Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.
Très bonne lecture à tous !
Les minutes semblèrent des heures pour Aria depuis que l'épreuve avait commencé, et pour elle les premières étincelles rouges à éclairer le ciel au-dessus du labyrinthe apparurent après une éternité. Le premier rapatrié fut Viktor Krum, c'est inconscient qu'il rejoignit l'infirmerie de Poudlard sous l'œil vigilent des professeurs et plus particulièrement celui de ses parents et de son directeur, Karkaroff. Plus tard il fut rejoint par Fleur Delacour. Il ne restait dans labyrinthe plus que Cedric et Harry.
Au bout d'un long moment, Aria fut soudainement prise d'un étrange pressentiment. Inquiète elle se leva pour essayer de mieux percevoir les odeurs des deux derniers participants, sans succès. Jusqu'ici elle avait réussi à les sentir, mais peut-être étaient-ils trop loin à présent…
- Ariana ? S'enquit doucement Dumbledore, assis à sa droite.
La jeune femme lui lança un regard mi-inquiet mi-distrait avant de finalement lui répondre.
- C'est juste… quelque chose m'inquiète, Albus et je n'aime pas ça.
- Tu te fais du souci ? Demanda le vieil homme, les sourcils néanmoins froncés.
- Bien sur mais… j'ai comme un mauvais pressentiment…
Le directeur perdit toute la gaité qui lui restait et regarda gravement le labyrinthe. Il savait mieux que quiconque que l'instinct des lycans était le plus aiguisé de tous et qu'un pressentiment, bon ou mauvais, n'était pas à prendre à la légère. De plus, Dumbledore lui-même était inquiet depuis un certain temps, trop de choses étranges se déroulaient autour du Tournoi des trois sorciers.
Après une attente interminable, le pressentiment d'Aria eu raison d'être, Harry était soudainement réapparu à l'entrée du labyrinthe, avec le trophée des trois sorciers, certes, mais également le corps inerte de Cedric Diggory.
Immédiatement Aria et Dumbledore se ruèrent vers lui. Le jeune homme était blessé et semblait complètement déphasé, refusant de faire un seul geste et même ne serait-ce que de lâcher son confrère de Poufsouffle. Pendant que Dumbledore saisissait le jeune Gryffondor, l'obligeant à se tourner vers lui, Aria remarqua immédiatement la raison du comportement du jeune garçon, Diggory était mort et tout semblait indiquer que ça n'était pas arrivé à cause de ce qui pouvait se trouver dans le labyrinthe. Son attention fut momentanément détournée de Diggory, pour lequel il n'y avait plus rien à faire, en entendant Harry murmurer faiblement que Voldemort était de retour.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? S'exclama Cornélius Fudge en arrivant vers eux, livide.
Puis il remarqua l'état de Diggory et se tourna vers Aria, la plus proche, qui lui fit un signe de tête affirmatif.
- Mon Dieu ! S'exclama-t-il avant de se tourner vers Dumbledore. Dumbledore ! Il est mort !
Ses paroles se répandirent comme une trainée de poudre parmi les gradins, à l'horreur des parents du défunt, qui descendaient déjà les gradins.
- Harry, lâche-le, demanda Fudge.
Cependant, le jeune homme resta sourd à ses paroles, incapable de faire le moindre geste. Aria, effondrée de voir Harry agir de cette façon, se pencha vers lui et posa une main sur son épaule et l'autre sur sa main, celle qui tenait encore fermement le poignet de Diggory.
- Harry, tu ne peux plus l'aider, maintenant. C'est fini. Lâche-le, s'il te plait. Pria-t-elle doucement.
- Il voulait que je le ramène, gémit-il. Cedric voulait que je le ramène auprès de ses parents...
- C'est fait, Harry, vous êtes de retour tous les deux, tu peux le lâcher… Allez Harry, lâche-le... Répéta-t-elle aussi doucement qu'il le lui était possible.
Voyant le jeune homme incapable de faire le moindre geste, étouffé par l'émotion, l'épuisement et ses blessures, elle le releva. Il chancela, s'accrochant finalement à elle comme à une bouée. Il sembla à Aria qu'il était sur le point de perdre conscience, il fallait l'amener à l'infirmerie, le plus vite possible. Alors que Fudge interpelait Dumbledore, pour qu'il s'occupe des parents de Diggory, il fit signe à Aria et Maugrey, qui venait d'arriver, de s'occuper d'Harry. Voyant cependant qu'Aria ne pourrait pas le transporter longtemps, l'auror prit le Gryffondor dans ses bras et donna rendez-vous à Aria à l'infirmerie, celle-ci ayant été accaparée par McGonagall, qui souhaitait savoir ce qui s'était passé.
C'est avec crainte qu'elle vit l'auror disparaitre avec le blessé. Inquiète au possible elle résuma brièvement ce qu'il s'était passé à sa collègue et la quitta rapidement pour rejoindre l'infirmerie. Elle ne savait pas pourquoi, mais même si Harry était de retour, son pressentiment ne l'avait pas quitté et étonnement le voir partir avec Maugrey ne l'avais pas rassuré du tout.
Comme elle s'y était attendu, l'infirmerie était vide à son arrivée, seuls Krum et Fleur Delacour s'y trouvaient et Madame Pomfresh lui assura n'avoir vu ni Harry ni Maugrey. Le château était immense, ils pouvaient se trouver n'importe où et Maugrey n'était pas fou, il avait surement effacé toute trace d'eux, même olfactive. Paniquée, Aria cherchait une solution en courant dans les couloirs, espérant trouver une trace, n'importe laquelle. Puis, elle se frappa le front en pensant à une solution toute simple, le bureau de Maugrey ! Ça ne donnerait peut-être rien mais ça pouvait être un début. C'était bien dans ces moments là que la carte de Remus et Sirius lui aurait été bien utile ! Au détour d'un couloir elle failli entrer en collision avec Dumbledore, Rogue et McGonagall, qui couraient dans la même direction qu'elle.
- Où sont-ils ? Demanda Dumbledore sans détour, toute sa gaité l'ayant définitivement quitté.
- Je ne sais pas ! Le temps que j'aille à l'infirmerie il n'y avait plus personne et pas une trace ! J'allais voir dans le bureau de Maugrey !
- Allons-y ! S'exclama Dumbledore en prenant la tête du groupe.
Alors qu'ils couraient dans les couloirs, McGonagall se rapprocha d'Aria avec un visage inquiet et coupable.
- Je suis navrée Aria, si je t'avais laissée les suivre…
- Non… Ce n'est pas de ta faute… on ne pouvait pas savoir… Répondit la jeune femme avec une inquiétude non feinte dans la voix.
Peu de temps plus tard les quatre adultes se retrouvèrent devant la porte du bureau de Maugrey, qui était fermée à clé. Immédiatement Aria sentit les odeurs de Maugrey et Harry à l'intérieur et le signifia silencieusement à Dumbledore, qui attendait sa confirmation.
- Stupéfix ! Clama alors Dumbledore, faisant exploser la porte du bureau et envoyant Maugrey contre le mur en face de lui, le rendant inconscient sous l'impact.
- Harry ! S'exclama Aria en accourant près du jeune homme, l'enlaçant avec force, soulagée.
- A… Aria… Murmura-t-il, visiblement aussi soulagé qu'elle.
- Venez, Potter, murmura McGonagall, venez à l'infirmerie…
- Non, coupa sèchement Dumbledore à la stupéfaction des deux femmes.
- Mais enfin… Albus… Il est blessé et… Protesta Aria, appuyée par la sous directrice.
- Il doit rester, répliqua Dumbledore. Harry a besoin de comprendre ce qui s'est passé. Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l'accepter et seule l'acceptation de la réalité peut permettre la guérison. Il faut qu'il sache qui lui a imposé l'épreuve qu'il a subie ce soir et pourquoi.
- Mais comment Maugrey a-t-il pu... ? Murmura Harry, abasourdit en s'écartant légèrement d'Aria, sans pour autant la lâcher.
- Cet homme n'est pas Alastor Maugrey, déclara Dumbledore. Tu n'as jamais vu Alastor Maugrey. Le véritable Maugrey ne t'aurait pas éloigné de moi après ce qui s'est passé ce soir. Dès le moment où je l'ai vu t'emmener, j'ai compris, et dès que ça me fut possible, je suis venu ici.
Tout en disant ces mots, Dumbledore se pencha vers le corps inerte de Maugrey et prit dans sa poche la flasque dont il ne se séparait jamais et un trousseau de clés.
- Severus, s'il vous plaît, allez me chercher la potion de vérité la plus puissante que vous possédiez, puis descendez aux cuisines et ramenez l'elfe de maison qui s'appelle Winky. Minerva, veuillez avoir l'obligeance de vous rendre chez Hagrid où vous verrez un gros chien noir assis dans le jardin aux citrouilles. Emmenez le dans mon bureau, dites-lui que je l'y rejoindrai bientôt et revenez ici.
A ces mots Aria et Harry échangèrent un regard stupéfait, un gros chien noir ? Remus et Abygail allait être fou si ils se rendaient compte que le fugitif avait prit la poudre d'escampette pour rejoindre Poudlard.
- Aria, envoie un patronus à Remus pour lui dire de cesser de chercher Sniffe et de venir dans mon bureau le plus vite possible.
- Entendu. Acquiesça-t-elle malgré son effarement.
Alors qu'elle exécutait la demande de Dumbledore, tout comme Rogue et McGonagall, elle pensa brièvement que Sirius n'aurait peut-être pas seulement à faire à la colère de Remus et Abygail, sans doute passerait-il par la sienne aussi, finalement. Aria retourna alors son attention sur Dumbledore, qui s'approchait d'une malle à sept serrures qui se trouvait dans un coin de la pièce. Celui-ci ouvrit toutes les parties de la malle et une fois arrivé à la septième, Harry et Aria ne purent retenir une exclamation de stupeur.
Là, au fond d'une sorte de fosse, se trouvait le véritable Maugrey Fol Œil. Il semblait endormi et bien plus mince. Sa jambe de bois avait disparu, l'orbite de son œil magique semblait vide et ses cheveux grisonnants étaient clairsemés, comme si on lui en avait arrachés. Sous les yeux effarés d'Aria et Harry, Dumbledore entra dans la malle et se pencha sur lui vers le vrai Maugrey. Après un bref examen, il demanda à Aria de lui envoyer la cape de Maugrey, que portait l'imposteur, pour le réchauffer.
- Il faudra que Madame Pomfresh l'examine, mais il n'est pas en danger. Déclara finalement le directeur de Poudlard.
Une fois remonté en haut, Dumbledore se saisi de la flasque de Maugrey, il dévissa le bouchon et vida son contenu.
- C'est du Polynectar, Harry, expliqua Dumbledore. Vois-tu, c'était très ingénieux. Maugrey ne boit jamais rien d'autre que ce qu'il y a dans sa flasque, il est bien connu pour ça. L'imposteur avait besoin de garder le vrai Maugrey auprès de lui pour pouvoir continuer à préparer sa potion. Regarde ses cheveux... il lui en a coupé tout au long de l'année. L'effet devrait cependant bientôt se dissoudre, nous allons bientôt voir qui a fait ça.
Dumbledore tira alors une chaise et s'y assis, les yeux fixés sur le faux Maugrey, toujours inconscient. Comme l'avait dit Dumbledore, à peine quelques minutes plus tard, le visage du faux Maugrey se mit à changer pour finalement dévoiler le visage de Barty Croupton Junior. Celui-ci était pâle avec des tâches de rousseurs et une chevelure blonde. La stupéfaction d'Harry et Aria fut soudainement interrompue par l'arrivée de Rogue, Winky et McGonagall.
- Croupton ! S'exclama Rogue avec stupéfaction.
Sa surprise fut imitée par McGonagall alors que l'elfe nommée Winky accourait vers son maitre en poussant des cris de panique et de reproche.
- Vous l'avez tué ! Vous avez tué le fils de mon maître !
- Il est simplement stupéfixé, Winky, expliqua calmement Dumbledore. Écarte-toi, s'il te plaît. Severus, vous avez la potion ?
Sur ces mots Rogue lui tendit le flacon de Veritaserum qu'il était partit chercher et Dumbledore se leva. Il mit l'imposteur en position assise, le dos contre le mur, et lui fit boire le contenu de la fiole. Puis il pointa sa baguette sur lui et lança un ''enevatum''. A cela, Croupton junior ouvrit des yeux embrumé et Dumbledore s'agenouilla devant lui.
- Vous m'entendez ? Demanda-t-il.
- Oui, répondit vaguement le mangemort.
- Je voudrais que vous nous disiez comment il se fait que vous soyez ici, s'enquit Dumbledore. Comment vous êtes-vous enfui d'Azkaban ?
L'homme prit une profonde inspiration puis se mit à raconter son hsitoire d'une voix monocorde. Il n'omit rien. Il raconta que sa mère mourante avait demandé à son mari de sortir son fils de prison. Il expliqua que lors de leur visite à Azkaban sa mère avait prit sa place grâce à du Polynectar. Il conta sur le fait que les détraqueurs étaient aveugles, ils avaient senti une personne saine et une personne mourante entrer à Azkaban et qu'ils avaient senti une personne saine et une autre mourante en sortir. C'était de cette façon qu'il était sortit de prison. Ainsi, la personne morte à Azkaban était sa mère, qui avait bu du Polynectar jusqu'à sa mort.
En soi Aria ne pouvait qu'admettre qu'il s'agissait d'une belle histoire d'amour, autant d'amour entre un mari et sa femme que d'amour maternel entre une mère et son fils. Cependant, Croupton Junior n'était pas une bonne personne, loin de là et ce qu'il avait fait à Maugrey et Harry le prouvait. Il était dangereux et très certainement que les accusations qui pesaient contre lui en tant que mangemort étaient véridiques.
- Et qu'est-ce que votre père a fait de vous après vous avoir ramené à la maison ? Reprit Dumbledore.
- Il a fait croire que ma mère était morte dans son lit et un enterrement a eu lieu dans la plus stricte intimité. C'est notre elfe de maison qui s'est occupé de moi. Puis il a fallu me cacher et me surveiller. Mon père a eu recours à divers sortilèges pour me faire obéir. Je ne pensais qu'à rejoindre mon maître...
- Comment a fait votre père pour vous faire obéir ? S'enquit Dumbledore.
- Il m'a soumis au sortilège de l'Imperium. Je devais toujours porter une cape d'invisibilité et l'elfe de maison ne me quittait pas.
- Quelqu'un a-t-il découvert que vous étiez toujours vivant ? Continua le directeur.
- Oui, répondit Croupton. Une sorcière qui travaillait dans le service de mon père. Bertha Jorkins. Elle est venue à la maison pour faire signer des papiers à mon père. Il n'était pas là alors Winky l'a fait entrer et est retournée auprès de moi. Mais Bertha Jorkins en a entendu assez pour deviner qui se cachait sous la cape d'invisibilité. Quand mon père est rentré, elle lui a aussitôt parlé de ce qu'elle venait de découvrir et il lui a infligé un très puissant sortilège d'Amnésie.
Il y eut un bref silence, maintenant la disparition de Berta Jorkins prenait du sens.
- Parlez-moi de la Coupe du Monde de Quidditch, reprit Dumbledore.
- Winky a persuadé mon père de m'y laisser aller, répondit Croupton. Elle disait que c'était ce que ma mère aurait voulu. Il a accepté. Mon père nous a emmenés, moi et Winky, dans la loge officielle. Winky devait dire qu'elle gardait une place pour mon père, et moi, je resterais assis à côté d'elle, invisible. Mais j'avais commencé à lutter contre l'Imperium. C'est ce qui est arrivé là-bas. J'ai alors vu une baguette magique qui dépassait de la poche du garçon assis devant moi. Je l'ai volée.
La petite elfe pleurait à chaudes larmes, priant son maitre de ne pas en dire plus, mais veritaserum faisait toujours effet empêchant l'imposteur de se taire.
- Qu'avez-vous fait de cette baguette ? S'enquit Dumbledore.
Croupton expliqua alors qu'ils étaient rentrés dans la tente et qu'ils avaient alors entendu les Mangemorts. Croupton, furieux que malgré leur liberté ils n'aient jamais cherché leur maitre, avait voulu s'occuper d'eux. Cependant Winky les avait attachés l'un à l'autre et les avait emmenés dans la forêt. C'était à ce moment là qu'il avait utilisé la baguette volée, celle d'Harry en réalité, pour faire apparaître la Marque des Ténèbres. Puis il expliqua que les sorciers du ministère étaient arrivés et les avait stupéfixé tous les deux sans s'en rendre compte, brisant leur lien en même temps. Puis Winky avait été renvoyé par Croupton père, qui, une fois tout le monde parti, avait retrouvé son fils, toujours sous la cape d'invisibilité, et les avaient ramenés chez eux.
A ce stade de l'histoire, alors qu'il racontait que son père était resté nuits et jours avec lui, un large et mauvais sourire étira ses lèvres.
Il raconta que Voldemort était venu le voir avec Queudver, ayant appris sa survie par le biais de Bertha Jorkins, qu'il avait capturé en Albanie. Apparemment, une fois le sortilège d'amnésie détruit, elle lui avait parlé de tout ; du Tournoi des Trois Sorciers, de Maugrey qui allait enseigner à Poudlard, et aussi de son évasion d'Azkaban. Elle lui avait raconté que Croupton gardait son fils prisonnier pour l'empêcher de chercher son maître et de le rejoindre. C'était de cette façon que Voldemort apprit que Croupton fils était resté fidèle. C'est ainsi que Voldemort l'avait retrouvé et était venu chez lui. Croupton père, lui, avait alors était soumis au sortilège de l'Imperium.
Dumbledore pausa alors la question que tout le monde se pausait à ce moment précis, que lui avait demandé Voldemort.
Celui-ci lui a demandé d'infiltrer Poudlard afin de guider et veiller sur Harry dans les épreuves du Tournoi, pour qu'il soit le premier à saisir le trophée. Trophée qui serait transformé en un Portoloin qui mènerait droit à Voldemort. C'était pour cette raison qu'il avait eu besoin de Maugrey, qu'il avait neutralisé avec Queudver. Il expliqua avoir gardé Maugrey en vie pour deux raisons, l'une était pour pouvoir faire du Polynectar, et la seconde afin de le soumettre à L'imperium pour pouvoir l'interroger et tout savoir sur son passé, ses habitudes, etc…
Puis il leur parla de la fuite de Croupton père, qui avait commencé à résister à l'Imperium. Cependant Voldemort s'était douté que Croupton irai à Poudlard et avait prévenu le fils, disant qu'il devait l'arrêter.
- J'ai donc attendu en me servant de la carte que j'avais prise à Harry Potter. La carte qui avait failli tout gâcher… Grogna-t-il.
- La carte ? Fit précipitamment Dumbledore. Quelle carte ?
Aria lança un regard stupéfait à Harry, qui eut la décence de rougir de honte. Elle n'arrivait pas à croire qu'il ait pu laisser la carte du Maraudeur à n'importe qui ! Même confisquée il aurait dû la récupérer ! Sirius et Remus ne seraient surement pas ravis de cette négligence qui aurait put le sauver et ce depuis longtemps.
- Oui, la carte de Poudlard que possédait Potter. Expliqua Croupton. Il avait vu mon nom s'y inscrire une nuit où j'étais dans le bureau de Rogue pour y voler des ingrédients pour le Polynectar. Il a cru que c'était mon père puisque nous avons le même prénom. Je me suis alors arrangé pour la lui prendre. Et j'ai attendu l'arrivée de mon père à Poudlard. Puis, un soir, la carte m'a montré qu'il avait pénétré dans le parc. J'ai alors mis ma cape d'invisibilité et je suis allé à sa rencontre. Je l'ai trouvé à la lisière de la forêt, mais Potter et Krum sont arrivés. Alors j'ai attendu que Potter s'en aille, j'ai stupéfixé Krum et j'ai tué mon père.
- Qu'avez vous fait du corps ? S'enquit calmement Dumbledore.
- Je l'ai transporté dans la forêt et j'ai métamorphosé le cadavre de mon père. J'ai utilisé un sortilège pour le réduire à un os unique... que j'ai enterré, caché sous ma cape d'invisibilité, devant la cabane de Hagrid.
Il y eut alors un grand silence, horrifié pour Harry, Aria et McGonagall, et seulement ponctué par les sanglots de Winky.
- Et pour ce soir ? Reprit Dumbledore.
- J'ai proposé d'aller placer le trophée dans le labyrinthe, murmura Croupton Junior. Je l'ai transformé en Portoloin et le plan de mon maître a fonctionné. Il a retrouvé le pouvoir. Déclara-t-il avec un sourire dément avant de prendre à nouveau connaissance.
