Attention : Harry Potter ne m'appartient pas.

Bonne lecture à tous !


Dans l'après midi Aria dû finalement se décider à quitter les membres de l'ordre pour rejoindre Poudlard.

- Soit prudente, prend soin de toi et écrit-nous, ça va être bien vide sans toi. Lui dit Sirius après une étreinte amicale.

- Oui papa ! Se moqua-t-elle.

- C'est ça, moque toi va, viens pas pleurer quand tu seras toute seule là bas et qu'on te manquera ! Rétorqua-t-il avec amusement.

- Ho je ne serais pas seule. Mais c'est vrai que vous allez me manquer. Admit-elle.

L'animagus soupira en souriant avant de la laisser dire au revoir aux autres.

- Tu vas nous manquer, reviens vite. Fit Tonks en l'étreignant à son tour.

- Entendu, mais je ferais en sorte d'être là pour les réunions, ça tu peux en être sure. Assura-t-elle.

- Parfait alors ! Sourit la métamorphomage.

Aria acquiesça et se tourna vers Molly et Arthur.

- A la prochaine réunion alors ? Fit doucement Molly.

- Oui. Merci pour tout Molly, j'ai vraiment passé de bon moment avec vous tous. Merci à toi aussi Arthur.

- Je t'en prie Aria, sourit Molly, le plaisir était pour nous, tu es de très bonne compagnie, c'était vraiment agréable d'avoir quelqu'un comme toi avec nous. Sourit la femme Wealsey.

- C'est vrai, j'espère qu'on pourra tous se retrouver pour noël, ça serait très agréable. Ajouta Arthur.

- Je suis d'accord ! Sourit Aria avant de se tourner vers Maugrey. Alastor… à bientôt ?

- A bientôt gamine, soit vigilante et fait nous un rapport aussi régulièrement que possible.

- Oui chef ! Rit-elle alors que l'ancien auror levait les yeux au ciel.

- Par moment tu ressembles vraiment à ton père, surtout quand tu parles de cette manière. Soupira-t-il.

- Tant mieux, non ? S'amusa-t-elle, ravie d'entendre parler de son père.

- Va savoir. Conclu-t-il.

Aria se tourna alors vers Abygail, qui avait les points sur les hanches.

- Oui ? tenta la lycan, un peu anxieuse.

- Prend soin de toi et si tu ne te sens pas bien, même si tu penses que ce n'est rien, va voir Mme Pomfresh, c'est un ordre ! Déclara la blonde.

- Je te le promets, sourit doucement Aria.

- Tu dis ça, mais tu prends toujours des risques inconsidérés avec ta santé quand tu es seule. Soupira l'animagus oiseau.

- Je sais, admit Aria, mais je ne peux plus me permettre d'agir aussi inconsciemment, il est aussi question de la santé du bébé maintenant.

La blonde resta silencieuse un moment, visiblement étonnée. Puis elle soupira avec un air de dépit et lui envoya un sourire touché.

- Tu as raison, alors je te fais confiance. N'empêche, prend soin de toi.

- Je le ferai. Sourit-elle en étreignant un moment son amie. Et toi soit un peu gentille avec Sirius, et éclair un peu votre situation aussi, ça le rassurerait sûrement.

La blonde s'écarta soudainement d'elle, la regardant d'un air ahuri alors que son visage se teignait de rouge.

- Comment tu… tu… Aria… Qu'est-ce que… Balbutia-t-elle alors que la lycan lui faisait un clin d'œil avant d'aller enlacer son mari.

- Je crois que tu l'as un peu prise au dépourvu. S'amusa celui-ci en resserrant son étreinte.

- C'est pour la bonne cause. Rit-elle doucement.

- Soit prudente, si ça se passe mal avec le membre du ministère ne prend pas de risques, revient à la maison, Dumbledore comprendra.

- Ça ira Remus, assura doucement Aria en prenant le visage de son mari en coupe. Je suis plus forte qu'on l'imagine.

- Je sais, je sais… admit-il en embrassant la paume de sa main gauche. Mais je me fais du souci, comprend moi.

- Je comprends, comme je m'en fais pour toi. Toi aussi tu dois être prudent, très prudent, tu seras bien plus en danger que moi. Fait le pour moi, pour notre enfant, j'ai besoin de toi et lui aussi. Fit-elle en pausant la main de son compagnon sur son ventre encore plat.

Le loup garou ne bougea pas pendant un moment, puis il lui envoya un regard touché avant de la serrer au nouveau contre lui et l'embrasser amoureusement.

- Je te le promets. Murmura-t-il. Je te remercie Aria, je te l'ai déjà dit mais… mais je ne te le dirai jamais assez à mon goût, merci beaucoup, tu ne sais pas combien je suis heureux.

La jeune femme retint à grande peine ses larmes de joie, se contentant d'hocher la tête, posée contre le torse de son mari. Elle aussi ne le remercierait jamais assez, elle était heureuse à ses côtés, ne doutait pas en lui comme elle aurait put le faire pour un autre, elle n'avait pas peur non plus. Bien sur elle craignait pour sa vie, surtout en ce moment, mais elle avait confiance.

Après un dernier baisé, elle fit un dernier signe à ses proches et transplana avec sa valise, arrivant aux portes des grilles de Poudlard. On ne pouvait pas transplaner dans Poudlard, que se soit dans le château ou dans le parc, aussi, le plus rapide était de transplaner devant les grilles et marcher, on ne pouvait faire autrement.

Au château elle fut chaleureusement accueillie par le professeur McGonagall et le professeur Chourave, qui étaient ravies de la voir à nouveau à Poudlard. Elles la conduisirent à ses nouveaux quartiers, qui se trouvèrent être les mêmes que ceux qu'elle avait eus il y a deux ans. En entrant toutes ses affaires l'attendaient sagement sur le sol ou sur la table de la cuisine, où elle avait tant pris le thé avec Remus quand ils s'étaient rencontrés. Finalement c'était une bonne chose qu'elle soie réinstallée ici, ça lui rappelait de bons souvenirs, des souvenirs qu'elle chérissait. Ce lieu était l'endroit où était né son amour pour son mari, le lieu où ils s'étaient rencontrés et où leur amitié s'était transformée en un sentiment bien plus profond. Elle aimait cet endroit, là où tout avait commencé.

Elle discuta un moment avec ses deux collègues, notamment du prochain professeur de défense contre les forces du mal. Apparemment, il s'agissait de Dolores Ombrage, une proche de Fudge au ministère. Ce n'était pas franchement une bonne nouvelle et visiblement ça n'enchantait pas non plus les deux femmes. Elle connaissait les pensées élitistes et racistes de cette femme, surtout en ce qui concernait les hybrides, comme Remus… Il avait eut raison de lui dire d'être prudente, elle allait devoir l'être, et plus qu'elle ne le pensait au départ.

Quand McGonagall et Chourave la quittèrent, Aria soupira et, à l'aide de plusieurs sorts, s'installa dans son nouveau logis en à peine deux heures.

Aria regarda sa montre, bientôt elle devrait rejoindre ses collègues pour la réunion du personnel, réunion ayant lieu avant chaque rentré. Il y était abordé divers sujets, les cours, l'organisation, les sorties scolaires, les différents projets de l'année… Avec un soupir las, Aria se leva et sortit de ses appartements. Elle voulu prendre Orion avec elle mais se souvint l'avoir laissé à Sirius et Remus, enfin surtout à Sirius, pour lui faire une compagnie supplémentaire, avec Buck.

En arrivant près de la salle où avait lieu la réunion, Aria rencontra rapidement la fameuse Dolores Ombrage, à son plus grand damne, pourquoi fallait-il qu'elle tombe sur elle aussi vite ? La femme était trapue, avec des cheveux courts et bouclés châtain clair, dans lesquels elle portait un bandeau rose, assorti à un cardigan de laine également rose, qu'elle portait par-dessus une robe, rose elle aussi. Cette femme avait visiblement obsession pour le rose…

Quand elle la remarqua, elle la regarda de haut en bas avec un regard extrêmement condescendant. Ça commençait bien…

- Alors c'est vous ? Déclara-t-elle finalement.

- Excusez-moi ? S'étonna Aria, s'obligeant à rester polie, elle devait tout faire pour ne pas trop attirer l'attention d'Ombrage, même si c'était quelque peu compromit d'avance.

- La femme du loup-garou. Fit dédaigneusement la femme en rose.

Oui, quelque peu compromit… sans l'ombre d'un doute…

- Hé bien… On dirai, oui… Répondit Aria avec un sourire forcé. C'est un problème ? Ne put-elle s'empêcher de demander.

La femme ne prit même pas la peine de lui répondre, entrant dans la salle avec un air supérieur. Aria affaissa les épaules, tout ça l'épuisait déjà, espérons tout de même qu'Ombrage la laisserait dans une tranquillité relative. Finalement, elle entra à son tour, échangeant un regard noir avec Rogue au passage, s'installant entre les professeurs Flitwick et Chourave, avec qui elle discuta gaiment avant que Dumbledore n'arrive et commence la réunion.


La réunion fut courte, plus que ne l'avait soupçonné Aria, cependant une chose en était clairement ressortit, Ombrage était là pour mettre l'école sous le contrôle du ministère, et c'était loin d'être une bonne nouvelle…

Là-dessus, il fut bientôt l'heure de rejoindre la Grande Salle, où les élèves ne tarderaient pas à entrer. Aria prit la place où se trouvait normalement Hagrid, le remplaçant jusqu'à son retour. Ainsi, elle se retrouva assise entre les professeurs Flitwick et McGonagall, loin d'Ombrage, à son plus grand soulagement.

Quelques minutes plus tard, les élèves commencèrent à entrer et à s'installer, quand Harry et ses amis entrèrent à leur tour, ils envoyèrent un petit signe à Aria, qui leur répondit gaiment, ravie. Bizarrement, les voir lui avait retiré ses inquiétudes au sujet d'Ombrage, même brièvement. Cela dit, au vu de l'expression que fit Harry en voyant la femme en rose, ça ne lui inspirait rien de bon. Il allait falloir interroger le jeune homme, vite.

Bientôt, les premières années arrivèrent à leur tour et le choixpeau commença sa chanson. Celle-ci était très différente de celles qu'Aria avaient pu entendre par le passé, elle était emplie de l'histoire du fondement de Poudlard et d'avertissement de danger à venir. Le choixpeau sentait-il que les choses étaient entrain de changer, à nouveau ? Elle ne le saurait surement jamais, cet objet était particulièrement insondable. Une fois la cérémonie de répartition terminée, Dumbledore se leva pour souhaiter la bienvenue aux élèves, son discours attendrait la fin du repas visiblement.

Le diner se déroula sans accroc, Aria discuta longuement avec ses voisins, de ce qu'elle avait fait après son départ il y a deux ans, de son mariage et sa vie en règle générale. L'annonce de son mariage avait d'ailleurs engendré nombre de félicitation de la part de ceux n'ayant pas été présent à la cérémonie et de ceux avec qui elle n'avait pas pu discuter lors de sa venue en juin dernier. Ça l'avait hautement ravie, ça montrait que tous approuvaient et ça la touchait vraiment. Au cours du repas elle eue également de nombreux signe de la part de ses élèves, des sourires ou des signes discrets de la main, visiblement ils semblaient aussi ravie qu'elle de la revoir, et surtout de savoir qu'elle allait à nouveau enseigner, vu qu'elle se trouvait à la place des professeurs et non des invités.

Puis, vint le moment du désert et Dumbledore prit la parole une fois les assiettes manifestement vides.

- À présent que nous sommes tous occupés à digérer un autre de nos somptueux festins, je vous demande de m'accorder quelques instants d'attention afin que je puisse vous donner les traditionnelles recommandations de début d'année, déclara-t-il. Les nouveaux doivent savoir que la forêt située dans le parc est interdite d'accès, il ne serait d'ailleurs pas inutile que quelques-uns de nos plus anciens élèves s'en souviennent aussi.

Aria rit doucement à cela, Harry, Ron et Hermione étaient devenus des experts en la matière. D'ailleurs, d'un coup d'œil vers eux, elle vit qu'ils pensaient surement comme elle, le petit sourire coupable sur leur lèvres en disant long là dessus. Dumbledore reprit.

- Mr Rusard, le concierge, m'a demandé de vous rappeler, pour la quatre cent soixante deuxième fois selon lui, que l'usage de la magie n'est pas autorisé dans les couloirs entre les heures de cours et que beaucoup d'autres choses sont également interdites, dont la liste complète est désormais affichée sur la porte de son bureau. Dit-il avec un sourire amusé. Nous aurons cette année deux nouveaux enseignants. Je suis particulièrement heureux d'accueillir à nouveau parmi nous le professeur Wolf, à présent Lupin, qui se chargera du cours de soin aux créatures magiques.

Il y eu un moment de flottement étonné à l'entente de son nouveau nom, puis, une grande salve d'applaudissement et de sifflement joyeux éclatèrent dans la Grande Salle. Aria, ravie de leur réaction, fit un petit signe joyeux aux élèves avant que Dumbledore ne poursuive, visiblement tout aussi ravi.

- J'ai également le plaisir de vous présenter le professeur Ombrage, qui enseignera la défense contre les forces du Mal.

Cette fois les applaudissements furent plus polis qu'enjoués, ce qui n'eut rien de bien étonnant, les professeurs de défense contre les forces du mal ne restaient jamais plus d'un an, pour des raisons diverses et variées…

- Les essais pour la constitution des équipes de Quidditch de chacune des quatre maisons auront lieu le… commença le directeur avant d'être interrompu par un bref hum-hum, venant du nouveau professeur de défense.

Il y eu un long moment de flottement incompréhensif, durant lequel Dumbledore, pris au dépourvu, lança un regard interrogateur à sa nouvelle collègue. Celle-ci s'était levée et souhaitait visiblement se faire entendre. Beaucoup de professeurs ne cachèrent pas aussi bien leur surprise que Dumbledore, qui semblait imperturbable. Aria elle-même ne put s'en empêcher de froncer les sourcils, échangeant un regard avec McGonagall, dont les lèvres étaient pincées.

Lors de la réunion du personnel, Aria avait bien remarqué que les deux femmes ne s'appréciaient pas beaucoup, voir pas du tout, et visiblement le manque de respect envers les traditions de Poudlard d'Ombrage ne faisait que la mettre d'avantage en colère.

Finalement, Aria se tourna à nouveau vers Ombrage pour écouter son discours. Quelque chose lui disait qu'elle aurait de quoi dire dans la lettre qu'elle enverrait à Remus et Sirius ce soir.

- Je dois dire que c'est un grand plaisir de revenir à Poudlard et de voir tous ces joyeux petits visages levés vers moi ! Déclara-t-elle avec un sourire. J'ai hâte de vous connaître tous et je suis sûre que nous deviendrons vite de très bons amis !

Aria jeta un œil aux différentes tables, visiblement les élèves étaient assez dubitatifs à ce sujet.

- Le ministère de la Magie a toujours accordé une importance primordiale à l'éducation des jeunes sorcières et des jeunes sorciers. Reprit-elle de sa petite voix. Les quelques dons que vous avez pu recevoir à votre naissance ne se révéleraient pas d'une très grande utilité si une instruction attentive ne se chargeait de les cultiver et de les affiner. Le trésor de la connaissance magique amassé par nos ancêtres doit être conservé, enrichi, bonifié, par ceux qui sont appelés à la noble mission de l'enseignement.

Aria eut un frisson, ce discours lui rappelait beaucoup ce qu'elle avait pu lire au Square Grimmaurd, au sujet des sang-purs, de leurs pensées élitistes… ça faisait froid dans le dos. La femme continua sur sa lancée, parlant des directeurs de Poudlard, qui avaient encouragé le progrès… Mais que le progrès ne devait pas entaché la tradition…

Aria vit bien que son discours ne faisait pas l'unanimité, que se soit chez les élèves ou au sein du corps enseignant. D'ailleurs, McGonagall semblait particulièrement mécontente, et le mot était faible. Et Ombrage ne s'arrêtait pas malgré la dispersion des élèves. Elle continuait dans la même idée, des traditions anciennes qui devaient être conservées, mais d'autres qui devaient être améliorées…

- Aussi, continua la femme en rose, n'hésitons pas à entrer dans une ère nouvelle d'ouverture, d'efficacité, de responsabilité, avec la volonté de préserver ce qui doit être préservé, d'améliorer ce qui doit être amélioré, et de tailler dans le vif chaque fois que nous serons confrontés à des pratiques dont l'interdiction s'impose. Conclu-t-elle.

Aria tiqua à cette dernière phrase, ça n'allait pas, vraiment pas… Le ministère allait clairement intervenir dans les affaires de l'école, et ce n'était pas bon du tout. Aria coula un regard vers Dumbledore, qui avait finalement reprit où il s'était arrêté avant d'être interrompu. Elle espérait qu'il allait agir, ou du moins, qu'il n'allait pas laisser faire. Il ne devait pas laisser faire, pour le bien des élèves, surtout alors que les temps deviendraient de plus en plus noirs.