Coucou,
merci pour les 12 reviews sur le chapitre précédent !
Et oui, il y a bien un rapprochement significatif qui se met petit à petit en place mais n'oublions pas qu'ils sont deux à être fiancés à Drago !
Je vais essayer (parce que oui, j'ai complètement oublié cette étape dans mes résumés pour les prochains chapitres) de faire une rencontre les Weasley/Harry/Drago. Ça pourrait être amusant !
Allez changement de décor pour ce chapitre, Welcome au Manoir Malefoy et Théodore fait son apparition dans l'intrigue !
Des bisous les Zamis !
Chapitre 6
Un hibou du Ministère se posa dans la volière de l'hôpital de Ste Mangouste. L'employé chargé de surveiller l'endroit et les volatiles se dirigea vers lui et ne fut pas surpris en voyant le parchemin officiel accroché à sa patte. Il le détacha soigneusement puis le plaça sur un plateau enchanté qui fila rapidement vers le bureau du directeur de l'hôpital. Une dizaine de minutes plus tard, ce dernier convoquait deux de ses meilleurs médicomages pour les envoyer en mission sur l'île de la prison d'Azkaban : un des prisonniers était vraisemblablement malade et le Minisère demandait leur expertise.
Les médicomages transplanèrent directement jusqu'aux portes de la prison. Les aurors présents sur place les conduisirent jusqu'à une des nombreuses cellules hautement surveillées. À l'intérieur, ils furent surpris de constater qu'il n'y avait que trois prisonniers alors que tous savaient que depuis la fin de la guerre contre Voldemort, les cellules étaient bien trop surpeuplées. Les aurors firent sortir deux d'entre eux, les frères Lestranges. Les deux médicomages purent alors s'approcher du troisième, allongé sur un lit de fortune, recouvert d'une couverture trouée par les mites qui ne le protéger en rien du froid légendaire des lieux.
Lucius Malefoy était encore plus pâle qu'un mort, ses joues étaient creusées et des cernes sombres encerclaient ses yeux bleus. Il ne bougea pas lorsqu'un des deux médicomages s'approcha. Allongé sur le flanc droit, il n'avait plus la force de bouger ni même de parler. Pourtant son corps était indéniablement parcouru de spasmes violents dus à la fois à une violente fièvre, mais aussi à une toux qui lui faisait souvent cracher du sang.
Les médicomages s'affairèrent en silence. L'état de ce prisonnier était sérieux et bien plus grave que semblait le prétendre les instructions que leur directeur leur avait lues. Après de nombreux sorts pour élaborer un diagnostic et la prise de quelques potions pour le soulager, ainsi que des prélèvements d'échantillon, ils décidèrent de quitter rapidement les lieux pour faire leur rapport. Avant de transplaner, alors qu'ils passaient les lourdes portes de l'entrée, le plus jeune lança un regard vers son collègue plus expérimenté :
« Ces idiots d'Aurors… ils laissent mourir leurs prisonniers au lieu de nous avertir qu'ils sont malades.
-Ils n'ont pas prêté de serments comme nous, Alfred.
-Tu as une idée de ce qu'il a ? Les deux autres semblaient en bonne santé.
-J'ai des hypothèses, mais nos analyses devront les confirmer, allons : rentrons pour avertir le directeur. »
Les deux médicomages firent un premier rapport oral à leur supérieur puis s'enfermèrent dans leur laboratoire afin d'analyser les échantillons qu'ils avaient pris sur leur patient. Il n'était pas normal de voir un sorcier dans un tel état, même s'il était incarcéré à Azkaban. Après de longues heures dans leur laboratoire, les deux médicomages arrivèrent à une conclusion qui leur glaça le sang : Lucius Malefoy souffrait d'une maladie moldue. Inquiets, ils choisirent d'envoyer une copie de leur compte-rendu à l'un de leur confrère exerçant au Royal London Hospital.
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Au manoir Malefoy, les elfes de maisons étaient en pleine effervescence : leur maîtresse avait pour la première fois depuis des mois des invités et leur jeune maître revenait enfin à la maison. En effet, Narcissa avait décidé d'inviter Bill et Harry au manoir, afin que Drago puisse récupérer certaines de ses affaires et surtout, afin qu'il puisse revoir son ami d'enfance, Théodore Nott.
L'adolescent, dont les parents avaient une propriété voisine à celle des Malefoy, était déjà sur place et attendait patiemment, debout derrière une grande fenêtre du salon principal. Il observait silencieusement le jardin où lui et Drago avaient joué durant toute leur enfance. Il avait hâte de le revoir, de le serrer dans ses bras et de sentir sa douce odeur. Il avait demandé à leurs autres amis de l'accompagner, mais tous avaient refusé. Les parents de Pansy et de Blaise avaient bon nombre de soucis et ne souhaitaient pas que leurs enfants soient à nouveau liés d'une façon ou d'une autre à des enfants de Mangemorts. Théo sourit à cette pensée, comme si les Parkinson avaient oublié qu'ils avaient été favorables au Seigneur des Ténèbres et que Madame Zabini avait profité du chaos de la guerre pour faire fructifier son business. Tous n'étaient qu'une bande d'hypocrites.
Le tintement d'une clochette le sortit de ses pensées amères. C'était le signal que la grille du domaine venait d'être ouverte. Bientôt, il vit trois silhouettes remonter l'allée principale du jardin, au centre les cheveux blonds de Drago furent vite reconnus par le jeune homme. Il appela Narcissa puis se dirigea rapidement vers l'entrée du manoir.
Dans l'allée où Drago avait appris à voler sur son premier balais, ce dernier observa sa maison. La demeure ancestrale des Malefoy avait toujours été luxueuse et élégante, mais aussi terne et sombre. Alors qu'elle ne fut pas sa surprise en découvrant le jardin décoré de parterre de rosiers aux couleurs vives où des paons, albinos, mais aussi communs, se pavanaient sans leur prêter attention. Même les murs extérieurs semblaient avoir reçu un changement puisqu'ils lui semblèrent plus blancs et resplendissants que dans ses souvenirs. La porte d'entrée s'ouvrit et Drago s'arrêta un instant en apercevant Théodore Nott sortir. Le garçon lui adressa un sourire franc et sincère, tout en ouvrant les bras pour l'accueillir. Drago se précipita alors et l'enlaça fermement.
« Mon Théo, » souffla-t-il à son oreille.
« Bienvenu chez toi, mon ami.
« Tu m'as tant manqué… pardon, toutes mes condoléances pour ton père. »
Théo haussa légèrement les épaules en respirant le parfum familier de son ami. Théo lui donna un léger et rapide baiser sur la tempe puis se recula légèrement.
« Cet enfoiré a eu ce qu'il méritait », souffla-t-il. « Je deviens le plus jeune lord de la communauté sorcière, beau et riche : j'apprécie ma nouvelle vie.
-Tu es enfin libre », confirma Drago. « Dis-moi, je peine à reconnaître mon bon vieux manoir.
-Oui, ta mère a été prise d'une fièvre décorative… j'ai failli me perdre d'ailleurs. »
Drago rit puis les deux amis prirent la direction du manoir. Bras dessus, bras dessous avec le blond, Théodore lança un regard par-dessus son épaule. Son coup d'œil se fit dur vers Harry et Bill. Les deux griffondors restèrent silencieux et les suivirent docilement. Sur le perron, Narcissa les attendait avec impatience. Elle embrassa tendrement son fils puis salua ses deux fiancés.
« Entrez, je vous en prie ! J'espère que la nouvelle décoration vous plaira, j'ai voulu quelque chose de chic et d'élégant », expliqua-t-elle alors que Drago et Harry découvraient le nouvel intérieur.
Autrefois, le manoir était décoré par des meubles massifs, sombres, dignes des films historiques. Harry sourit donc en voyant le style épuré, mais charmant. Le mobilier avait toujours un aspect d'antan, mais semblait bien plus confortable. Il apprécia immédiatement l'ambiance cosy faite avec les matériaux naturels et les couleurs douces qui contrastait avec élégance avec l'architecture noble et aristocratique du manoir. Même Drago semblait fasciné par le changement de décoration.
« C'est magnifique, maman.
-Très réussi, si seulement je pouvais avoir un résultat pareil avec la maison des Black.
-Dès que le square Grimmaurd sera plus stable, je me ferais un plaisir d'aider à la nouvelle décoration », s'amusa Narcissa. « Venez donc dans le salon, le thé va bientôt être prêt. »
Le salon était clair et lumineux. Trois grands canapés en cuir beige formaient un U autour d'une élégante table basse blanche, en face de la grande cheminée en pierre sculptée. Narcissa s'installa sur l'un d'eux, celui qui faisait face aux grandes fenêtres qui donnaient sur le parc, alors que Drago et Théodore s'asseyaient sur celui qui justement leur tournait le dos. Une fois encore, Bill et Harry échangèrent un regard avant de se poser sur le canapé qui trônait en face de la cheminée. Un plateau apparut sur la table. La théière fumait à côté d'un plat rempli de petits gâteaux secs. Narcissa fit tranquillement le service.
« Je suis heureuse de vous avoir tous au manoir. Il y a encore quelques jours, je n'aurais jamais imaginé que Drago puisse revenir ici.
-Et moi donc, surtout pour être aussi accueilli par Théo », affirma Drago. « Et les autres ? Que deviennent-ils ?
-C'est compliqué. Goyle a du mal à se remettre de la mort de Crabbe, ils étaient très proches. La mère de Pansy refuse qu'elle ait le moindre contact avec moi, parce que je suis le fils d'un mangemort, bla bla bla. Et c'est pareil pour Blaise : les affaires de sa mère sont florissantes !
-Quelles hypocrites : la vieille harpie Parkinson rêvait de nous marier et tout le monde sait que la mère de Blaise n'est pas une sainte », siffla Drago, mécontent de la nouvelle.
« Millicent te passe le bonjour, nous arrivons à correspondre. Et les Greengrass sont les seuls avec ta mère à ne pas m'avoir tourné le dos lorsque Père a été condamné.
-Les Greengrass ont toujours été charmants », intervint Narcissa, avant de se tourner vers Bill et Harry. « Leur fille Daphnée est du même âge que Drago et toi, Harry.
-Oui, elle traînait souvent avec Pansy.
-Ron m'a parlé de la fille Parkinson, une peste selon lui », dit Bill après une gorgée de thé.
« La pire de toutes ! » dirent en cœur les deux Serpentard avant de rire.
« Mais elle a ses qualités, elle m'a toujours surpris quand elle aidait les premières années de Serpentard.
-Et elle sait se montrer fidèle et loyale », ajouta Théodore.
Après le thé, Narcissa proposa à Harry et à Bill de leur montrer le reste du manoir et quelques uns de ses collections personnelles, laissant ainsi le champ libre à son fils et à son meilleur ami de se retrouver seuls pour discuter. Drago et Théo rejoignirent rapidement la chambre du blond, que Narcissa n'avait pas touché. C'était le sanctuaire de Drago, son espace à lui où il conservait de nombreux souvenirs. Ravi de retrouver sa chambre, le blond se laissa tombé sur son lit, face contre le matelas. Il entendit Théo fermer la porte derrière eux puis il sentit le poids de son ami monter sur le lit. Drago étouffa un petit rire en sentant les longues jambes de Théo se plaçaient de part et d'autre de son bassin. Assis à califourchon sur lui, le dernier Nott commença un lent massage sur ses épaules.
« Alors, comment vis-tu cette histoire de contrats ?
-J'ai pas vraiment le choix, soit Weasley soit Potter soit les flammes.
-Tu pourrais t'enfuir ? j'ai un cousin dans le nord de la France…
-Je ne penses pas que le Ministère me laisserait m'enfuir aussi facilement, » répondit Drago, alors que les mains chaudes de Théo passaient sous sa chemise.
« Tu te rends comptes que Potter t'a toujours détesté et que les Weasley en auront que pour ton or ? Et tu ne seras jamais heureux !
-Je n'épouserais pas Potter et je sais bien que la mère Belette veut avoir accès à mon coffre. Mais William n'est pas comme elle.
-William ? Parce que ce maudit griffon a un prénom ?
-Il est gentil…
-Gentil ? » demanda Théo, plein de sarcasme. « Ne me dis pas que tu penses épouser ce sorcier de bas étage ? Moi à ta place je choisirais Potter, au moins tu deviendrais intouchable et tu pourrais lui pourrir encore plus l'existence !
-Non, » répondit brutalement Drago, tout en réussissant à se mettre sur le dos, Théo toujours sur lui. « Potter peut m'aider à sauver mon père. J'ai conclu un marché avec lui : je ne l'épouse pas s'il m'aide à sortir Père d'Azkaban. Au moins avec William, je suis sûr d'épouser un sorcier qui aime les hommes.
-Ton frère en occurrence.
-Et bien mon cul de Malefoy a encore plus de chance de lui plaire, » plaisanta Drago.
Mais il se reprit en voyant le regard noir que lui lança Théo. Le brun lui défit alors rapidement sa chemise pour dévoiler son torse pâle, strié par les cicatrices laissées par le Sectumsempra. Il fit courir ses paumes sur la poitrine de Drago puis attrapa habilement l'un des tétons roses pâles qui s'offraient à lui. Drago soupira discrètement sous cette caresse.
« Drago, nous sommes meilleurs amis, nous sommes comme des frères, et nous sommes amants depuis notre quatrième année : je refuse de t'entendre dire que tu laisseras un traître à son sang te baiser. Toute la bonne société sorcière se moquera de toi si tu épouses ce sans-le-sous.
-Je ne peux pas épouser Potter... » souffla Drago alors que Théo se penchait pour mordiller sa poitrine.
« Mais tu le voudrais bien… souviens-toi toutes ces fois où tu m'as demandé de porter des lunettes rondes et de dessiner un éclair sur mon front.
-Tu as poussé le vice de ce fantasme jusqu'à porter des sous-vêtements en dentelles…
-Tu me baisais si fort à chaque fois, » susurra Théo en ouvrant son pantalon pour sortir la verge pâle de Drago. « Fermes les yeux et souviens toi de ce que tu m'as fait quand on avait réussi à voler des chaînes à cet idiot de Cracmol... »
Drago sentit une violente vague de chaleur l'envahir lorsqu'il se remémora ce souvenir. Il avait attaché Théo, déguisé en Potter, dans un cachot et il avait longuement abusé de ce corps soumis et offert, allant même jusqu'à utiliser des aphrodisiaques pour faire durer leur rapport. Il gémit en sentant la bouche chaude et humide de Théo happer son membre durcit. Son meilleur ami était le seul au courant de ses pensées obscènes concernant le Sauveur. Amants depuis des années, ils s'amusaient souvent à ce genre de jeux de rôles. Peut-être que Théo avait raison ? Peut-être que choisir le brun était plus raisonnable que de choisir le roux. Peut-être qu'il y gagnerait plus. Mais Potter n'avait jamais laissé croire à qui que ce soit qu'il pouvait être attiré par un autre homme… le séduire pourrait être un défi pour le blond. Mais trois mois seraient-ils suffisant ?
Théo s'activait efficacement sur le membre de son ami. Et lorsque Drago jouit, il avala chaque goutte blanche que ce dernier lui offrit. A genoux entre ses cuisses, il se redressa et observa le blond reprendre une respiration calme et apaisée. Après quoi, il se rhabilla et s'assit en face de son meilleur ami. Sa mine était songeuse.
« Mais si j'épouse Potter, je n'aurais le droit à aucune incartade. Tous mes faits et gestes, tout ce que je pourrais dire sera scruté. Avec Weasley, un amant dans ma vie serait qu'une futilité malgré que l'infidélité soit intolérable pour les sorciers. Mais tromper Harry Potter serait me condamner.
-Alors notre sexualité commune s'arrête ici ? » demanda Théo, comprenant parfaitement la logique douloureuse de son ami.
« Ton connard de père n'aurait-il pas pu contracter un contrat avec le mien ? » lança ironiquement Drago.
« Je pensais que tu finirais par épouser cette peste de Pansy et que mon lit serait toujours un lieu de réconfort pour toi.
-Moi faire des mômes avec elle ? Heurk…
-Au moins, c'est elle qui les aurait porté. Là, tu t'imagines gros comme un ballon de baudruche à porter l'héritier Potter ou une belette ?
-Ne m'en parle pas… avec la poisse que j'ai, le gosse finira à Griffondor. »
Théo rit franchement en voyant l'air horrifié qu'avait pris son ami. Jamais dans toute l'histoire généalogique des Malefoy, un membre de cette famille, même par alliance, avait fait sa scolarité dans une autre maison que celle de Salazar Serpentard. Pourtant, Théo se reprit et posa une main amicale et rassurante sur l'épaule de Drago.
« Ecoute, moi à ta place, je te le redis : je choisirais d'épouser Potter. Même si tu risques de n'avoir pour seul activité sexuelle la masturbation…
-Merci de ton soutien et de ton aide, Théo. J'apprécie.
-Mais il y a un truc qui me taraude dans toute cette histoire.
-Quoi donc ? » demanda Drago.
« Tu n'as jamais eu ces contrats entre les mains ?
-Non.
-Peux-tu demander à en obtenir des copies ? Il doit bien y avoir un moyen de les contrer…
-Mais si tu les annules, il ne me reste plus que le bûcher en option.
-Je ne sais pas, mon intuition me dit qu'il y a peut-être un moyen d'utiliser ces contrats à ton avantage. Pourrais-tu me les donner dès que tu les auras en copie ?
-Mon rat de bibliothèque est de retour, » sourit Drago.
À l'étage en dessous, Narcissa finissait la visite du manoir par le bureau de son mari. C'était une pièce à son image : grande, belle, riche, imposante mais froide. Harry fut surpris de constater qu'elle n'avait pas touché à la décoration du lieu et le lui fit remarquer. Narcissa sourit puis fit un geste avec sa baguette magique, en direction d'un miroir accroché sur l'un des murs. Aussitôt, le miroir se changea en porte sombre comme les ténèbres.
« Je ne peux rien faire dans cette pièce à cause de ceci : ce passage mène à un autre type de bureau que les Malefoy utilisent depuis des siècles pour y cacher leurs objets de magie noire les plus funestes et dangereux. Il y est même dangereux de s'y aventurer sans être un membre de la famille. Cette pièce est si funeste que même les fleurs que j'apportais autrefois pour décorer le bureau de mon mari fanaient immédiatement.
-Les Aurors ne connaissent pas cette pièce? » demanda Harry.
« Non, sinon toute notre famille serait déjà à Azkaban depuis la fin de la première guerre. Les objets qu'elle cache sont si dangereux que Lucius ne sait même pas comment s'en débarrasser.
-Peut-être que je pourrais y jeter un coup d'œil une fois prochaine ? » proposa Bill. « J'ai déjà dû m'occuper d'objets de la sorte. Et certains gobelins sont naturellement immunisés contre la magie noire, si elle se cache dans des objets de manufactures gobelines.
-Je serais ravie si votre aide peut me débarrasser de ces dangereux artefacts.
-Comptez sur moi, Madame. »
En fin d'après-midi, le trio se décida à partir. Narcissa les embrassa et les invita à revenir dès qu'ils le souhaitaient. Puis Théodore les raccompagna vers le portail en fer forgé. Il en profita pour se positionner aux côtés du brun et ainsi réussit-il à lui faire ralentir le pas pour l'isoler un peu de Drago et du Weasley. Loin de leurs oreilles, il se pencha légèrement sur le côté pour chuchoter à Harry :
« Alors, tu penses que Drago va choisir le Weasley par dépit ?
-Par dépit ? Bill est un garçon adorable.
-Oui mais c'est Aloysius qu'il aimait. N'importe qui de censé le choisirait au final… après tout, tu n'aimes pas les hommes et tu as toujours haï Drago. Au moins, avec l'aîné des belettes, Drago a une chance infime d'être avec un autre sorcier homo.
-Drago aime vraiment les garçons ? » questionna Harry.
« Oui. On le charriait même à l'époque en disant que son obsession serpentarde à te pourrir la vie pouvait cacher des sentiments plus… Poufsouffles, » mentit Théo.
-N'importe quoi !
-Oh allez, Potty : tu es plutôt pas mal comme gars. Dommage que tu ne sois pas ouvert à l'idée de coucher avec un mec, sinon vous auriez pu faire un beau couple. La presse aurait adoré racontait la romance naissante entre les deux garçons que tout opposé à Poudlard mais qui au fil du temps, sont devenus le couple le plus glamour et riche d'Angleterre.
-Drago a dit qu'il ne m'épouserait pas.
-Ouais, j'ai cru comprendre, parce que tu l'aides avec son père. Ça aurait pu faire un paragraphe hyper guimauve dans un article de presse : « les sentiments ont commencé à naître lorsque notre Sauveur a décidé de manière si chevaleresque de venir en aide à l'homme qui allait devenir son beau-père »... »
Théo sourit lorsqu'il vit les joues de l'autre sorcier se teintaient légèrement de rose. Il était fier de lui. Il faisait la renommée des Serpentards : malicieux et manipulateurs. Faire germer dans le crâne de ce stupide griffon la toute petite idée que Drago puisse avoir des sentiments cachés pour lui. Cela allait peut-être engendrer des doutes dans l'esprit naïf de Potter. Assez peut-être pour que lui et Drago se rapprochent. Car après tout, Théo perdait aujourd'hui son amant de toujours. Mais Drago restait avant tout son frère de cœur. Et il refusait de le voir se diriger vers les bras d'un Weasley. Cela signifierait la honte sur lui et les moqueries perpétuelles des autres familles.
Lorsqu'Harry transplana jusqu'au square Grimmaurd, son esprit était en proie à un doute. Drago aurait-il pu avoir des sentiments autre que de la haine à son égard ? Serait-il vraiment heureux s'il choisissait Bill ? Car après tout, le mariage qui allait se faire dans trois mois n'était rien d'autre qu'un mariage arrangé où aucun sentiment existait ni dans le cœur de Bill ni dans celui de Drago. Mais qu'en était-il du sien ? Harry avait-il vraiment toujours haï le blond ? Il eut un début de réponse pendant le repas, alors que Bill et Drago discutaient du manoir de ce dernier. Harry avait été souvent en colère à cause des paroles et des actes du blond, mais il avait eu ces dernières années de la peine pour lui et parfois de l'empathie.
Après le dîner, Harry se réfugia dans le jardin, observant silencieusement Zeus tournait dans le ciel qui s'obscursait lentement alors que Bastet chassait habillement quelques insectes dans l'herbe. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas son amie Hermione s'approchait. Elle s'assit à côté de lui et le sortit de sa réflexion en faisant remarqué que le jardin était plus joli depuis que quelqu'un l'entretenait. Harry lui sourit avant de lui affirmait que personne n'avait touché les herbes folles.
« La maison agit d'elle-même. J'espère seulement qu'elle a les même goût que moi niveau papier peint.
-Comment vas-tu, Harry ? Bill m'a dit que vous êtes allés au manoir Malefoy. Et que Théo y était.
-Oui. Narcissa a tout redécoré avec beaucoup de goût, on se croirait dans un palace cinq étoiles. Et ça a fait du bien à Drago de retrouver un de ses amis, ils ont du discuter des contrats.
-Justement, et si on discutait aussi de ça ? » proposa Hermione.
« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
-Qu'est-ce que tu ressens à propos de ça ? As-tu pu en discuter avec Drago ? Qu'en pense Bill ? Tu sais, quoiqu'il arrive, quoi que tu décides de faire, je te soutiendrais, Harry. Je suis ton amie.
-Merci, Hermione. En fait, je ne sais pas vraiment quoi en penser. Je ne veux pas que Drago subisse la peine capitale, il ne le mérite pas. On a un peu discuter, il a dit qu'il ferait des efforts et qu'il ne serait plus le connard qu'on a connu. Je crois qu'il s'entend bien avec Bill…
-Mais toi, est-ce que tu penses qu'il peut vouloir t'épouser ? Après tout, il te connaît plus que Bill. C'est pas un choix anodin qu'on lui impose.
-Je le sais bien. On a fait une sorte de deal lui et moi. Si je lui apporte mon aide pour un truc, il préféra choisir Bill. Mais j'ai eu une drôle de discussion avec Théodore Nott.
-Théodore ? Que t'a t-il dit?
-Il a insinué quelque chose qu'y me travaille. Il a dit que ses amis et lui ont un moment pensé que Drago pouvait m'aimer… que sa façon de me pourrir la vie cachait en faite une autre sorte d'obsession…
-Oh…
-Ils sont dingues, ces maudits serpents…
-Et si c'était vrai, tu ferais quoi ? » demanda Hermione, curieuse.
« On a un compromis, Drago et moi. Et puis, je sais même pas si… enfin, j'ai jamais été attiré par les mecs. »
Hermione rit doucement. Harry ne lui disait pas clairement et franchement qu'il était un hétérosexuel pur et dur. Bien au contraire, il ne semblait pas fermé à l'éventualité qu'il ne connaissait pas réellement son orientation sexuel. Harry lui rappelait un peu Ron, qui avait mis un certain temps avant de se rendre compte qu'elle l'aimait. La jeune femme finit par poser sa tête sur l'épaule de son ami, en se notifiant mentalement qu'elle devrait sérieusement prendre contact avec Théodore Nott.
