Note de l'auteure:
Bonjour à tous Alors oui... ça fait 4 ans que j'ai pas remis les pieds ici, et j'ai aucune excuse..
J'ai récemment repris ma lecture des chapitres du manga et rattrapé mon incroyable retard, et je me suis prise à nouveau l'envie de réécrire cette fiction. Surtout que lorsque je l'avais commencé j'étais loin de me douter de tout ce qu'il y allait /br /Cependant après relectureem style="box-sizing: border-box;" (de mes écris ainsi que des extrais un peu brouillon sur mon evernote)/em, je réalise qu'à l'époque j'avais une approche un peu niaise. Donc ne soyez pas surpris par un petit changement de ton dans l'écriture. Surtout également au niveau de la caractérisation de Fleur. J'ai trouvé de nouvelle sources d'inspirations qui me permet de donner un peu plus de profondeur dans son caractère, m'éloignant pas mal de l'image « la jeune fille en fleur (lol) » que je lui avait collé.br /Aussi le dernier chapitre que j'avais posté à l'époque a entièrement été supprimé. De un parce que comme je ne l'avais pas posté sur une autre plateforme que j'avais complètement oublié son existence et de deux, parce que je n'en étais pas particulièrement fière.
J'espère que ce nouveau chapitre vous satisfera
Et vraiment merci infiniment pour l'intérêt que vous avez portez jusqu'à maintenant à ma fiction. ça me touche vraiment beaucoup
Bonne lecture
R.
PS: N'ayant toujours pas de bêta reader, je m'excuse d'avance si des fautes d'orthographes m'ont échappé.
PS: Pour m'excuser de mes 4 ans de retard, voici une playlist à écouter pendant votre lecture:
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Chapitre 9
« Contrairement à ce que l'on pourrait croire,
je n'ai pas l'habitude de m'endormir aussi ... peu vêtue. »
Elle ouvrit difficilement les yeux. Une lueur matinale et une fraicheur anormale lui traversa le corps. En plein éveil, il était difficile pour elle comme pour tout autre individu d'avoir les idées les plus claires, ainsi que de savoir exactement où elle se trouvait. C'est en premier cette brise qui l'alarma... une caresse certes douce, mais bien inexpliquée qui avait fait frémir sa peau à l'habitude couverte. Elle réalisa sans trop de mal qu'elle était dénudée. Elle se redressa et la vision qu'elle eut face à elle l'interpella en second. Une pièce, qu'elle connaissait certes, mais ne lui appartenant pas... Puis finalement ce fut une légère prise sur sa droite qui l'aiguilla. Un bras, posé sur elle, comme un refus inconscient qu'elle ne s'éloigne.
La jeune femme regarda à sa droite et ce qu'elle aperçut la fit autant sourire que violemment rougir.
Erwin...Il était encore bien assoupit, le visage à moitié enfouis dans son oreiller. Ses cheveux semblaient superbement et pour la première fois indomptables. Sa respiration, lente, rythmée et apaisée. Elle le trouva surprennent... vulnérable. Comment avait t'il pu lui accorder aussi rapidement autant de confiance ? Le drap ne le couvrant qu'au dessus de la taille, laissant entrevoir le haut de son torse se soulevant calmement. Elle voulu l'examiner, se redressant un peu plus. C'est de manière surement inconsciente qu'elle senti son bras l'envelopper un peu plus, la rapprochant de lui.
Fleur frissonna. Chaque recoins qu'elle observait lui ramenait plusieurs heures auparavant, lorsque l'abandon de toute conscience avait été à son comble. Chaque souvenir de son touché sur elle, de murmures, de soupirs provoqués, lui donnais une étrange et dangereuse envie... Elle déposa sa tête contre l'oreiller, scrutant le visage endormi du jeune homme. Une boule s'était formée au ventre, la tordant délicieusement alors qu'elle sentait son souffle contre elle, avec ce désir qu'il s'éveille autant qu'il reste toujours dans cet apaisement somnolant. Ses doigts osèrent remettre les quelques mèches rebelles tombées contre ses paupières. Sous ce léger contact, elle le senti à nouveau bouger. Encore une fois peut être, son sommeil laissait parler son corps avant sa conscience. Il l'avait de nouveau approché vers lui. Elle se lova, suffoquant, peu habituée à autant de chaleur corporel.
Elle autrefois ne restait peu de temps allongée ainsi au côté d'un hôte... ou du moins, l'hôte en question ne s'éternisait jamais. Elle se revit, dos à son lit, complètement passive. À se demander combien de temps cela durerait. Sans un quelque conque sentiment de honte ou de regret. Seulement de lassitude. Epuisée par autant de prévisibilité de la part de tout ce qui l'entourait. Les clients ne s'endormaient pas auprès d'elle, et lors de ses rares déplacements, ces derniers lui priaient de disparaitre rapidement. Et lui... ? Qu'était il exactement ?
Intérieurement, elle se doutait que cela terminerait comme ça. Dès qu'elle l'avait aperçu passer le pas de la porte de chez lui, elle le savait. Au delà du soulagement de le savoir vivant, elle avait deviné de par son regard la suite des événements. Il avait eu cette lueur, qu'elle avait remarqué chez certains clients... Ceux dont les jours étaient comptés. Beaucoup d'explorateurs à la veille d'un départ. Il avait beau se donner l'air d'être sans aucune peur et encore moins de la mort, elle avait remarqué qu'il demeurait au fond de lui pas si différent des autres. De ceux qui lui conjuraient de lui donner l'illusion d'être celle qui pleurerait leur non retour. Ceux qui ne croyaient à aucun moment à leur lendemain.
La lueur était certes la même, les actions étaient bien différentes. Cette tendresse, et cette impression dans ces étreintes du refus qu'elle ne s'échappe, à aucun moment, de cette temporaire emprise. Tout cela différait de tout ceux qui était passé par son chemin. Son réveil serait-il une réponse à ses questionnements ? Beaucoup avaient du mal après coup à cacher leur honte juste après leur succombe. Honte du plaisir auquel ils s'étaient à peine remis. Lui s'était seulement surpris du peu de familiarité dans leur conversation. Cette faiblesse et cette subite timidité l'avait tant attendris. Jamais elle ne l'avait vu agir de la sorte, et encore moins avec elle. Il voulait toujours montrer au contraire, une assurance à la limite de la perfection et de l'impossible.
Fleur passa une main contre lui, effleurant les quelques griffures qu'elle lui avait infligée, trace qui la fit à nouveau rougir. Voila une fois encore, une chose qui différait des « autres ». Jamais auparavant, il n'avait été question de son plaisir à elle. À aucun moment, elle n'avait été face à quelqu'un dont s'était le rôle. Beaucoup étaient majoritairement passive et ne prêtaient pas véritablement attention à elle. Bien que dire qu'avec lui c'était une sorte de première fois serait fortement exagéré...
Son regard se posa ensuite sur d'autres marques, comme des hématomes bleuâtre, beaucoup trop conséquent pour qu'elle en soit l'auteure. Elle se souvint alors qu'il lui avait confessé qu'il avait frôlé ses derniers instants. Elle reconnu rapidement leur provenance, elle avait arboré les mêmes quelques semaines auparavant. Elle se senti à nouveau en manque de respiration. Comme une sorte de légère crise d'angoisse. Elle s'en voulu et se surprit de réagir autant. Bien qu'elle s'était au fil du temps, attachée à lui, et éprouvait pour lui, une reconnaissance sans limite, elle trouvait sa réaction plus que disproportionnée.
La jeune femme releva la tête et cru que son visage entier brulerait sous la gêne. Il s'était réveillé. Silencieux, la fixant. À moitié éveillé. Elle fut rapidement fascinée par ses yeux. Mis clos, bleus glace, à la limite du gris. Elle aurait voulu lui parler, avoir un élan de tendresse envers lui, mais elle en fut incapable. Tétanisée. Pétrifiée. Et surement intimidée.
Elle se senti rapidement impuissante, n'arrivant pas à cerner ce qu'il pensait à cet instant précis. Gêne, colère, honte ? Rien. Il lui était devenu subitement... illisible. Elle préféra rompre la gêne et se releva, lui tournant le dos. Elle voulu s'énerver, lâcher prise. C'était surement la chose qui l'agaçait le plus. Ne pas pouvoir cerner la personne en face d'elle. Surtout lorsqu'il s'agissait d'une personne qu'elle connaissait, et auquel elle s'était autant donnée.
Qu'il lui l'aiguille. Un signe ? Une liasse peut être ?
Ce fut finalement une prise qui la stoppa dans son élan. Il lui avait pris la main. Fleur lutta pour ne pas trembler, se maudissant encore de réagir aussi fébrilement face à lui. Pour qui le prenait t'elle au fond d'elle ? « Tu as bien dormi ? » Sa voix la vrillait. Peu réveillé et chuchotante presque. Le ton proche des murmures de la nuit dernière. Une vague de chaleur envahit la jeune femme. Qu'elle se ressaisisse ! « Oui... et toi ? » répondit elle sans même prendre la peine de se retourner.
Elle l'entendit se rapprocher et frissonna à nouveau. Elle sentait son regard se balader sur elle. La jeune femme tourna finalement ta tête, affrontant ce regard indéchiffrable qui l'agaçait autant. Au fond d'elle, elle s'en voulait un million de fois de cette envie. Celle de revenir quelques heures en arrière. Où elle n'avait pas à s'en vouloir d'autant insouciance. Tout deux se regardèrent un instant avec une seule question en tête.
Et maintenant ? On fait quoi ?
Le silence se brisa quelque instant plus tard. Lorsque chacun eurent une allure plus éveillé. Elle se préparant pour retourner travailler, lui commençant à préparer à rédiger ses rapports. La jeune femme prête lui annonça son départ alors qu'il demeurait déjà enfouis dans ses innombrables papiers. Il lui avait sourit, avant de la questionner curieux.« Tu as attrapé froid ? » Fleur devint écarlate. Si elle avait enroulé une écharpe près de cou, ça n'était pas pour se protéger d'une quelque conque fraicheur, mais plutôt pour camoufler quelque chose de bien plus embarrassant. « Oui... contrairement à ce que l'on peut croire, je n'ai pas l'habitude de m'endormir aussi ... peu vêtue. »
Entre son très mauvais mensonge, et la gêne de sa remarque, elle se trahit rapidement. Lorsqu'il se leva de sa chaise, elle n'eut d'autre réflexe que de reculer. « Vraiment ? » Il s'était rapidement rapproché d'elle et le sourire qu'il arbora, énerva Fleur autant qu'il la frissonna. Ses doigts se glissèrent sur le fin tissu qu'il dégagea de la peau. « Je vais être en retard... »
Il ne semblait pas l'écouter alors que son regard resta fixé son cou et de ce qu'elle avait tenté de cacher. Un vulgaire suçon. Lui rappelant surement les événements de la veille en pleine figure. La lueur qu'il eut arracha un soupir à Fleur. Un éclat proche de ceux de la veille. Puissamment intense et punissable. Elle arrivait enfin à le lire. Et le résultat était assez insultant. Il avait tout refoulé jusqu'à maintenant. Depuis son réveil, il avait refusé de se rappeler de quoi que ce soit, et qui plus est... de l'admettre...
