Hey hey ! Voici mon nouveau chapitre ! Ayé il est enfin là ! Surement le plus long que j'ai écrit jusqu'ici. Je suis très très très stressée à l'idée de vous le présenter. J'y ai mis tout mon cœur sur celui-ci ^^

Nifelheim : Je crois que je te l'avais déjà dis en MP, mais mourons ça prend un seul R apparemment (merci google). Merci encore d'être là à commenter ma fic. J'espère vraiment que ce chapitre va te plaire. Gros bisous
Un Dernier Souffle: Merci déjà d'avoir mis un commentaire sur ma fiction :). Vu que ce dernier était assez long, ma réponse va l'être tout autant.
Je crois que toutes mes hantises sur cette fiction, tout ce que je voulais éviter, tu les as énumérés: un OC mièvre et cliché, un Erwin OOC…
-Déjà milles fois navrée pour les fautes d'orthographe. Sur le dernier chapitre, c'était une véritable catastrophe. Je crois que juste après la réception de ton com, j'ai essayé de les recorriger le mieux que possible, mais malheureusement, il y en a encore qui m'échappe.
-Ensuite, c'est dommage, mon but n'était vraiment pas de créer une Fleur agaçante et clichée de n'importe quelle manga romantique (Surtout que j'ai du en lire qu'un seul dans ma vie, sans le terminer). Simplement une personne un peu paumée, sans éducation, sans vraiment de repères et détruite par la vie qui tente de se reconstruire et de ne pas se laisser faire. Je souhaitais la faire certes fragile, mais surtout pas niaise. Surtout qu'elle vient d'un milieu où la niaiserie et la « fleur bleue » n'existe pas.
-Ensuite par rapport à Erwin, à aucun moment (ni même pour Fleur) je voulais véhiculer l'idée qu'ils puissent déjà être amoureux l'un de l'autre puisque ça n'est pas du tout le cas. J'ai essayé plus d'évoquer peut être une légère attirance, un attachement provoqué et accéléré par le fait qu'ils vivent sous le même toit, mais on est très très loin de deux amants éperdument fou l'un de l'autre. Mais peut être que je l'ai pas bien retranscrit et j'en suis navré.
J'aimerai aussi terminer cette réponse pour te dire quelque chose de plutôt franc: une partie de ton commentaire m'a un peu blessé. Fait attention à la portée de tes mots. Le « véritable » personne par exemple au sujet de Fleur qui sous entends « Tu n'es pas capable de créer un personnage avec une vrai personnalité », ça n'était pas vraiment d'une grande gentillesse.
Mais merci encore tout de même pour ce com, puisqu'il m'a également permis de mon côté de remettre en question ma fiction, de voir où pouvaient se trouver les faiblesses qui mèneraient à cette mièvrerie que je veux à tout prix éviter.
Je garde également en mémoire « ce prenant » que tu as évoqué qui pour le coup m'a fait beaucoup plaisir. En espérant que la suite te plaira.
shabalbsk : Aww merci beaucoup ! Ça me fait vraiment chaud au cœur :)

Bonne lectures à tous et à toutes !


CHAPITRE 8 - partie 4 -
Candy
« Vous n'arrêterez donc jamais de vous excuser ? »


18h. Merde. Merde. et re merde. Jamais il se s'était entendu jurer autant. Lui pourtant d'apparence et d'habitude bien élevé, il n'avait pas pu s'en empêcher. Il était passé juste cette fois-ci. Il crut même avoir vu sa vie défiler et sa mort arriver.
Une légère douleur dans le dos lui pris, causé par le titan qui avait réussit à violemment le saisir et qui sans la présence de Levi, aurait pu l'achever une bonne fois pour toute.
Bien qu'encore sous le choc de cette expédition catastrophe, une seule idée l'obsédait depuis que cette mort en épée de Damocles l'avait épargné…
Ses yeux étaient vides alors qu'il avançait dans les rues sous les regards silencieux des passants qui le reconnu plus ou moins. Il croisa son reflet et se trouva effrayant à être autant impassible et dénoué de toute expression sur son visage.

I was perched outside in the pouring rain
Trying to make myself a sail
*

Ce fut au bout de quelques minutes qu'il arriva enfin chez lui. Il ouvrit la porte et la referma sans jeter le moindre coup d'oeil à l'intérieur. L'épuisement moral avait gagné la moindre parcelle de son corps et les seules images qui tournaient en boucle dans son esprit étaient celles de ses compagnons se faisant sauvagement massacrer par les titans.
Ce jour là, ils avaient été si nombreux. Beaucoup trop pour que qui que ce soit ne s'en sorte indemne. Mais il était encore là, debout, entier et entre ces souvenirs qui l'obsédaient, une seul question lui vrillait la tête.. Comment avait il fait pour rester encore vivant cette fois ci...?
« Erwin… ? »
Tout fut brutalement coupé. Tout ses pensées les plus sordides furent interrompus par le son de sa voix. Il se retourna et l'entendit dire plus que gênée.
« Je suis tellement heureuse que vous soyez vivant… »

Then i'll float to you, my darlin'
With the evening on my tail

Il leva la tête et l'aperçu enfin. Elle portait la robe qu'il lui avait offerte. Il avait eut raison, elle lui allait à merveille. Sous ses boucles, elle avait l'air de fuir son regard. Sa main s'était posée sur son poignet encore bandé et elle arborait un léger sourire, triste mais soulagé. Ses yeux brillaient et Erwin resta immobile.
Il se souvint qu'il avait plusieurs fois pensé à elle durant la journée et maintenant qu'elle se trouvait en face de lui, tout semblait plus calme, plus lisse. Les atrocités vécues quelques heures auparavant avaient brutalement quitté son esprit.
La seule chose dont il se souvient, c'est lorsqu'il avait croisé de très près sa dernière heure… il était épris de plusieurs regrets... dont un...
… Qu'il n'allait pas tarder à effacer.

Although not the most honest means of travel
It gets me there nonetheless

Il s'approcha vers elle alors qu'elle ne semblait pas reculer, ni même réagir. Une main se plaça dans son dos et il la sentit brutalement frissonner. Il l'amena près de lui, et elle échappa un hoquet de surprise. Sa seconde main passa derrière sa nuque et il senti son faible corps commencer à trembler lentement. Il vit ses yeux se fermer pendant un court instant, relevant la tête, et lorsqu'elle les rouvrit, il réalisa à tel point, ils étaient proches. Son regard aux teintes de glaces se perdirent dans ses iris bleutées, ou vertes, il ne savait même plus. C'est fou ce qu'un œil pouvait apporter comme couleurs et mélanges singuliers quand on s'y approchait, se disait il, comme une seconde empreinte de notre unique identité.
Les doigts du jeune homme s'agrippèrent à ses boucles, lui arrachant une douce et agréable plainte. Leur front se collèrent, elle était déjà brulante.
Ses paupières se baissèrent et il se mit à rester bloquer sur ses lèvres, timidement charnues, très légèrement décollées, laissait passer entre elle, un fin souffle haletant. Il ne comprit pas ce qu'il attendait. Peut être un signe de sa part.
Il la senti poser une main contre lui et rapidement il perdit tout contrôle. Ses lèvres se déposèrent sur les siennes dans une agréable violence. Elle tressaillait encore plus, crispant timidement ses doigts autour du tissus de sa veste et lorsqu'il se détacha d'elle, la jeune femme s'était mise à rougir violemment.
« Erwin… ? »
La façon dont elle avait prononcé son prénom le fit encore plus vriller. Dans un soupir, mêlé d'incompréhension, de soulagement et d'une supplique… désireuse. Il l'embrassa une seconde fois, alors que craintivement la main de la jeune femme s'était déposée sur sa nuque.

Ses lèvres étaient douces et il ne put s'en détacher. Dépendant de cette once d'aise où tout ses maux pouvaient y être abandonnés pendant un court instant. Il senti que son corps se réchauffait dangereusement contre lui. Ses joues brulaient contre sa peau. Elle osa approfondir leur baiser, glissant craintivement sa langue contre ses lèvres et Erwin se figea ne s'attendant peut être pas à ce qu'elle soit aussi rapidement entreprenante. Un sentiment étrange naquit lui, comme une sorte de délivrance, ses membres étaient anormalement détendus. Il ne s'était rarement senti aussi rapidement allégé après une expédition. La jeune femme était-elle.. un temporaire remède ?

I'm a heartless man at worst, babe
And a
helpless one at best

Il laissa sa main se défaire de ses boucles, heurtant son épaule et maladroitement, la manche de sa robe tomba. Elle inspira timidement contre lui, croisant à nouveau son regard. Un léger sourire se dessinait sur ses lèvres gonflées sous leur baisers alors que dans ses yeux, elle ne semblait pas non plus comprendre ce qui leur arrivait. Il quitta son visage et l'enlaça doucement. Ses lèvres à lui longèrent son cou qui fut pris de puissantes vague de frissons. Son regard se posa sur la bretelle pendante à l'épaule osseuse de la jeune femme avant de se tourner légèrement sur une cicatrice. Celle sur sa clavicule, qu'elle s'était faite en lui sauvant la vie. Il l'embrassa avant qu'à nouveau le contrôle ne le perde. Ses dents pincèrent sa fine peau et elle se mit à sursauter avant qu'il ne sente ses ongles s'enfoncer dans sa nuque.
« Er...win… »
Son ton était à nouveau différent, plus proche d'un… gémissement.
Il releva la tête et la raison lui revint à lui.
Mais malgré ça, il ne voulait pas néanmoins s'éloigner d'elle. Pas d'un seule millimètre.
« J…Je savais que vous serriez encore plus magnifique dans cette robe. » balbutia t'il

« Encore plus…? i..il a dit… encore plus ? »

Jamais il ne s'était entendu avec un ton pareil et voulu se gifler… C'était la première chose qu'il osait lui dire.
« M…merci.. »
Elle était d'autant plus gênée alors qu'il vit ses yeux briller un peu plus. Il l'entendit respirer fortement, sa poitrine se soulevant contre lui. Il la trouvait si fragile, si délicate. La chaleur les gagna à nouveau et un souffle se fit entendre.
« Désolé pour hier soir… » osa t'elle dire
Sa tête se baissa honteusement et il resta pendant un court instant, impuissant.
« Vous avez raison, je ne suis qu'une lach… »
Brutalement il a fit taire, l'embrassant encore plus violemment. Il senti son coeur cogner contre lui alors qu'au même moment, une image s'empara de son esprit. Il senti une douleur au niveau des cotes, exactement à l'endroit où quelque heures auparavant le titan l'avait attrapé.
Il se recula subitement d'elle, comme brulé vif, échappant une lourde plainte.
« Qu'est-ce qui vous arrive… ? »
Il resta silencieux alors que lentement les horreurs de la journée passées lui revinrent. Ses bras se crispèrent avant qu'il ne sente ceux de Fleur l'entourer. Il réussit partiellement à se calmer. Tout paraissait presque paisible autour d'eux. Pas le moindre bruit, rien pour les perturber. Il se senti rapidement extrêmement mieux. Apaisée contre elle, contre son petit corps tremblant, sa légère chaleur…
« J'ai failli mourir aujourd'hui. » annonça t'il, rompant ainsi leur calme de courte durée.
Elle resserra leur étreinte et ses tremblements s'intensifièrent. Il comprit rapidement son erreur et ses yeux s'écarquillèrent lorsque de l'eau longea sa nuque. Elle pleurait. Silencieuse. Ses spasmes et ses larmes comme uniques preuve.
Il se détacha et la vue de son visage confirma ses doutes. Et encore une fois, le sentiment qu'il ressentait était nouveau et beaucoup trop singulier. Il se mit étrangement à détester ce qu'il voyait. Ses larmes, ses yeux rouges et gonflés, son regard qui l'évitait, c'était dangereusement devenu presque insoutenable pour lui… Son coeur lui serra. C'était assez atroce. Il en avait l'habitude en plus. Pourquoi maintenant cela avait l'air d'autant l'atteindre ?

« Depuis quand je me mets à réagir comme ça ?
Depuis quand je me mets à autant détester la voir pleurer ?
Qu'est-ce qui me prends ? Merde. »

Peut être que cette réaction aussi exagéré était seulement animé par la pénibilité et les atrocités des horreurs vécues plus tôt dans la journée ?

« Ça doit être ça.
Non. C'est surement ça. »

« J…je su..is d..déso… »
Elle ne put terminer sa phrase que la honte la gagna. Il releva à nouveau sa tête, ne voulant pas quitter des yeux son visage. Il laissa ses doigts dessiner le creux de ses lèvres entrouvertes et lui avoua.
« Alors que j'étais sur le point de partir, persuadé que mon heure était venue, la seule image qui m'obsédait était celle votre visage, et le fait que plus jamais je ne pourrais le revoir. »

« Euh… sérieusement ?!
J'ai bien l'impression que oui... »

Elle resta sans voix . Il n'aurait pas cru qu'un aveu aussi romanesque puisse autant la laisser bouche bée. Puis un sourire se dessina, amusé, presque un peu moqueur mais reconnaissant. Après le choc, il avait comprit que sa dernière phrase l'avait autant attendris, que fait rire. Et qu'avec son abjection pour elle même, elle refusait de croire en la véracité de ses mots. Que quelqu'un puisse lui faire un tel compliment, tout en restant sincère. Qu'elle puisse susciter autant d'émoi.

En vérité, il ne comprenait pas lui même pourquoi il avait sorti une chose pareille. Est-ce des sentiments qu'il ressentait, ou de simples pulsions ? Il l'ignorait, bien qu'intimement convaincu que la seconde option soit la plus plausible. La seule chose dont il était sure, c'était qu'il avait rapidement été fasciné par son visage. De part certes, son doux esthétisme mais surtout parce que chacune de ses expressions s'encraient dans le moindre de ses trais. Il était singulièrement rempli d'une énergie dont lui était dépourvu, celui de si parfaitement retranscrire tout ressenti. C'était d'une pureté tel qu'il s'était trop souvent à son gout retrouvé incapable de véritablement la percer.

Elle se mit à rougir violemment à nouveau et il craqua. Ses baisers se firent de plus en plus brutaux. Ses doigts enveloppa lentement le cou de la jeune femme, comme si inconsciemment, il refusait qu'elle ne recule. Progressivement, il eut l'impression de se perde, de ne plus être maitre de ses gestes, de ne plus être lui même. Ou du moins… de trop l'être. L'impulsivité qu'il tenait tant bien que mal à cacher l'avait gagné. Fleur était subitement devenue comme un simple défouloir, l'allégorie d'une insolence aux propres limites d'Erwin.
Il descendit finalement ses mains sur ses épaules. Un soupir gagna ses oreilles. Ses bras le quittèrent pour longer son corps alors que dans un bruit sourd, sa robe tomba au sol. Elle frissonna. Son regard de plus en plus fiévreux.
Les dents de la jeune femme claquaient. Il pris un moment pour l'examiner. Sa silhouette était fine, malheureusement trop aux yeux de tous, ciselé par quelque os proéminents. Sa taille était marquée, son ventre légèrement apparent, la peau halée cicatrisée à quelque endroits. Il se demanda comment elle faisait pour tenir debout avec des jambes pareilles. Puis ses yeux se penchèrent sur sa poitrine, petite et discrète, recouverte d'un soutien gorge en piteux état. Il vit une main la cacher, embarrassée d'être autant découverte.

« Qu'elle ne me cache rien... »

Il la retint et déposa ses lèvres sur la naissance de cette dernière. La tête de la jeune femme parti en arrière et elle s'agrippa à ses mèches. Elle tremblait de plus en plus violemment. Malgré la chaleur de leur ébats, et la fièvre qui semblait recouvrir son corps, elle était frigorifiée. Il détacha sa cape et l'enroula autour d'elle.
« M…merci… » murmura t'elle.
Ses doigts fins se glissèrent sous le col de sa chemise, la déboutonnant. Le contact du bout de ses doigts contre sa peau l'électrisa. Il dégluti lorsque ses mains descendirent plus bas, frôlant sa ceinture.
Il fini par la soulever. Elle ria, surprise tandis qu'il l'embrassait sans pouvoir s'arrêter.

Darling, i'll bathe your skin, i'll even wash your clothes
Just give me some candy before i go

Il la déposa dos à son lit et vit sa propre chemise tomber au sol. Un voile écarlate avait remplie les joues de la jeune femme, ses yeux verts fixés sur son torse. Elle se mordit la lèvre timidement, contenant son désir qui semblait arriver par vague, de quoi faire grandir l'impatience d'Erwin.
Aucun doute… il la désirait plus que tout à cette instant précis. Il la voulait, entièrement. Tout de suite. Brutalement presque.
« Fleur… »

« Qu'elle arrête de me regarder comme ça…
je ne vais pas tenir longtemps sinon »

Elle leva la tête tandis qu'il passa une main sur son dos, ses doigts près à dégrafer son soutien-gorge.
« Je peux… ? » demanda t'il.

Oh darling, i'll kiss your eyes and lay you down on your rug
Just give me some candy after my hug

Il semblait gêné lui aussi. Jamais elle ne l'avait vu dans un état pareil. Dans ses yeux, elle comprit qu'il n'arrivait pas à réaliser réellement ce qui était en train de se dérouler.
Elle non plus ne comprenait pas véritablement pourquoi et comment elle avait fait pour aussi rapidement succomber. Peut être que ce désir était simplement provoqué par cette peur qu'elle avait eu quelques heures auparavant. Celle de ne plus le revoir…
Mais pourquoi donc une telle réaction ? Pourquoi donc son corps était il en train de se consumer, tremblant presque vacillant sous le supplice d'être enfin débauché, malgré l'appréhension et la gêne ?
Depuis quand avait elle eu cette démentielle envie de lui ? Cette envie purement physique ... ?
Son regard l'effrayait autant qu'elle lui provoquait cette sensation presque nouvelle pour elle. Sa main remontant le creux de son dos pour atteindre sa lingerie la fit frémir. Et sa timide demande la toucha, autant qu'elle la flatta.

« Galant jusqu'au bout... »

Oh, and i'm often false explaining
But to her it plays out all the same

Il la vit acquiescer et il s'exécuta. Lors que ses yeux se posèrent instinctivement sur sa poitrine, le souffle qu'il échappa fut plus qu'équivoque. Tellement qu'il crut se le visage entier de Fleur brulerait sous la pudeur. Ses lèvres se baladèrent dessus, avant de se montrer plus intense, laissant ses dents s'amuser avec sa peau sucrée. Il senti les doigts de la jeune femme s'agripper à ses cheveux. Elle suffoquait, son corps à l'agonie de la faire autant languir.
« Erwin… »
À chaque fois qu'elle prononçait son prénom, il fut encore plus empreint de désir. Elle le tira vers lui et l'embrassa. Elle devint à son tour brusque, lui mordant les lèvres. Sa main se fraya un lent chemin entre eux avant de le frôler à travers le tissus. Ses jambes se contractèrent, son poult gagna un rythme plus que soutenu. La sensation était à la fois si agréable, et si frustrante.
« F..leur… »
Il arrivait de moins à moins à se contenir. Il entendit qu'elle débouclait sa ceinture et son pantalon le quitta.

And although i'm left defeated
It gets held against my name

Pendant un court instant, ils furent front contre front. Essoufflés, désireux, tentant peut être de reprendre leur esprit, inhibé par leur pulsions respectives. Elle restait toujours un peu embarrassée alors qu'il lui afficha un sourire rassurant. Sa main descendit lentement et il la vit entrouvrir ses lèvres. Il ne la quitta pas des yeux et lorsque ses doigts passèrent la barrière de son sous vêtement, elle hoqueta. Dès la première caresse, elle se courba, prise par de délicieuse crampes au ventre. Son corps entier le fascinait et pris d'un moment d'égarement il lui mordit le cou, le marquant. Elle gémissait timidement contre oreille, susurrant son prénom, le suppliant presque. Ses doigts jouaient avec elle, effleurant la source de son plaisir, à l'affut du moindre frisson qui lui parcourait. Ses jambes vacillaient, elle tira sur les draps alors qu'il allait plus loin. Ses yeux se fermaient, son bassin ondulant sous ses mouvements.
Elle se mordait les lèvres jusqu'au sang, les yeux mis clos sous la luxure, étouffant les multiples soupirs qu'il lui provoquait.
« P..l..us.. »
Elle semblait ne plus résister, et sa dernière plainte le fit perdre rapidement pied. Pour lui non plus, il n'était presque plus question d'attendre une seconde de plus.

You're my diamond in the rough

Un plainte s'arracha à lui. Elle venait de lui retirer son dernier vêtement et pendant un court instant, il se releva légèrement, la contemplant. Il la trouvait plus belle que jamais il ne l'aurait cru. Ou du moins, il n'aurait pas pensé une seule seconde depuis leur rencontre qu'elle puisse être aussi... lascive. Offerte à lui, nue, jambes à demi croisées, tremblantes. Elle haletait, fébrile, ses yeux brillaient, encore humides, presque larmoyant. Jamais on le l'avait regardé de cette manière. Ses lèvres pulpeuses appelaient les siennes, suppliantes, à demi ouvertes, essoufflée. Ses cheveux indomptables étaient éparpillées en masse autour de son fin visage. Ses boucles la dessinaient jusqu'aux épaules. Elle avait peur, c'était plus qu'une évidence. Son regard le fuyait, n'assumant que trop peu d'être aussi dévoilée. Résister semblait impossible. Il souriait au delà de la démence, ses paupières couvrant à moitié sa lueur luxurieuse.

« Comment ai-je fait pour vous résister si longtemps ? » marmonnait il plus pour lui même alors qu'il l'avait embrassé encore plus fougueusement que toutes les autres fois. Il étouffa un gémissement de la jeune fille alors qu'il s'était approché un peu plus d'elle..
« Vous êtes sublime… »
Il glissa ses doigts entre les siens. Il senti ses jambes se placer autour de lui. Il ne savait pas pourquoi il attendait encore. Peut être avait il peur. Mais son regard à elle lui laissa comprendre qu'il pouvait et il esquiva un premier mouvement.

All the cutthroats and their jagged ends

Il ne put s'empêcher de gémir, exaltation déjà présente avant qu'il ne l'entente crier. Aucun plaisir dans le timbre de sa voix, juste de la douleur.
Il la regarda et la panique le gagna. Avait il été trop brutal ?
« Fleur… ? »
Elle ne répondit pas et lui sourit timidement alors qu'il bougea à nouveau. Elle grimaça et il s'arrêta, sentant ses doigts s'agripper à son dos alors qu'elle essaya de bouger à son tour. Ses yeux se fermèrent. C'était si bon.
Il l'embrassa à nouveau et recommença ses mouvements. Il était focalisé sur son visage, attentif à la moindre de ses réactions. Le plaisir crispa ses membres alors qu'il l'entendit respirer de plus en plus vite. Leurs gémissements animèrent progressivement la pièce. Elle se courbait, se mordait à nouveau les lèvres, s'empêchant d'être trop bruyante. Elle soufflait son prénom encore et encore, comme une douce mélodie qui le fit encore plus perdre le contrôle.
La fougue le gagna alors qu'à son tour sa voix le trahit, et les griffures de Fleur dans son dos furent de plus en plus profondes. Seul le prénom de la jeune femme arrivait à sortir de sa bouche. Il pencha contre son oreille, attrapant ses mains et les posa au dessus de sa tête.
« Fleur… »
Des millions de mots restèrent bloqués et seules ces derniers arrivait à sortir.
« Vous m'obsédez… »

« Hein... ? »

Ses yeux s'écarquillèrent. Pourquoi avait il dit ça ? Elle avait de nouveau hoqueté.
« Ne vous arrêtez pas Erwin… »

All the cheap and the sugary philosophies

Une folie s'empara de lui lorsque ses coups de reins furent d'une violence presque bestiale. Il la releva et la fit s'asseoir sur ses genoux. Elle poussa un cri de surprise et il lui pris son visage, vérifiant que tout allait bien. Elle se lova contre lui, se cachant, son visage un peu enfouie contre ses mains. Elle semblait extrêmement embarrassée d'avoir été aussi expressive, ses joues tournèrent au pivoine.
« D..désolé… » avait t'elle bégayé, essoufflée
« V…vous n'arrêterez donc jamais de vous excuser ? » ria t'il
Elle se releva, le regard toujours plus baissé. Mais dans un très subtile sourire et dans son regard voilée par le désir, il comprit que seul la gêne la freinait.
« Regardez moi »
Amusée et émue par ses réactions innocentes, il fit glisser sa main au creux de son dos et l'approcha lentement contre lui.
Il vit sa bouche s'ouvrir, étouffé par ce plaisir auquel elle ne semblait pas habituée.
« Oui… »
Il trembla sous la puissante excitation que lui provoqua sa plainte. Tout en ne la lâchant pas du regard il recommença à se mouver contre elle.
« Lâchez…... prise Fleur… »
Le bassin de la jeune femme ondula à son tour. Il passa une main sur son visage, la forçant à la regarder. Toujours aussi fasciner par ses réactions, alors qu'elle semblait peu à peu se libérer. La timidité était bien loin, et seul le plaisir qui avait l'air de la faire dangereusement vaciller avait pris possession de son corps et de ses réactions.

Le plaisir dont elle était victime ne lui laissait aucun répit et ne semblait pas un seul instant d'arrêter de grimper. Sa tête lui tournait, des vertiges au delà de la perte de contrôle électrisait ses membres. Elle sentait qu'il la retenait contre lui, sa voix et son contact visuel comme seul point de repère pour la faire revenir à la réalité. Elle l'entendant gémir son prénom de temps à autre, elle s'entendait souffler le siens, étouffer des jurons. Tout semblait démultiplié, de la prise d'Erwin contre ses boucles, aux moindre contact de leur peau, en passant par leur bassins s'entrechoquant violemment. L'excitation était à son comble, elle osa l'embrasser à nouveau, s'amusant à noyer les plaintes qu'il n'arrivait à retenir contre ses lèvres. Il s'en détacha rapidement avant de poser sa tête contre son cou, marquant une nouvelle fois sa peau halé et déjà légèrement bleuté. Et lentement, elle réalisa, qu'elle ne retiendrait plus rien.

All the angels and their halos

Progressivement, les gémissements de la jeune femme s'étaient transformés en cris de plaisir. Elle agrippa une main à ses cheveux, la seconde contre son torse, dessinant chaque trais parfaitement musclé, le griffant violemment à chaque mouvement brusque. Il sentit qu'elle était prise de spasmes et il posa à nouveau son visage contre le siens. Ses joues était rosées par la chaleur, ses cheveux plus indomptés que jamais, des mèches lui collant au visage. Cette vision des plus délicieuses le fit perdre pied et il comprit qu'elle ne tiendrait plus longtemps. Il la déposa de nouveau dos au lit et dans un dernier mouvement brutale il l'entendit gémir une ultime fois.
« Erwin ! »
En la voyant dans un état de tel extase, son corps capitula à son tour. Son cœur résonnait jusqu'à ses tympans, alors que lointainement, il s'entendit libérer un râle rauque. Ses membres se contractèrent alors qu'une dernière décharge l'acheva.

Ils ne savaient pas combien de temps ils étaient restés là, à se regarder sans comprendre. Sans réaliser encore ni ce qu'ils avaient fait, ni la puissance démentielle de leur ébats. Comme si ils avaient attendu ça depuis trop longtemps. Comme si cela devait être leur ultime fois. Sans trop savoir pourquoi réellement ils avaient agis ainsi. Quel était leur véritable raison. Pourquoi aussi soudainement et aussi, brutalement. Il était toujours au dessus d'elle, ses bras le soutenant et l'empêchant d'étouffer de son poids double du sien, son corps trop frêle. Elle frissonna à nouveau. La fraicheur de la chambre l'avait gagné et elle enroula la cape d'Erwin qui était resté en dessous d'elle. Il vit craintivement son visage se crisper lorsqu'il se dégagea et se déposa à ses côtés. Il lui sourit à nouveau et osa l'embrasser.

Elle l'examina. Ses cheveux étaient complètement décoiffés et elle échappa un petit rire.
« Vous êtes aussi très beau comme ça… » Osa t'elle dire en glissant ses doigts dans ses cheveux.
Elle se mit à rougir à sa propre remarque alors qu'il lui sourit, reconnaissant et surpris. Il ne s'était jamais véritablement posé la question de savoir ce qu'elle pensait de lui. Il en fut assez satisfait.
Sa main descendit ensuite sur son torse remplit de griffures et elle le vit son visage se tendre légèrement.
« Je suis vraiment désolé… Je ne vous ai pas trop fait mal ? »
Il ria et passa sa main sur son visage.
« J'ai connu bien pire, rassurez vous. »
Sa dernière phrase le tiqua. Il trouva subitement la situation plus qu'absurde.
« Fleur… ? »

Elle cru halluciner en le voyant subitement hésitant. C'était comme si l'homme qui venait de l'épuiser sans aucune timidité n'était plus là. Elle en fut presque amusée et se moqua silencieusement.
« Oui… ? »
« Vous ne pensez pas qu'il serait temps… que l'on se tutoie ? »

All the cheap and the sugary philosophies
Have got me on the fence just waiting and waiting


*Chanson de ce chapitre : Candy – Paolo Nutini
(à écouter également : High For This – The Weeknd)

Voila voilà... heu... comment dire... c'est bon le coup de chaud est passé ?
Non je parle pour moi, parce que vous n'imaginez pas à tel point je suis flippée à l'idée d'avoir publié ce chapitre. C'est surement celui dans lequel j'y ai donné le plus d'effort… et puis bon, c'est un peu la toute première fois que j'ose mettre un lemon sur internet :S

C'est certes pas le premier que j'écris, mais c'est le premier que je publie xD
J'espère qu'il vous a plus, j'espère que ça n'était pas trop cru...
voilà voilà

Hésitez surtout pas à me mettre des coms ! Surtout sur ce chapitre ! ^^
Bisous à tous !

R.