Coucou à tous ! Merci pour les commentaires, ça me fait vraiment plaisir ! :)

EmYasmina: J'adore créer des OC pour n'importe quel fanfic que j'écris en fait. J'ai même plus de blocage lorsque je dois écrire sans. Je ne sais pas pourquoi ^^. En tout cas merci beaucoup pour ton com et le follow. Ça me fait vraiment super plaisir :)
Capo Kaeden: Non je ne suis pas vraiment une lectrice assidue... plus un loup solitaire qui écrit d'habitude dans son coin et qui a décidé de tenter d'assumer ce qu'elle fait en le publiant. Et pour la fandom SnK, je suis une nouvelle recrue on va dire (si on veut bien de moi haha). J'ai découverts l'anime et le manga vers Septembre. Je n'y connais pas grand chose sur quel sont les personnages ou même les ships les plus appréciés ici. J'ai cru comprendre oui que l'Ereri était beaucoup aimé (Eren/Levi c'est ça ?), j'avoue que ce couple me plait de plus en plus, mais bon n'appréciant pas trop (ne pas taper) Eren, j'ai encore un peu de mal ^^. Vraiment merci pour ton com, merci de porter un intéret sur ma fic même si ça n'est pas avec tes persos de prédilection ^^

Voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira.
Je rappelle aussi que je n'ai pas de correcteur et je m'excuse d'avance si il y a des fautes qui m'ont échappé.


CHAPITRE 2


« personne ne l'a réclamée. »

Leur retour à Trost fut soudainement précipité par leur incapacité de pouvoir s'avancer plus loin. Le nombre de soldats perdus s'accroitraient de plus en plus rapidement et les titans étaient de plus en plus nombreux.

Le jeune caporal* descendit de son cheval lorsqu'une femme vêtue de blanc vint près de lui.

« C'est vous qui avez trouvé la jeune femme venant de la petite ville de Shino* que l'on nous a amené tout à l'heure ? »

Il acquiesça avant qu'il ne laisse l'infirmière continuer.

« Elle souffrait de dénutrition. Elle a du surement se cacher depuis l'attaque du mur et n'a pas donc pas du se nourrir depuis près d'une semaine. Mais elle va mieux. »

Il sourit. Rassuré de la savoir en meilleur santé, bien qu'il ne connaissait rien d'elle. Le simple fait de l'avoir sauvé aussi proche de la mort lui avait marqué. Ça n'était certes pas la première fois qu'il sauvait la mise d'une autre personne, mais quelque chose dans le regard de cette femme l'avait troublé. La peur même lorsqu'il lui assurait qu'elle ne craignait plus rien. Son incapacité de lui parler. La honte qu'elle semblait ressentir. Et aussi et surtout le décors sordide dans lequel elle se trouvait...

« Elle se trouve dans cette tente juste là » ajouta t'elle un peu gênée. « Je sais que cela ne vous regarde pas vraiment caporal que vous en avez surement rien à faire, mais… personne ne l'a réclamée. »

Non loin de là, deux soldats de la garnison qui prêtaient une oreille attentive à la conversation entre caporal et l'infirmière, s'approchèrent d'eux et vinrent les interrompre.

« Comme ça vous avez sauvez une femme à Shino ? »

« Oui » répondit sagement Erwin. « Si vous me posez cette questions, c'est que vous aviez été affecté non loin de là ? »

L'un de deux hommes confirma. Erwin les dévisagea. Ils avaient l'air inquiets, non forcément heureux que l'on puisse retourner dans leur ville et que l'on ait retrouvé un témoin du carnage qu'ils n'avaient pas pu forcément arrêter.

« Où exactement ? » demanda le second.

Erwin fronça les sourcils. Ils posaient bien trop de questions pour simplement être pris de culpabilité.

« Cela ne vous regarde pas. » répondit il sèchement avant de prendre congé.


« Gâcher la nourriture alors que l'on est pénurie, c'est bien un comportement de salope ! »

Une immense migraine l'a prise. Sa vue mit un instant à revenir alors qu'elle distingua lentement le lieu dans lequel elle se trouvait. Une tente vide. Le lit à côté d'elle se trouvait vide également, elle se liquéfia à la vue du sang présents dans ce dernier. Elle trembla et tenta de se souvenir de la raison de sa présence ici.

Et comme des flashs, tout lui revinrent. L'instant où elle avait décidé d'enfin sortir et tenter de s'enfuir, le contact visuel qu'elle eut avec un premier titan. La terreur lui revint, son combat inexpliqué pour survivre. Le moment où elle avait cru mourir et l'arrivé de ce jeune homme aux ailes de la liberté venu la secourir. Elle se souvint alors de son regard et son sourire rassurant.

Elle soupira, avant de tourner la tête vers la droite, prise par une odeur agréable. Celle d'un pain chaud et d'une soupe posée sur un plateau. Elle déposa le tout sur ses genoux et sans même pouvoir contrôler quoi ce soit, son cerveau craqua devant la nourriture. Elle se rua sauvagement dessus, mais dès la première bouché, une image la bloqua.

Son geste et la bouché qu'elle prit du pain, lui rappela la sauvagerie des titans. Elle revu un visage familier se faire atrocement tranché, aussi violemment qu'un morceau de pain… dans la bouche d'une affamée. Prise d'une profonde nausée, elle fit tombée le bol de soupe et lutta pour ne pas vomir.

« Gâcher la nourriture alors que l'on est pénurie, c'est bien un comportement de salope ! »

Elle se figea et releva la tête. Deux soldats de la garnison avaient fait interruption dans la chambre. Elle les reconnu tout de suite et compris la raison de leur venu à son chevet.

Elle n'aurait jamais du survire.

« C'est bien elle hein ? » demanda le premier

« Oui. C'est elle. » répondit le second

Il explosa de rire. « Quand ce con m'a dit que tout nous avait vu faire, je lui avait dit que de toute façon t'allais finir bouffée par les titans et que donc aucune chance pour toi que tu puisses raconter quoi ce se soit à qui conque. »

Il s'approcha de son lit et elle recula, de plus en plus prétrifiée.

« T'es ce qu'on appelle, un témoin gênant. Désolé ma belle. »

Comprenant ses insinuations, elle se leva du lit et tenta de s'enfuir. Malheureusement encore trop faible, elle fut rattrapée de justesse par le second qui étouffa son cri de sa main.

Son regard devint presque suppliant lorsqu'elle vit un poignard sortir de la poche du premier homme.

« Tu promets de ne rien dire ? Et on te laisse la vie sauve. »

Ce qu'on lui demandait était presque impossible à faire, mais de nouveau, face à cette mort imminente, cette envie de continuer à vivre refis surface, au prix même de sa dignité. Elle hocha difficilement la tête et le soldat ria à nouveau.

« Je ne te crois pas. Désolé trésor. » Ses pas se rapprochèrent encore plus d'elle alors qu'elle tentait de se débattre, hurlant contre la paume du second.

« Avant qu'on te butte, on va tout de même s'amuser un peu avec toi, tu veux pas ? »

Il approcha son visage du sien alors que sa main longea la cuisse de la jeune femme.

« De toute façon, ça ne changera pas de tes habitudes… Désolé de te faire travailler jusqu'à ta mo... »

Il n'eut le temps de terminer sa phrase qu'une ombre en furie déboula dans pièce et le cogna violemment, l'assommant littéralement. Il se rua sur le second et lui arracha la jeune femme des mains qui n'eut d'autre reflex que s'agripper dans contre lui.

Avant même d'avoir aperçu son visage, elle le reconnu. Ce fut le même qu'il l'avait sauvé in-extrémis du titan. Elle leva la tête et le trouva presque terrifiant. La colère se lisait sur son visage, alors calmement et froidement il s'adressa au second soldat.
« Ne la touchez plus. »

Ce dernier, un rictus aux lèvres, se releva et ricana.
« Vous m'expliquez pourquoi un caporal aussi respecté que vous se met à protéger… une putain ? »

Le coeur de la jeune femme se serra. Elle était morte de honte. Jamais elle n'aurait voulu que lui ne le sache. Elle savait à présent qu'elle n'attendra pas une seconde de plus avant qu'il ne la laisse aux mains de ces hommes pour qu'ils puissent s'occuper d'elle.

« C'est bien près d'un bordel que vous l'avez retrouvé hein?! » continua de se moquer le soldat.

Du moins c'est ce qu'elle cru avant qu'elle ne sente son bras se resserrer autour d'elle. Plus que surprise, elle jeta de nouveau un oeil sur le jeune homme qui semblait impassible aux remarques du soldat de garnison.

« Qu'est-ce que vous lui voulez ? » demanda t'il.

Le soldat resta muet et elle senti qu'il fallait qu'elle intervienne. Comme si elle ressentait soudainement l'envie qu'une quelque conque justice soit rendu aux atrocités qu'elle avait vécu et été témoin.

« V…Vous n'avez p..pas remarqué les poteaux près de l'entrée de la maison close ? »

Erwin se figea un instant. À pars le déchirant cris qu'elle avait poussé avant qu'il ne vienne à sa rencontre, jamais il n'avait entendu sa voix. Douce, fébrile, tremblante. Il lui fallu un instant pour réaliser que c'était la première fois qu'il l'entendait, comme ci il avait toujours su qu'elle sonnerait ainsi.

« Et les cordes ? » ajouta t'elle « Comme ci on avait ligoté quelq… »

« Tu vas la fermer sale pute ?! » lui hurla le soldat avant de se ruer sur Erwin qui sans trop lâcher la jeune femme le frappa et l'assomma à son tour.

Précipitamment il lâcha sa prise contre la jeune femme et croisa son regard.

« Merci encore… » lança t'elle morte de honte, regard baissé.

Il posa une main sur son épaule. « Ça n'est rien… Vous allez mieux… ? »

Elle leva la tête, surprise. Étonnée par ce regard qui n'avait pas changé sur elle, pas une seule forme de dégout, pas un seul jugement. Elle se perdit un instant dans ses yeux comme s'ils étaient la seule source d'apaisement qu'elle trouva autour de toutes ces horreurs.

Mais sa vue fut perturbée par une silhouette derrière l'épaule du caporal.

« Attention ! » Lança t'elle en le repoussant violemment.

Tout survint si rapidement que le jeune blond n'eut le temps de réagir. Elle s'était déjà interposée devant lui et il ne put qu'assister au désastre.

Le second soldat s'était relevé, près à le poignarder, mais elle s'était mise devant. Plus petite que lui, la lame s'enfonça au dessus de sa clavicule. Lorsqu'il la retira, Erwin vit impuissant la jeune femme s'effondrer sous ses yeux, le sang coulant en quantité le long de sa poitrine.

Fou de rage, Erwin se jeta sur le soldat et le rua de coups. Jamais il ne s'était vu dans un état pareil, dans une tel perte de contrôle de lui même.

« Caporal… Caporal... ERWIN ! »

À l'écoute de son prénom, il se stoppa. Ses yeux tremblant se posa sur le visage tuméfié du soldat qu'il avait tabassé alors que s'approchèrent autour d'eux, les soldats de son escouade ainsi que plusieurs infirmiers.


Voila pour le second chapitre! J'espère qu'il vous a plus !

*En avançant dans ma lecture des manga, j'ai découvert qu'Erwin était devenu major du bataillon le jour même des attaques de 845 et que donc chronologiquement parlant dans ma fic (qui commence une semaine après ces attaques), il est déjà censé l'être. Mais pour le bien du déroulement de cette fiction, disons que pour le moment, il n'est pas encore promu et qu'il est donc simplement caporal.

*Shino: Petite ville fictive crée pour la fiction se trouvant près du mur Rose et du district de Trost