Coucou à tous ! Merci encore de suivre cette histoire et merci encore pour les commentaires ! N'hésitez pas à dire ce que vous voulez !
Je suis ouverte à toute critiques !
Nifelheim: Oui ! J'ai vu que tu avais fait un Armin x OC ! J'adore ta fiction (En plus Armin est dans mon top 3 des persos préférés de SnK) et honte à moi de ne pas avoir encore laissé de com dessus ! Promis je le fais vite ! ^^ C'est vrai que des pairings comme ce qu'on fait toi et moi, ça manque cruellement ici. Après personnellement j'ai du mal à écrire des Yaoi par exemple (j'aime beaucoup en lire, mais je n'en ai jamais écris). Et puis même écrire sans OC et faire un paring sur deux vrais personnages ça me bloque un peu. J'ai l'impression que c'est une double contrainte, que ta créativité est deux fois plus restreinte puisque tu ne peux pas partir vraiment loin sur ces personnages sans risquer de faire de OOC. Je suis désolée de t'avoir déjà pas mal spoilé (surtout dans l'intro mais peut être que tu ne t'en es pas rendu compte). En plus je viens de terminer tous les tomes et scans disponibles en français et ça m'a donné de l'inspiration pour plus tard... Mais bon d'ici là, peut être que tu auras fini aussi de ton côté. En tout cas, MERCI MERCI pour ton com et ta gentillesse. Ça me touche beaucoup (et navré pour les fautes. J'ai beau me relire 5 fois de suite, il y en a toujours que je rate)
En tout cas, j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. Bisous doux
CHAPITRE 3
« Je crois qu'aujourd'hui, la vie a décidé de ne surtout pas la lâcher. »
C'est comme-ci il ne voulait pas y croire. Comme si il s'était préparé à ce qu'on lui annonce la mauvaise nouvelle. Celle qu'il n'avait cette fois-ci pas réussi à la sauver. Mais lorsqu'il entendit l'infirmière lui annoncer le contraire, il ne voulait pas y croire.
« Quelques millimètres de plus et la lame lui sectionnait l'artère et c'était fini. Cette gamine a une de ces veines ! Sans mauvais jeu de mots... »
Il se mit à sourire alors qu'il la remercia à nouveau avant de rejoindre la tente dans laquelle la jeune femme se reposait.
« Pourquoi m'avoir sauvé la vie Erwin ?! L'auriez vous vraiment fait si vous aviez su qui j'étais ? »
Les premiers rayons du soleil lui agressaient les paupières alors que lentement elle ressenti une violente douleur près de la clavicule. Elle ouvrit péniblement les yeux. Sa tête lui pesait une tonne et un désagréable ultra son la prenait jusqu'aux tympans. Les yeux fixant le plafond drapé, elle reconnu à nouveau une tente. Peu être la même que la veille, toujours aussi miteuse. La clarté du jour agressait ses paupières endolories sous les quelques trous de ce temporaire habitat. Elle remarqua que le lit ensanglanté à sa gauche n'était plus là.
Sa tête s'enfonça dos à l'oreiller et elle grimaça de douleur. Le moindre mouvement réveillait sa blessure. Comme une brulure perpétuelle, mettant alors qu'elle encore un peu assoupie, ses nerfs à vif. Elle voulu y jeter un oeil mais quelque chose sur sa droite lui coupa toute idée.
Ou plutôt quelqu'un...
Le jeune homme, elle le reconnu. Elle réalisa après que tout son sommeil se dissipa, les évènements de la veille au soir… et se rendit donc compte qu'il lui avait une fois encore, sauvé la vie.
Il s'était endormi, assis à son chevet, et ce simple fait la fit rougir. Embarrassée qu'une personne comme elle fasse perdre autant son temps à ce noble soldat.
On lui avait répété tout au long de sa courte vie que son existence n'avait aucun intérêt, alors pourquoi vouloir encore se battre pour vivre comme elle l'avait fait maintes et maintes fois hier ? Et pourquoi avait elle pris dans cette lutte inutile, ce pauvre jeune homme ? se disait elle.
Comme ci la vie voulait encore plus se moquer d'elle.
Il semblait si paisible dans son sommeil. Elle s'amusa à l'examiner, réalisant qu'elle n'en avait jamais réellement eu le temps, ni l'occasion. Toujours imposant, ses cheveux blonds soigneusement coiffés semblaient indomptables et cela la fit doucement rire. Seules quelques fines mèches étaient tombées sur le coin de son oeil. Ses yeux se baissèrent sur sa carrure qui se levait et baissait sous la respiration calme de son sommeil. Ses bras étaient croisés. Elle se disait que peut être la position assise dans laquelle il s'était endormi le mettait mal à l'aise, d'où le fait qu'il se fermait ainsi. Il voulait aussi se sentir constamment en sécurité, même dans son plus profond sommeil, conclut elle.
C'était une chose auquel elle avait du mal à se passer. Analyser le comportement des gens seulement par leur prestance, leur gestes ou leur réaction la fascinait autant que cela l'amusait. Elle n'a jamais vraiment su si elle aboutissait à quelque chose de vraiment pertinemment, mais elle s'en contrefichait. Cela lui avait longtemps aidé à passer le temps.
Puis elle posa les yeux sur ses mains et fut alors horrifiées de les voir recouvert de bandages, certains tacheté de sang.
Ce fut à ce moment là qu'elle se rappela de sa dernière vision, avant de perdre connaissance. Son regard désemparé sur elle, avant qu'elle ne l'entende frapper à plusieurs reprises son agresseur. Puis un son lui revint… un prénom...
« Erwin… ? »
Elle l'avait prononcé très doucement pour ne surtout pas interrompre son repos, en le regardant et en souriant. Elle pouvait enfin donné un prénom à son « sauveur. » Il avait l'air un peu plus âgé* qu'elle, surtout qu'elle ne demeurait pas très vielle. Seulement une vingtaine d'année derrière elle.
Un bruit la fit sursauter et elle tourna rapidement la tête. Il venait de se réveiller.
Il mit un instant avant de reprendre ses esprits et lorsqu'il se redressa et aperçu la jeune femme réveillée, il sourit légèrement. Il crut avoir entendu sa voix dans son sommeil.
« Vous m'avez appelé ? » demanda t'il doucement, encore assoupi.
Il la vit baisser les yeux et éviter son regard. Il put, une énième fois, lire la honte sur son visage.
« J…J'ai c..cru entendre… vo..tre prénom avant…de pe..dre connaissance… » avoua t'elle
Ses mains étaient liées entre elles. Elle tremblait comme une feuille. L'effrayait elle ?
« E..Erwin c'est ça ? » ajouta t'elle
« Oui » lui répondit il voulant toujours se montrer rassurant. « Erwin Smith. »
Elle esquiva un regard reconnaissant et gêné en sa direction. Une question tout à fait en accord avec la situation et qui depuis maintenant un bon moment lui trottait dans la tête, l'obséda à nouveau. Il cru même ne jamais avoir la chance de la lui demander.
« Et vous ? Comment vous appelez… ? »
Comment s'appelait cette jeune fille qui lui avait fait perdre son sang froid alors qu'il ignorait absolument tout d'elle ?
« Fleur… » avoua t'elle honteusement.
Légèrement excédé, il trouva pénible dès le réveil de devoir lui arracher les mots de la bouche lorsqu'il lança sèchement.
« Fleur. Vous n'avez pas de nom de famille ? »
Son ton lui glaça le dos. Elle croisa son regard, froid, qui la rendit encore plus gênée de sa réponse.
« Certains batards… n'ont pas de noms de famille, encore moins les enfants issus de la prostitutions. »
Fleur regretta d'avoir été aussi loin dans sa justification alors Erwin de son côté regretta sa froideur à la seconde même où elle lui répondit. Il semblait peut être trop la ménager.
« Je suis désolé. » répondit il, sans trop réussir à effacer son ancien agacement.
Un instant gênant, silencieux prit place entre eux. Pendant près d'une minute, aucun n'osait prendre la parole, alors qu'un trop plein de questions leur pendait aux lèvres.
Mais elle fut la première à parler...
« Vous n'aviez pas du vous acharnez comme ça sur lui. Je n'en valais pas la peine. » lui lança t'elle en fixant les mains d'Erwin.
« Vous avez raison. Je n'aurai pas du autant perdre mon sang froid. Ça n'était pas une attitude correct. »
Elle lui sourit avant qu'il n'ajoute.
« J'ai beau me répéter ça, je ne cesse de me dire qu'il l'a amplement mérité. »
Ses joues rosirent à nouveau. Jamais quelqu'un n'avait été épris d'un quelque conque intérêt pour elle. Pas même elle même...
« Vous n'avez tout de même pas dormi ici, parce que vous vous sentiez fautif de ne pas avoir éviter qu'il me poignarde ? »
Erwin leva les yeux vers elle, stupéfait. Il ne savait pas du tout quoi lui répondre. Elle avait vu parfaitement juste et ça, il ne l'avait absolument pas vu venir.
Comprenant qu'elle l'avait cerné, elle lui afficha un sourire triste. Non ça n'était pas pour sa petite personne qu'il avait en vérité de l'intérêt, mais plus pour sa propre crédibilité se disait elle. Par pur fierté et pour avoir la conscience tranquille.
« Merci en tout cas… » lança t'elle peu convaincue, déçue d'avoir crue pendant quelques minutes, qu'elle en valait la peine.
Puis curiosité d'Erwin prit subitement le dessus sur lui. Comme presque toujours, depuis sa jeune enfance, il avait été quelqu'un de très curieux… voir malheureusement trop.
« Fleur… Pourquoi ces hommes de la garnison voulaient ils vous tuer ? »
Elle lui jeta un furtif regard avant de baisser la tête. Il semblait ne pas la quitter des yeux, très discrètement l'affût de la moindre de ses réactions et cela la fit sourire.
« Vous êtes bien curieux caporal. Vous l'avez toujours été ? » osa t'elle dire avant de réaliser, qu'il n'était absolument pas correct de sa part de se comporter d'une tel manière devant un homme comme lui.
« Navrée » se reprit elle « Oubliez ma question. »
Elle cru voir un léger signe de soulagement sur son visage et se satisfait intérieurement du fait qu'elle l'avait encore une fois, vu clair sur ses agissements.
Son sourire s'effaça aussitôt lorsqu'elle réalisa qu'elle allait devoir tout lui raconter… dans les moindres détails. Et donc, en quelque sorte, revivre tout cela.
Il s'approcha d'elle alors qu'il la sentait encore retissante. Peur qu'il se moque d'elle peut être...
« J'étais… un témoin gênant… »
« C'était à dire ? »
Elle fuit son regard
« Racontez moi tout Fleur… » insista t'il doucement « Je vous écouterai et vous croirai plus qu'eux »
Surprise et reconnaissante, elle prit une profonde inspiration et commença.
« Ma mère dirigeait depuis plusieurs années la maison close dans laquelle elle avait travaillé toute sa vie. Le jour de l'attaque du mur devait être mon tout premier jour. J'emmenais mon premier client lorsque j'ai entendu des cris. Les gens hurlaient que des titans s'approchaient de la ville que les murs avait été percés. J'ai ordonné au client de s'enfuir et lorsque j'ai voulu à mon tour sortir de la maison, ma mère me ferma la porte au nez. Je ne compris pas pourquoi. J.. je…je… »
Une premier larme coula sur sa joue, alors qu'au même instant, la seule chose qu'Erwin avait envie, c'était de la consoler, se doutant que la suite allait être plus dure à raconter.
« Vous savez Erwin… ma mère n'a jamais voulu que je naisse, que je vienne au monde. J'étais la preuve vivante du manque professionnalisme dont elle avait fait preuve jeune me disait elle très souvent. Mais ce jour là… ce fut la première fois de ma vie que je l'ai vu faire preuve d'amour, de protection maternel envers moi… »
Erwin ne comprit pas et la regarda perplexe.
« Elle m'a interdit de sortir, et m'a ordonné d'aller dans la cave. Mais je refusais de l'entendre, jusqu'à ce que je les vis. Les deux soldats. Il insultaient ma mère et les autres femmes qui travaillaient avec elle. Elles étaient quatre contre deux hommes armés… elles.. elles n'ont rien pu faire… Ces deux idiots les ont attachées au poteau qu'ils ont crée avec n'importe quoi… »
Sa voix tremblait de plus en plus alors les pleures s'intensifiaient.
« Il leur disaient que les putes n'avaient par leur place dans l'avenir de l'humanité. Qu'elle allaient servir d'appât pour les titans pour que les vrai civils plus dignes d'elles comme ils disaient puissent s'enfuirent. Le plus ironique dans tout ça… c'est que ces deux… enflures… pardon… étaient des clients fidèles. »
Sa voix était enrouée par les pleurs alors qu'elle s'interrompit pour essuyez ses larmes. Erwin resta silencieux, ses pires craintes se confirmèrent. Entre les dires de Fleur lors de leur interaction avec les soldats, ainsi que la présence des poteaux qu'il a vu de ses propres yeux, il avait rapidement compris que des humains avaient servis d'appât aux titans contre leur gré.
« Avant de partir, l'un des deux soldats m'a aperçue. J'ai vraiment cru que ça allait être la fin pour moi aussi mais son ami lui assura que j'allais finir par mourir de moi même. Et ce fut à ce moment là qu'ils sont arrivés. »
Son corps se mit à trembler violemment. Erwin ne put s'empêcher de passer une main contre son dos.
« Ma mère me hurlait de m'enfuir. Je les ai vu, ils n'en ont fait qu'une bouché d'elle et des autres… je suis allée m'enfermer sous la cave, je les savais capable de pouvoir me retrouver dans la maison. J'ai attendu je ne sais plus combien de jours avant de sortir. Ce ne fut que lorsque j'entendis au loin les cloche des portes du murs sonner, preuve que vos troupes passeront surement par là et le silence aux alentours que je ne me suis décidée à sortir. Mais un titan m'attendait sagement. Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai vu un soldat mort au sol, je lui ai pris son arme et j'ai tenté de lutter, le plus possible... Et c'est à ce moment là que vous êtes arrivé Erwin. »
Ses pleurs se calmèrent et elle fut presque essoufflée, épuisée de revivre ces horreurs à nouveau. Le caporal resta sans voix. Bien que non surpris par son récit ayant été témoins d'horreur et de détresse similaire depuis un bon moment, cela ne lui empêchait pas d'avoir l'estomac noué. Ce fut une première pour lui. À ses yeux l'horreur n'avait pas été commis par des titans mais par des humains. Il avala sa salive et la laissa se reprendre avant qu'il te l'entendre demander.
« Combien de soldats… ? »
« Je vous demande pardon ? »
« Combien de soldats sont morts pour me sauvez et me ramener ici ? Soyez sincère Erwin. »
« Un. »
Elle vacilla alors qu'elle retenait une nouvelle crise de larmes.
« C'est injuste ! » craqua t'elle. « Sa vie valait plus que la mienne. J'en suis sûre ! Un soldat courageux et qui s'est voué à mourir pour l'humanité vaut une centaine de ma misérable personne. »
Erwin regarda impuissant Fleur. Les larmes avait pris tout son visage, qui s'était surpris à trouver beau, malgré les larmes, les rougeurs et les blessures.
« Je ne suis qu'une batarde croisée d'une putain ! Pourquoi m'avoir sauvé la vie Erwin ?! L'auriez vous vraiment fait si vous aviez su qui j'étais ? »
« Oui. » répondit il sèchement, sans aucune hésitation.
Elle resta sans voix alors que ses larmes continuaient d'engourdir son visage.
« P..Pourquoi…? »
Il lui pris la main qui trembla à son contact.
« Je me contrefiche de ce que vous avez fait, de votre passé, de qui vous êtes Fleur. Vous faites partie de l'humanité. Vous ne valez pas moins qu'un autre à mes yeux, et je me suis engagé de protéger hommes et femmes, peut importe lesquels. »
Le son de sa voix s'était élevé, une pointe de colère s'entendait.
Ses larmes continuaient malheureusement de couler et à nouveau leur regard se croisèrent. Il serra sa main contre la sienne et ajouta.
« Et arrêtez de vous rabaissez comme ça Fleur. Je vous ai vu vous battre contre ce titan. Vous venez courageusement de me raconter ce que ces deux soldats ont fait subir à vos proches. Et surtout, vous m'avez sauvé la vie. J'aurai pu finir poignardé, mais vous avez préféré l'en empêcher, au risque vous sacrifier. Et pour ça… »
ll baissait la tête en signe de respect. « Je vous en suit plus que reconnaissant. »
Elle resta muette. Il ne lâchait pas son regard d'elle et elle en fut atrocement gênée, surtout lorsqu'il ajouta.
« Vous valez beaucoup plus que ces deux misérables soldats qui ont essayé de vous tuer Fleur. »
*Dans SnK, on ne sait pas grand chose sur l'âge d'Erwin, mais pour cette fiction, disons qu'il approche la trentaine (genre 27/28 ans). Je sais c'est assez jeune comme âge, mais en lisant l'OAV Birth of Levi qui se déroule un an avant les premières attaques (donc un an avant le début de cette fiction), Erwin est considéré comme "jeune" par son ancien major. Ouiiii, je sais je chipote pour un rien désolée ^^. Vous sentez la chieuse qui veut rester la plus fidèle possible à l'histoire original ? x,)
Voila voila pour ce nouveau chapitre. Oui ils arrivent vite, c'est parce qu'une bonne partie de ma fic est déjà écrite en fait ^^
