Chapitre 1

Les fées, un mythe plutôt proche de la réalité

En cette douce matinée de fin de mois d'Août, les oiseaux volaient en toute joyeuseté au-dessus de la ville de Gardénia. Les vacances d'été approchaient à leur fin et très bientôt, des enfants et adolescent devraient retourner en cours et se lever tôt tous les jours pendant dix longs mois. Seulement, ce matin-là, attablée à sa table à dessin depuis un peu trop de temps déjà pour une adolescente de son âge, une jeune adolescente qui n'aurait seize ans que dans quelques mois avait abandonné tous ses croquis dessin aussi travaillés que possible pour se concentrer sur un énorme livre, un vieux recueil d'histoires sur la magie et les fées qu'elle avait lu encore et encore. Rien de ce qui était raconté dans cet ouvrage vieux comme le monde n'était vrai, elle s'en doutait très bien, mais elle était une éternelle rêveuse et ces contes étaient ce qui la faisait rêver le plus. Elle n'avait jamais su d'où lui venait cette passion mais c'était si fort que ça la dévorait complètement et elle n'était juste pas capable de vivre sans. Elle espérait jour après jour que ses rêves deviennent réels et qu'elle puisse devenir une fée, tout comme celle de ces histoires.

La porte de sa chambre s'ouvrit doucement, en grinçant à peine, laissant entrer une ombre qui lui était familière et chaleureuse.

« Bonjour Bloom, il est l'heure de- Oh non ! »

La jeune fille, répondant au doux nom de Bloom, redressa la tête de son recueil alors que sa mère avançait vers elle, visiblement inquiète pour sa chère petite fille adorée. Bloom se fendit d'un petit rire alors que sa mère prenait son visage dans ses mains et déposait un baisé sur son front.

« Ne me dis pas que tu as encore passé une nuit blanche ma puce ?

-Mais non maman, je me suis juste réveillée très tôt ce matin.

-Oh tu n'es pas raisonnable, pourquoi tu ne profites pas de tes vacances pour faire la grasse-matinée ?

-J'avais juste envie de lire un peu.

-Un peu ? Je crois que tu te moques de moi ma puce. Je te connais mieux que quiconque, je sais très bien que tu n'as pas lu seulement un peu. »

Elle lui pinça amicalement la joue. Ce n'était évidemment pas une critique, jamais elle ne jugerait sa fille de faire quelque chose qui la rendait heureuse.

« Prends au moins un petit-déjeuner ma puce, il faut prendre des forces avant de passer une longue journée.

-Oh ce n'est pas comme si je comptais faire grand-chose aujourd'hui.

-Crois-moi, tu te trompes. Allez, descends dans la cuisine mon poussin. »

Bloom hocha la tête alors que sa mère quittait sa chambre pour la laisser un petit peu tranquille. L'adolescente referma son livre et quitta son bureau. Allongé sur son lit, son lapin Kiko dormait comme s'il s'était épuisé à une tâche qui n'existait pas. Son lapin n'était qu'un gros flemmard mais Bloom l'aimait comme ça. Elle le laissa dormir bien tranquillement et quitta sa chambre pour rejoindre sa mère en bas. Si celle-ci était venue la chercher, son père devait certainement y être aussi et ne pas encore être parti à son travail alors elle comptait bien aller prendre son petit-déjeuner avec eux deux.

Elle descendit les escaliers à toute vitesse et se précipita dans la cuisine. Elle rejoignit bien vite ses parents et salua son père en l'embrassant sur la joue. Ils passèrent le petit déjeuner bien tranquillement, sans trop discuter car si Bloom était réveillée depuis un moment déjà, ce n'était pas le cas de ses parents et son père tout particulièrement avait besoin d'un petit moment pour se réveiller. La rouquine connaissait parfaitement ses parents, elle avait passé toute sa vie avec eux, elle savait exactement comment ils étaient, quelles étaient leurs petites habitudes. Une fois que son père eut bu son café et mangé les pancakes encore tous chauds, il sembla enfin prendre vie et sourit fièrement à sa femme, puis à leur fille.

« Bloom ma chérie, ta mère et moi avons quelque chose pour toi qui, nous le pensons, te plaira à coup sûr. »

La jeune adolescente releva la tête de son bol de céréales absolument énorme et presque vide pour les regarder avec étonnement.

« Quelque chose ? Un cadeau ? Mais je n'ai rien fait de particulier pour le mériter.

-Enfin ma puce, tu sais très bien que nous n'avons pas besoin de raisons particulières pour te faire un cadeau.

-Tu es notre fille adorée, si nous voulons te gâter de mille et un cadeaux, nous n'avons pas besoin d'excuses pour ça. »

Bloom se sentit un peu gênée par cela. Elle adorait ses parents mais elle était toujours mal-à-l'aise quand elle recevait des cadeaux. Elle ne savait pas pourquoi, elle était juste gênée. Cependant, elle ne voulait pas que sa gêne dérange ses parents, ils étaient tellement heureux de rendre leur fille heureuse. Elle sourit grandement, tout de même intriguée par son cadeau et essayant de ne se concentrer sur sa curiosité plus que sur sa gêne.

« Qu'est-ce que c'est ?

-Ah ! D'abord tu dois finir ton petit-déjeuner jeune fille, il ne faut pas gaspiller.

-Oh c'est injuste, tu me dis ça en plein repas et tu m'obliges à le finir !

-C'est moi qui fais les règles ici, c'est ainsi. »

Bloom ne put s'empêcher de rigoler doucement. Son père aimait bien raconter des bêtises dans ce genre, juste pour amuser sa famille.

L'adolescente finit ses céréales en vitesse puis aida ses parents à débarrasser aussi vite que possible. Ses parents la guidèrent vers l'avant de la maison et elle commença à s'imaginer un scénario impossible. Elle savait que ça n'avait aucune chance d'arriver mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer une voiture d'une couleur vive, jaune ou rouge, décapotable, qui l'attendrait à côté du mini-van familial. Sa famille n'avait définitivement pas les moyens de s'acheter ça mais une adolescente pouvait bien rêver, non ? De toute façon, elle n'avait pas encore l'âge pour conduire.

Ce ne fut effectivement pas une voiture qui l'attendit devant la maison, mais bien un joli vélo tout bleu électrique, avec un panier tout aussi joli attaché à l'avant et une clochette dorée qui brillait de milles éclats sous la lumière déjà bien présente du soleil.

« Oh. »

Ce fut au tour de ses parents de se retrouver gênés. Sa mère posa une main sur son épaule.

« Désolée ma puce. Nous savons à quel point ton besoin d'indépendance s'accompagne d'une envie de voiture mais ce n'est pas possible pour le moment encore, tu le sais ?

-Mais enfin ! C'est vraiment un super cadeau ! Je vais aller bien plus vite grâce à ça, je suis tellement heureuse ! Merci maman, merci papa ! »

Elle se jeta dans les bras de ses parents l'un après l'autre et les serra aussi fortement que possible pour leur faire passer leur tristesse passagère. Elle ne tenait pas à briser leur joie et elle était très sincèrement ravie de ce cadeau, c'était bien plus que ce qu'elle pouvait imaginer. Son père marqua tout de suite un enthousiasme évident, reboosté par cette preuve d'affection.

« Eh bien ! Pourquoi tu ne vas pas tester ce vélo ? Tu pourrais parcourir la ville avec, du moment que tu fais attention à toi.

-Oui ! Je vais faire ça immédiatement ! Merci encore, vous êtes extraordinaires ! Je vais juste chercher quelques affaires pour me promener ! »

Elle rentra dans la maison à nouveau à toute vitesse, grimpant les escaliers en grimpant plusieurs marches à la fois, et entra dans sa chambre en faisant claquer la porte. Kiko n'apprécia pas cela du tout, sursautant sur le lit et marquant son désaccord comme il en avait l'habitude quand Bloom le réveillait dans ses grosses siestes. L'adolescente se sentit coupable et s'approcha de son bébé pour s'excuser sincèrement le laissant la renifler jusqu'à ce qu'il la laisse le caresser pour accepter ses excuses. Une fois qu'il fut parfaitement apaisé, elle le laissa tranquille et rangea quelques affaires dans un sac à dos rose fluo : son livre qu'elle lisait quand sa mère était venue la chercher, son carnet à dessins, des crayons et gommes pour accompagner cela, puis une casquette et une bouteille d'eau. Les journées étaient encore très chaudes elle avait plutôt intérêt à faire attention, même si elle comptait de toute façon revenir avant le repas du midi.

« Bon, j'y vais Kiko, sois sage et ne fais pas de bêtises ! Et tu n'as pas intérêt à faire ton martyr auprès de papa et maman, tu as de quoi manger et boire. »

Son lapin l'ignora complètement, déjà beaucoup trop occupé à essayer de reprendre sa sieste, mais ce ne fut pas un problème pour Bloom. Elle connaissait son lapin par cœur, ça ne la dérangeait absolument pas.

Quand elle redescendit les escaliers, aussi vite qu'elle les avait grimpés, sa mère lui tendit un casque aussi bleu que le vélo. Elle l'enfila sans la moindre hésitation, déposa un bécot affectueux sur la joue de sa mère, salua son père et prit le vélo pour filer à toute vitesse dans les rues de Gardénia. Elle avait beau ne pas être une jeune fille très populaire auprès des autres adolescents de son âges et adorer lire dans sa chambre en toute tranquillité mais elle aimait malgré tout faire de longues promenades jusqu'au parc pour se détendre en dessinant les paysages qu'elle connaissait par cœur à force d'années, jamais lassée.

Elle arriva au parce au bout de quelques minutes seulement, à toute vitesse grâce à son vélo tout neuf, et s'enfonça sans aucune difficulté dans les endroits les plus profonds et moins aventurés des parcs. Elle connaissait les meilleurs endroits pour être tranquille, dans son coin, sans être dérangée de personne. Parfois même, elle s'autorisait à emmener Kiko avec elle. Son lapin n'était pas du tout du genre à être courageux, même s'il faisait semblant de pouvoir se débrouiller sans elle parfois, alors il restait toujours à ses côtés, même quand elle le sortait avec elle dans le parc de Gardénia. Malgré tout, elle ne le faisait pas très souvent. Si elle n'était pas à l'aise avec les autres adolescents de son âge, son lapin détestait définitivement la compagnie de qui que ce soit en dehors de la famille.

Elle atteignit enfin cette partie si secrète et cachée du parc. Elle se sentait bel et bien en sécurité ici, elle savait que rien ne pourrait venir la déranger si elle était réfugiée aussi profondément.

Elle posa son vélo contre un arbre et retira son casque. Elle s'assit contre le même arbre et attrapa son sac à dos pour continuer sa lecture. Peut-être dessinerait-elle plus tard, en attendant elle continuait de profiter de sa lecture en toute tranquillité, sans avoir à craindre d'être dérangée. Elle passa un long moment de lecture de façon tout à fait calme, et se laissa rêver à imaginer être une fée. Ce n'étaient que des rêves, des mythes, elle savait très bien qu'elle ne pourrait jamais s'envoler dans les airs avec d'autres fées, en étant couverte de paillettes et en faisant des tours de magie. Ça ne changeait rien au fait qu'elle continuait de rêver, encore et toujours. Elle leva la tête de son recueil et regarda le ciel bleu au travers des branches d'arbre. C'était une journée calme, si calme, il était évident que rien ne pourrait déranger une si belle et si douce journée.

Au moment où elle se disait ça, un cri retentit. Bloom se redressa vivement, reconnaissant clairement qu'il y avait un danger quelque part. Elle ne savait pas vraiment quoi faire. Il était sûrement mieux qu'elle aille chercher de l'aide auprès des autorités compétentes mais il était possible que le temps qu'elle le fasse, il ne soit déjà trop tard pour aider la personne qui avait crié. Elle posa son livre au sol et prit sa décision à toute vitesse. Elle se précipita aussi vite qu'elle en fut possible dans la direction du cri. Elle ne savait pas encore ce qu'elle ferait quand elle aurait rejoint la personne qui avait crié mais il était possible qu'elle puisse intervenir sans trop de soucis peut-être.

Cependant, alors qu'elle arrivait enfin à la source du cri, elle fut surprise par une vision dont elle n'aurait jamais cru pouvoir être témoin un jour dans sa vie. Entre deux arbres, la tête baissée et la respiration courte, une jeune fille de son âge aux très longs cheveux blonds se tenait à une sorte de bâton. En observant de plus près, elle se rendit compte que la jeune fille portait une tenue plutôt légère d'un jaune très vif et couvert de paillettes et que dans son dos, il y avait deux paires d'ailes bien bleues. Le bâton sur lequel elle se tenait était vraiment blanc et avait plus l'air d'un sceptre qu'autre chose.

Bloom se cacha discrètement derrière un arbre, n'arrivant pas à comprendre ce qu'il pouvait bien se passer. Elle n'avait jamais rien vu comme cela, elle n'avait pas l'impression que l'inconnue portait un costume, ses ailes lui semblaient réelles mais ce n'était absolument pas logique, ça ne pouvait juste pas être possible.

À ce moment-là, une créature gigantesque, faisant presque le double de la taille et du poids de Bloom, attaqua la jeune inconnue. Celle-ci réussit à esquiver au dernier instant, clairement dans une position de faiblesse et l'attaqua avec son sceptre, dirigeant le bout le plus large en forme de cercle sur sa tête, puis effectuant un saut en arrière d'une grâce inégalée pour les yeux de Bloom.

La jeune fille blonde ailée pointa son sceptre vers la créature vivement.

« Recule monstre ! Jamais tu ne me voleras mon sceptre ! »

Puis elle cria une espèce de formule magique plutôt courte et une lumière apparut au bout circulaire de son sceptre qui se forma en une sorte de boule qu'elle jeta à toute vitesse sur le monstre qui fut éjecter loin en arrière. La créature n'apprécia clairement pas le traitement que lui faisait subir la fée et se précipita sur elle pour l'attaquer encore une fois, clairement un peu trop instinctif pour réfléchir à un réel plan. Cependant, Bloom non plus ne fut capable de réfléchir assez longtemps parce que son inquiétude en réaction à la scène qui se jouait devant elle fut si forte qu'elle se précipita à toute vitesse entre la créature et la jeune fille pour s'interposer et la protéger, même si c'était définitivement stupide.

Bloom n'avait jamais eu une vie difficile jusque-là. Aussi loin qu'elle puisse se souvenir, tout s'était toujours bien passé, tout avait été vraiment simple. Elle avait fait quelques choix difficiles, surtout pour des contrôles ou la seule fois où elle avait menti à ses parents (pour quelque chose de vraiment bête en plus, c'était terrible), mais elle n'avait jamais eu à faire un choix pareil dans sa vie que celui de s'interposer face à une créature qui avait très certainement la capacité de la briser en mille morceaux pour protéger une parfaite inconnue en tenue à paillettes. Dans son action complètement inconsciente, elle n'avait même pas fait attention au regard que lui portait l'adolescente blonde ou même à ce sentiment de pétillement dans sa poitrine alors qu'elles étaient toutes les deux si proches l'une de l'autre physiquement. Elle n'y fit pas attention parce qu'au moment où le monstre levait sa main gigantesque pour l'abattre sur elle, se fichant bien de qui il frappait, une sensation de chaleur étouffante l'envahit, à un point où elle se sentit obligée de crier pour expulser cette sensation qui était trop forte pour elle.

Elle ne comprit pas exactement ce qui s'était passé, elle avait fermé les yeux pour ne pas voir sa fin mais celle-ci n'arriva jamais et quand elle rouvrit les yeux, le monstre hurlait de douleur alors que son bras brûlait. C'était choquant, vraiment, mais avant que Bloom n'ait pu réagir, l'adolescente blonde lui passa devant, cria une autre formule magique en formant un cercle avec son sceptre. Derrière le monstre, une espèce de trou sombre et profond apparut – et Bloom ne comprendrait que plus tard ce que c'était – et la jeune fille frappa le monstre de toutes ses forces, l'envoyant valser dans le trou qu'elle referma ensuite aussi vite que possible avant de s'effondrer sur elle-même.

Au moment où les genoux de l'inconnue touchèrent le sol, sa tenue pailletée et ses ailes disparurent brusquement, laissant place à une tenue plus habituelle pour les yeux de Bloom, une jolie petite robe courte, verte et rose, et des bottines légères à talons hauts.

Bloom n'avait pas la moindre idée de la façon dont elle était supposée réagir, il y avait tellement de choses qui se bousculaient dans son esprit : la jeune fille avec des ailes, le monstre gigantesque qui avait tenté de l'attaquer, les flammes qui étaient apparues sur la créature de nulle part… Bloom regarda ses mains qui lui semblaient brûlantes. Elle n'était pas une fée, elle n'avait jamais fait usage de magie de quelque façon que ce soit, elle n'avait pas de tenue pailletée ou d'ailes ou quoi que ce soit du genre, ça ne pouvait pas venir d'elle, ce n'était juste pas possible. Même si c'était son rêve, il y avait forcément une réponse rationnelle à ce qu'il venait de se passer, ce n'était pas possible autrement, ça ne pouvait juste pas être possible.

Comme pour lui prouver qu'elle avait tort de chercher de la rationalité à tout ça, la jeune fille devant elle se remit debout en prenant appui sur son sceptre qu'elle fit ensuite tourner à toute vitesse autour de ses doigts comme on le ferait avec un crayon, le changeant ainsi en une toute petite minuscule bague aussi blanche que le sceptre, avec le même cercle la décorant, juste plus petit que celui du sceptre. Bloom se figea, ne pouvant rien faire d'autre que l'observer alors qu'elle passait ses mains dans ses cheveux comme pour se recoiffer – ce qui était effroyablement inutile car ses cheveux n'avaient pas été décoiffés le moins du monde par ce qui venait de se passer (juste, ils étaient à présent détachés alors qu'ils étaient tenus en deux longues couettes quand l'adolescente avait encore sur elle cette tenue pailletée) – complètement éblouie.

L'inconnue blonde se tourna vers elle en tournant sur elle-même avec grâce et la fixa avec intensité, son regard doré la sondant d'une façon que Bloom ne pouvait pas même espérer comprendre, puis elle s'approcha lentement d'elle, parfaitement à l'aise sur les échasses qui protégeaient ses pieds. Elle se pencha sur Bloom de toute sa hauteur – et la rouquine fut persuadée que même sans talons, la blonde la dépassait largement – et fit glisser ses doigts doucement sur sa joue. Le contact était vraiment étrange, Bloom put à nouveau sentir ce pétillement dans sa poitrine et cette fois elle y prêta enfin attention. Puis la jeune inconnue s'écarta vivement, comme bouleversée par quelque chose, comme si elle s'était brûlée à son contact.

« Ma parole mais qui es-tu ? Je croyais qu'il n'y avait plus de fées sur Terre ! »