Disclamer : Le monde, les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas contrairement à la traduction !

Titre : The Heartbeat

Auteur : LadyFromPoland

Traductrice : Ange Phoenix Blodeuwedd

Bêta : Antidote

Résumé : À partir de l'épisode 5x13. Arthur était en train de mourir et Merlin ferait n'importe quoi pour le sauver et ce, peu importe les conséquences. C'était une histoire de choix, de sacrifices et d'amour qui était au-delà du destin.

Statut de la fanfiction originale : Terminée, 30 chapitres

Autorisation : Autorisation pour toutes les fanfictions de l'auteur

Note : Le lien de la fanfiction originale et du profil de l'auteur sont sur le mien.


The Heartbeat


Chapitre 13 : Un héritier


Finalement, c'était Arthur qui était venu à Merlin pour obtenir de l'aide ou des conseils ou n'importe quel mot fantaisiste qu'il allait utiliser. Il lui avait fallu quelques jours après la célébration, au cours de laquelle il était clairement réservé et attristé, pour frapper à la porte de Merlin avec la détermination de parler de ce qui le préoccupait récemment. Merlin avait essayé de l'engager dans une telle conversation à plusieurs reprises au cours de ces journées, mais Arthur trouvait toujours une excuse pour s'échapper.

En ce moment, Arthur se tenait devant sa porte avec des yeux tristes et effrayés, mais aussi pleins d'espoir. Comme Gwen l'avait dit pendant la fête, Arthur avait besoin d'un ami et Merlin était là pour lui.

Merlin laissa son roi entrer sans un mot.

Arthur s'arrêta au milieu de la pièce, ne sachant pas trop quoi faire. Merlin remarqua que ses épaules tremblaient légèrement et cette vue lui fit mal au cœur. Arthur ne devrait jamais se trouver dans cet état. Jamais.

Merlin s'approcha de lui et se tint derrière lui. Il osa mettre sa main sur l'épaule d'Arthur afin de le soulager. Il savait que ce n'était pas grand-chose mais c'était quelque chose. C'était un début.

« Tu avais raison, Merlin », Arthur avait finalement pris la parole. « Tu savais qu'il y avait quelque chose qui me tracassait ces derniers jours. Mais je ne pouvais pas m'obliger à en parler à ce moment-là. Je ne sais pas si je dois en parler du tout... »

Merlin fit quelques pas pour faire face à Arthur et le regarder dans les yeux. Ce n'était que de cette façon qu'il pouvait assurer à son ami que, quoi que ce soit, Arthur n'était pas seul.

« Vous pouvez tout me dire », dit Merlin calmement. « Quoi que ce soit, je serai là pour vous. »

Arthur essaya de sourire légèrement mais c'était une faible tentative et son visage se transforma en grimace à la place.

« Tu es toujours là pour moi », dit-il. « Et je t'en suis reconnaissant. »

« Alors vous savez que vous n'avez pas à vous inquiéter », lui répondit Merlin.

Arthur secoua la tête. « Je ne suis pas inquiet de ce que tu vas dire. Je sais que tu ne me feras pas de mal. Tu es Merlin », marmonna-t-il. « J'ai peur quand le disant enfin à haute voix, cela se réalise et qu'on ne puisse plus le nier. »

Merlin commençait vraiment à s'inquiéter. Il n'avait jamais vu Arthur comme ça. Le roi était aussi vulnérable qu'un enfant. Quelque chose le rongeait de l'intérieur. C'était terrifiant.

« Partagez-le. Partagez vos soucis avec moi. Vous n'avez pas besoin de vous en occuper tout seul », lui assura Merlin.

« C'est pour ça que je suis là. » Arthur déglutit. « J'ai juste besoin d'un moment. Je ne sais pas comment commencer... »

« C'est bon. J'attendrai ici aussi longtemps que vous en aurez besoin », dit Merlin et il se tut.

Il pouvait attendre Arthur pour toujours. Il n'y avait pas d'urgence.

« Le royaume a besoin d'un héritier », commença finalement Arthur et ce n'était pas quelque chose que Merlin attendait. « Et nous avons essayé avec Guenièvre. Nous avons essayé toutes ces années et il n'y a toujours rien. » Le cœur de Merlin se remplit soudainement de douleur. Il savait exactement combien de fois Arthur et Gwen avaient essayé de concevoir un héritier l'année dernière et c'était une connaissance douloureuse.

« Avez-vous essayé d'en parler à Gaius ? » demanda Merlin aussi délicatement que possible. Il ne pouvait pas croire qu'il tenait cette conversation avec Arthur.

« Je ne pense pas que Gaius pourra nous aider », lui dit honnêtement Arthur.

« C'est un grand médecin. Vous devriez au moins lui demander son avis », dit Merlin.

« Il n'y a pas de raison ! » Arthur soupira fortement. « Il ne peut pas nous aider parce que c'est de ma faute. Je peux le sentir. »

Merlin se redressa. « Vous ne le savez pas, Arthur. Quel que soit votre problème avec Gwen, il peut peut-être être résolu.

Arthur le regarda avec tristesse. « Je ne peux pas être réparé. »

« Ne dites pas ça ! »

« Ça m'est venu à l'esprit il y a quelques jours et je n'arrête pas d'y penser depuis. » Arthur se cacha la tête dans ses mains. « C'est tellement gênant. Je ne devrais pas te déranger... »

« Vous avez bien fait de venir me voir », dit fermement Merlin et il retira les mains d'Arthur de son visage. « Ne vous cachez pas de moi, Arthur Pendragon. Je ne comprends pas ce que vous dites, mais vous allez me l'expliquer tout de suite. »

Arthur baissa le regard mais Merlin lui attrapa le menton et le remonta. « Je vous ai dit de ne pas vous cacher de moi », dit-il. « Dites-moi juste pourquoi vous pensez que c'est de votre faute. »

« Parce que je suis maudit », dit Arthur.

« C'est absurde. »

« C'est vrai ? » Arthur regarda son ami avec sérieux. « Ça m'est soudain venu à l'esprit, et quand c'est arrivé, tout a commencé à prendre un sens », dit-il.

« Cela n'a pas de sens en ce moment », insista Merlin. « Aucun sens du tout. »

« Ma mère ne pouvait pas concevoir d'enfant », fit remarquer Arthur. « Mon père a dû utiliser la magie pour m'avoir. »

« Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas avoir d'enfants », essaya de le rassurer Merlin.

« Comment peux-tu le savoir, Merlin ? Nous avons essayé pendant des années et il n'y a toujours pas d'héritier. » Arthur soupira. « Guenièvre... elle a été examinée par Gaius. Elle était inquiète qu'il y ait quelque chose qui cloche chez elle mais Gaius n'a rien trouvé. Elle devrait être capable de concevoir un enfant. »

« Cela ne prouve rien », lui dit Merlin. « Vous avez traversé beaucoup de choses ces dernières années. Vous avez besoin de vous reposer et de vous calmer et... »

« Je ne vais pas me faire d'illusions », coupa Arthur. « Tu ne vois pas que ce que mes parents ont fait explique tout ? Ils avaient besoin de magie pour m'avoir. Je suis né de la magie. »

« Ce n'est pas une réponse », insista Merlin, mais au fond de lui, il commençait à en douter lui-même.

« Pour créer une vie, il faut prendre une vie. Je suis une abomination, Merlin. »

« Ne vous avisez plus de dire ça. » Merlin saisit les épaules d'Arthur et le secoua. « Vous n'êtes pas une abomination. Même si ce que vous soupçonnez est vrai et que vous êtes infertile à cause de votre origine, cela ne vous rend pas moins digne. N'oubliez jamais cela. » Merlin était furieux. Pas contre Arthur, mais à cause de ce qu'il pensait de lui-même. Arthur ne méritait pas cela. Il était le plus grand et le meilleur des rois selon Merlin. La question de sa supposée stérilité ne changeait rien à cela.

« Je suis obligé d'apporter la stabilité à Camelot. Je ne peux pas le faire sans un héritier », marmonna Arthur.

« Vous ne devriez pas vous inquiéter pour ça maintenant », lui dit Merlin. « Vous êtes encore jeune et nous avons encore le temps de penser à quelque chose. Peut-être que cela n'a rien à voir avec la magie et que cela peut être réglé. Mais si ce n'est pas le cas, alors nous penserons à quelque chose de différent. »

Arthur palit soudainement. « Je ne vais pas faire les mêmes erreurs que mon père », dit-il fermement. « Peu importe ce qui arrivera. »

« Je ne suggérerais jamais cela », lui assura rapidement Merlin. « Je ne sacrifierai jamais Gwen et je sais que vous ne le permettriez pas non plus. »

« Bien », dit Arthur et il enlaça Merlin à l'improviste. Il avait besoin de consolation et Merlin était prêt à la lui donner. « Pourrais-tu faire quelque chose pour moi, Merlin ? » demanda-t-il en chuchotant après quelques instants de silence.

Merlin se redressa et regarda Arthur dans les yeux. « Qu'est-ce qu'il y a, Arthur ? »

« Pourrais-tu essayer de découvrir si la façon dont j'ai été conçu influence ma capacité à avoir des enfants ? » demanda-t-il timidement. « C'est important pour moi. »

« J'essaierai seulement si vous me promettez que vous ne vous blâmerez pas si c'est le cas », dit Merlin doucement. « Et vous devez également ne pas le penser », souligna Merlin.

Arthur sourit légèrement pour la première fois ce soir. « Je te le promets », dit-il.

« Alors vous avez aussi ma parole. »

Merlin savait que cette information pourrait changer Arthur pour toujours mais il ne pouvait pas laisser son ami vivre sa vie comme ça. Il espérait qu'ensemble, ils pourraient une nouvelle fois traverser le pire.

oOoOo

Les semaines passèrent et il n'y avait toujours pas d'héritier. Merlin passait la plupart de son temps libre à enquêter sur l'affaire d'Arthur, mais il n'y avait rien à ce sujet dans tous les livres qu'il avait pu trouver. Il était conscient qu'Arthur n'abandonnait pas complètement et essayait presque toutes les nuits d'engendrer un enfant. Les visions dans son esprit étaient très vivantes et elles ne l'avaient pas aidé du tout.

Finalement, il arriva à la conclusion qu'il devait demander conseil à quelqu'un de plus âgé et de plus sage que lui. Mais cette idée lui donnait la nausée. Arthur ne voulait évidemment pas partager les détails avec Gaius, mais s'il y avait quelqu'un qui se souvenait bien de l'époque où l'Ancienne Religion et ses prêtres et prêtresses prospéraient, c'était bien lui.

« Gaius, je voudrais discuter d'une affaire très délicate avec vous », annonça Merlin au lieu de dire bonjour et il regarda autour de lui, vérifiant qu'ils étaient bien seuls dans les quartiers de son ami.

Gaius remarqua son regard d'examinateur. « Gilli est sorti faire les courses », lui dit le vieil homme. « Qu'y a-t-il, Merlin, qui te rende si inquiet ? »

Merlin soupira et prit place aux côtés de son mentor. « C'est Arthur », admit-il.

Gaius fit un signe de tête. « C'est toujours Arthur, n'est-ce pas ? »

Merlin ne pouvait pas s'empêcher de sourire légèrement à ces mots.

« Il semble que oui », murmura-t-il, mais il devint sérieux presque immédiatement. « Comme je l'ai dit, c'est très délicat. »

« J'écoute », dit Gaius en poussant un grand soupir. Il savait que cela ne pouvait pas être facile.

« Pouvez-vous m'en dire plus sur la façon dont Arthur a été conçu ? » demanda-t-il.

Gaius fronça les sourcils. « Pourquoi as-tu besoin de cette information ? Tu ne veux pas me dire qu'Arthur et Gwen veulent... »

Soudain, Merlin comprit comment sa question avait dû sonner aux oreilles de Gaius. « Non, non, rien de tel », lui assura-t-il immédiatement. « Arthur ne ferait jamais ça à Gwen. »

« J'espère bien », dit Gaius mais il semblait loin d'être satisfait. « Pourquoi as-tu besoin de cette information, alors ? »

Merlin soupira. C'était la partie difficile qu'Arthur ne voulait pas partager avec les autres. Gaius, cependant, était leur dernier espoir. Merlin devait prendre ce risque.

« Arthur m'a dit que vous aviez examiné Gwen et que vous n'avez rien trouvé qui puisse l'empêcher de tomber enceinte », commença Merlin. « Arthur est arrivé à la conclusion qu'il est à blâmer. »

« Il n'est jamais venu me voir pour un examen », dit Gaius. « Je n'ai jamais osé le suggérer. »

« Je pense qu'Arthur voulait s'épargner l'humiliation », expliqua Merlin. « Il a sa propre idée sur la raison pour laquelle il ne peut pas être père d'un enfant. Il pense que c'est lié à la façon dont il a été amené dans ce monde. » En disant cela, Merlin regarda Gaius avec attention. « Est-il possible qu'il ait raison ? »

Gaius ne lui avait pas donné une réponse immédiate. Il s'était penché sur sa chaise et avait fermé les yeux, pensant à quelque chose de très intense.

« Gaius ? » Merlin lui chuchota son nom. Il ne voulait pas le déranger, mais c'était très important et Merlin ne voulait pas perdre de temps.

Gaius ouvrit lentement les yeux et observa son ami avec tristesse. « Cela pourrait être vrai », admit-il après un long moment de silence.

Le cœur de Merlin s'enfonça un peu plus. « Mais vous n'êtes pas certain », dit-il avec espoir.

« Tu connais les règles, Merlin. Pour créer une vie, une vie doit être prise. » Le vieil homme soupira lourdement. « Je pensais que Ygraine en avait payé le prix, mais peut-être que le sort était plus complexe que ce que l'on pouvait penser. »

Merlin n'aimait pas cette réponse. Il n'y avait rien de certain dans cette réponse et cette incertitude était pire que la pire des vérités. « Y a-t-il un moyen d'être sûr ? » lui demanda Merlin.

« J'ai bien peur que non », dit Gaius avec tristesse. « Tous les prêtres et prêtresses qui pouvaient connaître la réponse sont partis depuis longtemps. Je ne suis même pas sûr que Nimueh aurait pu connaître la réponse. L'Ancienne Religion est très complexe et délicate et tous ses secrets n'ont jamais été dévoilés. »

Merlin comprit. Il voulait aider Arthur mais il ne savait pas comment.

« Arthur m'a demandé de l'aide mais je ne sais pas quoi faire », dit-il, résigné. « Il se reproche l'absence d'héritiers, mais même s'il ne peut pas avoir d'enfants à cause du sort qui l'a amené dans ce monde, ce n'est pas sa faute. Il ne l'a pas choisi. »

"Et c'est ce que tu devrais lui dire quand il te le demandera', lui conseilla Gaius. "Merlin, je sais que tu aimerais avoir le contrôle sur tout, mais il y a certaines choses qui sont au-delà de ton pouvoir ou de ta compréhension. Tu es peut-être le plus puissant sorcier qui ait jamais marché sur la Terre, mais tu es toujours un humain."

"Mais c'est important, et c'est ennuyeux que je ne puisse pas trouver la vérité', marmonna Merlin.

"Ça fait partie de la vie. Tu dois apprendre à y faire face', déclara Gaius avec sagesse.

Puis la porte s'ouvrit et Gilli entra avec un sourire sur le visage.

"Bonjour, Merlin', le salua-t-il. "Tu es enfin venu rendre visite à tes amis ? Tu ne devrais pas négliger Gaius comme ça." Il n'y avait aucune accusation dans son ton. Il était plus enjoué que tout, mais Merlin devait admettre que Gilli avait raison. Il s'était tellement concentré sur sa recherche d'informations sur la création d'une vie et ses conséquences qu'il avait négligé son plus vieil ami.

"Cela ne se reproduira plus', promit Merlin. Soudain, il se rendit compte que Gaius était en effet très vieux et que personne ne savait combien de temps il lui restait.

oOoOo

Les semaines se transformèrent en mois et Merlin s'était laissé un peu de répit. Il remplissait encore toutes ses fonctions, mais quand il avait du temps libre, il le passait avec ses amis. Il rendait visite à Gaius presque tous les jours. De plus, il avait toujours ses entretiens avec Arthur le soir, mais comme Arthur ne revenait jamais sur la question de sa stérilité, Merlin décida de ne pas revenir sur ce sujet lui-même. En outre, l'humeur d'Arthur s'était considérablement améliorée ces dernières semaines. Merlin ne savait pas pourquoi, mais il était content. Arthur ne devrait pas gaspiller sa vie à s'attarder sur des choses qu'il ne pouvait pas contrôler. Il devrait vivre et profiter de sa vie autant qu'il le pouvait.

"Je vais à la chasse demain matin', lui apprit Arthur un soir. Il avait l'air aussi heureux qu'un enfant.

"Je ne comprends pas pourquoi vous aimez autant tuer des animaux sauvages', lui répondit Merlin avec franchise.

"La chasse n'est pas une question de tuer des animaux sauvages', protesta Arthur.

"Vraiment ?' demanda Merlin. "Je pense que le cerf ou le sanglier que vous allez chasser demain aura un avis différent', dit-il dit avec sarcasme.

"A quoi je m'attendais ? Tu n'as jamais compris la chasse', marmonna Arthur. "Alors tu ne veux pas venir avec moi demain ?' demanda-t-il.

Merlin le regarda fixement. "Je suis flatté mais je pense que je vais passer', dit-il honnêtement. "Comme vous l'avez dit, la chasse n'a jamais été mon truc. En tant que votre serviteur, j'étais obligé de vous accompagner, mais comme je suis le Sorcier de la Cour, je pense que je peux décliner votre invitation."

Arthur avait l'air presque triste en entendant ces mots.

"Si tu le dis', murmura-t-il. "J'espérais juste que ça pourrait être comme avant."

En entendant cela, Merlin était prêt à accepter de partir malgré sa conviction personnelle, mais Arthur pouvait dire ce que Merlin prévoyait et il ne voulait pas cela.

"Ne te force pas', dit le roi avant que Merlin ne puisse dire un mot. "Je ne veux pas que tu fasses ça, si ce n'est pas amusant pour toi. Je trouverai quelqu'un d'autre pour m'accompagner. Quelqu'un qui aime la chasse."

Merlin souhaita pouvoir revenir sur ses paroles. Il ne voulait pas rendre Arthur triste et le roi espérait clairement quelques heures de chasse avec lui à ses côtés. Cependant, il était trop tard. Arthur ne voulait pas le forcer à l'accompagner.

oOoOo

Le lendemain, Merlin était occupé à ses tâches habituelles. Depuis qu'Arthur était parti chasser avec Léon et Perceval, il avait eu plus de temps pour remplir quelques rapports et préparer du matériel pour les jeunes sorciers et sorcières qui commençaient tout juste à embrasser leurs dons. Merlin était prêt à les aider sur le chemin de l'apprentissage. En outre, c'était l'occasion idéale de façonner l'esprit des futures générations de sorciers. Merlin allait s'assurer qu'aucun d'entre eux n'ait besoin de suivre le chemin de Morgane. Pour cela, ces jeunes devaient se sentir en sécurité dans le royaume où ils vivaient.

Merlin était plongé dans ses pensées lorsque quelqu'un frappa à la porte de toute urgence. Il leva le regard et dit brièvement "entrez'.

La porte s'ouvrit et il vit George entrer dans la pièce. Cependant, l'homme n'avait pas l'air d'avoir la même attitude que d'habitude. Il était pâle et clairement secoué.

"Que s'est-il passé ?' demanda Merlin, se levant de son bureau en toute hâte.

"Le roi s'est blessé pendant la chasse', dit George d'une voix légèrement tremblante.

Merlin sentit son cœur s'emballer un peu plus. "Où est-il ?' demanda-t-il, pressé. Rien au monde ne pouvait l'empêcher d'aller voir son roi aussi vite que possible.

"Dans sa propre chambre. Gaius est déjà avec lui', lui dit George. Il voulait ajouter quelque chose, mais Merlin ne l'écouta pas plus. Il passa devant lui et se précipita vers les appartements d'Arthur.

Il ne perdit pas de temps à frapper et fit irruption dans les chambres royales comme un fou avec sa magie qui bouillonnait en lui.

"Arthur', chuchota-t-il et il se précipita vers son lit, ne prêtant pas beaucoup attention à Gwen et Gaius.

"Il va s'en sortir', lui assura Gaius. "La blessure est assez profonde, mais il réagit bien à mes traitements."

"Je veux m'en assurer', dit Merlin en posant sa main sur le côté bandé d'Arthur. Il chuchota quelques mots dans une langue depuis longtemps oubliée et ses yeux devinrent dorés pendant un court instant. Sa magie pénétra la blessure d'Arthur, s'assurant que tout allait bien guérir. Quand il eut fini, il regarda Gwen et demanda "que s'est-il passé ?"

Guenièvre soupira fortement. "C'était un sanglier. Léon et Perceval disent qu'il est sorti de nulle part et qu'Arthur n'a pas eu beaucoup de temps pour l'esquiver', expliqua-t-elle.

"Cela n'aurait pas dû arriver', marmonna Merlin. "J'aurais dû être là à ses côtés, pour le protéger."

"Tu ne peux pas être à ses côtés tout le temps', fit remarquer Gwen. Elle jeta un regard à Gaius et il lui fit signe qu'il les laissait tranquilles. Arthur était en sécurité. Il était certain qu'à partir de maintenant, Merlin allait garder un œil sur lui.

Lorsqu'ils furent laissés seuls, Gwen serra Merlin très fort dans ses bras. Elle avait le sentiment que Merlin en avait besoin.

"Arthur m'a demandé de l'accompagner dans cette partie de chasse', dit-il. "C'est ma faute si je n'étais pas là."

"Arrête de dire ces bêtises', répliqua Gwen avec fermeté. "Arthur est en sécurité et il est fort. Il apprendra à être plus prudent à l'avenir."

"Je suis juste inquiet pour lui', admit Merlin. "Je travaille si dur pour le garder en sécurité et il se met en danger à chaque fois."

Gwen lui sourit. "C'est ce qu'il fait', dit-elle. "Veux-tu rester avec lui jusqu'à ce qu'il se réveille ?' demanda-t-elle. "Je sais que tu ne te reposeras pas tant que tu ne seras pas sûr qu'il va bien."

"J'aimerais rester mais je ne veux pas te déranger', répondit-il.

"Tu ne le feras pas', lui assura-t-elle. "Je vais aller dans mon autre chambre pour me reposer, mais fais-moi savoir quand il se réveillera. J'ai besoin de lui parler très sérieusement de ses prochaines sorties."

Merlin lui sourit affectueusement. "On est deux, alors', dit-il. "Je vais rester avec lui. Merci."

"De rien. Je sais combien tu tiens à mon mari', dit-elle. "Je n'essaierais jamais de vous séparer." Avec ces mots, elle se dirigea vers les portes de sa chambre.

Merlin ne pensait pas trop à ce que Gwen venait de lui dire. Son attention était surtout concentrée sur Arthur et son bien-être. Au fond de lui, Merlin savait qu'Arthur était en sécurité et qu'il ne pouvait pas mourir tant que Merlin vivrait. Leurs vies étaient entremêlées, car ils partageaient un même cœur. Arthur pouvait ressentir la douleur et être meurtri, mais il allait vivre aussi longtemps que Merlin. Après tout, c'était la moitié du cœur de Merlin qui battait dans sa poitrine, et non l'inverse.

Quand Arthur reprit finalement conscience quelques heures plus tard, Merlin le gronda pour son imprudence, mais Arthur savait que c'était une façade. Merlin était tout simplement heureux de le voir réveillé.

Gwen avait également exprimé son opinion sur l'attitude d'Arthur vis-à-vis de sa sécurité. Il savait qu'elle reviendrait sur le sujet pendant les prochains jours parce qu'elle était inquiète. Cependant, cela n'avait pas d'importance. Il ne pouvait pas se concentrer sur ce que Merlin et Gwen lui disaient. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser aux rêves étranges qu'il faisait pendant qu'il était inconscient. Ils étaient beaucoup plus clairs et plus vivants que les rêves qu'il avait l'habitude de faire ces jours-ci et ils le faisaient s'interroger sur sa vie et ses choix.


Et voici le chapitre 13 !

En tout cas, j'espère que cela vous plaira.