucement laissé place au printemps et, de ce fait, le jour tant attendu du mariage approchait à grand pas. Les principaux intéressés faisaient de leur mieux pour paraitre décontractés, mais Abygail et Sirius voyaient combien cet évènement les comblait de joie autant qu'il les angoissait.

Puis, le jour J arriva.


En ce matin du 20 avril tout semblait parfait. Le temps était clair et les températures douces sans être trop chaudes. En somme, une superbe journée pour un mariage. Cependant, il y avait une chose que ni Abygail, ni Sirius, n'avaient prévu au cours de cette belle journée, le stress des futurs mariés.

La cérémonie était prévue à 15h30, autrement dit, ils avaient encore une heure et demie devant eux, mais ça, les futurs époux ne le vivaient pas de la même façon que leurs deux amis. Vers 14h30, alors que Remus, déjà prêt, vêtu d'un élégant costume noir et ainsi que d'une belle cravate blanche, assortie à sa chemise, faisait les cents pas dans le salon, ne répondant que vaguement aux salutations des invités, qui commençaient à arriver, Sirius gérait tout ça comme il pouvait. L'animagus passait son temps à courir entre Remus, qu'il essayait de détendre, et les invités, qu'il saluait avec entrain, heureux de revoir ces visages familiers sans être pris pour le diable personnifié. Et quand il avait deux secondes pour lui, il pestait après Abygail, qui n'était jamais là quand il avait besoin d'elle.

Ladite Abygail, elle, se trouvait aux côtés d'Aria, à lui coiffer gaiment les cheveux.

- On dirait presque que c'est toi qui te marie. S'amusa Aria, essayant vainement d'écarter son stress.

- Moi ? Me marier, tu débloques ma pauvre amie ! Rit la blonde sans perdre de sa gaité.

- Pas du tout, je suis sure que tu serais superbe dans une robe de mariée. Assura la lycan.

- Ne bouge pas ! Je vais rater ta coiffure sinon ! Gronda gentiment la médicomage.

La jeune femme rit doucement avant de se remettre droite, un sourire amusé sur les lèvres.

- Tu sais, j'étais sérieuse. Déclara Aria.

- Moi aussi, pour se marier, il faut trouver un vrai partenaire. Je suis encore loin du compte.

- Ça ne dépend que de toi. Nota son amie.

- Tu parles ! Il faudrai déjà qu'il y ai un mec digne de… Quoi ? S'étonna la blonde en voyant le regard plein de sous entendu que lui lançait son amie.

- Moi je vois bien quelqu'un… Il se trouve pas loin d'ailleurs, juste à ta portée… et il me semble qu'il te plait beaucoup… Taquina Aria.

L'animagus mima une mine horrifiée et reprit sa tâche sur les cheveux de son amie.

- Moi et ce sale cabot rachitique ? Tu veux rire ? Il est insupportable ! Grognon, casse-pied, insupportable de condescendance… Et le pire, c'est que Remus me dit qu'il s'est calmé !

Aria sourit alors que son amie continuait son monologue. Quoi qu'elle en dise, la lycan savait bien qu'elle appréciait beaucoup l'animagus et que lui aussi il l'appréciait, ils avaient juste leur façon à eux de se le dire, en s'envoyant des piques, par exemple… En réalité, pour elle et Remus c'était surtout très divertissant.

La jeune femme sortit finalement de ses pensées quand Abygail s'écarta d'elle, ayant visiblement terminé sa coiffure. Quand Aria se tourna vers elle, elle vit son amie émue au-delà du possible, jamais elle ne l'avait vu aussi touchée, au bord des larmes. Et dire qu'elle n'avait même pas encore mit sa robe, pensa la lycan avec un tendre sourire en prenant son amie dans ses bras.

- Tu es magnifique, Aria. Assura-t-elle avec émotion.

- Grâce à toi. Sourit la susnommée en se dirigeant vers le miroir qui se trouvait sur son armoire.

La jeune femme resta un moment à regarder son reflet, incrédule. Abygail avait fait un travail incroyable, tellement incroyable qu'elle avait elle-même du mal à se reconnaitre. Ses longs cheveux miel étaient regroupés dans un chignon défait, qui était rejoint, des deux côtés de sa tête, par deux épaisses tresses décorées d'ornement fleuris argentés. Sa frange était restée libre et les cheveux qui s'échappaient de son chignon tombaient délicatement sur son épaule gauche, atteignant sa poitrine, le tout étant à nouveau orné de fleurs argentées. Enfin, Abygail avait accentué l'ondulation naturelle de ses cheveux, les rendant plus souples encore, et avait placé, sur son chignon, une broche à cheveux argentée avec un croissant de lune et quelques ornements fleuris.

- Abby… C'est… Haleta-t-elle, c'est vraiment magnifique…

- Oui, je sais. Fit fièrement Abygail en hochant la tête avec un air satisfait. Mets ta robe maintenant ! Insista-t-elle avec une excitation non feinte.

Aria tourna alors la tête vers sa robe, accrochée au baldaquin de son lit. Cette robe, ayant appartenue à sa mère, était, à ses yeux, la plus belle de toutes. C'était une belle robe bustier, celui-ci étant décoré de beaux ornements argentés, et dont le bas était fait d'un beau tissus immaculé surmonté par du tulle, lui-même orné de décorations argentées. Celles-ci avaient la forme de pétales emportées par le vent, donnant une magnifique impression de grâce et de douceur. Pour lui donner un jour nouveau, Abygail et Aria avaient ajoutées quelques sorts afin de rendre les ornements plus éclatants et plus vivants. Ainsi, les pétales semblaient réellement emportés par une brise invisible et les mouvements du tissu étaient suivis par l'apparition de petites paillettes s'évaporant avant de toucher le sol, tel une trainée d'étoile dans le ciel d'été. De cette façon, on rappelait la passion d'Aria pour l'astronomie.

La robe possédait également de longues manches évasées séparées du reste de la tenue, commençant en dessous des épaules et tombant jusqu'au milieu des mains. Le tout fait d'un tissu souple et fin, semblant flotter au moindre mouvement. A la place du traditionnel voile, Aria avait opté pour une traine, ce qui s'accordait mieux avec sa tenue et sa coiffure. Enfin, elle avait choisi des chaussures à talon relativement simples, blanches avec des rubans qui entoureraient ses chevilles.

Pendant qu'elle se préparait, parfois aidée d'Abygail pour certains détails, celle-ci en faisait de même.

La jeune femme, comme attendu, était le témoin d'Aria, et elle avait prit son rôle très à cœur, apportant un soin tout particulier à sa tenue. Elle avait choisi une longue robe lilas à bretelles ondulées, avec un col V et resserrée à la taille par une myriade de petits diamants. Le tissu du bas de sa robe était souple et léger, aussi agréable à porter qu'à regarder. Abby avait également choisi de belles chaussures à talon lilas, assorties à sa tenue. Enfin, elle avait laissé libre ses longs cheveux blonds ondulés, bien qu'elle ait tout de même ajouté un bel ornement floral argenté sur la droite de sa chevelure.

- Tu es stressée ? S'enquit doucement Abygail alors qu'elle maquillait légèrement la future mariée, comme elle l'aimait.

- Un peu… Admit la jeune femme en essayant de masquer le tremblement de ses mains.

- Ne t'en fait pas, sourit la blonde, tu l'aimes, il t'aime, que veux-tu qu'il se passe ?

- Tu as raison… mais je ne peux pas m'en empêcher, c'est juste…

- Tout ira bien. Rassura-t-elle. C'est le plus beau jour de ta vie, personne ne laissera quoi que ce soit gâcher ça, et surtout pas moi ! Rit-elle.

Aria sourit doucement, son amie disait vrai et elle ne doutait pas une seconde de ses paroles.

- Merci Abby… Tu es vraiment la meilleure amie qu'on puisse avoir. Assura-t-elle.

- Je sais ! S'exclama la blonde avec amusement.

La future mariée rit à cela, c'était typique d'Abygail et en plus ça avait le mérite de la détendre. Elle ne savait vraiment pas ce qu'elle ferai sans elle.

- C'est valable pour toi aussi, tu sais. Déclara sincèrement la blonde. Tu es… tu es la sœur que je n'ai jamais eue. Je serais toujours là si tu as besoin de moi, et même si tu n'en as pas besoin !

- Abby… Fit la lycan, les larmes aux yeux.

- Ha non ! On ne pleure pas, tu vas faire couler ton maquillage ! Et le mien en prime ! Ajouta-t-elle d'une voix émue malgré son sourire.

La lycan rit doucement en hochant la tête. La minute suivante Abygail avait enfin fini son œuvre et incita son amie à se lever et se mettre face à elle. La blonde regarda son amie un moment, puis, l'émotion commença à se lire sur son visage et Aria sourit tendrement en la prenant dans ses bras.

- Tu es superbe, vraiment magnifique… Assura Abygail, émue. Une vraie princesse. Si avec ça Remus te lâche des yeux une seule fois, je ne m'appelle plus Abygail Sunders !

- Et si, avec ta tenue, Sirius ne t'invite pas au moins à danser une seule fois, je ne suis plus un lycan !

- Aria ! S'exclama Abygail, rougissant sous le rire cristallin de son amie.

Avant qu'Abby ne puisse ajouter quoi que ce soit, trois coups furent frappés à la porte et le visage de Sirius apparut à travers l'embrassure.

- C'est l'heure, vous êtes prêtes les filles ? S'enquit-il en entrant, refermant la porte derrière lui.

- On l'est, assura Abygail. Je vais descendre rejoindre ma place, à tout de suite chérie. Sourit-elle en enlaçant une dernière fois son amie.

- Entendu.

Alors que la blonde quittait la pièce, Aria vit le regard de Sirius s'attarder sur elle avant qu'il ne secoue la tête, la faisant sourire avec amusement. Quand l'animagus revint sur elle, il vit son regard plein de sous entendu et soupira.

- J'aime bien sa robe, c'est tout. Se justifia-t-il.

- Bien sur. Acquiesça Aria avec un amusement non fin.

Sirius, qui avait été choisi pour l'accompagner jusqu'à l'hotel, Dumbledore étant le maitre de cérémonie, les directeurs d'écoles magiques pouvant célébrer des mariages, s'attarda alors un moment sur elle et fini par émettre un sifflement admiratif.

- Franchement, j'en perds mes mots, tu es vraiment superbe Aria.

- Merci, Sirius… Pour tout. Ajouta-t-elle.

- Je n'ai pas fait grand-chose. Assura-t-il humblement.

- Je crois que si, au contraire, surtout aujourd'hui. Sourit-elle. Tu es resté auprès de Remus, qui doit surement être aussi stressé que moi, admit-elle, et tu t'es occupé des invités, même si ils ne sont pas nombreux… Enfin merci, vraiment.

- Je t'en prie, ça me fait vraiment plaisir. Toi et Lunard, vous le méritez et je pense que c'est le rôle des amis d'être présents dans des moments comme ceux-là.

- Tu as raison, je ne sais pas ce que nous ferions sans vous.

Sirius ne répondit pas mais lui offrit un large sourire en lui tendant le bras, qu'elle saisi avec une certaine impatience mêlée à de l'appréhension. Ça y est, c'était la dernière ligne droite, bientôt Aria Wolf laisserait place à Aria Lupin.


Dans le jardin, tout avait été installé pour le mariage. Une jolie petite allée avait été installée entre les sièges, délimitée par de longs morceaux de tissus blancs, accrochés aux sièges. Au bout, l'allée était terminée par deux hauts pots de fleurs joliment décorés. Ceux-ci formaient l'ouverture sur l'hôtel, placé sous un baldaquin de tissu blanc léger, dont les coins étaient soulignés par des plantes tombantes.

Sous l'hôtel, Remus attendait anxieusement, aux côtés de Dumbledore et d'Abygail, l'arrivée d'Aria au bras de Sirius, son témoin.

Ils avaient peu d'invités, au vu de la situation de Sirius, mais c'était suffisant pour eux. Les gens qu'ils appréciaient étaient là, et c'était bien tout ce qu'ils demandaient. Au premier rang se trouvaient Harry et ses deux amis, ainsi que Bill Weasley, ami d'Aria et Abygail. La future mariée avait réussi à convaincre Dumbledore de le laisser assister à la cérémonie, lui faisant totalement confiance pour garder la présence de Sirius secrète. Il n'en avait pas fallu beaucoup au vieil homme pour accepter, il avait une entière confiance en la famille Weasley.

De l'autre côté de l'allée, toujours au premier rang, se trouvait la mère d'Abygail, Helena Sunders, étant la mère adoptive d'Aria, elle n'avait pu se résoudre à ne pas l'inviter. Heureusement, cependant, Dumbledore la connaissait suffisamment pour lui faire confiance, étant une amie de la famille Wolf. A ses côtés se trouvaient Pomona Chourave, Poppy Pomfresh et Minerva McGonagall. Toutes trois étaient à la fois des amies, des collègues et des confidentes pour le couple et ce depuis toujours, aussi il était normal pour eux de les avoir placées au premier rang.

Dans les rangs suivants ont trouvaient Rubeus Hagrid, qui avait d'ailleurs pleuré de joie en retrouvant Buck, Dedalus Diggle et son chapeau haut de forme, étant un ancien ami des parents d'Aria et ayant fait partit de l'Ordre du Phénix, tout comme Elphias Doge, qui était également présent. Le vieil homme, en plus d'être un ami proche de Dumbledore et un ancien membre de l'Ordre du Phénix, avait bien connu les parents d'Aria, il était l'un des rares à savoir qu'ils faisaient partit de l'ordre. Maugrey Fol Œil avait aussi été convié, cependant Dumbledore avait expliqué qu'avec ce qu'il se passait à Poudlard, il préférait l'avoir là-bas. Aria ne lui en avait pas tenu rigueur, pour être honnête, Maugrey lui avait laissé une drôle d'impression quand elle l'avait vu à Poudlard en octobre dernier. Enfin le professeur Flitwick était également présent.

Soudain la musique d'ouverture raisonna, faisant sortir le futur marié de ses pensées. Puis, Aria apparue au bras de Sirius. Elle semblait aussi anxieuse que lui, mais son sourire se fit rayonnant quand elle rencontra son regard. Le loup garou se sentit alors plus léger, plus détendu et prit d'une soudaine impatience. Elle aussi sembla plus détendue quand elle le rejoint, ayant brièvement serré Sirius dans ses bras avant qu'il ne rejoigne sa place auprès du marié. Celui-ci, cependant, ne sembla pas le remarquer, les yeux rivés sur sa compagne, bouche bé.

- Aria… Tu… tu es… balbutia-t-il. Tu es magnifique… vraiment magnifique.

Devant son manque de mots Aria rit doucement, Abygail avait gagné son pari, finalement.

- Merci. Sourit-elle en enlaçant ses mains à celles de son compagnon. Ton costume te va vraiment bien.

- Tu trouves ? J'ai dû laisser Sirius choisir, je n'arrivais pas à me décider ! Soupira-t-il de dépit, néanmoins avec un sourire amusé.

Aria rit doucement, n'imaginant que trop bien la scène.

- Aria, Remus, pouvons nous commencer ? Intervint gentiment Dumbledore avec un regard amusé.

- Ho ! Bien sur ! Acquiesça le couple, surpris de s'être laissé emporter si facilement.

Le couple se plaça alors bien en face de Dumbledore, dont le sourire amusé s'était élargit. Après un regard pour le couple, le directeur de Poudlard commença son discours.

- Bonjour à toutes et à tous, amis sorciers et sorcières, ainsi qu'à vous, créatures magiques, fit le vieil homme en regardant l'assistance, qui contenait Orion, l'Augrey, Gwynneth, la chouette, et Buck, qui émirent des exclamations satisfaites à leur évocation. Nous sommes aujourd'hui réunis pour célébrer l'union de ces deux âmes fidèles qui ont décidé de s'unir par les liens sacrés du mariage.

Le directeur fit une courte pause puis reprit.

- Aria, Remus, c'est avec une grande joie et un grand honneur que je vais prononcer votre union. Et ce, en ce lieu si particulier. Car au-delà d'être votre foyer, votre refuge, ce fut le lieu où, avant vous, se sont mariés, où sont nés et où on vécu nombre de membres de la famille Wolf. Aria, toi-même, tu es née ici, dans cette maison, il y a 28 ans de cela. Et maintenant tu empruntes le même chemin que tes parents et leurs parents avant toi. Je pense pouvoir parler au nom de vos familles, Aria, Remus, ils seraient, à n'en pas douter, fiers de vous.

Le couple s'échangea un regard ému. Ils savaient que le vieil homme avait raison, les parents d'Aria seraient fiers et certainement rassurés qu'elle soit avec quelqu'un comme Remus. Pas seulement parce qu'il était un loup-garou, mais parce qu'ils auraient appris à le connaitre et, elle n'en doutait pas, ils l'auraient apprécié à sa juste valeur. De même que les parents Remus l'aurait effectivement été, sans nul doute. Ils seraient surement rassurés et heureux pour lui, car, malgré sa nature lui étant préjudiciable au quotidien, il avait trouvé la femme qui partagerait sa vie, la femme qui pouvait à la fois partager et soulager son fardeau. Et il ne doutait pas non plus qu'ils l'auraient beaucoup appréciée.

- Je pense également pouvoir vous souhaiter, au nom de vos amis, de vos proches et de tous ceux qui sont présents aujourd'hui, de nombreux jours aussi heureux et lumineux que celui-ci. Cependant, chacun sait qu'il y aura aussi des jours de pluie et c'est dans ces moments-là que votre force, votre l'amour mutuel et votre fidélité prendront toute leur valeur. Il m'incombe aujourd'hui de vous rappeler ces valeurs qui sont celles du mariage et que vous vous engagerez à honorer.

Le directeur fit à nouveau une courte pause avant de reprendre, d'une voix plus solennelle.

- En choisissant de vous unir l'un à l'autre aujourd'hui, vous êtes conscients que l'Amour a besoin de soins constants, qu'il faut veiller à l'entretenir. Pour se développer et perdurer, l'Amour a besoin de dialogue, de communication et de compréhension, de confiance et de soutien mutuel ainsi que de tolérance et de respect de l'autre. Déclara-t-il avant de se tourner vers Abygail et Sirius. Abygail Helena Sunders, Sirius Orion Black, en tant qu'amis de longue date et témoins, vous vous engagez à votre tour à les soutenir et à les accompagner dans leur union. En vous accordant leur confiance, ils vous demandent d'être les témoins de leur vie ensemble et de leur donner votre affection, qu'ils aient besoin de réconfort ou de partager leur bonheur. Acceptez-vous de témoigner des engagements pris ce jour par Aria et Remus ?

- Oui. Répondit le duo avec une assurance et une fermeté qui ému le couple.

Le vieil homme hocha la tête avec satisfaction et reprit avec le sourire.

- Bien. Abygail, Sirius, souhaitez vous dire un mot avant l'échange des vœux ?

Les témoins s'échangèrent un regard avant qu'Abygail ne hoche la tête et se tourne vers le couple.

- Aria, je te l'ai dit il y a moins d'une heure, mais je ne te le dirais surement jamais assez, tu es comme ma sœur et rien ne pourra jamais changer ça. On se connait depuis aussi longtemps qu'on puisse s'en souvenir et notre relation n'a jamais changé. Bien sur il y a eu des moments difficiles, mais on a su surmonter ça et je te souhaite qu'il en soit autant dans ton mariage. Il y a cependant une chose que je ne t'ai jamais dite ; je t'admire Aria. Depuis toujours tu es… une sorte de modèle pour moi. Mais je sais aussi que je ne pourrais jamais être aussi douce et bienveillante que toi, que je ne pourrais juste jamais être comme toi, simplement parce que je suis moi. Quand je m'en suis rendue compte, je me suis faite le devoir de te protéger et ce sentiment n'a fait que s'accroitre quand… quand c'est arrivé. Souligna-t-elle, faisant référence à la mort de la famille d'Aria. Et puis, à mes dépends, j'ai découvert que tu n'avais pas besoin de moi pour ça, que tu étais simplement trop gentille pour me dire de te lâcher la grappe ! Rit-elle, doucement imitée par Aria, les yeux humides, soutenue par Remus. Mais heureusement pour moi, ta santé étant ce qu'elle est, j'ai pu continuer à prendre soin de toi, différemment d'avant, mais toujours un peu. Mais je l'ai dit, tu es comme ma sœur et toute sœur ainée à le devoir de veiller sur sa cadette. Que tu le veilles ou non, je crois bien que je ne suis pas prête d'abandonner aussi facilement !

Aria sourit avec émotion en enlaçant son amie, lui murmurant combien elle était reconnaissante, combien elle tenait à elle, combien elle souhaitait que rien ne change jamais entre elles. Puis, essuyant plus ou moins discrètement les quelques larmes qui lui avaient échappées, Abygail se tourna vers Remus, qui avait suivi l'échange avec tendresse et émotion.

- Remus, je t'avoue qu'au début, je me méfiais un peu. Après ce que je viens de dire, je pense que tu comprends pourquoi. De plus, Aria étant ce qu'elle est, tu te doutes bien que ça n'arrangeait rien. Fit-elle avec amusement. Mais j'ai appris à te connaitre et j'ai confiance en le jugement d'Aria. Tu es quelqu'un de bien et jamais Aria n'aurait pu trouver meilleur mari que toi, vraiment. Alors je te le demande, prend bien soin d'elle et rend la aussi heureuse que possible. Parce que toi, tu peux lui apporter un bonheur que personne d'autre ne pourra jamais lui apporter, ni moi, ni Sirius, ni même le reste de nos proches. Ça va sembler redondant, mais si tu la rends malheureuse, de quelque façon que ce soit, tu auras à faire à moi, Lupin !

Le loup garou rit doucement en hochant la tête.

- Je te le jure, Abygail. Assura-t-il.

La jeune femme sourit, satisfaite, et laissa la parole à Sirius.

- Lunard… Après le discours passionné d'Abygail je ne sais plus trop quoi dire, admit-il, faisant rire le couple et les invités. Mais je peux te dire ceci, tu es mon meilleur ami, depuis plus de vingt ans, et quoi qu'il ait pu se passer, non seulement je m'en excuse mais en plus je t'assure que ça ne changera jamais. Je sais ce que tu vas dire, reprit-il alors que Remus ouvrait la bouche pour protester, mais laisse moi juste le faire, c'est important pour moi.

Remus le regarda un instant avant d'acquiescer silencieusement, un fin sourire sur les lèvres.

- Bien, mais je ne te répèterai surement jamais assez, tu es pardonné Patmol. Sourit le loup garou sous l'expression émue de son ami et sa compagne.

- Merci, Lunard. Acquiesça l'animagus. Pour reprendre sur une note plus joyeuse, reprit le fugitif avec un rire, je te souhaite, je vous souhaite, Aria, Remus, le meilleur. Vous le méritez, tous les deux. Je sais que tu n'avais jamais espéré te retrouver dans cette situation, Lunard, et pourtant je peux te dire, que ce soit James ou moi, on a toujours pensé que tu étais celui qui le méritait le plus. Je suis vraiment heureux pour toi et nul doute que ce bon vieux Cornedrue le serait aussi. Déclara-t-il avec autant d'émotion que semblait en contenir Remus et même Harry.

Finalement Sirius se tourna vers Aria.

- Je te dois beaucoup, Aria, tu fais tant pour moi… Tu es rapidement devenue une amie pour moi, une amie qui compte beaucoup et je sais que tu es la femme qu'il faut à Lunard. Alors, même si je sais bien que je n'ai pas besoin de te le demander, prend bien soin de lui.

- Bien sur, Sirius, je n'y manquerai pas, je te le promets. Assura-t-elle avec un doux sourire.

L'animagus eu un large sourire et acquiesça, enlaçant brièvement le couple avant de reprendre sa place. Dumbledore sourit aux paroles des deux témoins et reprit la cérémonie avec gaité.

- Merci, Abygail, Sirius, pour ces discours témoignant de votre amitié si sincère envers nos deux futurs mariés. A présent, nous allons passer à l'échange des vœux et des alliances.

A ces mots, Harry, qui avait été désigné pour porter les alliances, s'avança vers le couple, qui lui offrit un sourire reconnaissant. Aria et Remus se placèrent alors l'un en face de l'autre, mains jointes. Remus se saisi alors de l'alliance destinée à Aria et commença à réciter ses vœux tout en la lui passant au doigt.

- Moi, Remus John Lupin, je te prends toi, Ariana Cassiopée Wolf, comme épouse tel que tu es. Je promets de t'aimer, de te respecter, et de t'encourager à travers les triomphes et les embûches de notre vie à deux. Je m'engage avec Amour et loyauté à partager avec toi le reste de ma vie.

Aria, émue, prit l'alliance destinée à son compagnon et la lui passa au doigt en récitant ses vœux à son tour.

- Moi, Ariana Cassiopée Wolf, je te prends toi, Remus John Lupin, comme époux tel que tu es. Je promets de t'aimer, de te respecter, et de t'encourager à travers les triomphes et les embûches de notre vie à deux. Je m'engage avec Amour et loyauté à partager avec toi le reste de ma vie.

Après cet émouvant échange, Dumbledore fit signer le certificat d'union aux mariés et aux témoins, puis, il put enfin prononcer la phrase tant attendue.

- Aujourd'hui, devant cette assemblée, par les pouvoirs qui me sont conférés, Aria, Remus, je vous déclare mari et femme !

Le couple, au summum du bonheur, s'échangea alors un baiser rempli d'amour et de promesses d'avenir. Un avenir qu'ils espéraient radieux.