Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.
Les jours qui suivirent furent chargés. Aria et Mme Weasley avaient essayé de demander à Dumbledore l'autorisation d'avoir Harry chez elles pendant les vacances d'été mais il était resté sourd à leur demandes répétées, il assurait que c'était pour sa sécurité, qu'il avait de bonnes raisons. La mort dans l'âme mais pas défaites, elles se mirent d'accord pour essayer plus tard durant l'été, peut-être obtiendraient-elles au moins une semaine chacune…
Dumbledore demanda néanmoins à Aria de se tenir prête à revenir enseigner à Poudlard en cas de besoin à la rentrée suivante. Apparemment il envoyait Hagrid et Madame Maxime discuter avec les géants, afin d'obtenir leur aide. Ainsi, si leur mission dépassait l'été, Aria serait susceptible de se voir attribuer le poste de professeur de soin aux créatures magiques. Bien que ravie de pouvoir enseigner à nouveau, elle était réticente à l'idée de devoir quitter Remus et Sirius aussi souvent. Elle laissa finalement couler, avec un peu de chance Hagrid et Madame Maxime s'en sortiraient avant la rentrée.
Avant de quitter Poudlard, Aria avait pu échanger quelques mots avec Harry, l'encourageant et le réconfortant comme elle le pouvait. Le jeune homme lui en était reconnaissant, et même si tout le monde le laissait tranquille, sur demande de Dumbledore, les gens préféraient l'éviter, aussi ces quelques mots lui firent beaucoup de bien.
Sirius et Remus passèrent plusieurs jours en dehors de la Tanière à contacter les anciens membres de l'ordre du phénix. Aussi, durant ce laps de temps, Aria en profita pour rechercher dans les affaires de ses parents quoi que ce soit qui puisse lui donner une idée de l'emplacement des autres lycans. En effet, pendant la première guerre, ceux-ci avaient essayés de les contacter pour obtenir leur soutient dans la lutte que menait l'ordre, à présent c'était elle qui héritait de cette tâche.
Aria, malgré son positivisme habituel, était relativement pessimiste quant à la réussite de ce nouveau contact. Les lycans voulaient tous rester loin de toute communauté, magique ou non magique, aussi, en aucun cas ils ne souhaiteraient être mêlés à une guerre qui ne les concerne pas. C'était d'autant plus vrai que la plupart des lycans ne vivaient pas en Angleterre, qui serait le premier et principal pays touché par cette nouvelle crise, évidement. Si ils n'étaient pas directement touchés, ils n'interviendraient pas. De plus, ils étaient bien assez intelligents et discrets pour échapper aux radars des Mangemorts et des différents ministères magiques. Ils pouvaient très bien se transformer et attendre que la guerre passe, ils ne seraient sans doute jamais ennuyés…
Non, Dumbledore ne lui avait pas donné une mission facile, et si en plus elle allait devoir jongler avec du travail d'enseignante, comme Dumbledore l'avait évoqué… L'ampleur de la tâche pesait déjà sur ses épaules, mais elle avait donné sa parole et elle agirait en conséquence.
Du côté d'Abygail, celle-ci avait accepté de se joindre à leur cause sans condition. Bien sur, la nouvelle l'avait anéantie et elle avait hésité, mais au delà de la présence de son amie au sein de l'ordre, elle avait ses propres convictions et lutterai pour. De plus, elle avait assuré qu'une médicomage serait un atout précieux pour l'ordre, qui sait sous quel joug allait tomber Saint Mangouste dans les temps à venir ? D'ailleurs, elle soupçonnait que ce soit l'une des principales raisons de la demande de Dumbledore la concernant.
L'été fut extrêmement chargé pour les membres de l'ordre.
Dans un premier temps, personne ne fut autorisé à envoyer de lettres à Harry durant cette période, ce qui avait mit Sirius dans une rage folle, cependant sa sécurité était assurée par des membres de l'ordre, dont un certain Mondingus Fletcher et une cracmol voisine d'Harry, Mme Figg. Aria avait rapidement vu que Remus et Sirius n'avaient pas réellement confiance en ce Mondingus, mais Dumbledore s'était empressé de leur assuré qu'il ne serait pas le seul à veiller sur Harry, un roulement serait effectué.
Dans un second temps, Aria avait enfin pu mettre la main sur la liste de contacts lycans de ses parents et organisait au mieux les nombreux voyages qu'elle allait devoir effectuer, les lycans s'étant réfugiés dans le monde entier. Elle passa une grande partie de l'été à faire cela ainsi qu'à consulter toutes les notes et les rapports de ses parents concernant leurs voyages et les autres lycans, dont ils avaient dressé des portraits très détaillés. Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'ils lui avaient drôlement mâché le travail. Cela dit, quinze ans étaient passés depuis la dernière fois, ils avaient tous très bien put bouger ou changer de façon de penser, ou même de point de vue, ce qui l'aiderai beaucoup au demeurant.
Abygail, elle, préparait déjà ses plans pour pouvoir aider l'ordre de la façon la plus discrète possible, elle ne serait pas toujours là pour eux alors ils devaient avoir les remèdes nécessaires aux premiers soins ou permettant d'attendre son arrivée aussi longtemps qu'il le faudra.
Remus, lui, se trouva à devoir remplir quelques missions pour Dumbledore, dont aucun d'eux n'évoqua le sujet. Apparemment, ils le sauraient bien assez vite.
Enfin, au cours de l'été, Sirius apprit par Dumbledore qu'il était désormais le propriétaire du 12 Square Grimmaurd, la maison de sa famille, la maison où il avait grandit avant de s'en enfuir à l'âge de 16 ans. Sirius n'était pas spécialement ravi de la nouvelle, il détestait profondément cette maison, tout comme sa famille, mais Dumbledore lui avait donné un point de vue différent. Selon lui, c'était l'endroit idéal pour établir le nouveau QG de l'ordre du Phénix. En effet, la maison était grande, possédant de nombreuses pièces et chambres, et elle était protégée par de nombreux sorts, de sorte que tout le monde n'y avait pas accès facilement. Au bout du compte, Sirius avait cédé et tous s'étaient rendu sur place pour y faire le ménage, apparemment l'endroit en avait grand besoin… Et, finalement, ça s'était vite confirmé.
Le groupe, alors composé de tous les habitants de la Tanière, avait transplané juste devant l'entré du Square Grimmaurd. La maison était normalement cachée aux yeux de tous, mais si on en connaissait l'adresse et qu'on y pensait très fort, elle était alors visible et il était possible d'y accéder.
En voyant l'extérieur de la maison, Aria et Abygail échangèrent un regard abasourdit. Certes, Dumbledore avait dit qu'elle était restée inhabitée un long moment et que la famille de Sirius était… un peu ''spéciale'', mais elles ne s'étaient pas attendues à ça.
Les murs étaient complètement décrépis, les nombreuses fenêtres parsemant la façade étaient crasseuses et les marches du perron, où ils se trouvaient, étaient complètement usées. La porte d'entrée devant eux était noire, la peinture qui la couvrait s'était écaillée et la porte était éraflée un peu partout. On pouvait également voir, sur celle-ci, la préférence pour Serpentard de cette famille, comme l'avait dit Sirius, sa poignée en argent ayant la forme d'un serpent. Enfin, plus étrangement, il n'y a ni serrure, ni boîte aux lettres.
- Alors c'est ça ? La maison de la Grande et Noble famille Black ? Déclara Abygail en mettant ses mains sur ses hanches.
Pour toute réponse, elle entendit Sirius grogner. Étant sous sa forme d'animagus, celui-ci n'avait pu répliquer autrement, mais il n'en avait pas pensé moins, loin de là.
- Bon, ba ça donne le ton au moins, on entre ?
- Il va bien falloir. Nota Remus avec amusement.
La blonde lui tira la langue et poussa la porte. Immédiatement, elle fut submergée par une vague de poussière en suspension, qui l'obligea à s'éloigner de quelques pas avec une toux terrible.
- Ça va Abby ? S'enquit Aria, inquiète.
- Oui, oui… La vache ! S'exclama-t-elle en se tournant à nouveau vers la porte, quand Dumbledore a dit inhabité depuis un moment, on aurait dû lui demander des précisions !
Le loup garou et sa compagne rirent doucement alors que Sirius secouait la tête avec mauvaise humeur en entrant dans la bâtisse, vite imité par le groupe.
Le hall dans lequel ils entrèrent était très poussiéreux, tellement que leurs traces de pas étaient visibles sur le sol. Le couloir était éclairé par des lampes à gaz à l'ancienne ainsi que par un lustre ayant la forme de serpents, qui était couvert de toiles d'araignées. Les murs autour d'eux avaient leur papier peint à moitié décollé et arborait les portraits des anciens résidents de la maison ainsi que les têtes des elfes de maison y ayant vraisemblablement servi. D'ailleurs, en les voyants, Abygail sursauta au possible, posant une main sur sa poitrine pour calmer les battements effrénés de son cœur. Aria, bien que n'ayant pas sursauté, avait ressentit de l'effroi face à cette vision. Bien sur, Sirius les avaient prévenues des préférences et des cruautés de sa famille, mais elles ne s'attendaient pas à ça, ou pas de cette façon… En fait, elles avaient surement préféré ne pas l'imaginer du tout.
Dégoutée par cette vision de ces pauvres elfes, Aria tourna les yeux vers le reste du hall. De larges rideaux rongés par les mites semblaient cacher quelque chose, ce que Sirius avait rapidement identifié comme un tableau grandeur nature de sa mère. Apparemment, il était impossible de le retirer du mur, aussi avait-il fallu le cacher par des rideaux, car Mme Black ne cessaient apparemment pas de pestiférer sur quiconque passait sa porte. Enfin, le groupe arriva silencieusement au bout du couloir, pour ne pas réveiller le portrait de Walburga Black, et ils y trouvèrent un porte-parapluie en forme de jambe de troll. Aria prit immédiatement l'initiative de le décaler un peu, connaissant sa maladresse, elle allait surement trébucher dessus plus d'une fois alors autant prendre les devants.
La pièce au bout du couloir menait à une grande salle à manger avec un grand buffet. Juste devant son entrée, sur la gauche, se trouvait une seconde porte, juste après un grand escalier, qui menait à la cuisine, qui se trouvait au sous sol. Celle-ci faisait la taille d'une caverne et possédait des murs de pierre brute. Au plafond étaient accrochés des poêles et des marmites. On y trouvait également un buffet, une cheminée aménagée au fond de la pièce et au milieu se trouvait une grande table de bois.
- Ici ça sera parfait pour les réunions de l'ordre. Commenta Remus.
- Sans doute. Grommela Sirius, qui faisait son possible pour exprimer son mécontentement d'être ici maintenant qu'il avait reprit forme humaine.
Le groupe fit fi de son humeur et reprit sa visite.
Au premier étage ils trouvèrent le salon, une pièce très vaste et dotée d'un plafond haut orné d'un lustre poussiéreux et de murs vert olive. Les fenêtres étaient entourées de longs rideaux verts, qui semblaient d'ailleurs infestés de Doxys, selon Aria. Dans la pièce se trouvait également une grande cheminée entourée de deux immenses armoires vitrées remplies d'objets divers et variés. Enfin, la pièce était meublée d'un secrétaire, d'armoires et d'un grand canapé vert.
Ce qui attira d'avantage l'attention des visiteurs, fut la tapisserie qui ornait une grande partie de la pièce. Celle-ci représentait l'arbre généalogique de la famille Black.
- Ça alors, siffla Abygail avec admiration, ça c'est de l'arbre généalogique ! On n'est jamais remonté aussi loin avec ma mère ! Rit-elle.
- Hé bien crois moi, si tu appartenais à cette famille tu n'en voudrais pas de cet arbre généalogique là. Gronda Sirius.
Étonnement, Abygail ne rétorqua rien. Elle avait de nombreuses fois entendu parler de la famille Black et vu la description qu'en faisait assez régulièrement Sirius lui-même, elle pouvait comprendre. De plus, vis-à-vis de tout cela, elle n'avait pas envie de l'ennuyer sur ce sujet, elle connaissait les limites à ne pas dépasser, malgré tout. Sirius lui en était d'ailleurs reconnaissant. Certes, il aimait beaucoup embêter la jeune femme, tout comme elle envers lui, mais il savait aussi lui reconnaitre ses qualités quand ça s'imposait. D'ailleurs, c'était dans ce genre de circonstances qu'il comprenait mieux pourquoi elle avait atterrit à Poufsouffle et non à Gryffondor. Elle était compatissante et malgré son fort caractère et son franc parlé, elle savait faire la part des choses avec compréhension et bienveillance. Sans doute était-ce grâce à ces qualités qu'elle était une si bonne médicomage…
- J'y pense, reprit-elle finalement, tu n'en a pas un toi, Aria ? S'enquit-elle en se tournant vers son amie.
- Si, fit-elle pensivement, qui remonte même à avant la révolution, il me semble. Il doit être quelque part dans le grenier…
- Tu attises ma curiosité, on pourra y jeter un œil ? Demanda Sirius, plus détendu.
- Bien sur ! Sourit la jeune femme.
- Ça pourrait même t'être utile pour ta mission à venir. Nota Remus.
- Comment ça ? S'étonna la jeune femme.
- Qu'est-ce qui dit que les personnes que tu dois rencontrer ne sont pas de lointains membres de ta famille ?
La lycan le regarda avec surprise avant de se faire pensive.
- Je n'y avais jamais pensé, j'ai toujours cru que je n'avais plus aucune famille… Tu as peut-être raison… Et si ma famille avait omit de contacter certains lycan encore en vie à cause de vieilles querelles familiales… Tu as raison, je vais devoir faire quelques recherches supplémentaires alors. Acquiesça-t-elle.
- Tu vas avoir du boulot. Nota Abygail. Tu peux compter sur moi. Assura-t-elle.
- Merci Abby ! Sourit la jeune femme.
La blonde acquiesça joyeusement, heureuse de pouvoir rendre service à son amie d'enfance.
- On continue ? Fit-elle finalement alors que le groupe hochait la tête.
Après le salon, toujours au premier étage, le groupe découvrit la première salle de bain de la maison, le sol était en marbre noir et il s'y trouvait une grande baignoire aux pieds en forme de queues de serpent en argent, et une première chambre, aussi sombre que le reste de la maison.
Au deuxième étage ils trouvèrent une nouvelle salle de bain, deux chambres et une bibliothèque. L'une des deux chambres possédait des lits jumeaux, une armoire et un portait, alors vide, de Phineas Black, l'arrière grand père de Sirius et un ancien directeur de Poudlard. Apparemment, Sirius appréciait assez son arrière grand père et d'après lui ça avait toujours été réciproque malgré son entrée à Gryffondor. D'après Sirius, son portrait se trouvait également dans le bureau de Dumbledore à Poudlard, où il se trouvait le plus souvent.
Au troisième étage ils trouvèrent une salle de bain et deux chambres supplémentaires. Enfin, au dernier étage, se trouvaient les chambres de Sirius, Regulus, son frère, et des toilettes, dont Sirius avait précisé qu'il ne fallait pas s'approcher, abritant une Goule particulièrement dangereuse.
La chambre de Sirius était à son image et d'après lui, elle n'avait pas changé depuis son départ, à l'âge de seize ans. La chambre était spacieuse avec un grand lit au cadre de bois sculpté. La seule fenêtre de la pièce était encadrée de lourds rideaux en velours, au plafond pendait un lustre poussiéreux et contre un mur se trouvait une grande armoire en bois. Les murs, originellement couvert de soie gris-argent, étaient presque tous entièrement recouvert de photos de motos moldues, d'affiches de jeunes femmes Moldues en bikini ou encore de bannières aux couleurs de Gryffondor. Cependant, près de la tête de lit trônait une belle photo des Maraudeurs quand ils étaient à Poudlard.
Cette constatation arracha à Remus un sourire nostalgique, tout comme à Sirius. Aria, touchée, sourit doucement. Les maraudeurs avaient partagés une belle et forte amitié, et même si la conclusion n'était pas celle qu'on pouvait espérer, rien n'était encore perdu, Remus et Sirius étaient toujours là, eux.
- Les mecs, tous les mêmes. Ricana Abygail en regardant de plus près l'une des affiches avec une femme en bikini.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Fit Sirius avec amusement en haussant les épaules. J'avais seize ans !
- Ouais ba mentalement t'a pas changé d'un iota ! Répliqua la blonde, taquine.
- Qu'est-ce que tu… Voulu répondre l'animagus avant d'être coupé par Aria.
- En même temps, Abby aussi avait ce genre de photographies dans sa chambre au même âge. Nota innocemment Aria.
A ces mots, Sirius eut d'abord un regard surpris avant de jeter un regard victorieux vers la blonde. Celle-ci, après un regard trahi envers son amie d'enfance, rougit au possible avant de croiser les bras avec une mine boudeuse.
- Qu'est-ce que tu veux, j'avais seize ans ! Déclara-t-elle, reprenant les mots de Sirius.
Le groupe éclata de rire. Aria ne put cependant pas s'empêcher de noter que Sirius et Abygail étaient vraiment semblable et visiblement depuis bien plus longtemps qu'on pourrait le penser. Aria ne se souvenait que trop de tous les posters qu'Abygail avait affichés dans sa chambre, la plupart représentant soit des chanteurs moldus ou sorciers ou alors des hommes torse nus sur des motos ou autre engin du même type. Sans oublier les nombreuses bannières à l'effigie de Poufsouffle et les affiches de ses équipes préférées de Quidditch. A bien y repenser, sa chambre, chez sa mère, devait toujours ressembler à ça… à deux trois détails près.
La chambre du frère de Sirius, Regulus, était très différente de la sienne. Sur la porte se trouvait une plaque sur laquelle était écrit : "Défense d'entrer sans l'autorisation expresse de Regulus Arcturus Black". Elle était un peu plus petite que celle de Sirius et était aux couleurs de Serpentard, sans réelle surprise. Sur les murs se trouvaient les armoiries et la devise des Black, ainsi que des coupures de journaux parlant de Voldemort et une photographie représentant l'équipe de Quidditch de Serpentard, à laquelle avait appartenu Regulus. Enfin, la pièce était meublée d'un grand lit semblable à celui de Sirius, d'une armoire et d'un bureau.
Pour terminer, la maison possédait un grenier, celui-ci était pratiquement vide et le sol était couvert de paille.
- Bon, ba on va avoir du boulot les gars. Conclu Abygail.
