Disclamer : Le monde, les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas contrairement à la traduction !
Titre : The Heartbeat
Auteur : LadyFromPoland
Traductrice : Ange Phoenix Blodeuwedd
Bêta : Elisa, une adorable petite personne !
Résumé : À partir de l'épisode 5x13. Arthur était en train de mourir et Merlin fera n'importe quoi pour le sauver et ce, peu importe les conséquences. C'était une histoire de choix, de sacrifices et d'amour qui était au-delà du destin.
Statut de la fanfiction originale : Terminée, 30 chapitres
Autorisation : Autorisation pour toutes les fanfictions de l'auteur
Note : Le lien de la fanfiction originale et du profil de l'auteur sur le mien
Prochaine date de parution : Pendant cette fin de semaine ou début de la semaine prochaine
The Heartbeat
Chapitre 3 : Les murs froids
Le voyage jusqu'à Camelot s'était bien déroulé. En effet, Arthur, Merlin et Perceval n'avaient pas rencontré de personnes suspectes sur leur chemin et les quelques personnes qu'ils avaient vu n'étaient que des paysans qui les observaient de loin. Ils doutaient que ces personnes les reconnaissent. Dans l'ensemble, c'était mieux ainsi.
Il y avait beaucoup de choses dont le roi voulait parler avec son ami, mais il ne voulait pas impliquer Perceval dans ces conversations. Le chevalier n'était pas en pleine forme et il était clairement affecté par la mort de Gwaine. D'ailleurs, Arthur ne voulait pas que Perceval entende certaines choses car elles étaient trop personnelles. Lui et Merlin avaient traversé beaucoup de choses en route vers le lac d'Avalon, et il y avait encore des problèmes non résolus. Il y avait tant de questions que le blond voulait poser, mais il ne souhaitait en aucun cas les partager avec son chevalier. Évidemment, il respectait ses frères d'armes et il leur confierait sa propre vie sans aucune hésitation, mais c'était différent. Il s'agissait de lui, de Merlin et de personne d'autre.
Ils avaient dû passer une autre nuit dans les bois car ils n'avaient pas réussi à atteindre Camelot avant le coucher du soleil. Mais cette fois-là, Arthur et Merlin avaient gardé leurs distances.
Merlin était soulagé, même si une partie de lui désirait être plus proche d'Arthur. C'était un sentiment bizarre car il voulait à la fois protéger son roi et être protégé par lui. Le jeune homme ne s'était jamais débattu avec de tels sentiments auparavant et il commençait à soupçonner qu'il s'agissait d'effets secondaires du pacte qu'il avait conclu sur l'île des Bienheureux.
"Est-ce que ça va ?" lui demanda Arthur de loin.
"Oui, je suis juste fatigué," répondit-il, insolemment. "Demain, nous serons de retour à Camelot et nous aurons enfin quelque chose de décent à manger," ajouta-t-il pour changer de sujet.
"J'ai hâte," marmonna Arthur.
"Et j'espère toujours avoir ces deux jours de congé," poursuivit Merlin. "Vous avez promis."
Arthur le regarda alors avec arrogance, mais finit par dire : "Effectivement".
Ils parlèrent de choses non pertinentes avant de s'endormir. Perceval était resté silencieux toute la soirée et il avait ensuite sombré dans un rêve agité.
oOoOo
Le lendemain matin, ils se précipitèrent vers Camelot. Cela semblait faire des années depuis la dernière fois, même si cela n'avait pas été si long en réalité. Beaucoup de choses s'étaient passées depuis le jour où ils avaient quitté le château et rien ne serait plus jamais pareil.
Sur la route, Arthur fut surpris de ne rencontrer aucune patrouille. Ils étaient déjà près du château, mais il n'y avait aucun signe de ses chevaliers.
"Ils m'ont abandonné," pensa aussitôt Arthur, sans pour autant le dire à voix haute. C'était une pensée dure à accepter, mais il la comprenait parfaitement. C'était une chose rationnelle à suspecter. Il avait disparu après la bataille et n'était pas apparu depuis. L'autre pensée horrible qui lui traversa l'esprit fut qu'après Camlann, Camelot ne pouvait pas se permettre autant de patrouilles qu'avant. Il n'y avait probablement pas assez de chevaliers puisque beaucoup d'entre eux étaient tombés pendant la guerre et parmi ceux qui avaient survécu, se trouvaient des guerriers blessés qui avaient besoin de temps pour se rétablir.
"Êtes-vous inquiet ?" lui demanda Merlin. "Nous serons bientôt chez nous. Ils n'attendent que votre retour."
"Je sais," répondit Arthur. "J'ai peur de ce que l'on va trouver à Camelot. Combien de nos amis ont souffert pendant cette guerre ?" poursuivit-il en jetant un coup d'œil à Perceval. Le chevalier ne semblait pas les écouter, mais Arthur le connaissait assez bien pour remarquer la tension dans sa posture.
"Peu importe ce qui s'est passé et ce que nous verrons, nous allons l'affronter, ensemble," lui assura le sorcier. "Nous reconstruirons ce royaume avec ceux qui ont survécu."
Merlin n'était pas sûr que ses mots soient appropriés, mais il s'en fichait. Arthur lui souriait et c'était tout ce qui comptait. C'était toujours ce qui comptait le plus.
"Je suis heureux d'apprendre que tu vas rester à mes côtés."
"Je suis toujours ton serviteur," affirma Merlin. "Je serai toujours votre serviteur, même si ce serait bien de me permettre d'utiliser la magie pour faire mes corvées," se moqua-t-il.
Arthur sourit une nouvelle fois. "Je vais y réfléchir," dit-il, mais Merlin le connaissait. Il pouvait voir qu'Arthur avait déjà changé. Le roi reconnaissait finalement Merlin de la façon dont il avait souhaité être reconnu pendant toutes ces années. Arthur l'acceptait et même s'il y avait encore beaucoup de choses qui ne s'étaient pas dites à voix haute, cela allait dans la bonne direction. Même si le fils d'Uther ne pourrait jamais tout savoir sur lui, c'était mieux qu'avant et Merlin lui en était reconnaissant.
Finalement, ils atteignirent les portes de Camelot. Ils furent accueillis par les visages surpris ainsi que ceux soulagés des gardes et des citoyens de la ville.
"Le roi est revenu," cria quelqu'un parmi le peuple rassemblé dans la cour.
"Le roi est vivant," l'accompagna aussitôt une autre personne.
Merlin était certain que dans quelques instants, toute la ville saurait que leur roi était de retour.
Ainsi, la nouvelle dût également parvenir à la reine, car elle sortit du château d'une manière très peu royale.
"Arthur," haleta Guenièvre avant de lui sauter dessus, l'enlaçant fermement. Arthur rendit le geste mais pas avec le même enthousiasme. Il avait failli mourir il y a quelques jours et il était tout simplement fatigué. Les dernières révélations avaient été difficiles et il avait encore beaucoup à penser.
"Je pensais ne plus jamais vous revoir," lui chuchota Guenièvre à l'oreille. "Vous êtes sorti de la tente si vite... Nous n'avons même pas eu le temps de nous dire au revoir."
"Je sais," dit Arthur, "et je suis désolé pour tout ce désordre."
"Ce n'est pas de votre faute," lui répondit Gwen. "Vous avez fait ce que vous deviez faire et maintenant vous m'êtes revenu. Je ne pourrais pas être plus heureuse."
"Tout cela n'aurait pas été possible sans Merlin," clarifia Arthur.
La reine libéra Arthur de son étreinte et se tourna vers le serviteur de celui-ci.
"C'est ce que j'ai entendu dire," répondit la reine en souriant en toute connaissance de cause. "Je n'oublierai jamais Merlin. Jamais."
Merlin était en conflit. Il adorait Gwen et admirait son dévouement et son amour pour Arthur et le royaume. Elle avait été sa première amie dans son royaume et elle l'avait soutenu de bien des façons tout au long de ses années à Camelot. Néanmoins, elle était aussi l'épouse de l'homme qu'il aimait le plus au monde et cela le rendait jaloux. Il n'avait jamais osé penser ainsi à Gwen, mais c'était vrai. Il était jaloux et il se sentirait probablement toujours comme ça.
"J'ai fait ce que j'ai toujours fait et ce que je ferai toujours," répondit finalement Merlin en toute sincérité. "Je servirai le roi et son royaume puisqu'il fait de moi ce que je suis."
"Oh, Merlin," dit Gwen, clairement touchée par ses paroles, et elle le prit également dans ses bras. La reine ne se souciait aucunement de ce que les gens de Camelot penseraient.
Merlin regarda Arthur par-dessus les épaules de Gwen. Le roi était capable de cacher ses émotions mieux que Gwen, mais Merlin pouvait lire dans ses yeux qu'il était aussi ému par tout cela. Momentanément, le cœur de Merlin se mit à battre plus fort et il dût détourner son regard pour se calmer. Toutes ces émotions n'avaient jamais été aussi claires pour lui et il avait besoin de plus de temps pour s'adapter à cette nouvelle situation. Il ne pouvait qu'espérer qu'avec le temps, il apprendrait à s'en sortir.
"Je pense que nous devrions rentrer au château. Nous faisons une scène et les gens nous regardent," ajouta Merlin.
Gwen se redressa et s'éclaircit la gorge. "Tu as raison, Merlin," dit-elle. "Je suis si heureuse et reconnaissante. Tu n'as aucune idée..."
"Je crois que si," lui répondit Merlin.
Ils se dirigèrent vers le château, même Perceval, bien qu'il soit resté silencieux pendant tout ce temps et qu'il soit à quelques pas derrière eux.
"Nous avons besoin d'une fête officielle pour célébrer votre retour, Arthur," dit Guenièvre une fois qu'ils furent tous entrés dans la salle du trône.
"Pas aujourd'hui, j'espère," répondit Arthur.
La reine lui sourit, compréhensive. "Bien sûr que non," déclara-t-elle. "Vous devez vous reposer. Vous aussi." affirma-t-elle en regardant Merlin et Perceval. "Mais j'aimerais savoir ce qu'il s'est passé."
"C'est une longue histoire, Guenièvre," révéla son mari. "Définitivement pas pour aujourd'hui. Tout ce que vous devez savoir, c'est que je ne serais pas là sans Merlin. Je lui dois la vie."
"Arthur..." commença Merlin.
"Tout va bien, Merlin," dit le roi. "C'est la vérité. Je ne pourrai jamais assez te remercier. Non seulement pour les derniers jours, mais aussi pour les dix dernières années. Guenièvre a besoin de savoir..."
"Je sais," dit-elle fermement et ils la regardèrent tous, surpris. "J'ai commencé à me poser des questions et j'avais des soupçons. Gaius les a seulement confirmés."
"Gaius... J'aimerais le voir. Il doit être très inquiet," expliqua Merlin en regardant Arthur.
"Va le voir," autorisa Arthur avec compréhension.
Gwen observa Merlin. "Je ne vais pas t'arrêter, mais je t'invite à notre dîner. Il y a tant de choses dont j'aimerais discuter avec toi."
Merlin hocha la tête. "J'en serai honoré," dit-il, "et merci."
Après cela, il se précipita hors de la salle du trône vers les quartiers de son mentor. Cela lui faisait un peu mal d'être séparé d'Arthur, surtout après les derniers jours pendant lesquels ils étaient inséparables. Il savait cependant qu'Arthur était en sécurité et qu'il le reverrait bientôt. Il ne pouvait pas être aux côtés d'Arthur tout le temps. Cela ne serait sain pour personne.
Merlin entra finalement dans les appartements de Gaius et sourit joyeusement en voyant son vieil ami en forme.
"Merlin, tu es de retour !" s'exclama Gaius en se déplaçant aussi vite que ses vieux os lui permettaient vers le jeune homme qu'il considérait comme un fils. "Je suppose qu'Arthur est vivant."
"Il l'est," dit Merlin en le saluant.
"C'est un soulagement, mon garçon. Tu dois tout me dire."
Le sourire de Merlin s'estompa légèrement. "Je le ferai, mais c'est compliqué," répliqua-t-il très gravement. "J'ai besoin que vous m'aidiez à tout comprendre."
Gaius le regarda sérieusement et l'interrogea : "Que s'est-il passé ? Que leur as-tu donné pour la vie d'Arthur ? C'est un... au revoir ?"
"Non, ce n'est pas ce que vous pensez, Gaius. Je ne leur ai donné ni ma vie ni même celle de quelqu'un d'autre pour celle d'Arthur ," assura Merlin à son mentor. "J'étais prêt à le faire, mais ils ont dit que c'était impossible, que ça ne marcherait pas. Ils ont dit que ma vie était différente et qu'elle ne pouvait pas être donnée ou prise."
"Qui étaient-ils ? Les Sidhes ?" demanda Gaius.
Merlin secoua la tête. "Je ne sais pas qui ils étaient, mais ce n'était pas Sidhes. Du moins, pas tous... Je ne pouvais pas vraiment les voir. Je ne... Je ne suis pas sûr..."
"Calme-toi, Merlin," dit fermement Gaius et le fit s'asseoir. "Nous ne sommes pas pressés."
Merlin inspirait et expirait, afin de se détendre, puis il continua.
"Pendant un moment, nous n'étions pas sur Terre et Arthur était définitivement mort."
"Étiez-vous à Avalon ?" demanda Gaius.
"Oui," répondit Merlin. "Ça devait être Avalon ou au moins un espace entre notre monde et Avalon. Je ne sais même pas comment on est arrivé là. Nous avons atteint l'île des Bienheureux, mais ce n'était pas comme je m'en souvenais. Ils ont dû nous laisser aller à leur version de l'île. Je sais que ça n'a pas beaucoup de sens, mais c'est ce que j'ai ressenti."
"Tu n'as pas besoin de t'expliquer, tu n'as fait que suivre ton instinct," lui assura Gaius. "Je ne suis pas là pour te juger, mais pour t'aider. Ne l'oublie jamais."
Merlin sourit légèrement. "Merci, Gaius," remercia-t-il avant de continuer son histoire. "Comme je vous l'ai dit, je suis certain qu'Arthur est mort et j'étais désespéré. Je voulais donner ma vie pour ramener Arthur, mais ils ne pouvaient pas me la prendre."
"T'ont-ils dit pourquoi ?" demanda Gaius.
"Non, ils ne l'ont pas fait. Mais ils ont dit que je pouvais essayer autre chose..." Merlin hésita un instant. Il n'était pas sûr de la façon dont Gaius allait réagir à la vérité. "Ça a marché, Gaius. Je n'arrive pas à y croire, mais ça a marché."
"Si tu ne veux pas m'en parler, alors tu n'as pas à le faire," lui affirma Gaius.
"Mais je le dois," dit Merlin. "J'ai besoin de vos conseils, mais ce n'est pas facile à expliquer. J'ai fait un pacte qui était basé sur le lien entre Arthur et moi," expliqua-t-il en choisissant soigneusement ses mots. "Les deux faces d'une même pièce. On nous a appelés comme ça plusieurs fois avant." Merlin rit, un peu hystérique. "Je n'ai jamais su à quel point c'était vrai et ce que cela signifiait vraiment."
"Qu'est-ce que ce pacte exigeait ?" demanda Gaius, en essayant de revenir au cœur de leur conversation.
"Quelque chose qu'Arthur ne sait pas et je ne voudrais pas qu'il découvre," dit Merlin. "C'est très personnel, Gaius. Je dirais même que c'est... intime."
Gaius avait l'air intrigué mais il n'osait pas prononcer un mot. Il attendit patiemment que Merlin continue son histoire.
"Ils ont dit que le cœur d'Arthur avait besoin de beaucoup de temps pour être guéri. Le temps que nous n'avions pas," poursuivit Merlin. "Même Avalon ne pouvait pas le guérir immédiatement. Mais apparemment... apparemment, je pouvais." Il regarda son vieil ami. "Ils m'ont parlé de cet ancien rite ou pacte ou peu importe comment ils l'appelaient. Il y avait une petite chance que je puisse changer le destin d'Arthur, alors je l'ai prise. Je devais le faire, Gaius, vous plus que quiconque, vous devez le savoir." Il prit une grande respiration. "J'ai fendu mon cœur en deux et j'ai mis une des moitiés dans la poitrine d'Arthur."
Il l'avait finalement dit à haute voix, mais Gaius resta silencieux.
"Gaius, s'il vous plaît, dites quelque chose," le supplia presque Merlin. Tout serait mieux que ce silence. "Je sais que c'est insensé, mais c'était la seule chose que je pouvais faire et maintenant Arthur vivra aussi longtemps que je vivrai. Nos vies ont été liées pour toujours."
Merlin tremblait. Dire la vérité était en quelque sorte libérateur, mais il était complètement submergé par tous les événements de ces derniers jours. Il avait besoin de Gaius pour le comprendre et le conseiller.
"Mon garçon," chuchota Gaius et il prit Merlin contre lui aussi fort qu'il le pouvait. "Ce que tu as choisi... Ce que tu as fait... Je ne peux pas imaginer ce que tu as dû endurer. Mais... tu te sens bien ?"
"Physiquement, oui. Je veux dire, je suis fatigué, mais les derniers jours ont été très difficiles et c'est compréhensible," dit Merlin. "Mais à l'intérieur, je me sens comme en désordre. Arthur m'a accepté, moi et ma magie, et c'est merveilleux que je n'ai plus à lui mentir. Et maintenant... Je ne peux pas lui dire ce qui s'est vraiment passé. Ce serait trop pour lui."
"Je sais Merlin que c'est difficile, mais il vaudrait peut-être mieux qu'Arthur le sache," suggéra Gaius. "Penses-y. Je sais à quoi ressemblait ta vie ces dix dernières années. Tu détestais mentir à Arthur."
"C'est vrai," admit Merlin, "mais c'est différent de ma magie. Il se sentirait coupable de ce que j'ai fait et je ne le souhaite pas."
"Il comprendrait," affirma Gaius. "Il ferait la même chose."
"Peut-être," dit Merlin. "Il est noble non seulement dans son titre mais aussi dans son âme, mais je ne veux pas qu'il se sente de nouveau mal. C'était mon choix et ce sera mon fardeau."
"Je comprends," lui dit Gaius. "Rappelle-toi que quoi qu'il arrive, tu peux toujours compter sur moi, aussi longtemps que je vivrai."
"Merci, Gaius. Il y a des choses qui m'inquiètent. Des choses que je ne peux pas comprendre... Il y a eu un moment où j'ai cru que tout était fini, qu'Arthur n'allait pas s'en sortir," admit-il. "Puis j'ai réalisé des choses qui me font peur. Des choses sur moi-même." Merlin jeta un coup d'œil à son mentor, espérant que son ami comprendrait tout cela sans autre explication. Gaius, cependant, semblait tout simplement perplexe. "Je ne voulais pas vivre sans lui. J'étais prêt à attraper Excalibur et à me suicider."
"Merlin..."
"Je sais," dit-il fermement. "Je sais... mais je sentais que je devais le suivre. Et quand ils ont réalisé ce que j'allais faire, ils m'ont parlé du pacte. Ils avaient l'air terrifiés. Ils ont parlé de briser mon destin, mais Arthur est mon destin. Qu'est-ce qu'ils s'attendaient à ce que je fasse ?"
"Je ne sais pas, Merlin. J'aimerais bien avoir des réponses, mais c'est au-delà de mes connaissances," avoua Gaius avec tristesse.
"Je comprends. C'est probablement au-delà des connaissances de tout le monde." Il soupira. "Je suis content de vous avoir pour partager tout ça avec vous. Ce serait tellement plus difficile de l'affronter par moi-même."
"Tu n'es pas seul au monde, Merlin. Tu dois enfin comprendre ça."
Merlin hocha la tête. "Je vais essayer." Il sourit légèrement. "Maintenant je pense que j'ai besoin de repos. Arthur m'a invité à dîner avec lui et Gwen plus tard. J'ai besoin de quelques heures pour me calmer afin de pouvoir les affronter à nouveau."
"C'est compréhensible," dit Gaius. "Va dormir un peu. Tu le mérites plus que quiconque. Je te réveillerai dans quelques heures."
Merlin marcha lentement jusqu'à sa propre chambre et ferma les portes derrière lui. Les murs étaient froids et la pièce ne lui semblait pas familière. C'était stupide mais sans Arthur à ses côtés, rien ne lui semblait complet ou juste.
"Je vais devoir m'y habituer," pensa-t-il, allongé sur son lit vide.
Voici le troisième chapitre de ma première traduction - du moins, d'une fanfiction à chapitre -
On se retrouve donc, très prochainement avec la suite, en espérant que ça vous plaise.
Et n'oubliez pas, écrire des reviews, c'est bon pour la santé ! - Surtout pour l'auteur -
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