Disclamer : Le monde, les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas contrairement à la traduction !

Titre : The Heartbeat

Auteur : LadyFromPoland

Traductrice : Ange Phoenix Blodeuwedd

Bêta : Antidote

Résumé : À partir de l'épisode 5x13. Arthur était en train de mourir et Merlin ferait n'importe quoi pour le sauver et ce, peu importe les conséquences. C'était une histoire de choix, de sacrifices et d'amour qui était au-delà du destin.

Statut de la fanfiction originale : Terminée, 30 chapitres

Autorisation : Autorisation pour toutes les fanfictions de l'auteur

Note : Le lien de la fanfiction originale et du profil de l'auteur sont sur le mien.


The Heartbeat


Chapitre 25 : Deux Hommes - Un coeur


Merlin se réveilla quelques heures plus tard, entourait par une certaine chaleur. Au début, il n'était pas sûr de la source de cette chaleur, mais ensuite, il se rendit compte de la situation. Il ouvrit les yeux et observa la forme endormie d'Arthur à ses côtés. Le roi avait l'air divin aux premiers rayons du soleil. Cette vue fit battre plus vite le cœur de Merlin dans sa poitrine.

« Reviens dormir. Il est tôt », murmura Arthur en ouvrant un œil.

Merlin lui sourit et dit : « Pendant un instant, j'ai cru que tout cela n'était qu'un rêve. »

À ces mots, Arthur ouvrit l'autre œil et le regarda attentivement. « Ce n'est pas un rêve », lui assura-t-il et il entraîna Merlin dans un court baiser. « Tu me crois maintenant ? » demanda-t-il.

Merlin lui fit un sourire narquois. « Je ne suis pas encore sûr », dit-il et Arthur l'embrassa à nouveau pour lui prouver qu'il avait raison.

Au bout d'un moment, ils étaient tous les deux allongés sur le côté, respirant fortement à cause de leur baiser.

« Nous sommes donc immortels... » dit Arthur sans crier gare.

« Il semble que oui », murmura Merlin. Il devint un peu nerveux parce qu'il ne savait pas trop quelle était la raison de cette soudaine remarque.

« Je suis encore un peu déçu que tu ne me l'aies pas dit tout de suite », admit Arthur en le regardant dans les yeux.

« Je sais », dit Merlin, attendant avec impatience ce qu'Arthur allait dire ensuite. « Je comprends. »

« Je te l'ai dit hier, mais je dois me répéter parce que je veux que tu le crois vraiment », poursuivit Arthur, sans le quitter des yeux. « Je suis content que ce soit toi, Merlin. De toutes les personnes que j'ai rencontrées... De tous les gens dans ce monde, je suis heureux de passer ma vie immortelle avec toi. »

« Tu ne t'ennuieras pas avec moi », taquina Merlin, en essayant d'apaiser la tension.

« Jamais », confirma Arthur, en souriant. « Mes mots sont sincères, Merlin », ajouta-t-il sur un ton plus sérieux.

« Je sais. » En disant cela, il baissa le regard et prit une profonde respiration pour rester calme. « Tu n'as pas idée de ce que ces mots signifient pour moi. »

Arthur lui embrassa le nez pour lui remonter le moral. Il n'y avait pas besoin de plus de tension entre eux. En réponse, Merlin se rapprocha de lui et l'embrassa profondément sur la bouche.

Ils s'embrassèrent paresseusement pendant quelques longues minutes.

Puis Arthur s'éloigna, en regardant Merlin avec une lueur d'excuse. « Nous devrions nous arrêter à ce stade », dit-il d'une voix rauque.

« Nous n'en avons pas besoin », lui assura Merlin. « Je veux ceci et toi aussi. C'est évident. Pourquoi devrions-nous attendre ? »

Arthur secoua la tête. « C'est encore trop tôt », dit-il. « Je ne peux pas faire ça après ce que j'ai fait hier soir. »

« S'il te plaît, Arthur, je ne veux pas revenir à ce moment encore. » Merlin le regarda d'un air suppliant. « Pour moi, c'était un cauchemar, mais je suis réveillé maintenant et je veux aller de l'avant maintenant. Je ne me suis jamais vraiment laissé croire que je pourrais t'avoir pour moi un jour. Ne nous fais pas attendre plus longtemps ou si tu décides de le faire, ne le fais pas pour moi ».

Puis quelque chose changea clairement sur le visage d'Arthur. Merlin reconnut que c'était une hésitation et cela lui donna de l'espoir.

« Je veux d'abord arranger les choses », dit Arthur, mais il n'avait pas l'air aussi décidé qu'avant. « Il est de mon devoir de... »

Merlin n'allait pas l'écouter plus longtemps. Il s'avança et posa ses lèvres sur celles d'Arthur, le réduisant au silence par un baiser. Arthur ne pouvait pas argumenter face à un argument aussi fort, alors il commença à l'embrasser en retour. Merlin pensa qu'il aimerait résoudre tous leurs problèmes de cette façon. Son cœur battait à l'idée qu'il pourrait certainement essayer de le faire à l'avenir.

Puis Merlin s'éloigna, et en regardant Arthur dans les yeux, il commença à le déshabiller, débutant par sa chemise.

Arthur était fasciné par son audace.

« Jamais je ne t'ai vu aussi désireux de faire le travail d'un serviteur », murmura Arthur en se moquant.

« Parce que je n'ai jamais vraiment eu le droit de regarder, de toucher ou... de goûter. » Puis il se pencha et embrassa le mamelon d'Arthur, le faisant durcir sous sa langue instantanément.

Arthur gémit bruyamment devant cette action audacieuse. Il avait dû mettre de côté sa fierté, car il n'y avait aucune chance qu'il agisse royalement avec Merlin qui lui faisait de telles choses.

« C'est de la triche », murmura Arthur quand Merlin finit par lâcher prise. Il l'attrapa alors et lui arracha sa chemise d'un seul geste rapide. « C'est mieux », dit-il en souriant.

Finalement, ils étaient tous deux torse nu. Arthur savait qu'ils avaient atteint le point de non-retour, et que son raisonnement selon lequel ils devaient attendre avant d'être intimes n'allait pas marcher. Il ne pouvait plus se priver de Merlin, et la seule chose qui lui restait à faire était de suivre complètement son désir.

« Nous sommes fous », murmura-t-il, mais il entraîna quand même Merlin dans un baiser enflammé. « Tu ne sais pas à quel point tu es désirable. »

Merlin rougit à ces mots. Il était très clair auparavant qu'Arthur le voulait aussi, mais là, c'était différent. Arthur lui murmurait des mots attendrissants à l'oreille, ce qui augmentait le désir de Merlin à un tout autre niveau.

Arthur s'accrochait à lui, l'embrassait et le touchait d'une manière exaspérante. Tous ses fantasmes n'étaient rien en comparaison de ce qu'il ressentait à ce moment-là. Ici, dans les bras d'Arthur, il se sentait vraiment entier. Et ils n'étaient même pas encore complètement nus.

« Tu me rends fou », dit Merlin entre deux baisers.

« C'était mon intention », lui dit Arthur en le taquinant. « Je peux ? » demanda-t-il, en saisissant la ceinture du pantalon de Merlin.

Le cœur de Merlin se mit à battre frénétiquement. La nouvelle intention d'Arthur était très claire.

« Tu n'as pas besoin de demander », dit Merlin en le regardant dans les yeux.

C'était le seul encouragement dont il avait besoin. Arthur déboutonna la ceinture, desserra son pantalon et le descendit lentement. Puis il aida Merlin à en sortir complètement, ne le laissant que dans ses sous-vêtements.

Après cela, Arthur commença à le contempler par-dessus sa peau pâle et soyeuse, hypnotisé.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda timidement Merlin.

« Rien », répondit Arthur en se mordant la lèvre, ce qui fit rougir fortement Merlin. « Tout est parfait. Tu es parfait. »

Le rouge sur les joues de Merlin s'approfondit. « Je ne le suis pas », nia-t-il, baissant son regard. « Arrête de dire ces choses. Elles me mettent mal à l'aise. »

« Je les pense. » En disant cela, Arthur redressa le menton de Merlin vers le haut pour rencontrer ses yeux. « Tu es parfait pour moi. » Puis il l'embrassa tendrement pour éviter toute autre dispute.

Quand ils se séparèrent, Merlin l'observa avec amour. « C'est ton tour », dit-il en défaisant le pantalon d'Arthur.

« Désireux », murmura Arthur en lui permettant de retirer son pantalon. « Il est clair que tu as des années d'expérience pour me déshabiller. Tu l'as fait plus vite que moi. »

« La prochaine fois, je pourrai le faire encore plus vite. Avec de la magie », promit-il, cette fois en faisant rougir légèrement Arthur.

Puis Merlin réalisa ce qu'il venait de dire. « Je veux dire... s'il y aura une prochaine fois », ajouta-t-il avec hésitation.

« Et qu'en penses-tu, Merlin ? L'immortalité semble assez longue. Je crois que nous trouverons le temps de le refaire », plaisanta Arthur, essayant de détourner l'attention de Merlin de ses joues rougies.

Ces mots firent largement sourire Merlin.

« Je l'espérais », murmura Merlin et il toucha la peau d'Arthur avec de l'affection inscrite sur son visage. « Je ne peux pas croire que c'est réel... Es-tu sûr que c'est réel ? »

Arthur caressa sa joue, faisant cligner ses paupières. « Très réel », dit-il et il l'embrassa tendrement.

Leurs corps s'accrochaient l'un à l'autre, si bien que seul le tissu fin de leurs sous-vêtements les séparait à ce moment précis. Merlin pouvait tout sentir et cette prise de conscience était enivrante. Il n'y avait pas plus d'une heure, il était seul, dévasté par les paroles d'Arthur et son rendez-vous avec une prostituée. Il n'avait jamais été très optimiste quant à la réaction d'Arthur concernant ses mensonges, mais il n'était pas prêt pour ce qu'Arthur avait fait avec cette femme. Pas si vite.

La perspective d'être séparé d'Arthur le tuait de l'intérieur. Le moment où il avait vu l'homme qu'il aimait avec cette prostituée avait été l'une des heures les plus sombres de sa vie, et il semblait que seul le moment où Arthur avait été mourant avait un impact plus dévastateur sur lui.

Maintenant, tout avait complètement changé. Il avait été pardonné et, surtout, il se sentait vraiment aimé. Il ne pouvait pas imaginer un meilleur dénouement que celui-ci.

« Respire, Merlin », lui chuchota Arthur à l'oreille. « Calme-toi... Je peux sentir la vitesse à laquelle ton cœur bat. »

« Plus facile à dire qu'à faire », murmura Merlin. Il n'avait aucun pouvoir sur ses émotions. Il était vraiment heureux pour la première fois depuis des années et il n'arrivait pas à contenir son excitation. Certainement pas avec le corps presque nu d'Arthur pressé contre le sien.

« Peut-être que je pourrais t'aider », dit Arthur en caressant ses flancs.

« Je pense que tu devras me prendre », suggéra Merlin en lui embrassant le cou. « Ne me fais pas attendre. » Il savait que ses mots étaient audacieux, et il était certain qu'il n'oserait pas les dire à haute voix s'il était sain d'esprit.

Arthur ne semblait pas du tout gêné par son langage. Ses premières tentatives pour repousser ce moment avaient été oubliées depuis longtemps. Il voulait avoir de Merlin un être à part entière. Non seulement physiquement, mais surtout émotionnellement. Il voulait tout avoir et Merlin était prêt à le lui donner.

Avant que Merlin ne puisse dire quelque chose de plus pour l'encourager, Arthur saisit ses sous-vêtements et les descendit. Merlin sursauta, surpris. Il était conscient qu'Arthur le voulait aussi, mais il ne pensait pas qu'il serait si rapide. D'habitude, Arthur le taquinait, essayant de le rendre fou en premier lieu.

Quand Merlin fut enfin nu, Arthur le poussa légèrement sur le lit. Puis il se mit au-dessus de lui, regardant sa peau pâle de près et la touchant avec révérence.

Merlin était tendu, voyant à quel point Arthur le regardait attentivement. Il n'avait jamais été gêné par son corps, mais il était réaliste. Il n'avait rien de spécial. Il était maigre et pâle, avec très peu de muscles. Tout cela lui donnait un sentiment d'incertitude.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda Arthur, en remarquant la tension soudaine sur son visage.

« Mon corps n'est pas mon point fort », essaya-t-il de plaisanter, mais il échoua lamentablement.

Arthur le regarda avec tristesse et incrédulité. « As-tu honte de cela ? »

« Il est bien pâle par rapport au tien », murmura-t-il.

« Tu n'as pas à avoir honte », lui assura fermement Arthur. « Je t'ai dit que tu es parfait pour moi », lui rappela-t-il en serrant sa hanche d'un air taquin. Sa main frôla légèrement la virilité de Merlin, le faisant gémir. « Tu me crois maintenant ? »

« Je commence à peine », murmura Merlin. « Sors de tes sous-vêtements et viens ici », dit-il désespérément. « Je veux que tu le prouves. »

Ses mots firent rire Arthur de tout son cœur. « Comme tu veux », dit-il une fois qu'il fut calmé et il se leva pour se débarrasser du reste de ses vêtements. Il pouvait sentir les yeux de Merlin qui surveillaient chacun de ses mouvements. Ce n'était pas que Merlin ne l'avait jamais vu nu. En tant que son serviteur, il l'avait vu dans divers états pendant toutes ces années. Néanmoins, il n'avait jamais eu le droit de vraiment regarder. Maintenant, Arthur se tenait juste devant lui dans toute sa gloire, et Merlin pouvait le regarder avec audace et sans honte.

Avant que Merlin ne puisse dire quoi que ce soit, Arthur était déjà sur lui, l'embrassant sans raison sur le matelas. Ses mains étaient partout sur lui et Merlin n'était pas capable de nommer toutes les parties de son corps que le toucher dévastateur d'Arthur atteignait. Cela se passait trop vite et il était trop intoxiqué pour y penser.

Merlin enroula ses mains autour des épaules d'Arthur pour le rapprocher. Ils se touchaient peau contre peau, mais il avait besoin de le sentir davantage. Il voulait faire partie d'Arthur pour que rien ne puisse jamais s'interposer entre eux. Après des années de désir et d'amour à distance, Merlin obtenait enfin ce que son âme désirait et ce dont elle avait besoin. Il avait besoin d'Arthur dans tous les aspects de sa vie et cette seule chose lui manquait toujours. Il ne lui restait plus qu'à l'atteindre et à devenir celui d'Arthur pour l'éternité.

Arthur commença à se déplacer lentement, en faisant des frictions entre leurs membres. C'était un mouvement simple, mais qui rendait Merlin fou. Il pensait qu'il voulait tout en même temps, mais il n'était plus sûr d'être prêt pour une relation sexuelle complète. Il semblait impossible que ce simple frottement puisse le faire se sentir aussi bien et complet. Pour la première fois, toute autre chose pouvait être trop.

Le plus étrange était qu'Arthur semblait le comprendre sans paroles. D'un autre côté, ce n'était peut-être pas du tout étrange. Après tout, ils étaient des âmes sœurs. Ils étaient de vraies moitiés, tout comme leur cœur.

Arthur n'avait pas essayé d'initier autre chose. Il se contentait de déplacer son corps contre celui de Merlin, l'embrassant et le touchant désespérément. Merlin lui donnait la même chose en retour. Sa tête était étourdie d'émotion et de plaisir, et à ce moment il pensait qu'il serait content si le reste de sa vie consistait en de tels moments.

Soudain, Arthur prit leur membre dans sa main et commença à les caresser paresseusement. Il observa Merlin et ses yeux semblaient poser la question : est-ce que ça va ? De toute évidence, il n'y avait pas besoin de réponse. C'était bien écrit sur le visage de Merlin.

Au début, le toucher dévastateur des doigts d'Arthur d'un côté et la douce friction de son membre de l'autre côté semblaient être trop. Merlin pensait qu'il allait exploser en petits morceaux en quelques instants. Arthur, cependant, comprenait très bien cette sensation, aussi était-il lent dans ses mouvements, ne voulant pas mettre fin trop tôt à leur moment intime.

« Je t'aime », murmura Arthur à l'oreille de Merlin, faisant battre frénétiquement son cœur. « Maintenant et pour toujours. » Ces mots étaient une promesse que Merlin désirait ardemment entendre depuis très longtemps.

« Pour plus longtemps que jamais », murmura Merlin en retour. « Mon âme savait qu'elle t'aimait bien avant que je pose mes yeux sur toi pour la première fois. J'ai juste eu besoin de plusieurs années pour le réaliser. »

Arthur sourit à ces mots. Il ressentait exactement la même chose. La réalisation lui avait pris plus de dix ans, mais il en était certain maintenant. Merlin était celui qui lui était destiné. Peu importe que l'amour entre deux hommes soit pour le moins désapprouvé. Arthur était conscient qu'en tant que roi, il avait le droit de faire plus que les autres dans ce domaine. Ses sujets n'avaient pas autant de chance, et même s'il ne punissait jamais personne pour avoir eu des liaisons avec une personne du même sexe, il y avait des gens dans ce royaume qui pouvaient essayer de lyncher les soi-disant sodomites par eux-mêmes.

Cependant, ce n'était pas le bon moment pour de telles considérations. Il devait y revenir plus tard, sûrement plus d'une fois au cours de sa longue vie qu'il allait avoir avec Merlin. Personne ne savait ce que leur avenir allait leur apporter. À ce moment, il voulait se concentrer pleinement sur Merlin. C'était leur époque et ils devaient la célébrer. Arthur pouvait sentir à quel point son corps et son âme désiraient Merlin. C'était un sentiment qu'il ne pouvait pas décrire avec des mots. Il n'avait jamais ressenti cela auparavant. C'était comme si l'univers leur donnait sa bénédiction, comme si tout était enfin à sa place. Au regard que Merlin lui lançait à ce moment-là, il devait le ressentir aussi.

« Merlin... » chuchota Arthur, ne sachant pas vraiment ce qu'il voulait dire. Il avait juste senti qu'il devait dire son nom à haute voix. C'était comme une prière qu'Arthur ne savait pas comment dire avant. Maintenant, il savait enfin.

« Arthur... » murmura Merlin de la même manière.

Ils se regardaient en souriant. Rien d'autre au monde ne comptait pour eux à ce moment-là. Même si le royaume devait tomber, ils ne le remarqueraient pas.

Leurs cœurs battaient au même rythme et ils pouvaient à peine respirer. La main d'Arthur commença à se déplacer plus rapidement entre leurs corps, et bientôt Merlin saisit aussi leur membre pour l'aider. Il l'avait fait à moitié consciemment parce qu'il regardait dans les yeux d'Arthur et qu'Arthur regardait dans les siens. Leurs âmes avaient trouvé un lien à travers leurs yeux et aucun d'entre eux n'était prêt à le perdre, même pour un court baiser. Cela pouvait durer toute une éternité ou seulement quelques instants, ils n'en étaient pas sûrs, car ils avaient complètement perdu le sens du temps, mais ils arrivaient au point de non-retour dans leur étreinte. Les yeux de Merlin devinrent soudain dorés et sa magie se répandit autour d'eux. Il n'avait aucun contrôle sur cette magie, mais ni lui ni Arthur n'étaient effrayés. Sa magie aimait Arthur presque autant que Merlin. Elle ne leur aurait jamais fait de mal d'aucune façon.

« Magnifique », murmura Arthur entre deux lourdes respirations, rendant le sourire de Merlin plus large.

Ils étaient proches de l'apogée, et même s'ils ne voulaient pas que cela s'arrête, ils ne pouvaient pas l'arrêter. Le premier à rompre leur contact visuel fut Merlin. Le plaisir le prit et il jeta involontairement sa tête en arrière, fermant les yeux et gémissant. Il n'était pas prêt pour un tel niveau de plaisir et d'émotions. Il était arrivé, s'accrochant désespérément à Arthur. Quelque chose qui semblait impossible il y a quelques heures, s'était finalement réalisé.

Arthur le suivit presque instantanément. Il n'y avait rien qui pouvait le retenir après qu'il ait vu Merlin comme ça. Il voulait faire partie de ce sentiment, et cela le submergea. Il ne pensait qu'à Merlin et à son corps chaud et transpirant qui se trouvait sous lui. C'était le plus grand sentiment au monde d'être enfin celui de Merlin. Personne ne pouvait lui enlever ce sentiment.

Après quelques minutes de respiration difficile, il glissa de Merlin. Il savait qu'il était lourd, même si Merlin ne se plaignait pas. Néanmoins, il n'avait pas bougé beaucoup plus loin. Il s'accrochait toujours désespérément à Merlin, ne voulant pas le quitter, même pour un instant.

Merlin ouvrit enfin les yeux, regardant son roi avec amour et adoration. « Embrasse-moi », chuchota-t-il doucement.

Arthur se pencha instantanément plus près et captura les lèvres de Merlin avec les siennes. Leur baiser était doux, affectueux et parfait. Bientôt, ils se rendormirent, sans même remarquer le désordre que la magie de Merlin avait causé dans ses appartements.

Leurs âmes étaient enfin devenues une seule et même âme et cela semblait magnifique.