Disclamer : Le monde, les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas contrairement à la traduction !

Titre : The Heartbeat

Auteur : LadyFromPoland

Traductrice : Ange Phoenix Blodeuwedd

Bêta : Elisa, une adorable petite personne !

Résumé : À partir de l'épisode 5x13. Arthur était en train de mourir et Merlin fera n'importe quoi pour le sauver et ce, peu importe les conséquences. C'était une histoire de choix, de sacrifices et d'amour qui était au-delà du destin.

Statut de la fanfiction originale : Terminée, 30 chapitres

Autorisation : Autorisation pour toutes les fanfictions de l'auteur

Note : Le lien de la fanfiction originale et du profil de l'auteur sur le mien

Prochaine date de parution : Après le Week-End, sans doute Lundi ou Mardi


The Heartbeat


Chapitre 2 : Un pas après l'autre


"Merlin." C'était les premiers mots qu'Arthur prononça lorsqu'il reprit conscience. Il s'assit lentement, encore un peu confus.

"Je suis là," dit Merlin en le rejoignant, leur bras se frôlant.

"Suis-je... ?" commença son roi, mais il n'avait pas besoin de finir. Merlin savait très bien ce qu'il voulait dire.

"Vous êtes bien vivant," confirma le sorcier. "Tout va bien. Vous n'avez pas à vous inquiéter."

"Je ne suis pas tout à fait sûr." Arthur regarda son ami de près. "Merlin, qu'as-tu fait ? Je suis certain d'être mort. Je me sentais mort."

Merlin hocha la tête. "Je pense que vous étiez mort," admit-il, "au moins un instant."

"Qu'as-tu fait ?" répéta Arthur, plus inquiet qu'auparavant. "Les gens ne peuvent pas revenir à la vie ainsi. Ce n'est pas si simple, je le sais."

"Ce n'était pas simple, croyez-moi," se moqua Merlin, essayant d'apaiser la tension. "Nous étions à Avalon et il a fallu l'aide d'autres sorcières et sorciers, mais ça a marché." annonça Merlin en essayant de se convaincre que ce n'était pas entièrement un mensonge.

"Pourquoi m'ont-ils aidé ?" demanda alors Arthur. "J'ai chassé des personnes comme eux..."

"Ce n'est pas vous, vous savez que vous n'étiez pas si mauvais. Ils le savaient également," dit Merlin avec un sourire rassurant. "Ils devaient savoir que vous avez changé et que vous pouvez encore changer le monde. Ils vous ont donné une chance de finir ce que vous avez commencé. Vous pouvez construire un monde meilleur et plus juste."

Arthur voulait croire que Merlin avait raison, qu'il y avait encore une chance pour lui d'être un meilleur roi et peut-être un homme meilleur.

"Merci, Merlin," dit-il finalement et avant d'y réfléchir à deux fois, il prit l'autre homme dans ses bras.

Dire que Merlin fut surpris était un euphémisme. Soudain, le souvenir de leur baiser lui revint, le faisant rougir légèrement. "Cela doit être la proximité," pensa-t-il et il étreignit Arthur en retour.

"Comment vous sentez-vous ?" interrogea Merlin quand ils eurent fini de s'étreindre.

"Étonnamment bien, comme si je renaissais," admit Arthur. "C'est approprié, n'est-ce pas ? Revenir à la vie doit être au moins un peu comme renaître. C'est plutôt agréable."

Merlin n'était pas certain qu'il s'agissait simplement d'un effet du retour à la vie, mais il rejeta immédiatement cette pensée. De toute façon, il n'allait pas dire à Arthur qu'ils allaient partager un cœur jusqu'au jour où ils mourraient. Il valait mieux qu'Arthur croit que c'était juste un effet de sa récente résurrection.

"Je suis content de l'entendre," dit Merlin, puis il devient plus sérieux. "Je n'ai jamais voulu que quelque chose comme ça vous arrive. Je suis vraiment désolé."

"Ce n'est pas ta faute, Merlin," lui dit Arthur. "Je te dois plus que je ne le sais. J'en suis sûr." Il s'éclaircit la gorge. "Et si quelqu'un doit s'excuser maintenant, c'est moi," admit-il.

Merlin secoua la tête. "Ce n'est pas vrai. Cela se serait passé différemment si j'avais révélé mon secret plus tôt."

"J'aurai bien aimé, mais ce qui est fait est fait. Cela aurait pu être pire," annonça Arthur et un lourd silence s'abattit sur eux.

Merlin savait que ce qu'Arthur disait était vrai, mais cela ne lui remontait pas le moral. Il ne connaissait pas les mots qui pouvaient exprimer son bonheur de voir qu'Arthur était vivant, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir anxieux à propos d'un autre mensonge, d'une autre vérité non dite qui était entre eux. Néanmoins, le cacher à Arthur semblait être la bonne chose à faire. Le roi n'avait pas à s'inquiéter de toutes les conséquences que l'acte de Merlin pourrait entraîner.

"Vous sentez-vous assez bien pour voyager ?" demanda soudainement Merlin. "Je pense que vous avez encore un royaume à gouverner, mais ça peut attendre un peu plus longtemps si vous avez encore besoin de repos."

Arthur secoua la tête. "Comme je te l'ai dit, je me sens comme un nouveau-né. On peut rentrer chez nous."

Merlin sourit. Sa maison était là où se trouvait Arthur, mais le roi n'avait pas besoin de le savoir.

"Alors allons à la maison," dit le sorcier, et il se leva. Arthur le suivit instantanément.

"Sur le chemin du retour, tu auras tout le temps de me parler de tout ce que tu m'as caché pendant toutes ces années. Je veux tout savoir," exigea Arthur, en regardant de près Merlin.

"Cela prendra plus de temps que notre voyage," avoua Merlin.

"C'est ce que je pensais," répondit Arthur, mais il n'avait pas l'air blessé, juste curieux.

"Et je ne peux vraiment pas tout vous dire," ajouta le sorcier.

"Merlin," le prévint Arthur.

"Si je vous le dis, vous me tuerez," répliqua Merlin en essayant de mettre de l'humour dans ses paroles. "Et puisque vous êtes encore en vie, je pense que vous aurez encore besoin de moi pour garder votre derrière royal en sécurité."

"Merlin."

"Quoi ? C'est ce que je fais."

Ils rirent tous les deux à ce constat.

"Comment quittons-nous de cette île ?" demanda Arthur quand ils furent calmés.

"Il y avait un barque quelque part... ici... ?" Merlin fronça les sourcils.

"Il est clair que ce n'est pas ici," souligna Arthur.

"Eh bien... J'étais pressé. Je vous sauvais la vie, vous vous souvenez ? Nous la trouverons. Donnez-moi juste un moment..."

Le chemin jusqu'à Camelot était long mais il n'allait certainement pas être ennuyeux. Merlin et Arthur trouvèrent finalement la barque et ils purent commencer à rentrer chez eux.

Ce n'était que le début.

oOoOOoOo

Il commençait à faire de plus en plus sombre. Arthur se sentait bien, mais Merlin avait l'air fatigué.

"Je pense qu'on devrait s'arrêter ici pour la nuit. Il se fait tard," dit le roi. Ses mots surprirent un peu Merlin comme ils étaient restés silencieux depuis quelques temps.

"Ici ?" demanda faiblement Merlin.

Arthur regarda autour de lui. "Qu'est-ce qui ne va pas avec cet endroit ?"

"Nous avons fait une pause ici avant," lui répondit Merlin. "Vous ne vous en souvenez probablement pas très bien car vous étiez faible et épuisé à ce moment-là," ajouta-t-il tristement.

"Est-ce que cet endroit te dérange, Merlin ?" demanda Arthur en se rapprochant de son ami tout en le regardant dans les yeux. "Je saurai si tu mens."

"Un peu," admit Merlin, vaincu.

Les traits d'Arthur s'adoucirent. "Je suis vivant et je n'ai pas l'impression que je vais bientôt mourir."

Merlin hocha la tête. Il ne voulait pas parler de ses peurs et de ses sentiments. Tout était trop frais. Il craignait que cela allait toujours être trop tôt.

"Nous pouvons rester ici pour la nuit," affirma finalement Merlin.

"En es-tu sûr?" demanda Arthur.

Le dragonnier hocha la tête.

"Je vais préparer le feu," dit le serviteur et il se dirigea vers les bois.

Cependant, Arthur attrapa son bras. "Tu peux juste utiliser ta magie. Je veux que tu le fasses," l'encouragea le roi.

Merlin sourit légèrement et ses yeux devinrent dorés pendant un bref instant. Arthur haleta. C'était la première fois qu'il voyait les yeux de Merlin lorsqu'il faisait de la magie.

"Tes yeux..." commença-t-il mais il ne savait pas comment finir. Ils étaient sauvages et beaux à la fois, mais il ne pouvait pas dire de telles choses à voix haute.

"Je sais," répondit Merlin et il sourit un peu plus.

Ils s'allongèrent sur le sol près du feu que Merlin venait d'allumer. Leurs bras se frôlaient légèrement et tous deux regardaient le ciel. La nuit était calme et paisible. Merlin voulait rester là pour toujours avec Arthur à ses côtés. C'était un beau rêve.

"Tu devrais te reposer, Merlin," dit doucement Arthur. "Je peux voir à quel point tu es fatigué."

"J'aimerais pouvoir mais je ne peux pas m'endormir," murmura-t-il.

"Tu n'as pas à te soucier de moi," lui dit son ami.

Merlin renifla. "Tout n'est pas à propos de vous," marmonna-t-il.

"Bien sûr, mais là, c'est à propos de moi." Arthur en semblait tout à fait certain.

"Vous êtes vraiment un crétin," dit Merlin et il se tourna de son côté pour ne pas avoir à regarder Arthur.

Celui-ci soupira. "Et encore une fois, tu essayes de tout transformer en blague ou en quelque chose sans importance," accusa-t-il. "Je veux juste que tu sois sérieux et honnête avec moi, tu pourras retourner à ton habituel bavardage demain matin, mais maintenant s'il te plait, sois sérieux."

Le roi se décala légèrement vers Merlin, permettant à l'autre homme de sentir son souffle sur son cou.

"Dis-moi pourquoi tu ne peux pas dormir, peut-être que je pourrais t'aider," murmura Arthur et chaque mot de son roi fit frissonner Merlin.

"Quand je ferme les yeux..." Merlin était sur le point de fondre en larme et il ne pouvait pas le faire devant Arthur. Il devait se calmer. "Quand je ferme les yeux, je vois votre cadavre," dit-il rapidement en se sentant soudainement soulagé. Cela faisait du bien de le partager avec quelqu'un, même si c'était Arthur.

"Merlin..." chuchota son ami.

"Je m'en remettrai bientôt," promit Merlin. "Vous n'avez pas à vous inquiéter."

Soudain, Merlin sentit le bras d'Arthur autour de sa taille. Il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était très intime. Il n'avait jamais soupçonné qu'Arthur pouvait faire un tel geste envers lui.

"Désormais, tu peux sentir que je suis toujours là, chaud et vivant," lui dit Arthur. "Maintenant, tu devrais te reposer. Tu sais que tu en as besoin."

"Oui," murmura Merlin et il se débattit avec lui-même pour fermer les yeux.

Il pouvait encore voir la forme du corps d'Arthur couché sur le sol, mais cette fois, il pouvait aussi sentir le corps très vivant d'Arthur pressé contre lui. Il se sentait presque en sécurité. Il se sentait comme à la maison.

oOoOOoOo

Merlin rêvait d'Ealdor et d'Arthur le fermier qui vivait à côté de lui. Il n'y avait pas de magie, de dragons ou d'autres choses folles. Il n'y avait qu'eux et leur simple vie au village.

Il fut soudainement réveillé par Arthur.

"Quelqu'un est là," chuchota le roi.

Ici, c'était la fin d'un rêve et le début d'une vie normale.

Ils se levèrent tous les deux à la hâte. Arthur saisit son épée, même si elle n'était pas nécessaire. Qui que ce soit, Merlin pouvait les vaincre en une seule pensée.

L'homme grand et bien construit émergea d'entre les arbres, tenant quelque chose dans sa main droite.

"Perceval !" Arthur rit de bon cœur et il abaissa son épée. "Que fais-tu ici ?"

"Je vous cherchais, mon seigneur," dit le chevalier. "Je vous ai trouvé tous les deux il y a une heure."

"Pourquoi ne pas nous avoir réveillé ?" demanda finalement Merlin.

"Vous aviez l'air d'avoir besoin de plus de sommeil. Vous avez dû vivre beaucoup de choses ces derniers jours," expliqua Perceval. "J'ai décidé de nous trouver quelque chose à manger ce matin, alors j'ai chassé un lièvre."

"C'est une excellente idée," dit le roi. "Je meurs de faim."

"Quelque chose vous tracasse, Perceval," dit le sorcier alors qu'ils faisaient cuire le lièvre sur le feu que le serviteur avait allumé la nuit précédente.

"C'est vrai," admit le chevalier. "Certains de nos amis les plus proches n'ont pas survécu à cette guerre," avoua-t-il tristement.

Merlin haleta. "C'est Gwaine, n'est-ce pas ?" dit-il.

Perceval hocha la tête.

"Qui a fait ça ?" demanda Arthur, clairement bouleversé par la nouvelle.

"Morgane," leur dit-il et il leur parla de leur mission insouciante. De son point de vue, Perceval savait qu'ils n'avaient eu aucune chance.

"La mort de Gwaine, comme beaucoup d'autres, a été vengée," affirma Arthur en essayant de consoler son cœur brisé. Gwaine était le meilleur ami de Perceval. Tous ceux qui avaient des yeux et les regardaient le savaient. "Morgane est morte, grâce à Merlin."

Le chevalier tourna son regard vers Merlin et l'observa de la tête aux pieds. "Comment as-tu fait ça ?" demanda-t-il, incrédule. "Gwaine et moi n'avons pas réussi et toi..."

Merlin ne savait pas quoi dire. Il n'était pas sûr qu'il puisse parler à tous ses amis de ses talents cachés. C'est pourquoi il regarda Arthur, essayant de trouver des réponses.

Arthur observa Merlin sérieusement, puis regarda Perceval.

"Quelque chose ne va pas ?" demanda le chevalier.

"Cela dépend de comment tu le vois," expliqua Arthur. "Notre ami Merlin est apparemment plus fort qu'il n'en a l'air. Il me le dit depuis des années, mais je n'ai réalisé, il y a que quelques jours, à quel point ses paroles étaient vraies." Il rit un peu, ne croyant pas qu'il ne l'avait pas remarqué plus tôt. Maintenant qu'il rassemblait toutes les pièces du puzzle, cela semblait évident.

"Je ne comprends toujours pas," répondit Perceval. "Vous ne pouvez pas juste me le dire ?"

"Arthur essaie de vous dire que j'ai de la magie," avoua finalement Merlin à haute voix.

Perceval le regarda d'abord, abasourdi, puis en colère et enfin un peu effrayé.

"Tu es un sorcier," réussit-il à dire. Instinctivement, il saisit la poignée de son épée.

Merlin ne semblait pas très surpris par sa réaction. Il savait qu'il aurait à faire face à beaucoup de réactions similaires une fois son secret révélé.

"Range ton épée, Perceval," ordonna fermement Arthur. "Ce n'est pas nécessaire. Merlin est notre ami et il m'a sauvé la vie plus d'une fois. La magie ne le définit pas. Ça ne définit personne."

Merlin était vraiment touché par ces mots. Il s'était rendu compte qu'Arthur s'était habitué à sa magie, mais là, c'était quelque chose de plus. Arthur le défendait. Il leur présentait une toute nouvelle perspective sur la magie et ceux qui l'utilisaient. C'était quelque chose que Merlin avait toujours voulu entendre.

"La magie corrompte. Vous l'avez dit vous-même," insista Perceval, mais il baissa quand même son épée.

"Chaque type de pouvoir peut corrompre," dit Arthur. "Ton épée peut te corrompre. Mon trône peut me corrompre. Cela dépend de nous, de ce que nous faisons de nos épées, de nos trônes et de notre magie," poursuivit-il en douceur.

Perceval observa d'abord Arthur, puis il tourna son regard vers Merlin.

"Je suis toujours la même personne. Je ne veux pas vous faire de mal, ni à vous, ni à Arthur, ni à Camelot," dit Merlin. "Je sais qu'il est difficile de me croire après tout le désordre que Morgane a causé, mais tous les sorciers ne sont pas comme elle." Il soupira. "Pour être honnête, elle n'a pas toujours été comme ça et je me blâme en partie pour la personne qu'elle est devenue... pour la personne que vous avez appris à connaître. C'était une fille effrayée qui ne comprenait pas ses pouvoirs. Elle n'avait personne vers qui se tourner et j'avais trop peur de lui révéler mon propre secret et je le regrette de tout mon cœur. J'avais Gaius et elle était seule."

"Essayes-tu de faire d'elle une meilleure personne qu'elle ne l'était ?" demanda Percival.

"Pas du tout," lui assura immédiatement Merlin. "Morgane était maléfique et je l'ai tuée pour tout ce qu'elle nous a fait subir, vous vous souvenez ? Elle a été corrompue par ses pouvoirs et aveuglée par sa haine. Elle a fait confiance aux mauvaises personnes et elle a fait les mauvais choix. Beaucoup d'innocents sont morts à cause d'elle et il n'y a rien qui puisse la rendre meilleure. Je la plains simplement parce que je sais qu'elle aurait pu être une meilleure personne. Elle avait du potentiel."

"C'est fini, Merlin," interrompit Arthur. "Tu ne peux rien y faire."

Merlin sourit un peu tristement. "Je sais. Je regrette juste que le chemin qu'elle ait choisi ait été plein de haine."

"Moi aussi," dit honnêtement Arthur et il le pensait vraiment. "C'était ma sœur après tout."

Perceval mit son épée de côté, décidant apparemment que Merlin n'était pas une menace pour lui et son roi. Merlin le remarqua et hocha la tête pour le remercier.

Perceval acquiesça en retour. Les derniers jours avaient été très longs pour eux tous. Longs et épuisants. Ils avaient perdu beaucoup de personnes qu'ils connaissaient et auxquels ils tenaient. Rien ne sera plus jamais pareil.

"Puis-je vous poser une question, Perceval ?" demanda soudainement Merlin, juste après avoir commencé à manger le petit-déjeuner.

Le chevalier le regarda de près et interrogea : "Qu'elle est-elle ?".

"Gwaine était-il seul quand il était mourant ?"

Perceval baissa les yeux et même Arthur pouvait sentir la tension monter. Cependant, il se rendit compte qu'il voulait également savoir. Après tout, Gwaine était l'un d'entre eux.

"Non, j'étais avec lui dans ses derniers instants. J'ai vu tant de morts, mais c'était pire que les autres," admit-il. "Il n'y avait rien que je puisse faire et je savais que c'était ma faute. J'aurais pu..." sa voix se cassa et il décida d'arrêter de parler. C'était beaucoup trop tôt. La blessure était encore trop récente.

"Fais-nous tous une faveur, Perceval, et ne te blâme pas," lui dit Arthur. "Cela ne servirait à rien."

"Gwaine ne voudrait pas que vous vous blâmiez," ajouta Merlin, même s'il savait qu'il n'y avait pas de mots pour rassurer Perceval. Si Arthur était mort, il aurait été exactement comme lui ou pire encore. Le chevalier avait besoin de temps pour guérir. Ce processus ne pouvait pas être accéléré. Cela ne marchait pas comme ça.

"Pouvons-nous ne plus jamais en parler ?" demanda Perceval. Il ne voulait pas de pitié. Il avait besoin d'être fort pour son roi et ce royaume. Et ramener toutes les émotions liées à la mort de Gwaine l'en empêchait.

Merlin et Arthur se regardèrent l'un l'autre avec compréhension.

"Bien sûr," dit le roi et ils mangèrent le reste de leur repas en silence.


Voici le deuxième chapitre de ma première traduction - du moins, d'une fanfiction à chapitre -

On se retrouve donc, très prochainement avec la suite, en espérant que ça vous plaise.

Et n'oubliez pas, écrire des reviews, c'est bon pour la santé ! - Surtout pour l'auteur -

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