Bonjour tout le monde,

me voila de retour après une très longue absence.

j'avoue que je ne sais pas quand (et si) je terminerais cette histoire.

Avec le boulot, ma vie de famille et tout ce qui va bien, c'est un peu compliqué.

Alors au tant vous dire que le résumé de cette fanfiction est pourri, j'assume entièrement.

Ceux qui n'aiment pas les triangles amoureux, passez votre chemin.

Pour les autres, n'ayant pas de bêta lecteur/correcteur, n'hésitez pas à me dire en Review ce que vous en pensez et ce que je pourrais améliorer.

Des bisous !

Chapitre 1

Drago sentit la baguette de l'Auror dans son dos, le poussant durement vers l'avant. Gardant la tête haute, le jeune homme se mit en marche malgré les lourdes chaînes qui entravaient ses pieds et ses mains. La traversée du couloir qui relayait les cellules au tribunal sorcier. Depuis la bataille de Poudlard, le Magenmagot se réunissait chaque jour pour juger les sorciers qui s'étaient alliés à Voldemort. Cela faisait trois mois que les Aurors les avaient arrêtés, lui et ses parents. Narcissa avait rapidement été libéré, fermement soutenu par Harry Potter, témoignant sans relâche de l'aide qu'elle lui avait apportée dans la Forêt Interdite et qu'elle ne portait pas la marque. Mais son père et lui avaient été envoyé rapidement à Azkaban en attendant leurs procès. Dans leur cellule froide et humide, Lucius avait fini par tomber malade et son état s'était peu à peu dégradé par manque de soin et de nourriture.

Drago ne réagit pas lorsque le bruit de la foule lui parvint. Il entendait bien les cris des sorciers présents. Tous réclamaient la mort systématique des Mangemorts. Et depuis que les Détraqueurs n'étaient plus sous le contrôle du Ministère, la condamnation au bûcher était de retour pour punir les alliés du Seigneur des Ténèbres. La lueur des flammes de ces bûchers était la seule lumière qui parvenait à traverser la petite fente qui servait de fenêtre à sa cellule. Le père de Théodore Nott, Crabbe senior et les Goyles père et fils avaient déjà subi ce supplice. Docile, Drago avança jusqu'à la cage où il allait rester durant son procès. Et alors que les Aurors l'attachaient à un anneau fixé au sol, il se permit un rapide regard vers la foule.

Il y aperçut sa mère, assise au premier rang, sanglotante et entourée d'une femme qui ressemblait presque à s'y méprendre à sa tante, Bellatrix et de Granger. Les deux femmes la soutenaient et tentaient de la réconforter. Assis sur la même rangée, Potter se tenait, poings et mâchoire serrés, comme à l'affût. Drago trouva ce tableau étrange mais voir sa mère le réconforta. Elle ne semblait pas seule dans leur malheur.

Les membres du Magenmagot firent enfin leur apparition et la foule se tut instantanément. Un sorcier lista alors toutes les accusations portées contre lui : servitude auprès de Voldemort, complicité dans l'invasion de Poudlard par des mages noirs et des lycanthropes, tentative d'assassinat et complicité de meurtre contre Albus Dumbledore. Vint ensuite d'interminables témoignages où de nombreux élèves de Poudlard décrivirent Drago comme un adolescent cruel, arrogant, adepte de magie noire. Drago n'écouta pas ce qui se passait devant lui. Il se savait condamné, quoiqu'il se passât, il savait que le tribunal voulait sa tête, comme toute celles de ceux qui portaient la Marque. La foule s'agita lorsque Potter et Granger passèrent également à la barre pour témoigner. Elle cria au scandale et aux mensonges lorsqu'ils expliquèrent que Drago n'avait jamais voulu nuire à Dumbledore, ni à Poudlard, et qu'il les avait aidé à plusieurs reprises.

À la fin de la journée, alors que le Magenmagot s'était retiré pour « délibérer », Drago avait mal partout. Debout depuis le début, sans possibilités de boire ni de manger et encore moins de bouger, ses articulations le faisait souffrir, les chaînes autour de ses poignets pesaient lourdement. Il luttait pour rester debout. Lorsque les membres du tribunal revinrent, moins d'une heure après leur départ, il se permit de se tenir à l'un des barreaux horizontaux. Son heure était venue. Pourtant son instinct se réveilla lorsqu'il remarqua la présence d'un gobelin.

Le président du Magenmagot semblait agacé. Il se racla nerveusement la gorge pour prendre la parole lorsque les portes du tribunal s'ouvrir à la volée. Un courant d'air glacial se rependit dans la salle alors qu'une silhouette faisait son apparition à l'entrée du Magenmagot. Le sang de Drago se glaça dans ses veines lorsqu'il vit la personne s'avançait d'une démarche digne d'un prédateur félin. Vêtu entièrement de noir, son long manteau en peau semblait coûter une petite fortune. Les longs poils sombres de son col faisaient ressortir le blanc de ses longs cheveux qu'il avait coiffés en tresses collées à son crâne. Il était le portrait craché de Lucius Malefoy, dans une version plus jeune, à peine sortie de l'adolescence, et possédant une beauté surnaturelle. Il passa noblement devant Narcissa, qui lâcha un murmure choquée.

« Comment osez-vous pénétrer ici, Vampire ? » questionna outré un membre du Magenmagot.

Un rire narquois lui répondit alors que l'être continuait à s'avancer jusqu'au président du tribunal. D'un mouvement fluide et élégant, le vampire sortit de son manteau un parchemin qu'il tendit au président. Il affichait un sourire ironique.

« Pardonnez mon retard, très chers membres du Magenmagot mais la route depuis la cour Vampirique est assez longue. Je vous apporte ici une vieille promesse de mariage qui n'a pas pu avoir lieu suite à ma morsure.

-Et quel est le rapport avec ce procès, Vampire ? » demanda un autre membre alors que le président ouvrait le parchemin.

« Si je me souviens des cours de bienséance et des traditions sorcières que ma chère mère m'a prodigués, vous ne pouvez condamner Drago puisqu'il est le seul héritier vivant de la lignée des Malefoy. Cette promesse de mariage annule votre stupide simulacre de procès et de justice.

-Mais qui êtes-vous ? » souffla le président après avoir lu le contenu du parchemin.

Le vampire se mit alors à rire franchement. C'était un son cristallin et chaleureux. Il reprit rapidement son sérieux et fit une révérence élégante vers son interlocuteur.

« Aloysius Malefoy, fils aîné de Lucius et Narcissa Malefoy, enfant de la nuit du seigneur Amadeo de Vienne. Et j'ai fait tout ce trajet pour venir en aide à mon adorable petit frère. »

Aloysius se tourna alors vers la cage où se tenait Drago. Ce dernier fut pris de vertige et se souvient alors dans une multitude de souvenirs de ce visage qu'il avait tant adoré avant que ses parents les lui retirent lorsque son frère avait été condamné à une vie vampirique. Ce fut trop pour le jeune homme, qui perdit connaissance et tomba lourdement sur le sol froid de sa cage. Dans la foule, Narcissa cria, inquiète, tandis qu'Aloysius se retournait à nouveau vers le Magenmagot. Ses yeux gris se plissèrent pourtant lorsqu'il vit le gobelin s'approchait.

« Nous allons donc avoir un petit souci car un autre contrat de mariage se doit d'être honoré par Drago Malefoy, » annonça tranquillement le petit être.

Aloysius retint un grognement alors que derrière lui, la foule s'agitait. Le vampire sentit grâce à ses sens développés de prédateur que sa mère et sa tante s'étaient dirigées vers la cage de son frère alors qu'un jeune homme, celui qui les accompagnait, s'était glissé à ses côtés.

« Qui diable mon frère pourrait bien épouser d'autre que mon ancien fiancé, aîné d'une famille de sang pur sur plusieurs générations ?

-Vous tombez bien, monsieur Potter, venez avec nous. Aloysius, veuillez nous suivre également » ordonna le président du Magenmagot.

Tous trois, suivis du gobelin, sortirent de la salle et se dirigèrent vers le bureau du président du tribunal. D'un geste de la main, ce dernier les invita à s'asseoir. Harry prit la chaise du milieu et fit remarquer qu'il n'avait jamais entendu parler d'un premier fils chez les Malefoy. Aloysius sourit tristement avant de lui répondre :

« Pour les sorciers de sang purs qui quittent le droit chemin, il y a le bannissement. Mais pour ceux qui ne sont plus sorciers, le sort qu'on réserve est l'oubli et l'effacement pur et simple. Lors de ma seconde naissance, j'ai perdu le droit de porter le nom des Malefoy et mes parents m'ont littéralement effacé de leur vie. Drago ne se souvenait pas de moi jusqu'à maintenant.

-C'est horrible, » souffla Harry.

« Les lois sorcières sont ainsi. Mais revenons à nos dragons : j'étais fiancé, mon fiancé avait juré sur la Magie de m'épouser qu'importe ce que penseraient nos familles. Jamais il n'a été question dans ma famille sorcière d'un autre contrat de mariage.

-Cet autre contrat est bien plus vieux. Il était question qu'une fille Potter épouse un garçon Malefoy, il y a de cela plus de deux cents ans, » expliqua le président en sortant un autre parchemin de son bureau. « Nous avons été prévenu de ce contrat qu'aujourd'hui, par l'intervention de Bagrod, ici présent.

-Donc mon frère a le choix entre épouser votre sauveur ou mon ancien fiancé ? » récapitula Aloysius alors que Harry lisait le vieux parchemin, choqué par la nouvelle. Ce dernier finit par réagir :

« Attendez deux minutes, peut-on me dire qui était votre fiancé ?

-William, vous le connaissez, je crois.

-William… William, comme dans William Weasley ?

-Un garçon charmant qui conviendra parfaitement à Drago même si je crains que sa famille puisse avoir des vues sur la fortune des Malefoy.

-Mais il est marié à Fleur ! » s'écria Harry, choqué.

« Un mariage qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Les lois sorcières et magiques sont claires là-dessus même si parfois on les oublie : lors de fiançailles entre lignées de sang pur, si un des deux fiancés ne peut se marier pour cause de décès, son frère ou sa sœur célibataire doit le remplacer. Drago aurait dû remplacer Aloysius à sa majorité et le mariage aurait dû avoir lieu. Dans le cas du contrat entre Potter et Malefoy, la situation était plus complexe car par la suite les deux familles sont devenues rivales.

-Oui sauf que William est quoi qu'il arrive marié. Donc il n'y a plus que moi dans l'histoire.

-Non, le mariage entre monsieur Weasley et mademoiselle Delacour est caduc et sera rapidement annulé, » répondit Bagrod. « Les deux contrats sont donc encore d'actualité jusqu'à ce qu'ils aient tous les deux eux lieu.

-Donc si on veut éviter à Drago de finir sur le bûcher, William et moi, on doit choisir qui va l'épouser ? »

Un silence répondit d'abord à Harry puis Aloysius se racla la gorge, gêné. Il se tourna vers Harry en soupirant.

« Visiblement, vous confiez à des moldus n'était pas l'idée la plus brillante de ce vieux Dumby : vous n'y connaissez rien en traditions sorcières. Dans le cas où un sorcier ou une sorcière est promis, promise, à deux personnes en même temps, c'est à lui ou elle de choisir.

-Drago va devoir choisir entre m'épouser ou épouser William ?

-Exactement, » confirma le président.

« Je pensais que le mariage avec William se passerait rapidement mais devant une telle situation, peut-être serait-il judicieux de ne pas presser les choses.

-Parlez franchement, vampire, » intervint le gobelin.

« J'ai cru comprendre qu'il était de notoriété publique que Potter et mon frère sont rivaux depuis leur première année à Poudlard. De plus, il va falloir annoncer à William que son mariage est annulé et que mon frère lui est promis. Peut-être pourrions-nous leur donner quelques semaines pour digérer cette nouvelle et apprendre à se connaître. Une précipitation de la part de Drago ne serait peut-être pas judicieuse. »

Le président du Magenmagot se recula sur son siège pour réfléchir. Après un long instant, il acquiesça avant de regarder Harry. Il s'excusa de la situation avant d'accorder deux mois de délais avant l'annonce officielle d'un mariage. À la droite de Harry, le gobelin sembla satisfait et marmonna que tant qu'un des contrats était honoré, cela lui convenait. De l'autre côté, Aloysius hocha la tête en affirmant que cela suffirait pour raisonner Drago et trouver une solution.