Bonjour,

et voici le deuxième chapitre, j'espère qu'il vous plaira! (surtout que demain, c'est mon anniversaire alors y a intérêt!)

J'ai retrouvé mon petit chocolat belge pour la correction ! Merci beaucoup à Cricket32 ^^

à vos reviews les amis

des bisous ! (sans la Covid!)

Chapitre 2

Après de longues minutes de réflexions, il fut convenu que Drago réside durant son temps de « réflexion » au square Grimmauld. Harry et Aloysius s'y rendirent grâce au réseau de cheminée alors qu'un employé du Ministère allait organiser le transfert de Drago jusqu'à son nouveau lieu de résidence. En arrivant dans le salon de la demeure ancestrale des Black, Aloysius réprima une grimace de dégoût. La maison semblait abandonnée depuis des décennies. Harry le remarqua et s'en excusa, expliquant qu'il essayait depuis quelques semaines de rénover la maison mais que ses efforts semblaient être vains.

« Comment avez-vous obtenu la possession de cette demeure ?

-Par héritage, mon parrain, Sirius Black, me la transmit.

-Ce genre de vieille bâtisse n'a rien à voir avec une maison moldue, Harry. C'est comme avec Poudlard, elle a une âme, un esprit qui lui est propre. Ce n'est pas une rénovation des murs et une nouvelle décoration qui rendra sa splendeur à cette maison. Il faudrait peut-être s'attaquer d'abord à panser les blessures de cette vieille dame abandonnée.

-Vous semblez plus vous y connaître que moi…

-Oh, j'avais voulu, une fois, redécorer une pièce du manoir… il n'a, semble-t-il, pas apprécié le rose que j'avais choisi pour les murs… Père n'a pas pu s'empêcher de rire en voyant que le manoir m'avait teint magiquement les cheveux en rose.

-Alors votre manoir peut agir sur ses habitants ? » demanda Harry, curieux. « Mais pourquoi n'a-t-il rien fait quand Voldemort s'est installé à l'intérieur ?

-Parce que Père, enfin, monsieur Malefoy s'était soumis à Voldemort. Les maisons ancestrales des familles sorcières sont très compliquées à cerner », expliqua Aloysius en faisant le tour de la pièce.

Le bruit caractéristique d'un transplanage interrompit les deux garçons. Harry et Aloysius se retournèrent vers l'entrée, où Bill et Ron Wealsey firent leur apparition, suivis par Hermione. Le vampire claqua sa langue contre son palet en ouvrant les bras vers son ancien petit ami.

« Billy ! Tu es encore plus beau que dans mes souvenirs ! » s'exclama-t-il alors que l'aîné des Weasley s'approchait de lui.

Harry n'eut pas le temps de réagir lorsqu'il vit Bill frapper violemment le visage d'Aloysius. Pourtant, le vampire recula à peine sous le choc du coup. Par contre, Bill jura tout en se tenant le poing. Hermione s'avança alors à son tour pour examiner la blessure qu'il venait de se faire.

« Bill, tu devrais savoir que la peau des vampires est très dure. Le frapper revient à frapper un bloc de marbre !

-Tout à fait, miss », confirma tranquillement Aloysius. « Je conçois que tu dois m'en vouloir, Billy mais je suis convaincu que tu pourrais être heureux avec Drago.

-J'étais marié, Loys ! » gronda Bill. « Fleur et moi, nous étions heureux. Et voilà, que des employés du Ministère débarquent pour nous annoncer que le mariage est annulé et que je suis fiancé à l'héritier des Malefoy. Et tout ça à cause de toi ! Tu te fous de ma gueule ?! »

Le sourire qu'affichait Aloysius s'effaça lentement de son visage alors qu'il s'avança vers Bill. Sa main pâle et froide attrapa lentement le menton du roux pour l'obliger à le regarder droit dans les yeux. Près d'eux, Harry remarqua alors à quel point Aloysius n'avait pas changé depuis sa morsure tandis que Bill semblait face à lui bien plus âgé.

« J'ai fait ce que je devais faire, Billy. Mon frère était condamné. Toi, mieux que quiconque, sait ce dont on peut être capable pour venir en aide à sa famille », dit-il en caressant du bout des doigts la cicatrice laissée par Greyback. « Je n'avais seulement pas imaginé que ton ami Harry puisse être également impliqué.

-Tu ne te rends pas compte du mal que tu as fait, Loys. Fleur est furieuse…

-Donc tu ne vas pas épouser mon frère. Tant pis, c'est ce pauvre Harry qui va en subir les conséquences alors. »

Aloysius relâcha Bill et se tourna vers Harry. Il marcha autour de lui, le fixa de ses yeux gris, avant de s'arrêter pour poser ses mains sur ses épaules.

« Voyons les avantages que vous avez, Harry : vous connaissez mon frère depuis des années, vous avez le même âge, certainement les mêmes goûts pour le Quidditch, et vous n'êtes pas marié. Parfait, nous n'avons qu'à tout faire en sorte que mon frère vous choisisse. Ainsi, Billy pourra retourner auprès de sa petite femme et tout rentrera dans l'ordre.

-Sauf que je n'aime pas Drago, qu'on a passé toute notre scolarité à nous faire des crasses et que je suis amoureux de Ginny », intervint Harry.

« C'est qui, cette Ginny ?

-Ma sœur, » répondit Bill.

« Oh, ta petite sœur est encore jeune, elle trouvera bien un autre sorcier populaire à épouser.

-Ginny est éperdument amoureuse d'Harry ! » s'exclama le frère de Bill.

Aloysius leva alors les mains en haussant les épaules.

« Pour le contrat liant ma famille aux Potter, je n'y suis pour rien ! Va falloir se faire à l'idée mes chers petits sorciers : si Drago veut sauver sa peau, il va devoir choisir l'un de vous deux.

-Il n'y a pas une autre solution ? » demanda Hermione.

« Croyez-moi ma chère, cela fait trois mois que je cherche un moyen de faire sortir mon petit frère de prison. Et je n'ai trouvé que cette vieille promesse que Bill m'avait faite pour le sauver.

-Donc soit Drago choisit Bill qu'il ne connaît pas et brise un mariage soit il choisit Harry alors que tout le monde sait qu'ils ne peuvent pas s'entendre ? » récapitula Hermione. « La logique voudrait qu'il choisisse quelque chose qu'il connaît déjà, qui au fond le rassure, donc Harry.

-Mais Ginny dans tout ça ? » demanda Ron. « Et Harry, il a bien son mot à dire, non ?

-Justement, non. Billy avait promis dans cette lettre de m'épouser, de tout faire pour qu'un jour les noms des Weasley et des Malefoy ne fassent plus d'un. Puisqu'il ne peut m'épouser, c'est en épousant Drago qu'il pourra tenir sa promesse. Dans le cas de votre ami Harry, c'est bien un Potter qui a été promis aux Malefoy. Et quoi qu'il arrive, si Drago choisit Bill, le contrat non honoré avec les Potter sera reconduit à une prochaine génération. »

Face aux explications d'Aloysius, les deux frères Weasley lâchèrent des jurons. Hermione semblait complètement désemparée face à la situation alors que son ami Harry ne savait pas comment réagir. Aloysius soupira avant de prendre le bras de son ancien petit ami et de lui demander de le suivre pour discuter en aparté. Bill le suivit jusqu'à la cuisine. Aloysius referma soigneusement la porte derrière eux avant de venir se planter devant l'aîné des Weasley.

« Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que cette Fleur est vraiment celle que tu désires plus que tout.

-Oui, Loys. Fleur est la femme de ma vie, celle avec qui je veux finir mes vieux jours. C'est elle que j'aime plus que tout », affirma Bill alors qu'Aloysius le fixait, tout en penchant la tête sur le côté.

« Billy, je suis désolé de toute cette histoire mais je n'avais pas le choix. Mais réfléchis un peu à tout ça. Nous étions fous l'un de l'autre, nous étions des Roméo et Juliette à la Poudlard. Drago n'est pas si différent de moi. Tu as su me désirer plus que tout, peut-être sera-t-il à ton goût aussi. Je me souviens parfaitement de tout l'amour et l'affection que tu m'as donnée, il en a besoin lui aussi. Tu pourrais tant lui apporter.

-Mais c'est Fleur que je veux », l'interrompit Bill.

« Alors tu vas risquer que Drago choisisse Harry ? Le pauvre garçon, il n'a pas eu une vie facile alors si en plus on lui impose un mariage. Que pensera ta sœur de ça ? Ne peux-tu pas simplement prendre le temps d'y réfléchir ? De peser le pour et le contre ? Parle avec tes frères et ta sœur, ils pourront te conseiller au mieux.

-Pourquoi tu fais ça, Loys ? » questionna Bill.

Le vampire se rapprocha davantage, faisant glisser ses doigts frais sur la poitrine de son ancien amant. Bill frissonna en sentant malgré son tee-shirt le froid de la peau d'Aloysius. Ce dernier se pencha en avant, plaçant ses lèvres près de l'oreille droite de Bill.

« Je ferais tout pour sauver mon petit frère. J'ai donné ma vie pour toi, Billy… Il est peut-être temps que tu me rendes l'appareil, non ?

-Tu es cinglé, Loys », souffla Bill en se glissant hors de la portée du vampire. « Fleur est ma femme, je l'aime. C'est avec elle que je veux finir ma vie. »

Bill se dirigea vers la sortie de la cuisine lorsqu'il sentit un courant d'air. L'instant d'après, Aloysius lui bloquait le passage vers le salon. Le vampire affichait le sourire narquois typique des Malefoy.

« Tu peux refuser de m'aider, Billy. Mais il faudra que tu m'expliques un jour pourquoi tu te mens à toi-même.

-Qu'est-ce que tu insinues ?

-Je suis un vampire, mon ouïe est surdéveloppée. Ton rythme cardiaque change lorsque tu me parles de ta française. Tu mens. »

Bill serra la mâchoire avant de bousculer Aloysius pour forcer le passage. Une fois dans le salon, Bill ordonna à son frère de rentrer avec lui. Aloysius, Hermione et Harry les suivirent jusqu'au perron de la vieille bâtisse. Là, ils se retrouvèrent nez à nez avec Narcissa Malefoy et deux Aurors qui portaient Drago, toujours inconscient. Bill s'arrêta net en voyant le corps léviter lentement, soumis aux baguettes des employés du Ministère. Bill sembla hésiter un instant. Il jeta un rapide coup d'œil vers Harry avant d'annoncer qu'il repasserait le lendemain. Aloysius l'observa transplaner avec son frère tandis que sa mère s'approchait de lui.

-C'était William Weasley ? Il n'avait pas l'air ravi.

-Laissons-lui un peu de temps. Comment va Drago ?

-Il a besoin de repos, d'un bon bain chaud et de quoi se remplir l'estomac.

-Installons-le dans l'ancienne chambre de Regulus », proposa poliment Harry.

Les Aurors suivirent Harry jusque sur le perron. Ils firent léviter le corps de Drago à l'intérieur. À peine fut-il passé la porte d'entrée que quelque chose d'étrange et d'inattendu se produisit : une sorte d'aura scintilla autour de Drago alors que les murs de la vieille bâtisse tremblèrent légèrement, comme parcourus d'un léger frisson. Les Aurors se figèrent, en alerte alors qu'Aloysius posa une main sur l'un des murs décrépis. Harry demanda ce qu'il venait de se passer.

« C'est étrange, on aurait dit une onde magique », murmura Narcissa en se rapprochant de Drago, protectrice.

« Oui, comme si la maison réagissait à la présence de Drago.

-Comment est-ce possible ? » demanda Hermione, curieuse.

« Cette maison a abrité des Black, de génération en génération. Peut-être que la vieille magie qu'elle abrite a reconnu Drago ? » supposa Aloysius. « Il faudra surveiller ce phénomène, voir si quelque chose change à l'intérieur de la maison.

-Comme quoi ? » demanda Harry, en faisant signe aux Aurors de continuer à le suivre.

« Un changement dans l'air ambiant, une amélioration dans l'état de la maison, même ne serait-ce qu'une plante qui refleurit dans la cour arrière. »

Harry nota ces informations dans un coin de sa tête alors qu'ils montaient les escaliers jusqu'à l'ancienne chambre du frère de son parrain. Ils installèrent Drago au mieux, Narcissa affirma vouloir le veiller jusqu'à son réveil. Aloysius proposa à Harry et Hermione d'aller se reposer tandis qu'il resterait avec sa mère et son frère. Fatigués de la journée qui venait de se passer, les deux amis acceptèrent. Dans le couloir, Hermione demanda à Harry s'il voulait qu'elle reste pour la nuit mais il déclina poliment, lui rappelant qu'elle avait du temps à rattraper avec ses parents. Hermione lui fit la bise et transplana un peu plus tard.

Lorsqu'Harry décida d'aller se coucher, il rejoignit la chambre de son parrain, en face de celle où était installé Drago. Il alluma le lustre, ne remarquant pas que ce dernier n'était plus recouvert de son habituelle couche de poussière. Puis il alla jusqu'aux lourds rideaux en velours qu'il ajusta pour s'assurer d'une parfaite pénombre une fois la lumière éteinte. En se détournant de la fenêtre, Harry ne remarqua pas un second, tout petit, détail : en contre bas, quatre étages plus bas, parmi les herbes folles dans la cour, un vieux rosier s'était remis à bourgeonner.