Hey salut braves gens!
Devinez qui a tenu sa promesse sur son Lucky? Il m'en aura fait voir de toute les couleurs! Mais il est lààààà! Plus beau que jamais! Et toujours plus fort! Jsuis fier de lui! Après tous les déboires qu'il m'a fait vivre... Je pense ralentir la cadence, surtout que j'ai ce bonus Hawsilver à finir par sortir et un milliard de one shot sympa à écrire et jouer un peu à Skyrim. Trêve de blabla place à la vie palpitante de Loki et de Bucky!^^
LUCKY
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?
III Not thinking of you.
Que devait-t-il faire ? C'était bien beau de rentrer dans l'esprit des gens. Mais une fois à l'intérieur, c'était une autre histoire. Peut-être que demander à la bande de rigolo en costume trop moulant aurait été plus sage de sa part. Savoir ce qu'attendait Steve de son intervention, en somme. Non, ce. pas son genre de suivre les ordres. Le Cap pouvait se les mettre là où il le pensait ses instructions. Être dirigé ? Très peu pour lui. Il avait déjà assez donné. Surtout que cette fois c'était différent. Son bel endormi n'était pas n'importe qui. Il n'avait pas pensé à lui sauter dessus, ni dragué une seule seconde. D'ordinaire personne ne restait indifférent. Son manque de réaction l'avait mit dans une rage peu commune, qu'il avait caché juste avant de le faire taire. Perdre le contrôle de ses émotions en public n'était pas son genre. Mais lui, ce type, n'avait pas son pareil à lui... de lui donner envie de l'égorger brutalement, rapidement et de la façon la plus spectaculaire qui soit à chaque fois qu'il ouvrait sa si jolie bouche.
Cela lui était arrivé plusieurs fois de voir tuer des amants. Toujours parce qu'il ne supportait pas leur ton ou leur paroles. Tous pourtant étaient plus beaux les un que les autres. Uniquement lorsqu'ils étaient inconscients. Le brun ne faisant pas exception. Pourtant il s'avouait que ni ses yeux d'un gris équivalent à la couleur de l'océan après une tempête, ni sa voix mêlant le rauque et le mélodieux ne l'avaient déçus. Que c'était avec fascination qu'il l'avait écouté et regardé parler. Que leur échange lui avait plût. Que son estomac était si serré que même un raisin ne pourrait y passer. Qu'il arracherait cette jolie tête de ce corps bien trop sexy pour n'être qu'un ami du blond au cœur d'artichaut. Ce fut à cet instant, alors qu'il se sentait prêt à ne jamais le laisser se réveiller de nouveau, une zone de son cerveau fut atteinte.
Les souvenirs du blessé. James Buchanan Barnes. Un ancien sergent, meilleur ami de Steve… Sa vie se dévoila sous ses yeux, à la manière d'une fresque. Amitié, amour, bravoure, loyauté. Que de belles qualités qu'il ne voyait pas souvent. Il vit les deux amis avant le départ du 107 éme régiment d'infanterie du quel il faisait partit. Une déplaisante vérité lui sauta au visage. Bucky, comme il voulait se faire appeler, était l'archétype du mâle blanc hétéro partit guerroyer pour sa patrie. Il fallait qu'il tombe sur lui ! Fini l'attendrissement. Ou toute autre forme de gentillesse. Il allait le briser de toute ses forces ! Un grondement plus draconnique que humain remonta le long de sa gorge. Sa fureur fit geindre sa magie, ne l'aiguisant que plus, à la manière d'une de ses dagues signature. Sa bouche s'ouvrit, celle de Barnes tout autant, pour laisser passer un cris à fendre l'âme. Il sentit ses yeux lui piquer, annonçant que sa vue se flouterait, que des larmes allaient poindre, qu'il détestait l'amour. Ce sentiment faisait mal, plus que n'importe quoi. Il se ferait vengeance lui-même.
-Loki !s'écria Thor en se précipitant dans la pièce. Que fais tu mon frère ?
Cela le fit arrêter tout mouvement. Seul son visage se tourna vers le dieu blond à la manière d'un enfant prit sur le fait. Par réflexe il stoppa sa magie et dégaina, dans le même geste, ses dagues. Prêt à attaquer. Son frère activa un bracelet, l'autre main tendue pour appeler Stormbreaker. Très bien. Il se jeta à corps perdu sur lui, l'armure de son frère se matérialisant quand la hache ouvreuse de Bifrost fut entre ses doigts. Les lames en métal s'entre choquèrent avant qu'il ait l'idée de se cloner pour submerger son frère et ainsi prendre le dessus. Évidemment il ne vit pas venir la fléché tazeur de Hawkeye. Cela aurait était trop simple bien sûr ! Il se retrouva à lâcher ses armes et à convulser tout en allant rudement rencontrer le sol en plastique. Décidément cela devenait une habitude. Ça en était presque redondant à la fin ! Captain plan foireux entra à grand fracas dans la pièce précédé de très prêt par l'ancien agent du Shield qu'il avait un jour eu sous ses ordres et flanqué de son petit ami milliardaire. À croire que le voir se prendre des décharges électriques était le nouveau jeu de cette bande de débiles. Hé ! Sous cette armure il y avait un être de chair et de sang sensible ! C'était que ça faisait mal ce truc !
-Laissez moi partir bande de sauvage !hurla-t-il en se tortillant piteusement geignant de douleur.
Hawkeye le débarrassa dédaigneusement de la flèche, sans un regard pour lui. Tout juste s'il ne lui crachait pas dessus au passage. Quel insolent cet archer ! Ce fut néanmoins sans mal qu'il se téléporta sous le nez de Stark.
-Hors de question que je soigne qui que ce soit !ralla le dieu brun serrant les dents l'air menaçant. J'ai changé d'avis. S'en ai fini de notre accord, je veux mes affaires. Maintenant mortel !
-Loki !s'offusqua Thor. Ne parle pas ainsi à nos amis, voyons.
Par les dieux il jurait qu'il aller le tuer !
-Tes amis Thor !éructa Loki. Les tiens ! Seulement les tiens !
-OK Rudolph, OK, accepta Stark. Vision, rend lui son portable.
L'humanoïde rouge et vert traversa littéralement le mur d'en face. Impressionnant pour un non humain. Il lui adressa une courbette gracieuse. Et diplomate pour couronner le tout. Son précieux IPhone entre ses doigts d'androïde qu'il lui présenta respectueusement. Loki le lui arracha des mains en piaillant. Il le ralluma magiquement, n'ayant ni besoin de toucher aux boutons ni de le recharger un temps soit peu, se rendant compte du nombre hallucinant de SMS. Ignorant son public, il se permit de les consulter. Pour la plupart des messages de soutien portant sur son arrestation. Cela le fit esquisser un sourire que de savoir ses fans s'inquiéter pour lui. C'était bon de se sentir aimé et adulé. L'un d'entre eux attira son attention. Pour commencer son expéditeur avait trouvé le moyen de faire apparaître son nom au lieu de son numéro. Geoffrey. Il lui disait : « Peu m'importe ce qui se passe avec les Avengers, t'aura sans doute besoin de distraction quand tu pourras repartir. Si ça t'intéresse j'ai une avant première de film d'horreur ce soir. Au plaisir de te voir. » Suivi d'un de ces ridicules smileys cœur qui avait le chic pour lui donner envie de vomir. Mais le plus important n'était bien sûr en rien cette piteuse tentative de grappiller son attention. L'invitation ne promettait que des bonnes choses. Il releva les yeux de son écran. Se raclant la gorge, il le rangea dans les méandres de sa tenues d'As, là où personne ne pourrait le lui subtiliser de nouveau.
-J'ai à faire, leur lança-t-il froidement ayant retrouvé son attitude de reine des glaces.
Il se concentra sur l'endroit où il voulait réapparaître, réunissant sa magie. Rien ne bougea autour de lui. Il darda un regard interrogateur sur Thor.
-Personne ne peut se téléporter hors de la Tour Monsieur Odinson, l'informa poliment l'intelligence artificielle.
-Chier, pesta le dieu colérique.
Il lui suffit de visualiser le hall d'entré pour s'y trouver. Les portes en verre blindées s'ouvrirent, révélant la météo catastrophique de New York. Comment avait-il pu louper le fait qu'il neigeait ? Ce n'était pas bien contrariant pour lui, au vu de sa condition de Jotun, de toute façon pas même un ouragan ne l'aurait dérangé tant qu'il sortait de cet endroit infernal. A peine eut-il mit un pied botté sur le manteau blanc recouvrant les rues qu'il se libéra de son apparence d'As qui part un temps pareil ne l'aidait pas. Il n'eut aucune crainte à révéler sa peau bleu aux scarifications rituelles et ses yeux rouge rubis. Il se mit presque nu, faisant disparaître ses vêtements de soie et de cuir, les remplaçant par des étoffes plus ou moins transparentes agrémentées de peau de loup blanches. Il se permit une esquisse de sourire. La neige ayant cet effet libérateur sur son esprit. Elle lui faisait penser à la description de la magie des géants des glaces dans de vieux livres de Frigga. Les flocons vinrent caresser son visage, gelant sur ses pommettes. Alors il se mit en route, profitant de la fraîcheur ambiante pour se calmer avant son pseudo-rencard. Qu'il ne tue personne sur le tapis rouge serait préférable. Le type lui ferait peut-être oublier un moment cette douleur cuisante dans son abdomen. Le chemin jusqu'au Ritz se fit sans peine, d'un pas léger, quasi insouciant quand son téléphone sonna. Un long soupire lui échappa avant de décrocher.
-J'espère que tu ne me dérange pas pour rien mortel, perciffa-t-il amère que l'on interrompe l'un de ses rares moments de silence.
-C'est Geoffrey, annonça le dit mortel. Content que tu sois libre. Pour ce soir ?…
-Au Ritz, répondit le dieu.
Puis il raccrocha, de toute façon il préférait les SMS. Le portier lui ouvrit.
-Ravie de votre retour Monsieur Laufeyson, le salua-t-il respectueusement d'une rapide courbette.
Loki se contenta d'un hochement de tête à son égard. Il vit clairement le portier déglutir à la vue de sa vraie forme. Pas que cela le dérange. Simplement qu'il ne supportait pas ces regards apeurés. Le fait qu'il l'appelle Laufeyson lui fit ni chaud ni froid, c'était le nom qu'il avait donné pour se distinguer de Thor. Que l'on ose l'apparenter à ce gros bourricot le mettait en rogne comme pas permit. Peut-être pas autant que ce rejet pour son apparence originel, les Midgardiennes, beaucoup de fans en fait, ne semblant en rien rebutées, il nourrissait l'espoir que le reste des mortels finirait par l'accepter. Il prit l'ascendeur, non sans avoir envoyé un baisé à la réceptionniste qui en rougit de plaisir. Dans l'hôtel la suite présidentiel lui avait été attribué dés la seconde de son apparition dans le lieu.
Entouré d'un mur de gouttes et pour seul protection un simple parapluie Midgardien, son début de soirée ne pouvait pas être pire. Déroulement des plus imprévus, puisque lorsqu'il était arrivé un soleil de plomb qui faisait remonter la chaleur du bitume. Ses bottes avaient faillit y rester accrocher d'ailleurs ! Le premier endroit qui l'avait attiré avait été Central Park, parce que le couvert des arbres lui assurait une protection bienvenue mais au final, une délégation japonaise avait captivé son regard. Les kimonos, les ombrelles ravissantes des geishas, les sabres des samouraïs s'étant soudainement mit à le fasciner. Ce fut sans surprise qu'il avait prit à part une des dames pour l'assommer sous les questions en tout curieux qu'il s'était découvert. Un claquement de doigts de sa part pour se traduire en japonais puis il lui avait demandé mille et une choses, les yeux brillant d'étoiles en dévorant ses paroles.
La journée était passé beaucoup trop vite à son goût. Il avait prit conseil et enseignement au prêt des dames et observé les samouraïs à l'œuvre. Il n'avait jamais vu de plus bel art que celui ci. Lui même ayant revêtu un somptueux kimono vert et or dont les brodures représentaient ses enfants. Il s'était offert en spectacle avec eux non sans attirer l'attention sur leur groupe. A leur départ il avait encore longuement flâné dans le parc, se délectant des bruits de la nature et laissant photographes et fans le prendre en photo ou signant des autographes. Il avait admiré le coucher de soleil confortablement installé sur une imposante branche d'un arbre particulièrement bien placé. Le ciel se recouvrant de nuages dont les teintes allaient d'un rouge carmin presque noir à un orange à la limite du jaune. Seul Midgard lui livrait de tels merveilles éphémères. Ce n'était pas à Asgard qu'un phénomène en rapport avec les nuages pouvait se produire de toute façon. La planète des As n'en comportant pas un seul.
Le reflet sur le resevoir lui donnait cette impression qu'un fabuleux trésor se trouvait en son fond, alors que les flocs tranquilles à l'allure d'huile prenaient une couleur dorée. Les personnes encore présentent dans le parc prenaient la route de la sortie mais lui préféra errer dans les allés se vidant peu à peu, le silence interrompu uniquement par le bruissement des feuilles dans le vent. Un étrange chuchotement l'avait fait froncer les sourcils. N'y avait-il pas moyen d'être tranquille sur cette planète ? Une goutte le surprit, préquelle à l'averse qui lui tomba dessus, trempant son kimono et faisant improbablement friser son kabuki. Brillante idée qui eut de matérialiser un parapluie taille familial, bien qu'inutile puisqu'il était déjà mouillé jusqu'à l'os. Non décidément il n'aimait pas la pluie. Surtout sous toutes ces couches de vêtements pesant à chacune un âne tellement elles s'étaient gorgées d'eau. Véritable phare dans ce déluge le gratte ciel qui comportait le Ritz l'avait attiré. Étant le plus proche de sa situation actuel. Il s'y était précipité pour s'y réfugier. Franchir les portes en verres ne fut pas bien compliqué.
-On accepte pas les… commença la réceptionniste. IIIIIIIIIIIIIIHHHIIIIIIIII !
Son cris comparable à celui d'une harpie lui indiqua qu'elle venait de le reconnaître. Qu'elle était fan.
-Oh mon dieu, s'étouffa-t-elle après avoir reprit son souffle. Il faut que je prévienne le directeur ! En attendant venez, il ne faut pas que vous restiez avec ces vêtements imbibés d'eau.
Elle tremblait d'excitation en venant vers lui, elle appela quasi tout le personnel de l'hôtel pour s'occuper de lui. En réalité il aurait pu utiliser sa magie mais être dorloté lui avait manqué. Cela remontait à son enfance. Il fut emmené au SPA où moult soins lui furent administrés. Il les laissait faire étalage de leur dévouement à son égard, se sentant enfin comme le dieu qu'il était parmi les Midgardiens. Entre conseils de beauté et doux traitement relaxant plus moyen de savoir où donner de la tête. Il n'avait jamais autant aimé Midgard. Elles furent si gentilles avec lui qu'il en vint à s'épancher sur l'histoire d'Asgard, à leur raconter des anecdotes sur son frère que le grand benêt blond aurait préférer oublier ou à leur confier son expérience relationnelle.
Après les bains chauds et les massages il fut conduit par le directeur en personne jusqu'à cette fameuse suite. Ce vêtu d'un costume cravate commandé spécialement pour qu'il ne remette pas son kimono plein d'eau. L'ascenseur débouchait sur le premier salon, le plus petit d'après les dire de son accompagnateur. La pièce était du style Rococo, tout, des meubles aux rideaux étaient recouverts d'arabesques, d'entrelacs, de feuillages, d'animaux ou de coquillages d'une légèreté joyeusement apaisante. Les détails étaient légion tout comme les ornements. C'était à des années lumières des appartements de Thor à la Tour !
-Je vous laisse ici monsieur, monsieur?s'enquit l'homme.
Pas besoin de réfléchir, il ne voulait plus que l'on le confonde avec l'autre bourru des Avengers. Il s'était retourné pour lui sourire.
-Monsieur Laufeyson, souffla-t-il pourtant incertain.
Il avait eut un sourire des plus sincères en retour. Le directeur parti. Il put découvrir son nouveau domaine dans un silence de cathédrale. Ses nuits dans cet endroits ne pourrait être qu'enchanteresses. Par la suite faire venir ici ses conquêtes n'avait dérangé personne, les employés s'amusant à diverses paris sur les hommes qu'il fréquentait et les saluant comme il le fallait à chaque passage peu semblait importer qu'il change tout les soirs sans aucune vergogne. Il revenait rarement seul et toujours très tard. La réceptionniste du jour de son arrivée était même devenue un genre de confidente avec qui il appréciait partager un bon thé agrémenté de quelques scones qu'il fourrait gourmandement de confiture, de beurre et de chantilly. Enfin uniquement les jours où il se sentait d'humeur à partager plus que son lit au quel cas il ne lui parlait pas beaucoup.
Le pied était le jacuzzi qui faisait aussi baignoire d'angle dans le quel il s'adonnait à la lecture d'ouvrage téléporté depuis les grandes bibliothèques de New York avec une préférence pour les vieux ouvrages relier de cuir dont les pages jaunissaient avec le temps. Il pouvait rester des heures dans son bain moussant à condition d'avoir un bon livre sous la main. Cela avait maintes fois faillit le mettre en retard à ses soirées. Il n'y avait rien de plus frustrant que de ne pas savoir la suite d'une bonne histoire. Quand il n'avait rien, c'était chose. Il restait en peignoir de soie, déambulait dans sa suite en admirant le mobilier, se posait dans un de ces grands fauteuils à l'allure de trône avec un chocolat chaud et une couverture sur le genoux pour lire dans son petit salon ou finissait par appeler un amant au hasard dans sa liste de contact. Il aimait bien trop s'amuser et avoir quelqu'un pour chauffer sa couette en soie et velours était d'une importance capital.
Ce fut avec bonheur qu'il alla se délacer dans sa salle de bain favorite, celle toute en marbre noir veiné de blanc comportant son cher jacuzzi. Un bain moussant à la vanille plus tard, il fallait passer à l'essayage, de ses autres plaisir Midgardiens qui le ravissait. Tout en faisant trempette il y avait réfléchit. Une première lui donnait envie d'être créatif, peut-être pas de briller ou d'étaler sa passion toute nouvelle pour la culture japonaise, mais il voulait absolument se démarquer de toutes ces célébrités dans leur costard Armani moderne. Nu et bien sec, sauf ses cheveux emmitouflés dans une serviette éponge, le dieu brun se mit en quête de la tenue parfaite. Une chemise en lin aux manches bouffantes se finissant en dentelles sur le dos de ses mains tout comme le col relevé irait à la perfection. Un petit string en dentelle simple ferait l'affaire pour ne pas le déranger. Il hésita un instant à mettre un pantalon en cuir mais opta pour du lin noir. Il prit un veston vert brodé de files d'or, dans ce même style Rococo que son salon. Un foulard plein de froufrou pour enserrer son col agrémenté d'une broche en or et émeraude. Ensuite il choisit une redingote verte et or à deux cols ouverts pour laisser dépasser son foulard et son ornement, l'un plus petit et brodé de motif de rose pointés vers les côtés, l'autre attaché par des boutons le tout fermé seulement jusqu'aux hanches, laissant voir son pantalon. Deux poches sur le cotés et des manchettes complétaient la veste. Des cuissardes à talons entourés d'un serpent en argent pour le grandir. Un long manteau doublé de soie verte aux pans amples ouverts sur sa tenue donnerait à son apparition un théâtral bienvenue qui ferait sans le moindre doute hurler ses fans comme des sauvages.
-Excuser moi, monsieur Laufeyson, l'interrompit un employé venant pour le prévenir. Mais monsieur McCullum est en bas. Il vous attend.
Quand Loki se tourna vers lui son manteau voleta gracieusement autour de lui tel des ailes de démons. Il n'avait même pas eut le temps de se coiffer, encore moins de se parfumer. Le temps passait toujours trop vite quand il faisait ce qu'il aimait.
-Dites lui que j'arrive, dit-t-il simplement. Il peut bien attendre encore, hum ?
L'employé ne chercha plus loin et reparti après une courbette. Un soupire lui échappa. Décidément les Midgardiens étaient des êtres impatients. Sans doute car ils étaient mortels… Que contrairement à lui ils n'avaient pas l'éternité devant eux. Il arrêta ses réflexions sur les habitants de Midgard pour s'asperger de Roger et Gallet au cédrat, son préféré. Puis nouât sa chevelure couleur corbeau à l'aide d'un ruban doré. Il emprunta son ascenseur privé pour la forme, ses rencards lui ayant maintes fois rabâchés les oreilles avec une autre étrangeté qu'il ne comprenait pas et qu'ils nommaient crise cardiaque soit disant parce qu'il leur faisait peur en se téléportant soudainement à leur côtés.
Le Midgardien au bras cybernétique n'avait rien dit à ce sujet lui. James. James. James… Son cerveau se le répéta en boucle avec différente intonations. Par Odin qu'était cette diablerie !? Une boule grandissait dans son estomac à mesure que l'ascenseur descendait. Il eut l'impression d'étouffer comme jamais au part avant. Sa mâchoire se contracta à en craquer et de nouvelles larmes s'annonçaient. Non ! Non ! Nonnonnonnonnon ! Pas maintenant ! Avoir le nez rouge en publique, très peu pour lui ! Cela le faisait ressembler à Rudolph ! Et Odin seul savait combien ce surnom l'horripilait ! Il ne pu refouler la vision de sa main retenant ce bras. D'un métal froid rappelant au toucher sa peau, tout autant glaciale, de Jotun mais bien différent de part sa nature non-organique. Seule petite touche colorée, une étoile sur son épaule, symbole incongru dont le sens lui échappait. L'ascenseur eut la bonne idée de s'ouvrir à cet instant, ses yeux humides et les dents plantées dans ses joues. Sur ce Geoffrey qui se précipita à ses côtés pour savoir ce qui le mettait dans un état pareil. La sollicitude d'un parfait inconnu était la dernière chose dont-il avait besoin.
-Loki, s'inquitéta-t-il. Que ce passe-t-il ? Tu as mal quelque part ?
Ce n'était pas lui qu'il avait envie d'entendre prononcer son nom si gentiment. Ce n'était pas lui qui devrait le prendre dans ses bras viriles. Ce n'était pas lui qui devait essuyer du pouce ses larmes. James. Seulement lui. Toujours lui.
-Ce n'est rien, mentit le dieu de la malice en repoussant légèrement le Midgardien. Revoir ces héros de pacotilles ne m'as jamais plût voilà tout.
Geoffrey McCullum n'était pas laid, loin de là. Il était le genre du dieu. Des cheveux châtain en undercut dont le haut était désordonné, lui octroyant un certain charme sauvage. Des yeux d'un magnifique bleu clair, très expressifs. Un costume bleu marine accompagné d'un foulard rouge mat et d'un trench-coat un poil plus foncé. Des Oxfords luisantes se mariaient élégamment au tout. Loki ne pu que se demander à quoi James ressemblerait en costard. S'il était plutôt noir, blanc, gris, bleu, rouge ou mélange de couleur. S'il aimait les vestes à queue de pie. S'il était plus nœud papillon ou cravate. Si ses épaules larges et aux muscles nerveux rentraient au moins dans une veste. Il s'égara. Il se mit en tête d'imaginer les courbes de ce corps si bien sculpté engoncées dans des vêtements moulants. Sans doute trop longtemps car McCullum se racla la gorge pour le rappeler au monde. Il lui proposait son bras.
Très bien, puisqu'il insistait. Dans quel bourbier était-il aller se fourrer ? Par Odin ! Le sorcier n'avait pas le moins du monde envie de rester avec lui ! Et pourtant il l'avait fait venir. Il essaya de ne pas soupirer de désespoir. Tout deux sortirent de l'hôtel, une limousine les attendait. Le portier leur ouvrit. Le calvaire débuta. Impossible pour lui de savoir quand il allait craquer. Alors il fit une de ces broutilles aux quelles seul Thor prenait plaisir. Il se soûla. Pas avec n'importe quoi, bien sûr. De la liqueur de rose, un alcool gracieux à ses yeux. Il descendit verre sur verre sur le chemin, tentant d'oublier, d'effacer toute trace de l'homme au bras métallique de son esprit. Il ne pouvait pas l'aimer. Il voulait abandonner son image, le souvenir de ses traits. Il ne voulait plus penser à lui. Le chasser de son cœur meurtrit. Sans grand succès.
Cela lui rappela même la raison pour la quelle il avait arrêté de boire après les victoires de son pseudo-frère. L'alcool le rendait triste. Oui parfaitement ! Il y en avaient qui battaient leur femme, d'autres qui se mettaient à danser comme des abrutis et à chanter à tue tête pour montrer au monde tout le bonheur qui était le leur ou d'autres qui s'évanouissaient brusquement. Mais lui, non. Il faillait qu'il ressente toutes les peines qui l'étreignait plus puissament encore que d'ordinaire ! C'était bien sa veine ! A nouveau son être le fit se souvenir tous les détailles, les exacerbant pour certains. Son odeur lui revenait distinctement. Sa voix ne semblait plus le quitter, il l'entendit de partout. Et ses yeux qu'il ne pouvait s'empêcher de vouloir sur lui, de les sentir dévorer son corps, faisant monter en lui une fièvre dévastatrice bonne à lui faire tourner la tête. Comment appeler cette chose qui le rongeait de l'intérieur ? Pas le moindre mot ne lui vint à l'esprit. L'amour était bien nul. Il détestait la douleur brûlante qu'il lui procurait !
Rien ne semblait pouvoir l'apaiser. Pas même un passage devant ses fans. Pas même deux heures des exploits d'un psychopathe tuant ados débiles sur ados débiles dans un bain de sang digne d'un énorme bouquet de rose. Encore moins la présence de son accompagnateur, pour qui il ne ressentait qu'un vide émotionnel malaisant. McCullum réussissait l'exploit de l'écœurer. A moins que la liqueur n'ait brouillée ses sens. Ce qui n'était en rien aidant. Toute la soirée se passa dans le flou le plus total. Sauf James qui restait présent, pesant et qui lui donnait envie de pleurer toutes les larmes de son corps sur son oreiller bien au calme dans sa chère suite. Quelle idée d'avoir voulut se d'aérer la tête ! Il fini par se décider à se consoler, lorsqu'il regagna un brin de conscience. Recouvrant d'une illusion, réplique parfaite de James, McCullum qui ne se rendit compte de rien. Son retour au Ritz se fit vague, une passion dévorante ravageant son cerveau, ne lui laissant pas un seul neurone pour réfléchir, le réduisant à l'état d'une boule de sensation geignarde et quémandeuse sans volonté ni défense avant que Morphée ne s'occupe de son sort. Il accueillit l'évanouissement à bras ouvert, ne supportant plus ces souffrances. Le reste Ne lui importait que peu. Faites juste que James disparaisse.
Désolé pour l'attente, j'espère que le chapitre vous a plût même si Bucky boy n'est pas présent du moins pas consciemment! Oubliez pas une ptite review des familles, je réponds toujours^^.
Tchuss! And join the Loki's army!
