Hello, voilà le troisième chapitre.

Le quatrième a été finit hier soir donc j'ai un peu d'avance.

j'espère qu'il vous plaira autant que les deux premiers, merci pour vos reviews.

Brigitte26 : oui oui, tu verras, dans le chapitre suivant Harry fait quelques petites références mais je spoile pas !

Petite-Licorne-Arc-en-Ciel : merci, Aloysius est assez important. J'adore inventé des personnes originaux qui ont un lien avec les principaux.

Lesaccrosdelamerceri : Oui, la maison se réveille pour Drago.

Chapitre 3

La première sensation que Drago ressentit fut la chaleur. Il avait chaud, c'était agréable. Il comprit qu'il était allongé sur un lit. Les draps contre sa peau n'étaient pas aussi rêches que ceux de l'infirmerie, ou du moins de ce qui s'en apparentait, d'Azkaban. Il entendit des chuchotements autour de lui et se permit d'ouvrir un œil. Sa mère était assise près de lui et lui tournait le dos en discutant discrètement avec Aloysius. Aucun des deux n'avait remarqué que Drago avait repris connaissance. Il en profita alors pour observer son frère. Il n'avait que sept ans lorsque Lucius, leur père, lui avait jeté un sort d'Oubliette pour effacer ce frère de sa mémoire. Pourtant, il se souvenait très bien des parties de jeux qu'ils faisaient tous les deux dans le parc du manoir des Noëls autour du sapin vert et gris et près de la cheminée. Leur famille était heureuse à cette époque et quelque chose avait changé à tout jamais lorsque le phénix de Dumbledore était venu avec cette lettre, annonçant qu'un drame était survenu.

Drago finit par bouger pour signaler à sa famille qu'il était réveillé. Narcissa se tourna rapidement vers lui et son visage s'illumina de bonheur et de soulagement. Aloysius lui, fit le tour du lit, pour se positionner en face de sa mère. Le jeune sorcier se racla la gorge avant de demander où ils se trouvaient. Il ne reconnaissait pas ce lieu qui lui semblait abandonné depuis des lustres. Narcissa lui prit doucement la main avant de lui répondre.

« Tu es en sécurité, mon chéri. Un ami a bien voulu t'héberger…

-M'héberger ? Alors je suis acquitté ?

-Non, c'est un peu plus compliqué que ça, petit dragon », répondit Aloysius. « Nous avons un sursis de trois mois pour te sauver.

-Me sauver ? Qu'est-ce que tu racontes, Loys ?

-J'ai trouvé une solution pour te sauver d'Azkaban ou même de la peine capitale.

-Laquelle ?

-Aloysius, ton frère doit se reposer. Nous aurons tout le temps de lui expliquer plus tard », intervint Narcissa. « Drago, tu as besoin d'un bon bain et d'un bon repas d'abord. Aloysius va t'aider pour t'emmener à la salle de bain. »

Le vampire acquiesça avant d'aider son jeune frère à sortir des draps et à marcher jusqu'à la salle de bain la plus proche. Drago s'assit sur le rebours de la baignoire alors qu'Aloysius la remplissait rapidement d'une eau fumante. Le sorcier l'observa une nouvelle fois. Par des gestes rapides, fluides et assurés, le vampire agrémentait l'eau du bain avec des huiles parfumées et du savon moussant. Ensuite, il se tourna vers Drago et l'aida à se déshabiller. Ce dernier avait perdu du poids et son corps était passé d'une allure svelte à maigre. Ses muscles fins avaient disparu et on voyait désormais chacun de ses os. Aloysius le porta pour l'aider à entrer dans l'eau chaude.

« Comme au bon vieux temps, Loys.

-Oui, tu t'en souviens ?

-Oui, ça m'est revenu comme des flashs quand on était au Magenmagot.

-Tu m'as manqué, Dray.

-Pourquoi tu ne reviens que maintenant ?

-C'est compliqué... » soupira Aloysius.

Drago ne répondit pas, préférant savourer les bienfaits de son bain. Malgré la mousse à la surface, l'eau devient rapidement trouble et sale. À Azkaban, les prisonniers n'avaient le droit aux douches qu'une fois par semaine. Le fin filet d'eau qui sortait des robinets ne leur permettait que de faire un semblant de toilette. Et l'eau était glacée. Personne ne s'attardait dans les douches communes.

Après son bain, Drago fut ramené dans sa chambre, où un plat chaud l'attendait sous une cloche. C'était un plat simple, des pâtes dans un bouillon, accompagné d'un morceau de pain et d'une orange. Cela rassasia pourtant rapidement Drago qui finit par se rendormir, le ventre plein, sous le regard protecteur de sa mère. Assurée qu'il dormirait le restant de la nuit, elle décida de rentrer chez elle, laissant à Aloysius le soin de veiller sur son frère. Ce dernier attendit patiemment l'arrivée de l'aube pour sortir de la chambre. Harry s'était levé peu de temps avant. Il demanda poliment comment se portait Drago.

« Il va bien. Il a pris un bain et mangé avant de se rendormir.

-Je prends la relève alors ?

-Oui, je vais emprunter la cave en attendant ce soir.

-À ce soir, Aloysius.

-Bonne journée, Harry. »

Il était peu avant midi quand Bill entra au Terrier. Sa mère avait convoqué tout le monde pour parler des évènements récents. Ils étaient donc tous réunis et l'attendaient autour de la table, alors que la maîtresse de maison finissait de s'affairer aux fourneaux. Son père et Percy semblaient gênés par la situation, George regardait à droite et à gauche, ne se sentant visiblement pas à sa place. Ginny, quant à elle, était clairement agacée et en colère, Ron tentait de la calmer, mais sans grand succès. Il ne manquait que Charlie. Bill soupira avant de les saluer.

« Assieds-toi, mon chéri, » dit Molly, avant de sortir le plat du four. « Comment est-ce possible ? Comment le Ministère ose annuler ton mariage ? Pauvre Fleur, elle doit être dévastée...

-Mais il est hors de question que Harry épouse Malefoy ! » intervint Ginny. « Ils ne peuvent pas le forcer ! Harry a déjà tant fait pour la communauté sorcière, ils n'ont pas honte !

-Pourtant, je me suis renseigné : il n'y a pas d'autre solution qu'un mariage ou la mort de Malefoy.

-Mais Harry ne peut pas épouser la fouine, hein ? » demanda Ron. Bill ouvrit la bouche pour parler, mais Georges le coupa :

« Peut-être que Malefoy devrait d'abord discuter avec Harry et Bill ? Ils pourraient trouver un arrangement ou quelque chose dans ce genre… les règles sont faites pour être détournées, non.

-Pas cette fois, Georges, » répondit Arthur en découpant le rôti. « Drago ne pourra pas s'en tirer facilement s'il arrange un mariage blanc.

-Pensez un peu à la fortune des Malefoy. S'il meurt, elle ira au Ministère à la mort de sa mère, sauf si cette garce liquide tout… et tout l'argent des Potter ? Je souhaite tellement que notre Ginny ait un beau mariage, avec un bon parti. Harry a toujours été parfait pour ce rôle. Ginny en l'épousant serait la nouvelle Madame Potter, une vraie lady. Même si je plains Fleur, cette histoire pourrait être à notre avantage !

-Molly ? » s'offusqua Arthur.

« Mais pensez-y un peu : Bill en épousant Malefoy, épouse aussi sa fortune colossale ! Tout le monde pourrait en profiter. On paierait nos dettes, Ron et Ginny pourraient faire des études après Poudlard, Georges pourrait rembourser les pertes que son entreprise a en ce moment.

-Maman, tu ne veux tout de même pas que j'épouse Malefoy juste pour son argent ? » demanda Bill, choqué.

« Non, bien sûr que non. Le jeune Malefoy ressemble fortement à son frère. Je me souviens un peu d'Aloysius, il avait l'air très bien éduqué et charmant. Drago n'a pas ces qualités-là, mais avec un peu plus de temps, il pourrait te plaire. Ça reviendrait presque pour toi à épouser ton ancien petit ami. »

Bill ne répondit pas et ne réagit pas lorsque sa sœur posa son assiette bien remplie devant lui. Il ne parla plus tout au long du repas. Écoutant, dégoûté et choqué, sa sœur répéter qu'elle refusait de laisser tomber son idylle avec le héros du monde sorcier sa mère décrire tout ce qu'ils pourraient faire en piochant dans les coffres des Malefoys et même Ron s'y était mis en refusant catégoriquement d'envisager que son meilleur ami puisse se marier avec celui qu'il surnommait « la Fouine ».

Au même instant, Drago se réveilla affamé. Après un moment d'hésitation et après avoir appelé sa mère et son frère, sans réponse, il décida de sortir de sa chambre. Après son bain, il avait revêtu un pyjama bien trop large pour lui. Ses pieds nus marchaient petit à petit sur le parquet de la maison. Autour de lui, les papiers peints au mur étaient par endroits déchirés, les tableaux bancals et poussiéreux. Il se demanda un instant s'il n'était pas dans la Maison Hurlante ou dans une maison hantée. Il descendit lentement les escaliers et trouva tant bien que mal le chemin vers le salon.

« Il y a quelqu'un ? » demanda-t-il alors que son estomac criait famine.

Mais seul le silence lui répondit. Il fit alors le tour de la pièce, se demandant où pouvait bien se trouver la cuisine. Ici et là, l'occupant de la maison avait abandonné de drôles d'objets, sûrement des ustensiles moldus. Il y avait des outils dont l'utilisation était purement et simplement inconnue à Drago, des pots de peinture et des pinceaux. Il était clair que la maison avait besoin d'un grand coup de ménage et d'une bonne rénovation. Les longs doigts fins de Drago caressèrent les outils lorsqu'il entendit du bruit derrière lui.

« Malefoy, tu es debout », dit une voix qui le fit sursauter.

Par réflexe, Drago attrapa un outil dont le manche était en bois et qui était long et pointu, comme une sorte de pic à Merlin savait quoi. Il se retourna ensuite rapidement et pointa son arme improvisée vers celui qui était rentré dans la pièce. C'était Potter, recouvert de poussière et de toiles d'araignées. Ce dernier fit quelques pas dans la direction de Drago, mais le blond leva la pointe du pic vers lui.

« T'approches pas ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Où on est ?

-Je suis ici chez moi, Malefoy. Tu es au 12 square Grimmaurd, l'ancienne maison des Black que mon parrain m'a légué.

-C'est impossible, ma mère a dit que j'étais chez un ami, en sécurité.

-Tu l'es » lui répondit Potter. « Personne ne viendra te faire du mal ici, le temps qu'on trouve une solution à ces fichus contrats.

-Des contrats ? De quoi tu parles, Potter ? »

Les sourcils du brun se froncèrent. Drago n'était visiblement pas au courant de tout, contrairement à lui. Le griffondor finit par soupirer en fermant les yeux.

« Tu veux bien laisser ce tournevis tranquille, le temps que j'appelle Bill ?

-Un tourne quoi ? » demanda Drago, avant de comprendre que c'était le nom que portait l'objet qu'il tenait dans sa main. « Et c'est qui ce Bill ? » questionna-t-il à nouveau en baissant ledit « tournevis ».

« Bill, William Weasley. Il vaudrait mieux qu'on t'explique tous les deux ce qui s'est passé au Magenmagot, le temps qu'Aloysius sorte de la cave et que ta mère revienne. Tu dois avoir faim, non ? »

Drago acquiesça, complètement perdu par les propos de Potter. Ce dernier appela un elfe de maison, Kreattur, et lui demanda de guider Drago jusqu'à la cuisine pour lui servir de quoi déjeuner. L'elfe obéit, visiblement à contrecœur. Ils descendirent un escalier, où Kreattur n'eut de cesse de marmonner contre la présence de Potter dans sa maison. Drago leva un sourcil. Est-ce que cet elfe était sérieux ? Si Potter était le maître des lieux, il n'avait pas à parler ainsi de lui. Et pourquoi cet elfe n'avait pas pris soin de la maison ? Irrité, Drago s'assit sur une chaise de la cuisine et tourna son regard gris vers la petite créature.

« Cesse de médire sur ton maître. Tu es un elfe, c'est à peine si on te demande de réfléchir. Obéis à Potter et donne-moi à manger au lieu de te plaindre et de déverser ton venin.

-Alors les Malefoy sont aussi devenus des traîtres à leur sang.

-Tais-toi vermine ! » répondit Drago à l'insulte, faisant trembler l'elfe de maison. « Comment oses-tu me parler ainsi ! Les elfes incompétents et séniles comme toi, on les abat ! Tu n'es même plus bon à entretenir cette maison. »

Face aux propos glacials de Drago, l'elfe trembla de plus belle. Personne n'avait osé lui parler ainsi, sauf sa regrettée Maîtresse adorée. Kreattur serra les dents, il s'était trompé sur le compte de ce Malefoy. L'elfe finit par s'incliner et le servir. Drago mangea rapidement, il finissait son dessert lorsqu'Harry arriva dans la cuisine, suivi de près par un grand roux dont le visage portait les traces d'une ancienne griffure. Le Sauveur du monde sorcier le présenta comme étant Bill Weasley, le frère aîné de son ami Ron. Drago repoussa le pot de son yaourt puis observa longuement le nouveau venu. Son visage lui rappelait vaguement quelqu'un, mais peut-être est-ce simplement le fait que tous les Weasley se ressemblaient.

« Je ne vois toujours pas pourquoi tu as besoin de lui pour tes explications, Potter. »

Les deux griffondor échangèrent un regard puis s'assirent l'un à côté de l'autre, en face du blond. Harry reprit du début, racontant à Drago l'arrivée d'Aloysius au Magenmagot, avec ce qui lui semblait être la seule solution pour sauver son frère. Drago acquiesça, écoutant attentivement les paroles de Harry. Ce dernier lui expliqua ensuite que les membres du Magenmagot avaient été contactés par un gobelin à cause d'un contrat qui concernait Drago. Le blond fronça les sourcils.

« Quel contrat ? De quoi parles-tu ?

-Un vieux contrat de mariage dans lequel, il est stipulé qu'une fille Potter épouse un garçon Malefoy.

-Une fille de ta famille ? Et donc, tu n'as aucune sœur ou cousine, à ce que je sache » répliqua Drago.

« Tu n'as pas tort. Du coup, le gobelin et le Magenmagot pense que cette « fille » ça doit être moi », expliqua calmement Harry.

Drago lui lança un regard surpris avant de devenir hilare. C'était complètement ridicule, s'il comprenait bien les propos du brun : le ministère et les gobelins pensaient que Potter et lui allaient se marier. N'importe quoi ! Drago essuya une larme qui perlait au coin de son œil puis reprit son sérieux. Dans d'autres circonstances, il aurait gardé un visage de marbre, mais là, clairement c'était complètement risible : Potter considéré comme une fille et devant lui servir de fiancée ! Le Ministère était tombé si bas...

« Ils ont fumé quoi pour croire qu'on allait se marier ? » questionna Drago, en calmant sa respiration. « Heureusement que mon frère a trouvé un autre moyen pour me sortir de ce pétrin.

-Sauf que nous ne sommes pas sûrs que la seconde idée te plaise, » répondit cette fois Bill Weasley.

« Aloysius a toujours eu des idées ingénieuses. Il a parlé de trois mois de sursis. C'est quoi ma deuxième option ?

-Moi », dit simplement le rouquin.

« Plaît-il ? Je ne saisis pas, » répondit Drago en reprenant son ton totalement aristocratique.

-Aloysius et moi, nous étions fiancés lors de notre dernière année à Poudlard. Qu'importe ce qu'allaient dire nos familles, nous voulions nous marier.

-Et quel est le rapport avec moi ?

-La solution d'Aloysius est que, puisqu'il est devenu un vampire, ce soit toi qui honores le mariage que nous prévoyons.

-Très bien… c'est une blague, une très mauvaise blague. Vous, les sang et or, vous n'avez jamais réussi à avoir un humour correct.

-Malheureusement, non, Malefoy », lui répondit Harry.

Drago lui lança un regard froid avant de se lever et marcher vers la sortie de la cuisine. Le brun et le roux le suivirent. Dans le salon, Harry tenta de le retenir alors que Narcissa faisait son apparition dans l'entrée de la vieille bâtisse. Elle observa les trois jeunes hommes en demandant ce qu'il se passait. Drago s'arrêta en bas des escaliers et lui fit face.

« Ces deux-là veulent me faire croire que je dois les épouser.

-Drago... » souffla Narcissa. Son fils fit une moue intriguée, avant de comprendre par le comportement de sa mère qu'ils disaient la vérité.

« Non. Non. Et non. Il est hors de question que j'épouse Potter ou un Weasley.

-Tu n'as pas le choix, chéri. Le Magenmagot était prêt à te condamner à mort.

-Oui et bien, plutôt mourir que de me marier à Potty ou à ce… pauvre. »

Drago fit demi-tour et monta les marches deux par deux, alors que sa mère l'appelait pour tenter de le raisonner. Elle montait les premières marches lorsqu'elle entendit une porte claquer. Elle s'arrêta alors et redescendit dans le salon où Bill et Harry étaient restés. Elle soupira avant de s'asseoir sur un fauteuil.

« Il faut juste qu'il se calme. Nous lui ferons comprendre que vous n'y êtes pour rien et qu'il n'a pas vraiment le choix.

-Il faudrait qu'on puisse en discuter tranquillement, » ajouta Bill, doucement.

Narcissa hocha lentement la tête. Les deux jeunes hommes et la femme restèrent ensemble toute l'après-midi. Narcissa leur parla de Drago, comme pour tenter de les aider à faire connaissance avec ce garçon que l'un d'eux devait épouser. Lorsque la nuit tomba, Aloysius sortit de la cave. Il pénétra dans le salon en plissant le nez. Sa mère le remarqua et lui demanda ce qu'il n'allait pas. Le vampire s'arrêta au milieu de la pièce et lança un regard autour de lui.

« Ça sent bizarre… une odeur de fer. Où est Drago ?

-Enfermés dans sa chambre, Harry et Bill lui ont parlé des contrats, » expliqua Narcissa alors qu'Aloysius se dirigeait vers l'escalier.

« Ça sent le sang... » souffla subitement le vampire. « Drago ? » appela-t-il.

Mais son frère ne répondit pas. Harry se leva, ayant subitement un mauvais pressentiment. Aloysius disparut dans les escaliers tout en criant le prénom de son jeune frère.