Attention: Harry Potter ne m'appartient pas !

Hello tout le monde ! Désolée de l'attente, j'ai enchaîné les boulots cet été et je peux enfin me poser un peu ! Enfin, jusqu'à la rentrée ! Allez, bonne lecture à tous et bonne rentrée à ceux qui rentrent bientôt !


Le reste de la semaine passa calmement, bien qu'elle ne manqua pas de remarquer qu'Harry, comme Ron, semblaient tous les deux très fatigués.

Le samedi matin Aria se leva tôt pour aller à la volière. Conformément à sa mission, elle prenait d'abord contact avec les autres lycan par courrier, demandant à les rencontrer. Elle n'aimait pas prendre les gens au dépourvu et ça n'aiderait certainement pas à l'intérêt de sa mission d'agir ainsi. En général, les gens étaient plus prompts à parler quand on était honnête avec eux. Cependant, en cas de refus d'audience, elle allait devoir remettre la question des familles concernées à plus tard, elle ne perdrait de temps avec eux qu'en dernier recours, d'abord il fallait viser les familles susceptibles d'accepter sa proposition.

C'est donc d'un pas joyeux, sous un temps magnifique en ce début de matinée, qu'Aria rejoignit la volière.

Là-bas, elle retrouva Gwynneth et lui confia son courrier pour la première famille de lycan. Au cours de la semaine Aria avait reçu la réponse de Remus et Sirius. Ceux-ci la remerciaient pour ses informations sur Ombrage et lui conseillaient, comme elle s'y attendait, la plus grande prudence. Remus ajoutait également qu'il était ravi que son retour soit si bien accueilli par les élèves, de même que leur mariage.

Aria fut soudainement sortie de ses pensées en entendant quelqu'un monter les escaliers menant à la volière. C'est avec un sourire chaleureux qu'elle accueilli un Harry visiblement surpris de la trouver là.

- Aria ! Je ne pensais pas te voir ici. Annonça le jeune homme en venant la saluer.

- Moi non plus, tu es bien matinal. Tu devrais te reposer, tu avais une mine épouvantable cette semaine.

- Tu as remarqué ? S'étonna-t-il avec une expression un peu honteuse. Ça a été une longue semaine… Avoua-t-il en donnant une lettre à Hedwige. C'est pour Sirius. Précisa-t-il à l'intention de la jeune femme.

- Ho je n'ai rien dit, tu écris à qui tu veux ! Rit-elle.

Le jeune homme rougit un instant, bizarrement il se sentait toujours l'obligation de se justifier quand il était auprès d'Aria, comme un enfant pris en faute par sa mère. Ce qui était stupide en un sens, car même si il considérait Aria comme tel, elle ne le punirait jamais pour ce genre de choses, et encore moins pour écrire à son parrain.

- Tu as passé une longue semaine alors ? S'enquit-elle gentiment.

- On a eus beaucoup de devoirs, dans toutes les matières… Fred et George nous avaient prévenus… surtout avec les B.U.S.E qui sont à la fin de l'année…

- Hum… Fit pensivement Aria. Il ne faut pas hésiter à me le dire si vous avez trop de devoirs en même temps, j'essaierais de vous alléger en ma matière, dans la mesure du possible vis-à-vis de vos examens bien sur.

- Merci… Si seulement tous les professeurs pouvaient être comme toi ! Soupira-t-il.

Aria rit doucement à cela.

- Et le reste de ta semaine ? Tes retenues ?

Le jeune homme resta un instant silencieux, comme hésitant à lui dire quelque chose. Aria fronça les sourcils, généralement Harry était honnête avec elle, il lui cachait rarement quoi que ce soit…

- Ça allait, je finissais tard c'est tout, ça me laissait peu de temps pour mes devoirs. Et en plus je n'ai pas pu aller à la sélection de Quidditch, on cherchait un nouveau gardien. C'est Ron qui a été choisi, je suis content pour lui. Expliqua-t-il.

Aria l'écouta tranquillement, bien que son esprit soit tourné sur le sujet que le jeune homme évitait plus ou moins habilement, les retenues. Détourner la vérité, Aria avait appris à le faire, aussi elle savait détecter cela très facilement et Harry venait justement d'agir de la sorte. Elle n'était pas rassurée du tout, Harry devait pouvoir se confier à quelqu'un et quelque chose lui disait que si il ne le faisait pas avec elle, il y avait peu de chance pour qu'il l'ai fait avec quelqu'un d'autre, même ses propres amis… Hum, elle interrogerait discrètement Ron et Hermione plus tard. Elle revint soudainement à la réalité quand Harry commença à lui parler de sa cicatrice, qui l'avait à nouveau lancée.

- C'est pour ça que j'ai écris à Sirius… entre autre. Avoua-t-il.

- Tu as bien fait… Admit Aria, je ne suis pas la spécialiste dans ce domaine. Mais si tu as à nouveau mal, j'aimerais que tu viennes me voir quand même, au moins pour en parler… Enfin, si tu le souhaites, je ne vais pas t'y forcer si tu n'en as pas envie. Assura-t-elle.

- Ho non, ça ne me pose pas de problème… Je le ferais. Acquiesça-t-il.

Aria sourit tendrement en serrant doucement le jeune homme contre elle, elle faisait ce qu'elle pouvait pour mettre dans cette étreinte tout son soutien, sa protection et son affection. Elle ne voulait pas qu'Harry se sente seul, il ne devait jamais oublier qu'il avait des gens avec lui, qui l'aimaient, qui le protégeaient, il ne devait pas oublier qu'il ne devait pas agir seul, qu'il pouvait compter sur quelqu'un. Après un instant ils s'écartèrent, quand Aria entendit des bruits de pas monter à la volière.

La minute suivante ils furent rejoints par Cho Chang, une jeune Serdaigle. Devant le comportement maladroit des deux jeunes gens, Aria sourit et les laissa seuls.

- A plus tard Harry, n'hésite pas à venir me voir si tu veux discuter, quel que soit le sujet. Sourit-elle malicieusement en faisant un discret signe de tête vers Cho Chang en partant.

- Mais… Mais… ! Bredouilla l'adolescent, rougissant.

Aria eu un rire cristallin en quittant la pièce, pensant avec amusement que ça aussi c'était le rôle des parents. Hum, quelque chose lui disait qu'elle allait adorer la maternité, surtout quand son ou ses enfant(s) prendrai(en)t de l'âge.


Au petit déjeuner Aria reçu les nouvelles de la Gazette du sorcier, elle n'en croyait pas un mot mais préférait se tenir informée, au cas où… C'est non sans surprise qu'elle découvrit que le Ministère avait été prévenu par une source anonyme que Sirius se trouvait sûrement à Londres. Elle fronça les sourcils, elle savait, comme beaucoup dans l'ordre, que Sirius n'aurait pas dû accompagner l'escorte jusqu'à King's Cross… Cependant, et heureusement, Sirius n'était que très peu souvent au Square Grimmaurd, aussi il ne se trouvait pas réellement à Londres, du moins pas tout le temps. Elle se demanda alors comment ils auraient fait si elle n'avait pas été là et que la Tanière n'avait pas existé, ou, du moins, si elle ne s'était pas trouvée au milieu de nulle part au Pays de Galles… Elle secoua la tête en tournant sa page, Sirius n'était vraiment pas attentif à sa sécurité.

Une autre nouvelle la fit tiquer, Podmore, un des membres de l'ordre, avait été arrêté et déféré devant le Magenmagot pour effraction et tentative de vol au ministère de la Magie. Apparemment, il avait été surpris à une heure du matin entrain d'essayer de forcer une porte de haute sécurité. Il avait refusé de se défendre et avait écopé de six mois de prison à Azkaban.

Une nouvelle fois elle fronça les sourcils et jeta une discrète œillade vers Dumbledore, qui lisait impassiblement le journal. Elle trouvait qu'il agissait étrangement ces derniers temps, surtout avec Harry, qu'il s'évertuait à éviter… Elle soupira doucement et posa la gazette devant elle avant de tendre la main vers sa tasse de thé fumante.

- Quelque chose ne va pas Aria ? S'enquit le professeur McGonagall.

- Ho non, ce n'est rien, il n'y a pas beaucoup de bonnes nouvelles dans la Gazette, ce n'est pas très réjouissant pour commencer la journée. Admit-elle.

- C'est vrai. Admit le professeur de métamorphose.

- Au fait Aria, n'as-tu pas dit que tu rentrerais chez toi ce week end ? S'enquit le professeur Chourave.

- Si, acquiesça-t-elle, je partirais dans l'après midi, j'ai encore des choses à faire avant de rentrer. Sourit-elle.

- Ho tu dois avoir hâte de retrouver ton mari. S'amusa le professeur de botanique. Tu le salueras pour nous.

- Ça sera fait. Sourit gaiment Aria.


Le soir même ce fut avec un certain soulagement qu'Aria arriva à la Tanière, où elle fut accueillie joyeusement par Abby, Sirius et Remus, bien que Sirius semble quelque peu contrarié.

- Aria ! Alors ? Comment s'est passé ta semaine ? S'enquit joyeusement Abygail alors que tous s'installaient dans le salon.

- Plutôt bien, assura-t-elle, les élèves sont très agréables. J'ai pu discuter quelques fois avec Harry, la reprise a été un peu dure pour lui. Admit-elle.

Étonnement, Sirius, dont elle avait attendu la réaction, n'avait pas réagit comme elle l'avait espéré, il semblait plus refrogné encore. Interloquée, elle se tourna vers Remus et Abygail, qui avaient levés les yeux au ciel.

- Disons, commença Remus, que Sirius a contacté Harry par le réseau de cheminette quand nous avions le dos tourné. Expliqua-t-il. Et qu'en plus il ne semble pas avoir entendu ce qu'il souhaitait.

- Ne parles pas de moi comme si je n'étais pas là, Lunard. Grogna Sirius.

- Alors parle triple andouille ! Gronda Abygail.

L'animagus se renfrogna encore d'avantage si c'était possible et après un instant consentit enfin à parler à Aria.

- Je répondais à sa lettre, c'est tout. Je lui ai proposé de le retrouver sous la forme de Patmol à Pré-au-Lard, comme la fois dernière, vu que ça s'est bien passé à la gare, mais il a refusé net. Grommela-t-il.

- N'as-tu pas lu la Gazette ? Visiblement ta petite escapade ne s'est pas aussi bien passée que prévu. Nota-t-elle.

- Oui, oui, ils disent m'avoir vu, de la foutaise à mon avis ! Gronda le fugitif. Harry m'a dit la même chose que toi ! Et puis je ne suis pas à Londres, je suis ici !

- Qu'importe Patmol ! Le ministère va être plus vigilant maintenant ! Fit Remus comme si ça faisait la énième fois qu'il le répétait.

- Et avec Ombrage à Poudlard, utiliser la cheminée était très dangereux. Ajouta Abygail.

- Non mais vous… Protesta Sirius avant d'être interrompu par Aria.

- Ça suffit ! Gronda-t-elle. Je ne suis pas rentrée pour vous entendre vous disputer. Sirius, tu dois être plus vigilant, et n'en veux pas à Harry parce qu'il se soucie de ta sécurité ! Et soit un peu patient, il sera là à Noël, tu as bien réussi à patienter l'an dernier ! Et Abby a raison, je suis certaine qu'Ombrage ne va pas se contenter d'enseigner bien gentiment, elle va monter en pouvoir et utiliser la cheminée de façon si désinvolte pourrait tous nous nuire, pas qu'à toi, pense aussi à ça. Conclu-t-elle. Maintenant je vais aller me laver et si, quand je redescendrais, rien n'a changé, vous aurez la punition que vous méritez.

- Vous ? Mais Aria ! Protesta Abygail.

- Oui tous ! On ne peut pas se chamailler tout seul, il faut au moins être deux ! Termina-t-elle en montant à l'étage.

Après son départ un long silence stupéfait prit place dans le salon, silence seulement brisé par le bruissement des plumes d'Orion, qui se lavait, indifférent à ce qu'il venait de se passer.

- Wow… ça je m'y attendais pas… Murmura finalement Abygail en regardant les deux hommes à ses côté.

- Moi non plus, admit Remus, je ne l'ai jamais vue comme ça… Et toi ? Demanda-t-il à la blonde, incertain.

- Jamais… ça doit être la grossesse… apparemment ça joue beaucoup sur le caractère…

- Tu veux dire qu'elle va rester comme ça pendant encore huit mois ? Pâli Sirius.

- Aucune idée… Je vais faire quelques recherches à ce sujet quand même… Fit Abygail en se levant pour rejoindre la bibliothèque à l'étage.

- Je crois que je vais aller nourrir Buck… histoire de réfléchir à tout ça… Dit faiblement l'animagus en se levant à son tour.

- Bonne idée, acquiesça Remus, je crois il vaut mieux éviter de la contrarier.

Le fugitif hocha la tête, il ne pouvait qu'être d'accord avec ça. Pour dire vrai il avait été assez secoué de voir la lycan agir et parler de cette façon, pour peu il avait eu l'impression d'entendre parler Abygail… A croire que la grossesse avait fait perdre à Aria toute sa diplomatie habituelle. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il valait effectivement mieux ne pas trop la contrarier…


Le reste du week end se passa agréablement, le coup de colère d'Aria était passé et Sirius avait finalement retrouvé la raison. Tous deux s'étaient excusés, mais Sirius avait affirmé qu'Aria avait eue raison de le secouer ainsi, même si ça l'avait drôlement surpris. Bien que gênée de son comportement envers ses proches, Aria n'ajouta rien et accepta les excuses de Sirius. A la fin du week end, Remus proposa même à Sirius, afin de lui occuper l'esprit jusqu'à noël, de l'aider dans quelques travaux que Dumbledore lui avaient confiés, travaux parallèles à sa mission avec les loups-garous. L'animagus accepta sans réticence, c'était une excellente idée, à tous points de vus. Non seulement ça l'occuperait, mais en plus il se sentirait plus utile pour l'ordre et aiderait son meilleur ami, que demander de plus ?

Aria appris également que, selon certains des membres de l'ordre travaillant au ministère, Fudge ne voulait pas qu'on entraine les élèves au combat. C'était apparemment la raison pour laquelle Ombrage ne leur apprenait que de la théorie, aucune pratique. Visiblement Fudge pensait que Dumbledore essayait de former sa propre armée pour s'emparer du ministère de la Magie. Bien sur Aria trouvait ça absolument grotesque, comme beaucoup, mais Fudge était de plus en plus paranoïaque selon Kingsley. Sirius et Remus avaient d'ailleurs peur qu'il finisse par monter une machination pour faire arrêter Dumbledore à un moment ou à un autre.

- Quand ça arrivera, car ça arrivera, tu devras être plus prudente que jamais. Lui avait dit Remus. Fudge sait que tu es l'une de ses proches et au vu de notre relation, je ne serais pas non plus surpris qu'il s'en prenne directement à toi, via Ombrage ou non.

- Le mieux serai qu'Hagrid ait reprit son poste avant que ça n'arrive, mais si ça n'est pas le cas et que tu te sens en danger, revient immédiatement, lui avait dit Sirius avec sérieux, quitte à abandonner ton poste, Dumbledore ne t'en voudra jamais pour ça, surtout dans ta condition actuelle.

- Mais les enfants… ! Avait-elle protesté.

- Saurons se débrouiller. Ce n'est pas toi qui ne cessais de nous répéter qu'ils savaient se débrouiller seuls ? Avait contré Sirius. Et ils ne t'en voudront certainement pas non plus.

La discussion s'en était fini là, Aria profondément plongée dans ses pensées, embêtée à l'idée de devoir abandonner les enfants, qui sait ce qui pourrait leur arriver si elle n'était pas là…

Finalement, le dimanche soir Aria retourna à Poudlard, mais toujours aussi inquiète. Elle priait que Dumbledore soit prudent, qu'il ne laisse pas Fudge l'avoir.