Coucou,

je crois que vous allez apprécier ce nouveau chapitre!

Des bisous !

Chapitre 19

Une semaine s'était écoulée depuis que Drago avait intégré Harry au couple qu'il formait avec Bill. Une fois les effets de la pleine lune entièrement dissipés, le trio avait eu une longue discussion sur ce qu'ils étaient et sur quoi cela allait les emmener. Bien évidemment, ils n'avaient pas eu toutes les réponses. Drago ne savait pas ce qu'il allait dire au Magenmagot quant à sa relation polyamoureuse avec ses deux fiancés. Mais il craignait fortement que ce dernier n'accepte pas si facilement un triangle amoureux. Il soupira avant de sortir de la cabine de douche. Comme tous les week-ends, Harry et lui squattaient sans vergogne l'appartement de leur aîné, plus confortable et intimiste. Il se sécha rapidement les cheveux et enroula une serviette autour de sa taille. Dans la pièce voisine, il entendit Harry et Bill rire. Drago sourit à son reflet, il était heureux que ses deux amants se plaisent et s'entendent aussi bien. Lorsqu'il sortit de la salle de douche, il vit que ses deux amants étaient installés sur le lit, l'un contre l'autre, à chuchoter discrètement, leurs corps cachés sous la couverture.

« Vous complotez ? » demanda Drago en s'approchant du lit.

« Harry me racontait ta semaine éreintante…

-En chuchotant ? » fit le blond, plein de sarcasme.

-Et je disais aussi que tu avais besoin de te reposer et qu'on prenne bien soin de toi ce week-end » poursuivit le brun. Drago leva les yeux au ciel et tirant sur la couverture.

Les deux anciens Griffondor étaient à moitié nus en dessous, et très clairement, excités. Aussitôt, Harry s'avança pour se mettre à genoux sur le matelas, faisant face au blond alors que Bill se glissait hors du lit pour enlacer Drago par derrière.

« Vous commencez à vous amuser sans moi ?

-Tu mets toujours une éternité à prendre ta douche » souffla Bill contre son oreille. Drago ronronna en sentant sa virilité dure contre ses fesses.

« Je croyais que je devais me reposer ?

-Oui, tu vas te reposer. Tu ne fais rien et on s'occupe de tout. »

D'un geste, Harry attrapa la serviette de Drago et la détacha rapidement. Drago fit un petit « oh », mais ne bougea pas alors que Bill lui embrassait le cou. L'instant d'après, ses tétons étaient assaillis par la bouche de Harry et une main de Bill. Drago laissa sa tête aller en arrière, contre l'épaule de Bill. Ce dernier en profita pour continuer à embrasser et mordiller son cou. Drago sentit très vite son sexe durcir sous les caresses des deux anciens Griffondor. Il gémit de plaisir alors que la bouche de Harry descendait dangereusement vers son ventre. Il laissa le brun continuer son chemin, jusqu'à son érection qu'il prit en bouche. Harry s'appliqua autour de sa verge alors que Bill continuait à caresser sa peau et à embrasser son cou. Drago se mit à gémir plus fort et dit :

« Je pensais que je devais me reposer. Mais va falloir te décider à me prendre, Bill…

-Non, non, non… tu vas d'abord t'allonger sur ce lit. »

Harry arrêta de le lécher et lui fit de la place. Surpris, Drago se laissa faire et s'allongea mollement sur le lit, quasiment au bord du matelas. Aussitôt, le brun monta à quatre pattes au-dessus de lui, l'embrassa tout en attrapant son érection pour la masser. Alors que toute son attention était captivée par Harry, Drago sentit Bill écarter ses cuisses et glisser des doigts lubrifiés contre son intimité. Un doigt entra en lui et il gémit. Contre ses lèvres, Harry en fit autant et en observant par-dessus l'épaule de ce dernier, le blond comprit que leur amant aux cheveux roux les préparait tous les deux. Bill les étira, les sonda, les massa longuement de l'intérieur. Drago ne savait pas ce qu'il avait en tête, mais sourit avant que la bouche de Harry ne vienne capturer ses lèvres. Drago ne bougea pas, il resta contre lui. Harry prit les commandes, s'affaissant un peu plus sur le corps pâle du blond. Drago gémit et laissa l'envie le submerger. Sa peau se couvrit de frissons, il avait chaud et froid en même temps. Drago se laissa emporter par l'intensité de leurs baisers, de leurs lèvres qui se cherchaient, qui se trouvaient encore et encore. Derrière eux, Bill continuait à les préparer et savourait de les voir si passionnés.

Pourtant, les doigts du briseur de sort finirent par les abandonner. Drago en gémit de frustration et se plaignit davantage lorsque Harry se redressa et s'éloigna de lui à son tour. Drago se redressa alors sur les coudes et observa ses deux amants. Harry et Bill se firent face, le brun s'était à nouveau positionné à califourchon sur le bassin de Drago, mais il lui tournait désormais le dos. Incapable de résister à la chaleur que dégageait son corps, l'ancien mangemort tendit la main pour caresser la peau de Harry. Ses deux amants s'embrassèrent longuement. Ne quittant pas la bouche de Bill, Harry se releva lentement avant de prendre le sexe de Drago et de le guider entre ses fesses. Il s'empala doucement sur le membre de son fiancé. Devant lui, Bill souleva le bassin de Drago pour y glisser un coussin et le positionner le plus proche du bord. Puis il se glissa entre ses jambes et poussa son gland contre l'anneau de chair de Drago. Ce dernier haleta, sentant ses deux amants commencer à bouger en lui et autour de lui.

Des gémissements et des halètements résonnèrent dans la chambre. Allongé sur le lit, Drago profita d'être ainsi utilisé par ses deux fiancés. Tous les deux prenaient du plaisir avec son corps, tout en s'embrassant et se caressant. La vision qu'ils offraient à Drago était au summum de l'érotisme. Pourtant, Drago se redressa davantage et avança sa main jusqu'à ce qu'elle saisisse le sexe dressé et gonflé du brun. Ses doigts l'empoignèrent durement. Un couinement s'échappa de la bouche de Harry. Le poing de Drago commença à aller et venir, au même rythme que les assauts du sexe de Bill en lui. Cette fois-ci, Harry jura. Drago, mais aussi Bill, apprécia de le voir s'enflammer contre eux. Devant eux, Harry était grandiose, magnifique, presque divin.

Harry fut le premier à jouir. Son dos se cambra et sa semence explosa entre les doigts de Drago pour finir sur le ventre de Bill. Exténué, Harry se laissa tomber à côté de Drago et se saisit de l'érection du blond pour le masturber. Ce dernier atteignit l'orgasme peu après lui. Sa semence se répartit sur son abdomen. Bill agrippa alors plus fermement les cuisses de Drago, ses pénétrations se firent plus rudes. Sa délivrance se fit dans un long cri de plaisir.

Allongés tous les trois sur le lit, Harry et Bill blottis contre Drago, les trois amants restaient silencieux, profitant de la sensation de bien-être qu'ils ressentaient après leurs plaisirs charnels. Drago fixait le plafond lorsqu'il rompit le silence de la pièce.

« Je vous aime », murmura-t-il, doucement.

Harry lui embrassa la joue alors que le bras de Bill posait sur lui et le brun, resserra tendrement sa prise.

« On t'aime aussi, Drago », lui répondit Harry.

« J'aimerais que le Magenmagot le comprenne…

-On trouvera une solution, ne t'inquiète pas » dit Bill, se voulant rassurant.

« Épouser l'un d'entre vous et prendre l'autre comme amant ? Même si on forme déjà quelque chose à nous trois, penses-tu vraiment qu'ils nous laisseront faire ce qu'on veut ? » demanda Drago en s'asseyant. « Bien sûr que non. Jamais ils ne voudront que j'épouse Harry pour le tromper avec toi, même avec sa bénédiction. Et jamais je ne pourrais t'épouser et prendre Harry comme amant, je resterais le vil serpent fourbe qui a sûrement empoisonné vos esprits. »

Harry et Bill échangèrent un regard, Drago n'avait pas tort, beaucoup de personnes voulaient sa tête et ne laisseraient rien passer. Harry se redressa à son tour et enlaça le buste du blond. Il lui embrassa doucement l'épaule.

« Je suis désolé, Drago. Tout est un peu de ma faute. C'est moi qui ai voulu qu'on forme un trouple, c'est à cause de moi si tu te sens tiraillé entre nous.

-Ne dis pas de bêtises, Bill et moi, finalement on voulait aussi de ça. Sinon on ne s'amuserait pas tous les soirs, » le sermonna Drago en tentant la plaisanterie. « Ce qu'on vit, ce n'est pas une faute ou une erreur de jeunesse. Je vous aime tous les deux. Et vous vous aimez aussi. Je voudrais seulement que les gens le comprenne. »

X

Le lundi matin, le trio sortit de l'appartement de Bill pour prendre le petit déjeuner dans la Grande Salle, et ils n'étaient pas en avance. Harry avait tenu absolument à ce que Drago et Bill soient d'une propreté impeccable. Lorsqu'ils entrèrent dans la grande salle, ils remarquèrent immédiatement l'agitation des élèves et de nombreux regards dans leur direction. Ils allaient se séparer lorsque la directrice arriva à leur hauteur.

« Bill, veuillez me suivre, nous avons à parler. »

Le trio amoureux fut surpris par le ton froid de l'ancien professeur de métamorphose. Inquiet, Harry demanda ce qu'il se passait quand Blaise les rejoignait prestement et attrapait le brun et le blond par le bras.

« Vous devriez voir ça, les belettes ont encore frappé ! » leur chuchota-t-il alors que Bill s'éloignait avec le professeur Mcgonagall.

Harry et Drago rejoignirent directement la table des Serpentard, intrigués de constater que les Huitièmes années vert et argent s'étaient regroupés avec leurs camarades de maison. Hermione et Neville étaient également avec eux. Les deux amants s'assirent entre Blaise et Neville alors que Théo leur tendait un numéro de la Gazette du sorcier. Rita Skeeter avait une nouvelle fois frappé en rédigeant un article assassin sur Drago. Elle y racontait sans vergogne que le blond avait entraîné le Héros du monde sorcier et un respectable employé de Gringott dans la dépravation. Elle émettait également l'hypothèse de l'utilisation d'un poison ou d'un philtre d'amour pour détourner du droit chemin et de la gente féminine ses deux victimes. La journaliste à la plume acerbe ajoutait même que la Directrice de Poudlard surprotégeait le blond à tort alors que les enfants Weasley, amis de longue date du Sauveur, tentaient de sauver ce dernier des griffes maléfiques de l'héritier d'une longue famille de Mangemort.

« C'est une blague ? » s'exclama Harry.

« Je vais les tuer…

-Ron et Ginny ont juré de te faire tomber, Malefoy », expliqua Neville. « Les Griffondor sont assez divisés, mais le fait qu'Harry soit parti et que vous êtes dans une sorte de triangle amoureux, ça ne vous aide pas…

-Skeeter est une sale vipère qui fouine beaucoup trop pour remuer la merde ! » s'insurgea Harry.

« Ron et Ginny sont vraiment des connards sur ce coup-là », souffla Hermione, énervée mais aussi désolée pour son ami.

« Qu'est-ce qu'on peut faire ? » demanda Daphnée à Drago. « Tu restes notre chef, tu sais qu'attaquer l'un de nous, c'est attaquer tout le monde.

-Un pour tous, tous pour un », acquiesça Millicent.

Drago soupira en repliant le journal. Le mal était déjà fait.

« Ne faites rien, ça ne ferait qu'empirer la situation.

-Mais les belettes t'ont clairement attaqué ! » s'insurgea un sixième année.

« On ne peut pas se permettre de les attaquer de front » fit simplement Drago en haussant les épaules.

Tous autour de lui hochèrent la tête. Ce n'était pas clairement dit, mais c'était une façon pour le blond de les autoriser à agir à la manière des Serpents, de façon discrète, fourbe, mais efficace. La guerre était donc ouverte. Chaque serpent allait prendre un malin plaisir à s'en prendre aux deux rouquins.

X

Bill était debout devant le bureau de la directrice. Celle-ci s'était assise, la bouche pincée et les traits tirés. Elle ne semblait pas ravie et elle avait de quoi : le conseil d'administration de Poudlard était furieux suite à la parution de l'article de Rita Skeeter. Qu'un enseignant soit fiancé par un contrat à un étudiant, celui passait à peine, mais qu'ils forment une sorte de ménage à trois avec un autre étudiant, c'était un scandale. Bill serra les poings en écoutant le discours moralisateur de la directrice et les mots durs qu'elle employait pour faire part de l'indignation du conseil.

« Le comité estime que Poudlard n'est pas un lieu de débauche, William. Vous devez cesser immédiatement, monsieur Malefoy et vous, de faire ce que vous faites avec monsieur Potter.

-Pardon ? Personne n'oblige Harry à être avec nous. Il a aussi des sentiments pour Drago et pour moi. Il est hors de question que je lui demande de rompre notre relation.

-Et comment allez-vous expliquer cela si le conseil vous demande des comptes ?

-Harry, Drago et moi sommes majeurs, Minerva.

-Vous risquez d'être renvoyé et ce scandale n'aidera pas monsieur Malefoy à se sortir du pétrin dans lequel il est depuis que le Magenmagot lui a demandé de faire un choix.

-Qu'on me renvoie, mon poste à Gringott m'attend toujours. Et vous pensez vraiment que le Ministère risquerait de se mettre à dos le Survivant ?

-Dans la balance de sa justice, le Ministère sait très bien que le mécontentement des sorciers et leurs soifs de justice est plus forte qu'un jeune homme qui a toute la vie devant lui pour se marier et fonder une famille.

-Vous appelez ça une soif de justice ? » questionna Bill, outré. « Moi je nomme ça une soif de vengeance malsaine. Brûler vif les gens ? Mais où va-t-on ? Même les Détraqueurs avaient plus d'indulgence !

-William, je vous préviens ! » s'exclama Minerva, « vous vous engagez sur un chemin glissant.

-Dites au conseil d'aller au Diable, Harry fera ce qu'il veut et vous le savez.

-Essayez de le raisonner au moins ? » demanda la directrice, cédant du terrain.

« Parce qu'en sept ans de scolarité où vous étiez sa directrice de maison, vous avez su le raisonner au moins une fois ? »

Bill défia la directrice du regard, tous deux savaient qu'Harry pouvait se montrer très têtu.

« Essayez de vous faire discrets... » finit par soupirer la femme.

« Aussi discret qu'un troll dans Poudlard, tout le monde sait désormais ce qu'il se passe entre nous. Vous devriez surtout punir mon frère et ma sœur pour leur stupidité. Je ne suis pas Serpentard, mais j'ai assez d'expérience avec eux pour savoir qu'une vendetta se prépare et je ne ferais rien pour l'empêcher.

-Aloysius saura tenir ses élèves.

-Non, vous oubliez que s'en prendre à un serpent, c'est s'attaquer à tout le nid. Et Ron et Ginny s'en sont pris au roi des serpents. Aloysius laissera les élèves venger son frère. Et beaucoup dans les autres maisons fermeront les yeux parce qu'ils apprécient Harry. Pourquoi j'empêcherais la loi de la nature de se faire ? » demanda Bill avant de tourner les talons et de sortir du bureau.

X

Le sorcier marchait de manière précipitée dans les longs couloirs du manoir, le journal du matin dans les mains. Sa maîtresse allait être furieuse. Il passa de nombreuses portes en bois massif puis il s'arrêta devant une double porte. Il frappa deux fois avant que celle-ci ne s'ouvre et laisse un nuage de vapeur glisser vers lui. Dans l'immense salle de bain de sa maîtresse, il faisait toujours chaud et humide, c'était un véritable hammam. Au centre, se trouvait, creusée dans le sol, une grande baignoire en or. Le précieux métal était presque invisible sous la blancheur du lait d'ânesse qui remplissait la baignoire. Sa surface était totalement lisse. L'homme s'avança et passa devant deux silhouettes totalement immobiles. Les deux créatures étaient d'une beauté époustouflante, mais il ne s'attarda pas à observer ces êtres semblables à des statues de cire. Il s'agenouilla jusqu'à la baignoire et tendit au-dessus du lait chaud le journal.

« Maîtresse, les nouvelles de la Gazette, c'est terrible » dit-il, la voix tremblante.

D'abord, il ne se passa rien. Puis une tête sortie du lait d'ânesse. Une femme, encore plus belle que les deux silhouettes, émergea de la baignoire. Ses yeux se posèrent sur la Une de la Gazette. Un frisson de fureur parcourut son corps nu. Elle fit un geste vif du bras. Le lait blanc et pur de son bain se teinta instantanément de rouge alors que le corps du sorcier tombait dans la baignoire, la gorge tranchée nette.

« Le lait a tourné » fit la femme, les silhouettes se mirent à bouger et glousser.

Elle sortit du bain, s'enveloppa d'un drap que ses servantes lui tendaient. Puis elle quitta sa salle de bain, ses pas étaient silencieux sur le carrelage de marbre.

« Contactez tous les clans de mon royaume, faites qu'ils me rejoignent informez le roi de Vienne de ce torchon », ordonna-t-elle. « Ces maudits mortels n'ont toujours pas compris à qui ils s'attaquaient ! »

X

Les jours passèrent à Poudlard. Et comme l'avait prédit Bill, le quotidien de son frère et de sa sœur s'était transformé en cauchemars. Pas un jour ne passait sans qu'un Serpentard ne s'en prenne à eux : poudre à roter dans la boisson de Ron, potion de chute de cheveux glissée dans le shampoing de Ginny… Mcgonagall avait bien réussi à interdire l'accès des magasins de farces de Zonko et des Weasley, cela n'empêchait pas les vert et argent d'être imaginatifs. Et malheureusement pour les deux Griffondor, certains élèves des autres maisons s'étaient également ligués contre eux. Aloysius pleurait de rire à chaque nouvelle attaque contre eux, mais avait promis qu'il interdisait à ses étudiants toute forme de violences physique ou magique contre les deux belettes.

Ginny quitta précipitamment la Grande Salle en plein petit-déjeuner. Sa peau commençait à se recouvrir de furoncles nauséabonds. De nombreux élèves éclatèrent de rire alors que la Directrice courait à sa poursuite. Luna Lovegood leva son nez de son bol de céréales et se retourna vers son voisin, Drago. Elle lui sourit avant de se tourner vers les filles de Huitième année.

« Ginny n'avait pas remarqué que son jus de citrouille était légèrement rose ? Sûrement un coup des Nargol... » dit-elle avant de retourner à la contemplation de ses céréales baignant dans son lait frais.