Disclamer : Le monde, les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas contrairement à la traduction !
Titre : The Heartbeat
Auteur : LadyFromPoland
Traductrice : Ange Phoenix Blodeuwedd
Bêta : Antidote
Résumé : À partir de l'épisode 5x13. Arthur était en train de mourir et Merlin ferait n'importe quoi pour le sauver et ce, peu importe les conséquences. C'était une histoire de choix, de sacrifices et d'amour qui était au-delà du destin.
Statut de la fanfiction originale : Terminée, 30 chapitres
Autorisation : Autorisation pour toutes les fanfictions de l'auteur
Note : Le lien de la fanfiction originale et du profil de l'auteur sont sur le mien.
The Heartbeat
Chapitre 12 : Anniversaire
Le temps passa assez paisiblement à Camelot depuis que Sir Lamorak était parti. Merlin ne pouvait pas le croire, mais il s'était écoulé presque un an depuis la bataille de Camlann et la mort de Morgane. Cela faisait presque un an depuis qu'il avait failli perdre Arthur.
Cependant, Merlin décida de ne pas trop s'attarder sur les souvenirs douloureux. Après tout, leur victoire sur Morgane méritait d'être célébrée.
Gwen fut chargée de cette célébration. Il n'y avait pas de meilleur choix, car elle était née pour organiser de tels événements.
Merlin se promenait donc dans le château la veille de la grande fête. Il était plongé dans ses pensées lorsqu'une voix familière le ramena à la réalité.
« Bonjour, Merlin. Que fais-tu ici ? »
C'était Gilli. Merlin sourit et fit un signe de tête accueillant à son nouvel ami.
« Je me promène, je réfléchissais aux événements de l'année dernière », admit-il.
Gilli hocha la tête avec compréhension. « Ce n'était pas une année ennuyeuse », confirma-t-il.
« Certainement pas pour toi », remarqua Merlin.
« Oui, ma vie a beaucoup changé. Mais la tienne aussi », insista Gilli.
« Tu as raison. »
Gilli le regarda sérieusement. « Tu n'as pas l'air très content en ce moment. Tu ne devrais pas être heureux ? C'était une bonne année après tout. »
Merlin hésita, mais finit par répondre. « C'était principalement une bonne année. Du moins, depuis peu. Ça a mal commencé, cela a commencé tragiquement même. Tant de gens sont morts pendant la bataille. Tant d'amis... »
Gilli s'approcha de lui. « Tu as sauvé tant de gens pendant la bataille. Tu y as mis fin avant que ça ne devienne vraiment mauvais. »
« J'aurais pu en sauver plus », répliqua Merlin, grognon. « Si j'étais venu plus tôt. »
« Mais tu n'aurais pas pu arriver plus tôt », insista Gilli. « Tu m'as dit ce qui s'est passé avant la bataille, tu te souviens ? Tu ne pouvais pas les sauver sans ta magie. Tu devais la récupérer d'abord. »
Merlin contempla Gilli avec tristesse. « Je le sais, Gilli. Je sais que j'ai essayé d'aller à Camlann le plus vite possible. Je ne me blâme pas vraiment. Pas plus qu'Arthur ne se blâme lui-même, de toute façon. » Il soupira. « Je suis juste en deuil de ces pertes, tu sais ? Demain, il y aura une célébration. On s'attend à ce que je sois heureux et je le serai, car la bataille aurait pu se terminer bien plus mal. Cependant, aujourd'hui, je veux penser à ceux que nous avons perdus », annonça-t-il. « Comme Gwaine. »
« C'était un très bon ami, n'est-ce pas ? » demanda Gilli.
Merlin sourit légèrement, se rappelant comment il avait rencontré Gwaine toutes ces années auparavant.
« Gwaine m'a dit une fois que j'étais son premier véritable ami », admit Merlin.
« Tu l'as aidé à devenir un chevalier », dit Gilli, en souriant.
« C'est vrai. Il a trouvé sa maison ici à Camelot et il a trouvé ses vrais amis, » ajouta Merlin d'une manière plus gaie. « Il a rencontré Perceval et ils sont devenus comme les meilleurs amis du monde. La mort de Gwaine l'a profondément blessé. Je peux encore voir le chagrin dans ses yeux. Je sais qu'il se blâme pour sa mort et je ne peux rien faire pour changer cela. »
« Merlin, tu n'as pas besoin de tout arranger. Certaines choses sont irréparables », lui dit sagement Gilli.
« Gaius t'a appris ça, n'est-ce pas ? » interrogea Merlin.
« Oui, il l'a fait. C'est très important quand on apprend à devenir médecin », Gilli confirma ses soupçons. « Parfois, tu ne peux tout simplement pas aider les autres. Avec ou sans magie. »
« Il a essayé de m'apprendre ça aussi », admit Merlin. « Merci, Gilli. J'ai failli l'oublier. »
« Je suis content d'avoir pu aider », répondit-il.
Merlin se sentit un peu mieux.
« Gilli ? » demanda-t-il. « Aimes-tu ta position d'apprenti médecin ? »
« Oui, énormément », admit-il. « Au début, je n'étais pas sûr de pouvoir le faire, mais maintenant je suis plus que convaincu. »
« Je suis heureux de l'entendre », affirma Merlin.
« J'ai eu ma chance. Je ne la gâcherai pas », promit Gilli.
« Je suis sûr que tu ne la gâcheras pas. » Merlin lui sourit franchement et s'éloigna en direction de ses appartements. Ce fut une journée difficile pour lui, mais grâce à Gilli, son humeur s'améliora considérablement.
Lorsque Merlin arriva enfin dans ses appartements, quelque chose lui sembla étrange. Il regarda autour de lui, puis il remarqua que quelqu'un était assis dans un de ses fauteuils.
« Arthur ? » demanda-t-il avec hésitation.
C'était bien le roi. Arthur se leva et le regarda de façon un peu accusatrice.
« Enfin », dit-il. « Je t'attendais. »
« Je ne pense pas que vous ayez mentionné que vous alliez me rendre visite aujourd'hui », répondit Merlin calmement.
« Est-ce que je dois le faire ? »
« Non, mais alors vous ne devriez pas être en colère parce que vous avez dû attendre », fit remarquer Merlin.
« Bien. » Arthur soupira. « As-tu fait quelque chose d'intéressant ? »
« Je me promenais dans le château, en pensant à l'année dernière, et puis j'ai rencontré Gilli et nous avons parlé un peu », lui dit honnêtement Merlin.
« Gilli », marmonna Arthur un peu amèrement. « Comment va-t-il ? »
« Il semble qu'il aime travailler pour Gaius. Je pense qu'il commence à croire qu'être médecin est fait pour lui. »
« Bien », dit Arthur, mais il ne semblait pas très satisfait.
Merlin l'observa avec un air aiguisé. « Vous avez promis de ne plus être méchant avec lui », dit-il.
« Je ne suis pas méchant », nia Arthur.
« Un jour, il pourrait devenir le médecin de la Cour, ici, à Camelot. Vous devriez essayer un peu plus fort », lui conseilla Merlin.
« Je ne suis pas méchant », répéta fermement Arthur.
Il est jaloux de mon amitié avec Gilli, pensa Merlin, mais il décida de ne pas toucher à un sujet aussi sensible.
« Très bien. Pourquoi vouliez-vous me voir, alors ? » il changea de sujet.
Arthur le regarda d'un air penaud. « Je me cache », admit-il. « Guenièvre continue à me poser des questions sur la fête de demain. Elle veut connaître mon avis sur tout. C'est fatigant. »
« Vous avez toujours été du genre à apprécier les fêtes pour leur nourriture, mais pas pour leur organisation », fit remarquer Merlin.
« Je suis le roi, Merlin, pas un cuisinier, ni un bouffon, ni un serviteur. Je ne sais rien de l'organisation des fêtes. Je laisse toujours les autres le faire à ma place », lui dit Arthur.
« Je le sais. J'étais votre serviteur après tout », répondit Merlin d'un ton moqueur. « Alors vous vous cachez de Gwen dans mes appartements. Pour être honnête, ce n'est pas la meilleure cachette. Elle saura qu'il est très probable que vous soyez ici. »
« Elle ne me cherchera pas », lui assura Arthur. « J'ai utilisé une excuse. »
« Bien. Mais vous ne pouvez pas vous cacher ici toute la journée. Autant que je me souvienne, la princesse Mithian pourrait arriver d'ici peu », lui rappela Merlin.
Mithian, ainsi que les autres alliés d'Arthur, avait été invitée pour la célébration. Certains invités devaient arriver dans la soirée ou le lendemain.
« Léon me fera savoir quand elle sera là », affirma Arthur. « Je lui ai dit où me trouver. »
« Vous avez réponse à tout, n'est-ce pas ? » plaisanta Merlin. « Que voulez-vous faire, alors ? Je suppose que vous ne voulez pas rester assis ici pendant quelques heures, à regarder le mur. »
Arthur roula les yeux d'une manière très peu élégante.
« Bien sûr que non. Guenièvre m'a dit que tu allais faire un spectacle spécial pendant la fête », dit Arthur.
« Oui, mais quel est le rapport avec tout ça ? » demanda Merlin.
« Tu pourrais me montrer quelque chose que tu as préparé afin que je puisse juger si c'est approprié pour l'occasion », déclara Arthur avec espoir.
Merlin leva un sourcil. « Vous voulez juste me voir faire de la magie. »
« Je ne veux pas que tu te compromettes devant nos invités », insista Arthur.
Merlin secoua la tête. « Vous aimez juste regarder ma magie. Admettez-le. »
Le roi se mordit la lèvre inférieure. « Très bien. J'aime ça. C'est mal ? » demanda-t-il. « Je m'ennuie et j'exige un peu de divertissement. »
« Vous savez que je ne suis pas un bouffon ou quelque chose comme ça. J'occupe un poste très sérieux à la Cour », taquina Merlin.
« Une position que je t'ai donnée bien qu'elle puisse toujours être changée », répliqua Arthur en le taquinant.
« Vous n'oseriez pas », dit Merlin, mais il sourit doucement.
« Alors, montre-moi un peu de magie. »
Merlin sourit un peu plus fort. « Vous m'avez convaincu, Sire », dit-il alors que ses yeux devenaient dorés et que le spectacle commençait.
oOoOo
La célébration avait commencé de façon étonnante. La salle était somptueuse, mais toujours décorée avec goût. La Reine y avait veillé.
La nourriture sur les tables avait l'air délicieuse et tous les invités étaient impatients de la goûter.
Cependant, la célébration devait commencer par le discours d'Arthur. Il regarda autour de lui et sourit à ses invités et à ses sujets. Cela semblait authentique, mais Merlin pouvait voir que quelque chose se cachait dans ses yeux. Il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais Merlin ne pouvait pas dire quoi. Il décida de le découvrir une fois la fête terminée.
Pendant son discours, Arthur tourna son attention directement vers ses invités spéciaux, la reine Annis, la princesse Elena et la princesse Mithian. Malheureusement, les pères des princesses n'avaient pas pu se rendre à la fête. Merlin avait appris que le père de Mithian était en mauvaise santé, mais c'était un sujet sensible.
Arthur parla de la bataille et de ceux qui avaient sacrifié leur vie pour apporter enfin la paix sur cette terre. Il s'était également tourné vers Merlin et l'avait remercié devant tout le monde pour sa contribution à la bataille et aux événements qui avaient suivi. Il l'avait également remercié pour ses services en tant que sorcier de la cour et pour les changements auxquels il avait contribué à apporter au royaume.
Après la partie officielle de la célébration, la fête commença. Les gens mangeaient, buvaient et parlaient fort. Il semblait qu'ils appréciaient leur temps passé ici. Seul Arthur semblait un peu réservé.
Merlin pensa que c'était le moment idéal pour le spectacle. Après tout, Arthur semblait avoir apprécié la veille. Il espérait que cela égayerait son roi cette fois aussi.
Merlin se leva et demanda l'attention de tous les invités. « C'est l'heure du spectacle », déclara-t-il en annonçant sa propre performance.
Les invités s'agitèrent avec excitation. Merlin lança un bref regard vers Arthur et le roi lui fit un bref signe de tête. Avec cet encouragement, Merlin se dirigea vers le milieu de la salle pour que tout le monde puisse l'avoir dans son champ de vision.
Le spectacle commença. Au début, c'était simple avec les papillons et les oiseaux colorés qui volaient au-dessus des têtes des gens. Puis il continua à se développer. Les papillons se transformèrent en étoiles et les oiseaux formèrent un cercle et se changèrent en pleine lune. Toutes les bougies de la salle s'éteignirent au même moment, si bien que les étoiles, la lune et les yeux dorés de Merlin étaient les seules sources de lumière. Puis les étoiles commencèrent à danser autour de la lune, prenant différentes couleurs. Dans leur danse, elles finirent par former différentes formes, et avant que quiconque ne puisse comprendre ce qui se passait, elles avaient toutes formé un dragon géant qui crachait un feu coloré. Les invités en eurent le souffle coupé. Finalement, le dragon se brisa en milliers de petits morceaux qui disparurent immédiatement. Lorsque cela se produit, les bougies se rallumèrent. Le spectacle était terminé.
Les invités lui firent aussitôt une ovation. Merlin s'inclina gracieusement pour leur montrer son respect et sa gratitude.
Quand les gens revinrent lentement à leurs affaires, Merlin regarda Arthur. À sa grande surprise, le roi ne divertissait pas ses invités royaux avec des paroles. C'était Gwen qui le faisait à sa place. Arthur était assis, rigide, et pensait clairement à quelque chose de très intense. Maintenant, Merlin était certain qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas chez Arthur en ce jour. Il devait découvrir ce que c'était. Il avait le sentiment que c'était important.
La fête continua et les invités commencèrent à se déplacer dans la salle, discutant avec différentes personnes. Merlin aimait les observer. C'était le moment qu'il préférait dans toute fête. Les gens finissaient par mettre de côté leurs masques de tous les jours pour être plus eux-mêmes.
Merlin avait même remarqué que Léon parlait à la princesse Mithian. Ils semblaient tous deux détendus et satisfaits. Il y avait quelque chose de réconfortant chez eux. Merlin ne pouvait pas s'empêcher de ressentir de la jalousie. Pour Mithian et Léon, ce n'était que le début et cela pouvait se développer en quelque chose de réel et de spécial. Merlin ne pourrait jamais être comme ça avec Arthur. Pas dans cette vie.
Soudain, Merlin sentit qu'on tirait sur la manche de sa robe. Il se retourna et se retrouva face à face avec Gwen.
« Merlin, nous devons parler », lui dit rapidement la Reine.
Le cœur de Merlin se mit à battre plus vite d'inquiétude. « Il s'est passé quelque chose ? » lui demanda-t-il en chuchotant.
« Pas ici », refusa Gwen et elle le conduisit vers la porte.
Merlin n'était pas sûr qu'il était approprié pour la Reine d'abandonner ses invités au milieu de sa fête, mais il la suivit néanmoins.
Guenièvre le conduisit vers la petite pièce qui était habituellement occupée par les serviteurs, mais qui était vide pour le moment, car tous les serviteurs s'occupaient des invités à la fête.
« Qu'y a-t-il, Gwen ? » lui demanda Merlin quand elle ferma enfin la porte.
Gwen se tourna vers lui et soupira fortement. « Je suis inquiète pour Arthur », dit-elle. « Il n'a pas été lui-même ces derniers temps. »
« Il semblait bien hier », lui dit Merlin.
« Peut-être... mais je sais que tu peux voir qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec lui aujourd'hui », insista Gwen. « Tu l'as observé toute la soirée avec l'inquiétude inscrite sur ton visage. »
Merlin se mordit la lèvre inférieure. « J'ai remarqué qu'il n'était pas vraiment dans son assiette », admit-il. « Mais tu ne devrais pas t'inquiéter. Je suis sûr que c'est temporaire. Arthur a failli mourir il y a un an. Il a perdu des gens très bien également. Ça laisse une cicatrice... »
« Ce n'est pas ça. » Gwen avait l'air certaine de ce fait. « Tu devrais lui parler. Il ne veut pas partager ses soucis avec moi. Il a besoin d'un ami, Merlin. Il a besoin de toi. »
« Nous parlons tous les jours, Gwen, » dit Merlin. « Quoi que ce soit, il ne veut pas le partager avec moi aussi. »
« Il le fera si tu insistes. » Elle le regardait avec des yeux pleins d'espoir.
Merlin soupira. « Nous avons parlé hier. Il n'avait pas l'air d'avoir quelque chose en tête. »
« Arthur essaie de le cacher, mais quelque chose le dérange », dit Gwen. « Je suis sûre qu'il ne veut pas t'inquiéter. Peut-être qu'il se sent assez à l'aise avec toi pour oublier ses inquiétudes pendant un moment. Je ne sais pas ». Elle lui sourit, avec espoir. « Je sais seulement que tu peux l'aider, Merlin. Quoi qu'il en soit, ne laisse pas mon mari se retrouver seul dans cette situation. Je sais que je t'en demande trop, mais... »
« Ce n'est pas ça, Gwen », l'interrompit Merlin. « J'aiderai volontiers Arthur, mais je ne suis pas sûre qu'il me laissera faire. Arthur est un homme têtu. »
Guenièvre rit légèrement. « Tu n'as pas besoin de me le dire », dit-elle. « Je suis sa femme et je dois faire face à son tempérament tous les jours. »
Merlin fit seulement un signe de tête silencieux. Il comprenait très bien Gwen.
« J'apprécierais vraiment ton aide, Merlin, » continua la Reine. « J'aimerais en parler à Arthur moi-même, mais il y a certaines choses que tu ne veux pas partager avec ta femme. J'ai bien peur que ce soit l'une d'entre elles. »
« Comme tu l'as dit, Arthur a besoin d'un ami », lui dit Merlin sans ambages.
« Exactement », lui confirma-t-elle en lui souriant.
« Je vais essayer de trouver ce qui ne va pas », lui promit Merlin.
Elle le serra très fort dans ses bras à la suite de ces mots. Cela faisait du bien d'être à nouveau en relation étroite avec Gwen. Il avait presque oublié combien son amitié lui manquait. Tout aurait été tellement plus facile s'il n'avait pas été amoureux de son mari.
Et voici le chapitre 12 !
En tout cas, j'espère que cela vous plaira.
