Coucou à tous ! Ça y est ! Voici un nouveau chapitre !
Nifelheim: Tu parlais d'un Levi x OC ? ça fait quelques jours que j'ai une idée en tête et j'ai écris, l'embryon d'un truc, mais j'ose pas vraiment le mettre ici. Enfin j'attends surtout de voir si ça va aboutir à quelque chose de concret avant de me lancer sans savoir si je vais un jour le terminer.
Merci encore pour tes commentaires en tout cas. Ça me fait vraiment chaud au coeur et vraiment plaisir de voir que ça te plait toujours autant. :)
T'as raison, c'est bien pratique les chapitres en réserves parce que bon en ce moment, mon inspiration me joue vraiment des tours. :S
Merci merci merci milles fois :)
Capo Kaeden: Bon bah ça ne se voit surement pas, mais là je suis en train de devenir toute rouge. Entre tes remarques sur la fluidité de mes textes, et sur le fait que mon histoire ne pars pas dans l'excès, ça m'a vraiment fait plaisir (et en même temps mis une petit pression)...
c'est exactement les deux choses qui terrorisent lorsque j'écris une fic. J'ai horreur quand c'est too much (ou que ça tourne trop autour du pot) ou alors quand l'écriture est baclée.
Merci merci merci milles fois en tout cas ! Pour tes coms, et encore une fois pour porter un intérêt sur ma fic alors qu'en vitrine,
ça ne donnait pas forcément envie ^^

J'espère vraiment que ça va vous plaire. Bisous doux.

...


CHAPITRE 4


« Apprenez à vous assumer. »

« Après vous… »
Elle passa le pas de la porte, se cachant derrière lui. La honte l'envahissait encore et de plus en plus, elle regrettait d'avoir accepter son offre.

Flash back

« Venez avec moi Fleur. J'ai assez de place pour vous loger le temps que vous vous remettiez sur pied. »
Elle avait tout d'abord poliment refusé, voulant rester à jamais seule alors que petit à petit elle sentait au fond d'elle, cette rage de vivre qu'elle eut la veille, la quitter. Son regard s'était vidé, plus aucune force ne semblait émaner de son corps.

« J'insiste. » avait il dit froidement. Son ton était monotone. Ni hésitant, ni enjoué par l'aide qu'il lui proposait. Une attitude presque robotique, comme si il lui avait demandé quelque chose de tout à fait banale.
Sa voix lui glaça le dos alors que dans son regard, elle cru apercevoir qu'il tentait de déchiffrer la moindre de ses pensées. Elle l'évita, se sachant que trop mauvaise pour mentir, jouant avec ses doigts, dont la peau de ses cuticules avait été rongée par des jours d'anxiété.
« Je connais ce regard Fleur. Vous pensez en finir rapidement. »
Elle se figea, sous le choc. Comment avait-il pu deviner cela aussi facilement ?
« N'agissez pas aussi égoïstement » l'avait il sermonné. Elle se senti encore plus honteuse que jamais « Je n'ai pas risqué ma vie, et mon soldat n'a pas perdu la sienne pour qu'on vous laisse vous supprimer lâchement. »
Elle dégluti. Elle pensait rendre service à tout le monde, à lui particulièrement en agissant ainsi. Pour qu'il n'ait plus à la supporter. Pour que personne n'ait à subir son existence. Mais ses derniers mots la firent sévèrement réagir. Son coeur lui serra, ne supportant pas recevoir un tel reproche, une telle insulte.
« Je ne suis pas une lâche. » siffla t'elle.
Il se rapprocha vers elle qui a vu de leur proximité, releva son visage. Il lutta pour ne pas laissez son regard sur elle le trahir. Les yeux de la jeune femme sur les siens le troublaient. Jamais on ne l'avait regardé avec autant de reconnaissance et d'une singulière lueur de défit. Jamais un aussi joli visage ne l'avait fixé d'une tel manière.
« Je le sais. » dit t'il. « Prouvez le moi encore plus en acceptant mon offre. »

Fin Flash back

L'endroit était grand, strictement rangé sans trop que cela ne la surprenne. Il avait l'air d'être un homme plus que droit et carré dans ses agissements. Sa maison était simplement à son image. Elle repéra une bibliothèque, légèrement poussiéreuse. Signe qu'il restait que peu de temps ici.

Il s'installa et retira sa veste, avant de poser les yeux sur elle. La première chose qui lui sauta aux yeux fut son allure. Elle faisait vraiment peine à voir. Son corps, ayant subis trop de jours de jeûnes, était à limite de la maigreur maladive. Sa peau fine, pale et terne, marquée par quelques blessures superficielles, laissait transparaître quelques unes de ses veines. Ses jambes étroites, tout comme les côtes au dessus de sa poitrine se dessinaient sous sa robe, sale, tachée de sang et déchirée sous les genoux. Quand à ses cheveux châtains, mi-long, bouclés comme rarement on pouvait en voir, ils étaient massivement désordonnés autour de son visage. Ses joues étaient creuses et son regard cernés, malgré la couleur vert clair de ses iris qui demeurait, son seul signe de vie.

« Vous voulez peut être vous laver Fleur ? » demanda t'il doucement alors que durant tout le chemin, aucun des deux n'avait osé dire un mot.
« Si cela ne vous dérange pas… » avait elle répondu timidement.
Il lui afficha un sourire et disparu un court instant.

Elle pris le temps de tout scruter. Ses yeux se baladant de meuble en meuble. L'endroit semblait trop soigné pour être vrai. Elle jugea donc qu'il tentait de cacher quelque chose, peut être un trait de caractère qu'il n'assumait pas. Selon elle, malgré la propreté et le strict que certains humains voulaient s'imposer, il restait toujours chez eux une légère pointe de fantaisie, quelque chose qui définissait tout de même leur personnalité. Une preuve qu'ils restaient néanmoins uniques. Ici non. Rien. Tout était aussi lisse et froid qu'une quelque conque habitation d'un haut placé. Comme une maison témoin. Aucun portrait, les livres parlaient tous d'histoires de l'humanité et d'instructions donnés aux soldats.

Elle entendit de l'eau couler ainsi que ses pas s'avancer de nouveau vers la pièce principale lorsqu'elle demanda.
« Vous ne restez que peu de temps ici ? »
Erwin la regarda perplexe mais elle comprit que par sa simple réaction, elle avait vu juste.
« Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? » demanda t'il amusé.
« Je ne vois rien qui puisse vous être très personnel, et votre bibliothèque est légèrement poussiéreuse. »
Regrettant tout de suite ses mots, elle baissa la tête en signe de pardon. Un léger rire s'échappa des lèvres d'Erwin lorsqu'il s'avança à nouveau vers elle.
« Regardez moi Fleur… »
Elle leva les yeux et manqua un battement lorsqu'il la vit aussi proche d'elle. Elle prit une profonde inspiration et lutta pour ne pas plier sous la gène. Des vêtements pliés aux bras, il lui tendit en lui lançant.
« Apprenez à vous assumer. »

Sa voix était beaucoup plus calme et un petit ton presque enjoué sifflait à certains moments.
« Vous avez vu juste. Je suis assez épaté je dois admettre. »
Il était un peu plus souriant qu'à son habitude et elle le lui rendit craintivement.
Mais brusquement, elle sentit sa tête surchauffer. Ses jambes la lâchèrent et un violent tournis l'a prise. Sa migraine était atroce et elle se senti violemment très fébrile.
Encore amusé par la situation bien que surpris de la voir à nouveau avoir des vertiges, Erwin la rattrapa de justesse.
Son visage tomba contre lui et lorsqu'une parcelle de sa peau frôla la sienne, son sourire s'effaça. Il passa doucement une main sur son front alors qu'elle reprenait rapidement ses esprits.
« Fleur… vous êtes brulante. »

Elle se redressa et lorsqu'elle réalisa qu'elle était tombée contre lui, elle paniqua. Elle n'eut le temps de sentir les battements de son coeur contre son oreille, qu'il la dégagea doucement.
« Désolé… s...s...sincèrement désolé… » répéta t'elle, haletante.
« Vous n'avez pas mangé depuis quand ? » lui demanda t'il, soucieux.
À nouveau, comme la veille, lorsqu'elle fut prise d'une faim immense, les souvenirs les plus insoutenables lui revinrent.
Elle se mit à trembler et recula rapidement de lui, se provoquant un second vertige.
« J..je n'ai pas faim merci. »
« Ça ne réponds pas à ma question. »
Ses yeux la percèrent et elle se résigna à lui répondre.
« Je n'ai rien mangé… lorsque j'étais sous ma tente. »
Erwin soupira exaspéré avant de se reprendre calmement et de lui tendre les vêtements qu'il lui avait préparer.
« Allez vous lavez. Je m'occupe de votre diner. »
Elle pris les habits en questions et le remercia à nouveau.
« C'est des vêtements d'homme, je suis navré je n'avais rien d'autre. »
« C'est déjà trop … » Sourit elle en baissant la tête avant de la relever paniquée, se rappelant du reproche qu'il lui avait fait quelques minutes auparavant.
« Même si ce sont des vêtements que je portais plus jeune, ça risque d'être encore trop grand sur vous. » ajouta t'il souriant avant de la laissez prendre le chemin de la salle de bain.


« Il n'y a que nous. Mangez calmement. Vous en avez le droit. »

Fleur s'approcha pas à pas de la salle à manger alors les odeurs de nourriture prirent en otage ses narines. La jeune femme avança le plus silencieusement possible, tentant de resserrer le noeud du pantalon qu'il lui avait donné. Ses pieds nues sur le parquet froid la fit légèrement frissonner, tout comme les quelques goutes d'eau coulant le long de ses cheveux.
Elle passa la tête près de l'entrée de la pièce et l'aperçu. Occupé à préparer leur assiettes, il semblait très attentif. Les trais de son visage plus apaisés que ce qu'elle avait eut l'habitude de voir depuis qu'ils se sont rencontrés.

« Ça…sent vraiment bon… » murmura t'elle

Il sursauta légèrement. Il ne l'avait pas entendu venir et tourna la tête vers elle. Il ria silencieusement à la vue de la dégaine qu'elle avait, habillée de ses vêtements. La façon dont elle tenait sa chemise pour la garder stable sur ses fines épaules arrivait à presque… l'attendrir.

« Il faut vraiment que l'on vous achète de nouveaux vêtements. » lança t'il… gêné.
Elle lui sourit et se mit doucement à rire à son tour. Un rire légèrement cristallin, qui le calma un peu plus. Les horreurs des jours passés semblaient loin en ce premier soir de paix.

Le jeune blond lui fit signe de s'installer et lui servit le diner avant de s'assoir près d'elle.
Il remarqua que la joie l'avait subitement quitté, elle fixait pétrifiée l'assiette en face d'elle, alors qu'il l'entendait sentir les odeurs plus que tentante du repas.
« M..merci encore… » balbutia t'elle.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? »
Ses mains seraient ses couverts, comme pour couvrir ses tremblements qui arrivaient par vague.
« Fleur… ? » insista t'il
Elle sorti de ses pensées et devint de plus en plus pale.
« C...c'est d..de la viande... ? » bégaya t'elle, presque larmoyante
Elle respira profondément, s'étant promise de ne plus lui infliger un quelque conque moment de miséreuse.
« Oui. Vous n'aimez pas ça ? »
« Je n'en ai jamais mangé, ça a l'air... délicieux. »
Il crut entendre une pointe d'émotion dans le timbre de sa voix. Il aurait du se douter qu'au vu de son passé et du milieu dans lequel elle se trouvait auparavant, une nourriture aussi rare que celle qu'elle avait dans son assiette lui provoque un certain émois.
Mais la présence de cet aliment tout nouveau pour elle n'avait pas l'air d'être la seule raison de sa détresse. Elle tremblait toujours plus, pianotant nerveusement sur la table.
« Fleur... ? »
« C'est stupide… » osa t'elle dire
« Comment ça ? »
Elle pris une profonde inspiration et lança.
« Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas mangé. Je suis aussi affamée… qu'un titan. »
Erwin comprit tout de suite. Ça n'était pas la première fois qu'il voyait ce genre réaction sur quelqu'un. Beaucoup de soldats devenaient nauséeux face à la nourriture après leurs premières expéditions. Lui aussi en avait été victime il y a très peu de temps que ça. Et la présence de viande n'allait pas arranger les choses.
« C'est tout à fait différent… Enlevez vous ces images de la tête… »
Elle hocha la tête et le regarda furtivement. Elle était toujours terrorisée et il vit sa main trembler lorsqu'elle approcha la fourchette de ses lèvres. Sa première bouché avait l'air d'être une épouvantable épreuve. Ses spasmes se déchainaient de plus en plus et elle eut la mauvaise idée de fermer les yeux.
« Fleur. »
Sa voix était plus haute qu'à son habitude et elle tressaillit. Les paupières toujours closes, elle se laissa rapidement submerger et Erwin comprit que ses souvenirs encore trop récents étaient en train de la dévorer.

Il lui prit la main et ses yeux finirent par s'ouvrir sous la surprise.
« Regardez moi Fleur… »
Elle s'exécuta, posant rapidement ses yeux sur leur mains.
« Il n'y a que nous. » la rassura il « Mangez calmement. Vous en avez le droit. »

Cela marcha puis qu'elle s'autorisa à se nourrir une seconde fois. Il tenait toujours fermement sa main alors qu'il se servit à son tour. Il la senti se détendre peu à peu et prendre gout au diner.
Sa main le lâcha lentement et dans un réflexe qu'il ne comprit pas lui même, il l'en empêcha.

Il ne comprit pas pourquoi mais elle le dévisagea. Scrutant le blanc de ses yeux, elle semblait le lire le plus simplement possible, comme enfin apaisée. En vérité aucun des deux n'osaient détacher leur regard. Elle senti le pouce du jeune homme caresser ses doigts et pendant ce court instant, elle se senti bien. Détendue et perdue dans le bleu glace des iris de cette homme, si singulier à son égard.

Il n'arrivait pas à détourner les yeux. Son visage le fascinait trop. De ses yeux vert clairs, à ses boucles trempées qui dessinaient délicatement les traits amincis de ce visage qu'il semblait vouloir encré dans sa mémoire.

La gêne prit alors place. Fleur refusait d'y croire mais elle eut l'impression de voir les joues d'Erwin se mettre à rosir pendant un très petite fraction de seconde. Ce fut à cet instant précis qu'il toussa embarrassé et retira sa main. Pas une seule excuse, rien. Comme ci rien ne s'était passé.

Le bruit des couverts déposés sur l'assiette vide se fit entendre et il se reprirent en même temps.
« Merci encore pour ce repas. Je vous promets de vous en faire d'aussi bon les jours qui suivent. »
« Ne vous donnez pas autant de mal » ria t'il.
Elle explosa de rire. Entre la nervosité et une certaine libération.

Celle d'être enfin en sécurité.


Voila pour ce chapitre... hésitez pas à me donner votre avis :)

Gros bisous

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