Disclamer : Le monde, les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas contrairement à la traduction !
Titre : The Heartbeat
Auteur : LadyFromPoland
Traductrice : Ange Phoenix Blodeuwedd
Bêta : Elisa, une adorable petite personne !
Résumé : À partir de l'épisode 5x13. Arthur était en train de mourir et Merlin fera n'importe quoi pour le sauver et ce, peu importe les conséquences. C'était une histoire de choix, de sacrifices et d'amour qui était au-delà du destin.
Statut de la fanfiction originale : Terminée, 30 chapitres
Autorisation : Autorisation pour toutes les fanfictions de l'auteur
Note : Le lien de la fanfiction originale et du profil de l'auteur sur le mien
Prochaine date de parution : Excusez-moi pour le retard ! Avec la rentrée, les devoirs et la préparation de mes fiches pour le BAC, j'ai eu très peu de temps que ce soit pour écrire ou pour traduire. Donc à partir de maintenant et jusqu'au prochaines vacances, je ne vais plus mettre de date de parution.
The Heartbeat
Chapitre 4 : Beaucoup de soirées à venir
Merlin ne savait pas à quoi s'attendre du dîner auquel il était invité. Arthur et Guenièvre lui avaient dit qu'ils voulaient discuter de certaines choses, mais l'endroit où ils allaient commencer et ce qui allait en découler était un mystère.
La table dans la chambre d'Arthur avait été préparée pour trois personnes. Le roi et la reine l'attendaient déjà, mais il y avait aussi une autre personne dans la chambre. C'était George. Apparemment, il allait les servir pendant le dîner. Cela paraissait ridicule à Merlin. La semaine dernière, c'était lui qui avait servi le couple royal pendant leur dîner. Il commença à se demander où tout cela allait les mener.
"Merlin." Arthur s'approcha de lui et l'accueillit avec une chaleureuse étreinte. C'était d'ailleurs un geste auquel il ne s'attendait pas de sa part. Son souverain n'était pas timide et pouvait agir de cette façon dans certaines situations extrêmes, mais ce n'était pas l'une d'entre elles.
"Qu'il respire, Arthur," dit Gwen à son mari, mais une fois que le roi relâcha Merlin, elle le prit également dans ses bras. "Arthur m'a parlé de tout ce que tu as fait pour lui," chuchota-t-elle à l'oreille de Merlin pour que son mari n'entende pas. "Merci."
Le sorcier voulait dire, par courtoisie, que ce n'était rien mais ces mots ne lui semblaient pas justes. Ce n'était tout simplement pas rien. La vie d'Arthur était tout pour lui.
"Je n'ai fait que ce qui était juste," dit Merlin à la place.
"Parce que c'est ce que tu fais," répondit Gwen en souriant. "Nous ne pouvons rien faire pour te remercier pour toutes les années que tu as passées ici, à Camelot, à tant risquer..."
"C'est bon, Gwen." Merlin ne voulait pas entrer dans les détails des dix dernières années. Cela prendrait beaucoup de temps et tout ce qu'il voulait en ce moment était de célébrer la vie d'Arthur.
"Nous en reparlerons plus tard, Guenièvre. Merlin doit être affamé," dit le roi.
"Mais bien sûr." Guenièvre laissa son ami partir et se dirigea vers la table. "J'espère que je me suis souvenue de tous tes plats préférés."
Il s'avéra que Guinevere se souvenait du goût de Merlin en matière de nourriture. Le sorcier ne se souvenait pas d'avoir déjà eu autant de bons mets dans sa vie. Il voulait se comporter avec élégance et ne pas trop manger, mais la reine l'encouragea à savourer son repas.
"C'est pour toi, Merlin," lui dit-elle. "C'est le moins que je puisse faire."
George resta silencieux tout ce temps, comme on l'attendait d'un serviteur bien entraîné. Non pas que Merlin se souciait de choses aussi insignifiantes. Arthur, d'autre part, s'était également fait discret pendant tout le long du repas et le serviteur en était autant émerveillé qu'inquiet.
"J'aimerais entendre parler de toutes les aventures que tu as vécu, Merlin," souhaita finalement Guinevere quand ils finirent leur repas et qu'ils buvaient du vin. "Il doit y en avoir plein."
"C'est vrai, mais vous en avez vécu beaucoup vous-même," déclara le magicien en toute sincérité.
"Peut-être, mais je ne les connais pas vraiment de ton point de vue," insista Gwen. "Aussi, il doit y avoir des choses qu'on ne sait pas."
"Il y en avait," admit Merlin, espérant qu'il ne rougissait pas trop.
"Comme ?" demanda la reine, excitée.
"Merlin a triché lors d'une de nos premières rencontres," intervient finalement Arthur. "Et maintenant que j'y pense, il a aussi triché la dernière fois qu'on a joué aux dés. Merlin ?"
"Eh bien... vous avez peut-être raison," avoua le sorcier. "C'était trop bon. Je devais faire quelque chose avec votre suffisance et c'était innocent."
"Innocent ? Tu as piqué mon argent," accusa Arthur, mais son ton était plutôt taquin.
Gwen commença alors à rire. "Vous deux, vous êtes parfois impossibles," dit-elle quand elle se fut finalement calmée. "Vous ne changerez jamais, n'est-ce pas ?"
"J'espère que non," annonça Arthur en regardant Merlin attentivement. "Je n'ai pas cette intention."
Le brun ne put s'empêcher de déglutir. Il y avait quelque chose d'intense dans le regard d'Arthur. Quelque chose qui le fit frissonner de tout son corps.
"D'autres aventures que tu aimerais partager, Merlin ?" demanda Gwen.
"Peut-être une autre fois. Je dois vraiment réfléchir à ce qu'il convient de dire et à ce qui ne l'est pas," lui répondit celui-ci.
"Je ne vais pas te juger," lui assura Guenièvre, "mais si c'est ce que tu souhaites, je l'accepte."
"Je pense que je devrais y aller," dit Merlin tout à coup, déjà debout.
"N'importe quoi," refusa fermement la reine. "Je connais mon mari et je peux dire qu'il est impatient de te parler de toutes vos affaires. J'irai me reposer dans une autre chambre et vous pourrez rester ici et parler sans moi."
"Vous pouvez rester, Guenièvre," lui assura son époux.
"Je le sais, Arthur." Elle sourit de tout son cœur. "Mais ce sera plus facile pour vous deux de parler sans moi. Je peux dire que vous avez encore des problèmes à résoudre. Vous n'avez pas besoin de moi ici, et honnêtement, j'aimerais passer une soirée paisible après les événements des dernières semaines."
"Comme vous voulez, ma reine," dit Arthur.
"Bonne nuit, Merlin," salua-t-elle et elle enlaça une fois de plus son ami. "Je ne vous dirai pas bonne nuit, mon mari, car j'espère que vous vous joindrez à moi." A ces mots, elle quitta les appartements du roi et laissa les deux hommes en présence de George.
Merlin essaya de ne pas se concentrer sur les implications de la dernière déclaration de Gwen. C'était trop douloureux.
"Tu peux partir, George," annonça Arthur au serviteur.
"Souhaiterez-vous mon aide plus tard, mon seigneur ?" demanda George poliment.
"Non," refusa fermement le roi. "Je n'aurai pas besoin de toi pour le reste de la nuit."
"Comme vous voulez, Sire." George s'inclina avec respect et sortit rapidement des chambres du roi.
"Je pense que je vais le garder," réfléchit Arthur après que George soit sorti.
Instantanément, Merlin se tendit. "Comment ça ?," demanda-t-il en regardant attentivement son maître.
"George est né pour être un serviteur, tu ne crois pas ? Je pense honnêtement qu'il considère que c'est la mission de sa vie."
"Vous avez déjà un serviteur," souligna Merlin. "Et George est ennuyeux. Vous l'avez dit vous-même."
Arthur fronça les sourcils. "Tu pensais vraiment que je te garderais comme serviteur ?" demanda le blond avec incrédulité.
"Oh..." Merlin déglutit. "Je comprends maintenant." Il ne s'attendait pas à entendre ces mots après tout ce qu'ils avaient traversé et après tout ce qu'Arthur lui avait dit. Il pensait que tout allait bien entre eux. Ou du moins assez bien. Apparemment, son roi ne se sentait pas suffisamment à l'aise pour garder un sorcier à ses côtés tout le temps.
"Bien," dit le souverain en souriant presque. Si quelqu'un demandait son avis à Merlin, il dirait que c'était sans doute un peu terrifiant.
"Je pense que je devrais y aller alors," marmonna l'ancien serviteur. Il ne voulait pas qu'Arthur voit la dépression qu'il sentait venir. C'était un coup dur et il devait s'en sortir seul.
"Quoi ? Pourquoi ?" demanda Arthur, clairement confus.
"Je comprends quand je ne suis pas le bienvenu," marmonna Merlin, mais son ami avait entendu ce qu'il avait dit.
"Je te demande pardon ?" Le blond s'approcha de son vis-à-vis et saisit ses épaules. Des étincelles traversèrent leur corps, mais tous les deux l'ignorèrent.
"Vous avez été très clair. Vous voulez le service de George, pas le mien," expliqua Merlin.
Arthur le regarda comme s'il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait d'entendre, puis il se mit à rire. À rire très fort. Le sorcier l'observa, ne sachant que penser ou que faire. C'était définitivement très déroutant.
"Tu m'étonneras toujours Merlin, comment peux-tu être ainsi ?" dit finalement le roi en agitant les mains, essayant de se calmer.
"Être quoi exactement ?" demanda le brun.
Arthur secoua la tête avec incrédulité. "Parfois, tu as l'air si sage, mais d'autres fois, tu n'es qu'un simplet désespéré." Il rit un peu plus.
"Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?" demanda Merlin. Il voulait donner un sens à cette situation, mais il était complètement confus. Arthur lui envoyait des messages contradictoires. Et ce n'était certainement pas drôle.
"Toi," répondit le souverain. "Je n'arrive pas à croire que tu pensais que je te garderai comme serviteur après tout ce que tu as fait pour moi."
"Je..." L'ancien serviteur hésita et décida de laisser Arthur parler.
"Veux-tu être un serviteur, Merlin ? Pour le reste de ta vie ?" continua le blond. "Parce que si c'est ce que tu veux, alors ça peut s'arranger. Comme tu l'as dit, George, malgré ses indéniables talents de serviteur, est incroyablement ennuyeux."
"Je souhaite seulement être à vos côtés. Comme je le suis toujours", pensa Merlin mais il n'osa pas le formuler à haute voix.
"Je ne voudrais pas que vous vous ennuyez." Il essaya de rendre ses paroles enjoués, mais il n'avait pas utilisé les bonnes intonations.
Arthur secoua la tête. "Incroyable," marmonna-t-il. "Tu ressembles à un chien battu. Tu pensais que j'essayais de me débarrasser de toi, Merlin ? Vraiment ?"
"Non," répondit le sorcier dans un acte de désespoir. Arthur le faisait se sentir tellement en conflit et incertain. Il ne l'avait pas remarqué avant, mais c'était impossible à manquer à ce moment.
"Si," insista Arthur. "Et tu es jaloux que George puisse prendre ta place. C'est incroyable."
"Ce n'est pas vrai," insista Merlin, mais même lui pouvait dire que sa défense était faible.
"Après tout ce qu'on a traversé, après tout ce que je t'ai dit, tu sembles toujours... incertain," hésita légèrement Arthur. "Pourquoi, Merlin ?"
"J'ai toujours l'impression que ce n'est qu'un rêve," admit le magicien. "Je ne sais pas où j'en suis dans tout ça. Les événements des derniers jours ont été écrasants, c'est le moins qu'on puisse dire. Il y a plus d'une semaine, vous ne saviez pas que j'avais de la magie et j'avais peur que vous mourriez de la main de Mordred parce que je n'étais pas capable de vous protéger".
"Tu étais et tu es capable de me protéger, Camelot ainsi que moi-même," lui dit Arthur presque en murmurant. "Tu l'as prouvé plus d'une fois. Tu n'as plus besoin de te cacher. Je sais de quoi tu es vraiment capable, et maintenant, tout le monde à Camelot pourrait être au courant. Bien sûr, si c'est ce que tu souhaites."
Merlin leva le regard qu'il réalisa avoir baissé il y avait un moment. "Vraiment ?" demanda-t-il timidement.
"Vraiment."
"Vous êtes sûr ?"
"Oui, Merlin, je le suis," dit Arthur en riant. "Camelot est prête pour toi tant que tu es prêt à ce qu'elle soit au courant."
"Est-ce que ça veut dire que... ?" Merlin se tut au milieu de sa phrase. Il ne pouvait la finir. Il n'osait pas espérer.
Arthur sourit chaleureusement. "J'ai l'intention de changer la loi concernant la magie," confirma-t-il. "Ton exemple m'a fait comprendre que c'est la bonne chose à faire."
Merlin était vraiment touché et cela le rendit muet. Ses yeux bleus brillaient dans la faible lumière avec espoir et adoration. Arthur n'avait aucune idée de ce que ses paroles signifiaient pour lui. En effet, cela dépassait l'entendement de tout le monde.
"C'est là que j'ai besoin de toi Merlin," continua le roi, un peu amusé par l'état de sursaut de son ancien serviteur. "Nous devons créer des lois qui serviront de guide pour ceux qui utilisent la magie. On peut enfreindre une loi de plusieurs façons grâce à l'utilisation de la magie et c'est quelque chose qui sera interdit."
"Personne ne devrait violer la liberté des autres," parla finalement Merlin.
"Exactement." Arthur sourit un peu plus largement, "mais ils peuvent utiliser leur magie pour faciliter leur vie. Pour être eux-mêmes."
"Y compris moi ?" demanda Merlin sans réfléchir.
Il y avait quelque chose de sauvage dans le regard d'Arthur qui faisait frissonner le brun de tout son corps. S'il ne le connaissait pas mieux que quiconque, il aurait pensé que son roi voulait l'épingler au mur et l'embrasser sans raison.
"Surtout toi," chuchota-t-il et ses mots firent rougir Merlin.
"C'est très gentil de votre part," dit le sorcier en baissant le regard, brisant à nouveau le contact visuel. Il pensait que c'était mieux comme ça. Il ne voulait pas s'embrouiller davantage. Arthur était son ami et il était juste reconnaissant pour toutes ces années, son amitié et sa protection. Il n'y aurait jamais rien d'autre entre eux.
Arthur s'éclaircit la gorge et fit discrètement un pas en arrière. Il n'avait pas réalisé jusqu'à ce moment-là qu'ils étaient si proches. Trop proche.
"J'aimerais en discuter davantage lors du Conseil demain," poursuivit le blond de façon décontractée. "Mais j'ai besoin de te poser une question avant de rendre ça officiel."
"Qu'y a-t-il, Arthur ?" Merlin prit une grande respiration et rencontra de nouveau les yeux de son roi.
"Je sais que je ne l'ai jamais dit auparavant, mais bien que tu as été mon serviteur pendant toutes ces années, j'ai toujours apprécié ton opinion," commença-t-il. "Je pense qu'il serait bon pour le royaume et, bien sûr, pour moi, de demander ton avis. Cette fois, cependant, d'une manière officielle."
"Est-ce une promotion ?" demanda Merlin. "Voulez-vous que je sois votre... conseiller ?"
"Quelque chose comme ça," confirma Arthur. "J'ai besoin de quelqu'un qui connaît la magie à mes côtés. Quelqu'un qui a l'audace de dire ce qu'il pense et de me dire quand je me trompe. Tu as dix ans d'expérience dans ce domaine," expliqua-t-il en plaisantant à moitié.
"Je ne sais pas quoi dire," admit Merlin. Il était vraiment touché par la proposition d'Arthur.
"Dis que tu es d'accord," ordonna son souverain alors que ses yeux se faisaient plus perçant. "Dis que tu m'aideras à rendre Camelot plus grand. Meilleur."
"Je le ferai volontiers," accepta Merlin en souriant chaleureusement à Arthur. "C'est ce que j'ai toujours voulu pour vous et Camelot. Je serai honoré d'y participer."
Arthur posa ses deux mains sur les épaules de Merlin et regarda profondément dans les yeux de son ami. "Alors je veux que tu te joignes à la réunion du Conseil de demain. Mais pas en tant que serviteur. Je veux que tu prennes place à la table ronde. A ma droite."
Merlin haleta. "Mais Arthur... c'est le siège de Gaius."
"Ça ne le dérangera pas. J'en suis sûr," dit son vis-à-vis. "Tu seras assis entre lui et moi. Je veux t'avoir à mes côtés si ça ne te dérange pas."
"C'est plus que bien," répondit Merlin.
"C'est réglé alors." Le sourire d'Arthur s'élargit, ce qui rendit le sorcier réellement heureux. "Tu peux disposer, Merlin. Tu as l'air fatigué, et demain nous aurons une journée longue et mouvementée."
"Je n'en doute pas," répondit celui-ci. Il ne voulait vraiment pas quitter Arthur, mais il était très tard et il avait besoin de plus de repos après les événements récents. Il en avait besoin pour continuer à protéger son ami et Camelot. "Bonne nuit, Arthur," salua-t-il doucement, presque en chuchotant.
"Bonne nuit, Merlin."
Le roi regarda les portes longtemps après la disparition du brun.
oOoOOoOo
Merlin était allongé dans son lit, essayant de trouver un sens à ce qui s'était passé. C'était une très longue journée et il n'était plus sûr de pouvoir se faire confiance avec tous ces sentiments mitigés. Il avait l'impression de se comporter comme une jeune fille qui ne connaissait pas grand-chose du monde et c'était embarrassant. Il était un homme après tout. Il devait se ressaisir et commencer à agir comme tel. Ses propres sentiments ne pouvaient pas passer en premier s'il voulait faire un bon travail pour Arthur et Camelot. Il devait être rationnel sur chaque sujet. Surtout après avoir appris qu'il allait occuper un nouveau poste au Conseil.
Cette pensée le fit frissonner. C'était à la fois effrayant et excitant. Il avait toujours été là, aux côtés d'Arthur, mais il travaillait dans l'ombre. Maintenant, il allait être reconnu. Il en rêvait depuis des années, mais quand cela allait enfin se réaliser, il commençait à se sentir confus.
Tout d'abord, c'était une grande responsabilité. Les personnes chercheraient ses conseils dans les affaires difficiles. Ils s'attendraient à ce qu'il sache certaines choses et qu'il assume l'entière responsabilité de ses paroles. Merlin n'était pas sûr d'être prêt pour ça.
De plus, cette nouvelle position signifiait un manque d'intimité. Le peuple allait le surveiller attentivement et probablement avec suspicion. De plus, il s'était habitué à être méconnu. Il était plus facile dans de nombreuses situations de prétendre qu'il n'était personne. Il ne ressemblait à personne. Il pourrait être plus efficace ainsi.
Merlin était sur le point de se calmer et d'essayer de s'endormir, puisqu'il avait une autre longue journée demain, mais il ressentit une douleur soudaine dans la poitrine. Il suivit son instinct et mit sa main là, juste au-dessus de son cœur. La moitié de son cœur. Il battait follement, alors le brun essaya de prendre quelques respirations profondes. Juste au moment où il pensait qu'il n'y avait rien d'inquiétant à ce sujet, car la douleur s'était considérablement atténuée, il ressentit une autre vague de souffrance. Cette fois plus forte et presque à couper le souffle. Merlin en gémit, puis une autre chose inattendue se produisit.
Dès qu'il ferma les yeux, il vit une image dans son esprit. Une sorte de vision. C'était flou au début, mais cela commença à devenir de plus en plus net. Il reconnut Arthur et Guenièvre. Ils étaient au lit, mais ce n'était pas pour dormir. Ils s'embrassaient mais c'était loin des baisers chastes que Merlin les voyait partager. Ce baiser était presque vulgaire. En effet, Arthur attaquait le cou de Gwen et la reine gémissait bruyamment.
Merlin ouvrit les yeux, essayant d'échapper à cette vision folle, mais c'était trop tard. Il ne pouvait pas se débarrasser de cette image. Avec les yeux fermés, c'était plus clair, mais même en les ouvrant, il pouvait encore les voir.
C'était dévastateur. Son cœur était endolori et tout son corps transpirait. Il ne voulait pas regarder Arthur, qui représentait tout pour lui, avec sa femme dans un acte aussi intime. C'était mal, cruel et Merlin ne savait pas ce qu'il avait fait pour mériter ça. Il pourrait faire n'importe quoi pour Arthur. Il avait donné la moitié de son propre cœur pour une chance de garder le roi en vie. Apparemment, c'était le prix de l'altération du destin. Le temps de payer était venu.
Merlin déglutit, sentant des larmes couler le long de son visage. Il n'arrivaient pas à les contrôler. Ainsi, il pensa que son corps essayait de le protéger puisque la vision devenait encore plus floue, mais il pouvait encore reconnaître les mouvements de deux corps. Arthur faisait l'amour à sa femme. C'était incontestable.
Merlin décida qu'il n'y avait pas d'autre solution que d'attendre. Il espérait que ce cauchemar se terminerait bientôt.
Au bout de quelques minutes, qui ressemblèrent à des heures pour Merlin, la vision se brouilla encore plus et ensuite s'évanouit complètement. La souffrance dans sa poitrine s'était également atténuée pour finalement disparaître. Il semblait que c'était la fin de sa lente agonie.
Merlin était allongé dans son lit, regardant le plafond, toujours engourdi. Il n'était pas exactement sûr de ce qui venait de lui arriver, mais c'était certainement lié à la moitié de son cœur qui battait fortement dans la poitrine d'Arthur. Il ne savait pas si cela serait la seule fois ou s'il allait voir son roi à chaque fois qu'il était intime avec sa femme.
Mais Merlin avait le sentiment que c'était la première et la dernière fois fois que cela lui arrivait.
Voici le quatrième chapitre de ma première traduction - du moins, d'une fanfiction à chapitre -
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