Attention: Harry Potter ne m'appartient pas.
Bonsoir tout le monde ! ça fait longtemps que j'ai rien posté... Vous savez; le travail, la fac, les examens, les concours, les fêtes de fin d'année... Bref, j'ai été pas mal occupée. En tout cas, voici un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira. En attendant, prenez bien soin de vous et courage à ceux qui, comme moi, subissent les effets de la pandémie.
La semaine s'était plutôt bien déroulée pour Aria, bien sur Ombrage n'avait pas cessé de lui envoyer des regards un peu étranges, sûrement à cause de ce qu'il s'était passé lors de son inspection, mais au-delà de ça, elle ne l'ennuyait pas plus que d'ordinaire, un vrai soulagement pour la lycan, qui devrait s'absenter pour le week end.
En effet, la première famille de lycan qu'elle avait contacté avait répondu favorablement à sa demande de rencontre, bien qu'avec de nettes réserves. Aria en avait été ravie, ça ne voulait pas dire qu'ils allaient accepter, mais c'était un bon début, c'était encourageant pour la suite. Elle avait d'abord contacté les derniers membres vivants de sa famille, des membres avec lesquels ses parents avaient coupés contact, bien qu'elle n'en connaisse pas la raison. Ces familles étaient respectivement la famille Lou, famille de la sœur de sa grand-mère maternelle, qui vivait au Canada, et la famille Ulv, la famille de la sœur de son père, qui vivait en Norvège. Ces derniers n'avaient cependant pas encore répondus à sa demande de rencontre.
Au vu de la réponse positive de la famille Lou, Aria avait contacté les autres familles de lycan vivant au Canada, du moins celles présentes sur la liste laissée par ses parents. Il s'agissait de deux autres familles : les Claw et les Canis. Celles-ci n'avaient pas encore répondu à sa demande mais elle espérait une réponse dans la semaine.
La veille de son départ, la lycan reçu la visite inattendue d'Harry et ses amis. Un peu étonnée elle les laissa s'installer et leur servit une boisson chaude, le temps commençant sensiblement à se rafraichir.
- Alors, que puis-je pour vous les enfants ? S'enquit-elle en s'asseyant sur le canapé, en face de celui où étaient installés les trois élèves.
Le trio se regarda avec hésitation, ils ne savaient visiblement ni comment commencer ni qui le ferait. Aria eu un sourire amusé et décida de les aider une peu.
- C'est à propos de vos cours ?
- En quelque sorte. Admit finalement Hermione. Au sujet du cours contre les forces du mal…
La lycan fronça les sourcils, à ce sujets ils savaient très bien qu'elle ne pouvait pas grand-chose pour eux, mais, curieuse, elle les laissa continuer.
- On a pensé… enfin j'ai pensé, se reprit Hermione après les regards lourds de ses camarades, qu'il nous fallait un vrai professeur, on ne peut plus simplement apprendre dans les livres. Il nous faut un professeur qui sache nous montrer comment utiliser les sortilèges et nous corriger en cas d'erreur. Expliqua-t-elle alors qu'Aria devenait de plus en plus septique.
- Si tu penses à Remus il… Hésita Aria.
- Oui, non, enfin… On… J'ai d'abord pensé à lui, bien sur, admit la jeune fille, mais on sait bien qu'il est très occupé avec l'Ordre et que de toute façon on ne pourrait le voir, si on a de la chance, que le Week end à Pré-au-Lard, ce qui ne serait pas suffisant…
Aria acquiesça doucement et reprit.
- Alors à qui avez-vous pensé ? Si vous êtes venus me voir pour ça vous devez savoir que mon niveau en défense contre les forces du mal n'est pas exactement…
- Le professeur Lupin et Sirius nous on assuré que tu étais une excellente sorcière, je suis certaine que tu es très douée en la matière, s'amusa Hermione, mais on ne veut pas te causer d'ennuis, surtout avec Ombrage pas loin…
- Tu es trop humble Aria, Pointa Harry, appuyé par Ron.
- Vraiment, pas toi ? Rétorqua-t-elle avec amusement.
Le jeune homme rougit quelque peu alors que ses amis s'échangeaient un regard entendu.
- Justement, reprit Hermione, comme on ne veut pas risquer de t'attirer des ennuis, on a pensé à Harry pour remplir ce rôle. Et comme il agit comme ça quand on lui propose, on voulait ton avis sur la question.
Aria s'adossa plus profondément au canapé, pensive, ses mains entourant sa tasse de thé. Harry était un garçon doué et courageux, il avait toujours été très en avance en défense contre les forces du mal par rapport à ses camarades. Bien sur il y avait été contraint, d'une certaine façon, au vu de tous les évènements auxquels il avait dû faire face durant sa scolarité. Mais il n'en restait pas moins vrai qu'il avait un vrai don.
La lycan posa les yeux sur le jeune homme, qui semblait attendre son jugement avec appréhension.
- Qu'est-ce que tu veux toi, Harry ? Tu veux faire ça ? Préparer tes camarades contre ce qu'il se passe dehors ? Ou tu t'en sens obligé ?
- Je… je ne suis pas sûr d'y arriver… Balbutia-t-il. J'ai toujours eu beaucoup de chance avec tout ce qui m'est arrivé… Je ne sais pas si… si je ferai un bon professeur… Et puis ils pensent tous que je suis fou. Grommela-t-il.
Ron et Hermione voulurent intervenir mais Aria les fit taire d'un geste de la main. Elle comprenait bien qu'ils avaient déjà dû avoir cette discussion tous les trois, peut-être même plus d'une fois, mais cette fois c'était son avis qu'il voulait, pas celui de ses amis, qu'il connaissait déjà.
- Tu as peut-être raison, il y a surement une part de chance dans ce que tu as vécu, mais il n'en reste pas moins vrai que tu as su te défendre, utiliser le bon sort au bon moment. Tu as un don, Harry, un don précieux. Un don qui serait hautement profitable à tes camarades, surtout avec ce qu'il se passe et se passera. Cependant, Harry, tu es le seul à décider ce que tu souhaites faire. Rien ne t'y oblige, tes camarades sont assez grand pour décider d'agir ou non, il en va de même de choisir de te faire confiance ou pas si ton choix est de les aider.
Après un instant de silence pensif, Harry leva les yeux vers Aria, hésitant mais semblant avoir pris une décision, n'attendant qu'un mot pour agir.
- Tu m'en crois capable ?
- Oui. Assura-t-elle.
- Merci. Déclara le jeune homme avant de se lever et partir vers la porte, vite suivi de ses amis.
- Mais Harry ! S'exclama Aria, prise au dépourvu. Vous partez déjà ?
Le jeune homme lui envoya un large sourire.
- Tu dois partir ce week end non ? On ne va pas t'embêter d'avantage, tu dois avoir plein de choses à préparer. Assura-t-il.
- Oui mais… Commença-t-elle avant d'être coupée par le jeune homme.
- Je pourrais te montrer le programme que je mettrais en place ?
- Bien sur mais…
- Merci beaucoup Aria, à demain en cours alors ! Sourit-il avant de quitter la pièce, suivi de ses amis, laissant une Aria pantoise au milieu de son salon.
- Ba ça alors… Dit-elle finalement en se laissant tomber dans son canapé. Quelle mouche a bien pu le piquer ? Tu le sais toi ? S'enquit-elle envers Gwynneth.
Pour toute réponse la petite chouette effraie émit un petit hululement en s'ébrouant les ailes. Aria soupira et se laissa choir dans les doux coussins du canapé.
Le jour J était arrivé bien plus vite qu'Aria ne l'aurait cru, c'est donc tôt le samedi matin qu'elle se retrouva chez elle à vérifier le contenu de ses bagages. Elle avait beau vérifier trois ou quinze fois, elle savait qu'elle n'avait rien oublié, tout comme elle savait qu'il fallait partir à présent, cesser de retarder l'heure du départ. Elle ne partait pas pour longtemps, trois jours à peu près, mais elle redoutait énormément sa rencontre avec les familles lycano-canadiennes.
- Tu es certaine de vouloir y aller seule ? Demanda Remus derrière elle, ayant visiblement sentit son appréhension.
- Oui, je le dois. Assura-t-elle avec un soupir. Ils ne me feront jamais confiance si je ramène des étrangers et encore plus des non lycans.
- Mais si ils acceptent ils devrons les côtoyer, les non lycans. Nota-t-il.
- Je le sais bien et ils ne sauront aussi. Mais je ne veux pas leur imposer ça, je ne veux pas qu'ils puissent se sentir pris en tenailles et ne puissent pas exprimer le font de leur pensée, quelle qu'elle soit.
Le loup garou resta silencieux un instant avant d'acquiescer doucement.
- Comme tu veux, reprit-il, mais si ça ne se passe pas bien, rentre immédiatement et la prochaine fois prend quelqu'un avec toi.
- Oui chef. Rit doucement Aria en bouclant son sac de voyage et en enlaçant son mari.
- Moque toi, soupira-t-il avec un bref sourire en lui rendant son étreinte, mais je suis sérieux tu sais.
- Je sais, je serai prudente. Tu me connais ! S'amusa-t-elle.
- Justement ! Rit-il. Tu as le don de t'attirer des ennuis complètement improbables !
- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. S'amusa-t-elle en embrassant son compagnon.
Celui-ci leva les yeux au ciel en souriant contre ses lèvres avant de lui rendre son baiser.
- Sois prudente. Dit-il finalement quand ils se séparèrent.
- Je le serais. Dit à Sirius que je suis désolée de partir avant de le voir, on se verra le week end prochain.
- Entendu. Sourit Remus.
La jeune femme acquiesça avant de prendre son sac et se diriger vers la porte d'entrée. Avant de sortir elle se tourna à nouveau vers son mari, qui lui offrit un sourire encourageant. Elle lui rendit son sourire avant de passer la porte et de transplaner en arrivant au portillon du jardin. Direction le portoloin international.
Le voyage fut rapide mais la sensation en portoloin était la même que lors d'un transplanage, et Aria détestait ça. Une fois arrivée à Montréal elle dû prendre quelques minutes pour dissiper les nausées qui l'avaient assaillie. Dieu comme elle aimerait gérer le transplanage aussi bien que la plupart des sorciers. Elle aurait bien fait le voyage autrement mais pour le Canada, c'était le portoloin, le bateau ou l'avion et malheureusement chacun de ses transports la rendaient malade, en plus le bateau ou l'avion auraient pris trop de temps et elle n'en avait pas.
Remise de ses émotions, Aria prit une grande inspiration et se remit en chemin vers le prochain portoloin, transplaner jusque Québec, sa première destination, serait trop long, pour se déplacer entre grandes villes des portoloins étaient donc mis à disposition. Elle jeta un œil au document qu'elle avait reçu en empruntant le portoloin international et se dirigea vers le Mont Royal. C'était un immense parc forestier dans les hauteurs de Montréal, et c'était là bas qu'était installé le prochain portoloin.
Aria connaissait Montréal, pour y être déjà passé quelques années plutôt, ayant vécu une année au Canada, l'année avant son entrée à Poudlard comme professeur d'ailleurs. Mais elle s'étonnait toujours de la grandeur et de l'architecture américaine de cette ville. A l'époque c'était loin de l'idée qu'elle s'en était faite avant d'arriver, soit ; on y parle français alors ça doit être comme en France, elle avait été bien surprise ! Jamais elle n'avait vu autant de fresques dans les rues, offrant gaité et chaleur, et surtout autant arbres ! Elle n'avait jamais vue une capitale aussi verdoyante ! Cependant, en cette période, tout était recouvert d'une épaisse couche de neige et la vie se passait sous terre, dans de grandes galeries aménagées pour parer aux rigueurs de l'hivers, qui arrivait très tôt ici.
Son petit tour de ville terminé Aria se dirigea vers le Mont Royal, qui offrait une vue imprenable sur Montréal, on y voyait toute la ville, le Saint Laurent, les buildings… C'était l'endroit le plus forestier de la ville, et le plus haut aussi. La faune et la flore étaient omniprésents ici, surtout les écureuils ! Même si, à l'heure actuelle, tout était blanc et que les écureuils se faisaient discrets.
Après un moment à traverser le parc, Aria trouva ce qu'elle cherchait. Dans un coin, où la forêt était particulièrement dense et remplie de sapins, se trouvait une petite maison en bois, complètement branlante. A vue d'œil, elle ne payait pas de mine et Aria savait que c'était surtout pour éloigner les moldus. Les plus curieux étaient repoussés par un panneau interdisant de s'en approcher ou d'y entrer ainsi que par un sortilège de repousse moldus. La jeune femme, elle, entra et, après avoir suivi les instructions annotées sur son document guide, se retrouva dans une petite maison chaleureuse ou l'attendait une jeune sorcière canadienne. Celle-ci lui prit son passe pour le Québec et lui désigna une vieille théière, le portoloin. Aria lui sourit et transplana vers Québec.
Une fois arrivée à Québec, qui était assez semblable à Montréal, mais en plus historique, médiéval, Aria prit quelque chose à manger et trouva rapidement un car pour la conduire à sa destination finale, Lac-aux-sables. C'était un petit village entouré de forêt et de lacs, un endroit idéal pour des lycans, et il se trouvait à une heure et demi au Sud-Ouest de Québec.
Aria arriva bien trop vite à son goût, son anxiété quant à sa rencontre prochaine avec la famille de lycan n'avait cessé d'augmenter sur le trajet. Que leur dire ? Comment se présenter soi et l'ordre sans en dire trop mais suffisament pour les convaincre ? Et si ils refusaient ? Pire, si ils acceptaient ? Elle ne faisait pas ce travail de bon cœur, elle avait été élevée dans l'idée de protéger les lycans, protéger son espèce, mais là elle les conduisait peut-être à la mort… Elle allait les faire entrer dans une guerre qui ne les concernait même pas… Et ses parents ? Comment avaient-ils fait eux ? Ils avaient dû lutter contre les mêmes craintes qu'elle, pourtant… ils n'avaient pas abandonnés… Cruel dilemme, Dumbledore ne lui facilitait pas la tâche, du tout.
- Nous sommes arrivés ma petite dame. Déclara soudainement le chauffeur du car à Aria, qui sursauta légèrement, perdue dans ses pensées.
- Ho, merci ! Acquiesça-t-elle en jetant un œil au reste du car en attrapant son sac de voyage au dessus d'elle.
Il ne restait plus qu'elle et dehors le temps était gris. Aria soupira, elle qui espérait avoir du beau temps pour le week end, c'était raté.
- Merci pour le trajet et bonne fin de journée. Saluât-elle finalement en descendant du car.
- Ça fait plaisir ma petite dame et bon séjour à vous. Sourit l'homme de son fort accent québécois.
Là-dessus le bus redémarra et Aria sortit l'adresse de l'hôtel qu'elle avait réservé pour la nuit et celle de la famille à qui elle allait rendre visite. L'hôtel qu'elle avait choisi était le seul du village, c'était un petit bâtiment traditionnel et très chaleureux. Une fois qu'elle eut déposé ses affaires, elle prit une carte de la ville au comptoir et commença à se diriger vers l'adresse de la famille Lou.
Après un quart d'heure de marche, Aria arriva devant une petite maison typiquement canadienne, juxtaposée à un lac et une forêt. C'était assez semblable à chez elle, la seule différence était l'architecture et le lac beaucoup plus proche de la maison que chez elle. La maison était en bois clair, s'accordant merveilleusement bien avec la nature environnante et l'esprit canadien.
Aria inspira profondément, marcha jusqu'au perron, puis frappa à la porte après une brève hésitation. Une femme d'environ soixante dix ans, peut-être légèrement moins, les lycans paressaient toujours plus jeunes que leur âge réel, lui ouvrit et la détailla d'un œil sévère. La femme avait de longs cheveux gris argentés, attachés en un chignon bas, et des yeux d'un bleu même plus clair que les siens si c'était possible, presque blancs. Aria su tout de suite à qui elle avait à faire, c'était sa grand tante maternelle, Auriana Lou, la sœur cadette de sa grand-mère, Ariane. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, la femme la devança d'une voix à la fois dure et peinée.
- Tu dois être Ariana, la fille de Céleste.
- Oui. Acquiesça doucement Aria, je suis enchantée de vous rencontrer Madame Lou.
- Auriana suffira. Déclara la femme en se décalant de l'entrée. Entre, nous attendions ta visite.
- Nous ? Pensa Aria avec étonnement en suivant sa grand-tante dans la maison.
Dans le salon, un endroit agréablement chaud et accueillant, dû à ses nombreuses boiseries, sa luminosité, ses canapés et rideaux de velours rougeoyant et surtout sa grande cheminée, se trouvaient quatre autres personnes. Il y avait deux hommes, dont un de tout juste plus d'une vingtaine d'années et l'autre de l'âge de Remus, et deux femmes, une de l'âge d'Aria, à peu près et une petite fille. Auriana les lui présenta alors qu'ils s'approchaient pour la saluer.
- Voici ma petite-fille, commença Auriana en présentant la femme de l'âge d'Aria, Arina.
- Je suis enchantée, sourit celle-ci.
Aria lui sourit également, ravie de pouvoir discuter avec quelqu'un de son âge. La jeune femme avait de longs cheveux bruns, avec une frange et un dégradé sur le devant, des yeux bruns dorés, presque comme Abygail, et un visage fin et bienveillant. A côté d'elle se tenait timidement une petite fille toute aussi brune aux yeux bleus foncés. Elle avait une jolie petite robe rose et une couette faite avec un élastique muni deux billes rouges.
- Et voici ma fille, Meliana, surnommée Meli, Présenta sa mère avec amusement. Elle vient d'avoir 5 ans.
- Je suis enchantée de vous rencontrer. Je m'appelle Ariana, mais on m'appelle simplement Aria. J'aime beaucoup ta robe Meli. Sourit l'enseignante en se mettant au niveau de l'enfant.
- Merci... Fit timidement la petite fille, néanmoins avec un grand sourire quand elle regarda sa mère.
- Elle est un peu timide, mais quand elle vous connaitra mieux on ne pourra plus l'arrêter ! Rit l'homme le plus âgée en arrivant vers le groupe. Je m'appelle Marc. Se présenta-t-il.
- Ravie de vous rencontrer Marc, je suis Aria. Sourit-elle en se relevant et en lui serrant la main.
Marc, le mari d'Arina, était un homme grand, de carrure moyenne, aux courts cheveux noirs et aux yeux bleus foncés, dont avait hérité sa fille. Puis, Aria fut présentée à Lance. C'était le petit frère d'Arina, il avait hérité des cheveux blancs de sa famille maternelle, tout comme Céleste et sa sœur décédée, ainsi que de sa grand-mère, Auriana elle-même. Il avait vingt deux ans, était de corpulence normale, avait les cheveux légèrement long et en bataille, l'arrière étant retenu en une petite queue de cheval pour ne pas le gêner quand il lisait, ce qu'il faisait avant qu'elle n'arrive. Enfin, il avait les yeux verts d'eau, tirant sur le bleu. Elle apprécia immédiatement toute la famille, mais n'oublia pas pour autant la raison de sa présence ici. Pour dire vrai, savoir une enfant aussi jeune ici la rebutait un peu, elle ne voulait pas rendre une enfant orpheline, car c'était un risque si ses parents acceptaient sa proposition. Étonnement, elle souhaita presque qu'ils refusent, mais la décision leur appartenait.
A présent, il fallait leur parler de la raison de sa venue de vive voix. Une fois tout le monde installé dans le salon, Aria devant eux, celle-ci commença son exposé.
