Nifelheim: Merci encore milles fois pour ton soutien et tes commentaires ! Je suis très curieuse d'écouter ce que tu fais ! Envoie moi ton compte soundcloud, j'irai voir ça ! :))))
Je suis contente que ce chapitre t'ait autant plus. Je suis toujours autant fébrile avant de poster mes chapitres, de peur de faire ce qu'il ne faut pas, ou d'être trop excessive...
Merci encore plein plein de fois.
Ah et je songe à continuer ma fic sur Levi... et peut être même... la publier ;)

En tout cas ! Voici le chapitre 6 les amis ! Désolé du léger retard :S. J'espère sincèrement qu'il vous plaira...
Je préviens tout de suite, il est nettement plus sombre que les précédents.


CHAPITRE 6

« J'aurai pu la sauver… »


Elle passa honteusement le pas de la porte et le vit assis sagement, un livre à la main.
« Sincèrement désolée pour les soucis causés ce midi » lui annonça t'elle avant même de le saluer.
Il détacha les yeux de son livre et se leva pour s'avancer vers elle.
« Vous vous êtes sacrément bien défendue. » lui lança t'il calmement. « J'étais vraiment fière de vous. »
« V… vous m'avez entendu lui parler ? »
Elle se mit à rougir alors qu'il gardait un air presque joyeux sur son visage. Il acquiesça et continua.
« Vous avez un don Fleur. »
Ses yeux se baissèrent, plus qu'embarrassée par le compliment d'Erwin. Elle joua avec ses mains avant d'expliquer timidement.
« Je faisais souvent ça quand j'étais gamine. Je n'avais pas vraiment d'ami donc ça m'amusait d'analyser les gens qui entraient et sortaient de la maison. Je leur inventais des vies, sans savoir si c'était vrai ou non... »

Un léger silence plana, lui ne sachant pas quoi lui répondre, et elle étant toujours aussi gênée de s'être autant confiée. Il se racla la gorge et lui adressa un sourire courtois.
« Félicitation pour votre embauche en tout cas. Je suis vraiment heureux de vous voir vous reprendre en main »
Les yeux de la jeune femme tremblèrent. La plus part du temps, on ne lui faisait jamais preuve d'autant d'indulgence. Elle avait l'habitude qu'on lui rabâche que de tout façon, c'était amplement de sa faute, d'une façon ou d'une autre. Mais entre Erwin et sa patronne, elle réalisa et réussit progressivement à comprendre qu'elle avait bien agis et qu'elle n'était en rien fautive.
Simplement heureuse et sans réellement comprendre pourquoi elle agissait ainsi, elle enroula ses bras autour du jeune homme qui ne semblait pas la repousser. Une étreinte, simple, innocente et reposante. Comme pour lui remercier de tout, d'être là pour elle, malgré les hauts et les bas, malgré ses perpétuelles échecs au court de ses derniers temps… Il avait su tenir tête à ses états d'âme et lui laisser une chance.

Même si ça n'avait pas été tous les jours faciles.


Flash back
Une semaine avant.

Elle claqua la porte de la maison et parti se réfugier dans le couloir. Elle ne savait pas si lui était rentré mais elle n'y prêta pas attention. C'était la fois de trop. L'insulte de trop. Le signe de trop pour lui faire comprendre que tout cela ne servait à rien. Il n'était plus là pleine de lutter.
« Ne viens pas salir mon lieu salope. » avait elle entendu. Malheureusement, son histoire avait fait couler un peu d'encre et certains personnes l'avaient reconnue. Rien de tel que l'histoire sordide d'une prostitué rescapée des attaques portant plainte contre deux nobles soldats pour agression et tentative de meurtre pour divertir le peuple.
« C'est toi qui veut affronter la justice ? » lui avait dit un autre homme à qui elle avait été simplement demandé si il accepterai de l'engager. « Je te rappelle que ton métier à la base c'est de te laisser faire non ? T'aurai du fermer ta gueule ! Tu ne crois pas que t'as assez attiré l'attention comme ça ? »
Elle s'enferma dans la salle de bain. Elle tenait dans sa main un poignard volé à Erwin alors qu'une dernière phrase résonnait dans ses oreilles.
« Si il y a bien une personne qui aurait du crever, c'est bien toi. Tu veux gâcher la carrière de ces deux pauvres soldats ! Ils valent tellement mieux que toi. Salope. Je ne comprends pas comment une merde dans ton genre ai pu survire ! »
Son poignet tendu, sans pouvoir contrôler son sang froid, elle enfonça légèrement la lame et se coupa.
Elle poussa une plainte de douleur alors qu'elle entendit la porte d'entrée se fermer.
« Fleur… ? Vous êtes rentrée ? »
Elle semblait se forcer à rester sourde des bruits extérieurs. Focalisée sur sa perte de conscience et de cohérence et fit glisser la lame une seconde fois.
Elle ne s'entendit pas non plus pleurer abondamment et son regard de plus en plus épuisé regarda impassible son propre sang s'égoutter sur le sol.
« Fleur… ? »
Sa voix s'avança vers la pièce mais elle refusa de l'entendre alors que le troisième passage lui provoqua un violent vertige.
Son corps affaibli ne put alors pas empêcher la porte de s'ouvrir, et sans même pouvoir contrôler quoi ce soit, elle vit le poignard s'envoler de ses mains et une main étrangère serrer son poignet.
« Fleur ! Qu'est-ce que vous prends ?! »
La prise sur ses plaies la fit hurler de douleur alors qu'elle était encore enfermée dans sa bulle d'angoisse. Son regard était complètement vide alors qu'elle semblait complètement déconnectée de la réalité.
« Fleur, ressaisissez vous ! »
« Je dois en finir… il me le disent tous… » murmura t'elle, las.
Elle ne pouvait le voir, mais Erwin était complètement paniqué. Il lui prit violemment le visage et la força à croiser son regard.
« Fleur ! REGARDEZ MOI ! »
Elle ne l'avait jamais entendu hurler de cette façon. Sa voix n'était pas en colère, simplement éprise d'une profonde inquiétude.
Il passa sa main libre sur le dos de la jeune femme qui réagit instantanément.
Son regard s'anima à nouveau et à travers les larmes, elle aperçu son visage près du sien. Elle se perdit à nouveau dans ses yeux et la raison lui revint.
« Erwin… »
Sa voix tremblait et lentement la douleur à son poignet la réveilla horriblement. Elle se rappela pourquoi elle était là...
« Je vous en supplie Erwin… laissez moi partir. »
« Jamais. »
Sa réponse avait été rapide, sèche. Elle tenta vainement de le repousser.
« Lâchez moi ! LAISSEZ MOI ! » hurla t'elle en se débattant, cognant son poing intact contre lui. La douleur s'amplifia sous ses gestes et ses pleures furent de plus en plus déchirant.
La main d'Erwin sur son dos fut d'autant plus violente qu'il plaqua son corps fébrile contre lui. Elle senti que les battements de son coeur était extrêmement rapide. Il était loin d'être calme.

L'épuisement eut finalement raison d'elle et elle s'effondra contre son torse. Incapable de s'arrêter de pleurer, son faible corps encore maigre tremblait violemment. Il l'étreignait doucement, de peur de la blesser encore plus alors qu'il commença à lentement à lui même récupérer son calme.
« Fleur… pourquoi avoir fait ça ? »

Elle fut incapable de quitter ses bras, la chaleur de l'étreinte dans laquelle elle s'était réfugiée devenait étrangement additive. Ses larmes coulaient si abondamment qu'elles mouillaient la chemise d'Erwin. Lorsque ses yeux se tournèrent sur son poignet ensanglanté, elle vacilla, la vue d'autant de sang longer son bras la fit paniquer à tel point que sa tête surchauffait.
« Fleur…? »
Sa vue s'embruma pendant un laps de temps. Il l'entoura de son bras avant qu'il ne sente ses propres jambes le menacer de le quitter aussi.
« C…ce n'e..st…rien… » begeya t'elle, ses paupières se fermant lentement.
Il posa un oeil sur son poignet. Les plaies n'avaient pas l'air profondes mais il fut tétanisé de voir que le sang ne cessait de couler.
C'était malheureusement bien plus sérieux que de simples entailles.

Il sa senti s'effondrer sous ses bras et sa panique le regagna.
« Fleur… Fleur…! »
Impuissant il se laissait tomber à son tour. Il l'avait toujours contre lui, posé sur ses genoux. Il était complètement épuisé, après toutes les horreurs des semaines passées, même son propre mental avait du mal à tenir le coup. Il la serra un peu plus contre lui, remontant sa main libre sur sa nuque, glissant ses doigts dans ses mèches. Extérieurement, il demeurait plus que calme. Intérieurement, c'était l'horreur absolu. Elle semblait lâcher prise petit à petit.
« Fleur… restez avec moi… »

Son odeur l'envouta légèrement lorsqu'elle pris une profonde inspiration. Il avait posé son visage près de sa nuque et elle avait frémis lorsqu'elle avait été happée par son parfum. Elle ignorait le temps, l'endroit, la situation dans laquelle elle se trouvait. La douleur était en train de la quitter. Elle semblait dans un autre monde, le regarde vide, comme déjà mort. Sa vue envahi par les images de sa vie, et surtout de cette néfaste journée, qui selon elle, aurait du être sa dernière.

« J'aurai pu la sauver… »
Il haussa les sourcils et posa un regard sur elle. Les yeux à demi clos, elle n'avait pourtant pas l'air de reprendre ses esprits.
Elle arborait un sourire qui le troubla. Reposée et soulagée.

« J'aurai pu défoncer cette porte et les détacher… » Continua t'elle, l'expression de son visage toujours aussi troublante « Si je n'avais pas été de ce monde Erwin, ma mère aurait pu s'enfuir bien avant que les soldats arrivent. »
« Ça n'est en rien de votre fau… » voulu t'il lui dire une énième fois avant qu'elle ne lui coupe la parole.
« Ne me dites pas que vous n'avez jamais eu cette sensation Erwin ? Celle de vous sentir sentir fautif de la mort d'un proche ? » Son ton était las, le son de sa voix très bas, proche d'un murmure.
Le regard d'Erwin trembla. Qu'insinua t'elle ? Elle se redressa difficilement, jetant un nouveau regard sur son poignet qu'il tenait toujours aussi fermement, des goutes coulant continuellement entre les doigts du jeune blond.
« V..ous ne cessez d..e me répéter que rien n'est de ma faute. » Continua t'elle alors qu'il la senti de plus en plus faible « Q...Qu'il ne faut pas que j'ai de regrets… Ne seriez vous pas en train de vous le répétez aussi… à vous même ? »
Malgré la démence et sa perte considérable de force, Fleur comprit qu'à nouveau, elle l'avait facilement cerné. Elle pouvait encore voir qu'il semblait désemparé. Ne comprenant pas comment avait elle fait pour deviner ça aussi rapidement.
« Je suis impressionné Fleur » avoua t'il.
Elle posa faiblement sa main tremblante sur son épaule...
« Qui était-ce ? » osa t'elle lui demander
Il dégluti avant de lui répondre...
« Mon père. »* Et d'ajouter aussitôt « N'insistez pas, je n'en dirais pas plus. »
Son sourire ne la quitta pas. Elle ne sentait plus grand chose alors que le lourd sommeil qui pesait sur elle la voila lentement. Sa main glissa sur le bras d'Erwin et sa vue était complètement floue
« Pas besoin Er… »
« FLEUR ! »
...

Fin flash back


Elle voulu se détacher de son étreinte mais il la retint. Elle le fixa sans comprendre alors qu'il s'était inconsciemment approché d'elle. Le dos de la jeune femme heurta la porte alors qu'il lui tenait le bras.
« Erwin… ? »
Il ne répondit pas alors que sans se contrôler il s'était mis beaucoup trop près pour qu'elle puisse respirer normalement. Il vit sa poitrine se soulever et sa respiration se fit entendre.
Il croisa son regard et vis les joues de la jeune femme devenir écarlates. Sa main sur son bras descendit jusqu'à son poignet. Ses doigts furent si délicats qu'il senti la jeune femme frissonner.
Ce fut à ce moment qu'il réalisa la proximité dans laquelle ils se trouvaient.

Il se recula et posa un regard sur le bandage de son poignet.
« Ne vous refaites plus jamais ça. » soupira t'il avant de s'éloigner et de la laisser crédule et légèrement tremblante près de l'entrée.


Voila pour ce 6ième chapitre !

*Cf manga chapitre 55. Je fais là référence au passé d'Erwin quand il explique au commandant Pixis comment gamin, il a accidentellement dénoncé son père aux brigades spéciales. Personnellement je trouve que c'est l'une des plus horribles histoires d'enfance d'un personnage…

FACT :
-La scène de flash back ainsi que ce qu'à vécu Fleur par rapport aux soldats s'inspire en parti d'un fait divers qui est arrivée aux Etats-Unis.
Deux lycéens joueurs de football américain et favoris et leur école, avaient sexuellement agressée une lycéenne ivre et inconsciente. Lors du scandale, malheureusement beaucoup ont blâmé la jeune fille d'avoir « brisé » la carrière des deux hommes en portant plainte, de faire ça juste pour avoir de l'attention, et d'avoir agis inconsciemment en buvant de l'alcool. (C'est vraaaaai atteeeeends, l'alcool c'est queeeee pour les garçons *sarcasm*)
En gros beaucoup de personne ont rejeté la faute sur elle. La fille se fait agressée et selon l'opinion publique, c'est elle la coupable.
Et malheureusement ça se passe trop souvent comme ça… on appelle ça le « slut shaming » (terme qui regroupe aussi d'autre comportements sexistes du même genre).
Et par rapport à cette fiction, ça n'est malheureusement pas étonnant qu'au vu de l'ancien métier de Fleur (et "à cause" du simple fait d'être une femme), la majeure partie de l'opinion publique soit en faveur des deux soldats.
C'était le coup de gueule féministe de Rubie ^^

Je préviens tout de suite, les 4 prochains chapitres seront très courts. Ils arriveront surement rapidement, mais pour les animer un peu plus, je vais rajouter des trucs comme des facts sur cette fiction, des informations sur Fleur, les inspirations, les playlists...

N'HÉSITEZ SURTOUT PAS À ME POSER DES QUESTIONS SUR CETTE FIC, À ME PROPOSER DES TRUCS À METTRE PENDANT CES 4 COURS CHAPITRES !

Voila voilà ! Bisous doux !