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Ce sont des mains gantées de plastique ripant désagréablement sur chaque parcelles de son corps pâle et nue, qui la sortir de son sommeil ce matin là. Ils piquaient ses veines, encore et encore, lui injectant toujours une nouvelle substance dans le sang. La réaction chimique dans ses veines la fit suer et sa peau se mit à coller sur la table métallique, la faisant grimacé.

— « Docteur Iwanaka, trois-cent-vingt-huit se réveille. »

D'un geste brusque, le docteur ouvrit sa paupière en y pointant une lumière vive. Lumière qui lui brûla la rétine, sa pupille se contracta et juste après se fût tous ses muscles. Trois-cent-vingt-huit toussota en se tordant sur la table, ils avaient coupé la machine respiratoire qui avait remplacé ses poumons depuis un bon moment. Son corps retomba lourdement sur table tandis qu'elle prenait une grande bouffé d'air qu'il lui brûlait la gorge. Malgré que sa tête était lourde elle chercha à s'asseoir, sachant qu'ils allaient la contraindre à le faire tôt ou tard. Iwanaka regarda tous les scientifiques présent, ils savaient se qu'ils devaient faire alors il quitta la pièce faisant résonné le bruit de ses pas dans les couloirs vide la base.

— « Enchaînez la, on l'emmène au jets d'eau. Dit Yutuki, le seconde de Iwanaka. Allons vite ! On n'a pas toute la journée ! Finit-il par s'impatientait. »

Ils passèrent de lourde menottes à ses poignets pour réduire sa mobilité, Yutuki attrapa la nuque de la jeune femme d'un geste brutale et la fit se lever. Le poids des menottes lui donnait l'impression que sa peau se déchirer, elle regarda l'homme de ses yeux bleu qu'elle peiné à garder ouvert. Il la poussa en lâchant l'emprise sur sa nuque, la jeune femme réussie à faire quelques pas ayant l'impression qu'elle aller s'effondrer à tous moment. Yutuki la scrutait avec un sourire narquois, il attrapa ses chaînes pour la faire avancer avec lui jusqu'au jets d'eau.

— « D-dans les seringues … Souffla t-elle si doucement qu'elle se demandait si il l'avait entendue. Quel était … Le co-contenue des seringues ? »

Sa tête tournée de plus en plus, ça faisait des années qu'elle était la et jamais elle ne s'était sentit aussi mal au point. Pourtant elle avait subie bon nombres d'examens, de traitement étrange et lourd, de torture psychologique. Jamais elle ne s'était sentie aussi faible et vulnérable que maintenant, l'idée de subir une journée ici dans cet état faisait naître une énorme boule dans sa cage thoracique qui l'empêchait presque de respirer.

— « On a juste augmenté ta dose de morphine. Sourit-il avec une étincelle dans le regard. »

Elle aurait aimait l'insulter de menteur, mais elle en était incapable. Les effets de la morphine n'avait plus aucun secret pour elle et c'était évident qu'il mentait. Un souffle glaciale parcourra son échine tandis qu'elle suivit Yutuki dans les couloirs blanc et froid de la base souterraine. Son mal de crâne lui donner l'impression qu'elle était une bombe à retardement, ils s'arrêtèrent devant une porte qu'il ouvrit.

— « Entre. »

Trois-cent-vingt-huit ne bougea pas d'un pouce, la boule au niveau de son thorax prenait de plus en plus de place. Elle était incapable de mettre une explication à ce phénomène étant donné qu'on ne lui avait appris aucune émotion, mais l'idée de passé sous ces horribles jets d'eau la paralysée. Yutuki perdit patience et ré-attrapa la jeune femme par la nuque, la pression procurait par ce geste la fit pliée comme on aurait plié une brindille. Ses genoux heurtèrent brutalement le sol suivit de ses mains, il la lâcha faisant redescendre la pression qu'il l'avait envahit. Le front de la jeune femme rencontra lentement les dalles blanches et froides du sol, faisant dressé son épiderme dans un frisson insupportable.

— « Entre. Répéta Iwanaka. Sinon Iwanaka va s'énerver … Tu ne veux pas qu'il s'énerve, si ? »

La respiration de Trois-cent-vingt-huit était bruyante et résonné dans les couloirs, elle se releva lentement à cause du tournis violent qu'elle ressentait. Le scientifique s'impatientait, regrettant presque de lui avoir injecté autant de merde dans le sang. Il serra les points et tira sur les chaînes pour qu'elle rentre enfin dans la pièce, Trois-cent-vingt-huit se retenue de crier refusant de lui donner la satisfaction de la voir souffrir. Elle avait l'impression d'être aussi fragile qu'un nourrisson et elle détestait ça. Elle rentrant dans la pièce tandis que Yutuki claqua la lourde d'acier, poussa un air glaciale sur le dos nue de la jeune femme.

— « Bonjour Trois-cent-vingt-huit. Dit une voix féminine familière dans l'obscurité. Comment va tu ce matin ? »

Elle tourna légèrement la tête en direction de la voix, ses cheveux blond lui collait au visage à cause de la couche de sueur qui le recouvré. Ses paupières était lourde qu'elles se fermaient d'elles même, ne pouvant même plus contrôler son corps elle préféra garder le silence. Vu l'envie de hurler qui lui brûlé les lèvres, elle faisait sans doute le bon choix. C'était une scientifique au cheveux noir et au yeux vert du nom de Kami qui se tenait dans un coin de la pièce, un petit sourire habillé ses lèvres.

— « Tu peux aller te placer au m…

— Au milieu du tube, je sais. Réussi à articulais Trois-cent-vingt-huit, ne supportant plus le son de sa voix. »

Kami fronça légèrement les sourcils, si il y a bien quelque chose que cette femme ne supporte pas, c'est qu'on lui réponde. Elle fit un mouvement sec de menton pour que la blonde aille prendre sa place. Trois-cent-vingt-huit sentit sa salive glisser lentement le long de son œsophage, elle avance lentement, ses jambes lui font mal et tremblent. Sa peau nue frissonne au contact de l'air humide et froid tandis qu'elle s'engouffrait dans le tube de verre au milieu de la pièce. La brune s'avança jusque une plaque murale ou elle appuya sur un gros bouton vert qui vira au rouge, un cliquetis se fit entre dans le tube de verre.

Trois-cent-vingt-huit baissa la tête quelques secondes avant que des jets d'eau puissant envahissent le tube de verre, l'eau est chaude et enveloppe son corps de manière brutale. Tout n'étais que violence et amertume ici, tout était fais pour qu'elle ne ressente rien d'agréable. L'eau s'arrêta de couler après quelques minutes, Kami s'empressa d'appuyer sur un autre bouton. La soufflerie s'activa dans le tube, le vent violent fouetté sa peau et ses cheveux claquaient dans le vide. Les machines arrêtèrent de rugirent, laissant place à un silence de mort, silence qu'elle dégusta.

— « Viens enfiler ta combinaison. »

Elle se retourna et fit quelques pas vers la brune, elle avait espérait aller mieux après cette ''douche'' mais c'était de pire en pire. Elle voyait flou et une horrible sensation naissait dans son estomac, lui donnant la bouche pâteuse. Kami tenait dans ses mains vernies une combinaison en latex blanche que Trois-cent-vingt-huit mettait tous les jours, la jeune femme lui tendit ses poignets pour qu'elle la démenottes.

— « Tu sais … Elle attrapa sauvagement le menton de Trois-cent-vingt-huit entre ses doigts. T'es vraiment jolie avec tes grands yeux turquoises et tes long cheveux … Elle baissa les yeux vers son corps qu'elle ne pouvait cacher. T'es super bien foutue aussi, dans quelques jours quand tu commencera tes cours de culture je proposerais au Docteur que tu est des … Cours très particuliers, histoire que tu nous soutires des renseignements en … Profondeur. »

Trois-cent-vingt-huit dégagea son visage d'un coup sec pendant que la brune riait comme une écervelé retira les menottes, permettant à Trois-ce de faire comme tous les matins. Elle fit ripper cette saloperie de combinaison sur sa peau, elle était beaucoup trop moulante, beaucoup trop inconfortable et le pire … elle reflétait tellement la situation de la blonde, sa situation de cobaye en cage.

— « Allez enfile tes bottes et rejoins l'autre imbécile dehors, Iwanaka t'attends sûrement et il déteste attendre. Rajouta Kami en la menottant à nouveau vu qu'elle s'était habillait.»

Trois-cent-vingt-huit s'exécute, s'approche de la porte en manquant de trébucher, marque une pause pour enfiler les lourdes bottes noir lui montant jusqu'au genoux. Tous lui semblait lent et si douloureux aujourd'hui, Kami l'observait, la détruisant du regard. Quand elle réussit enfin çà atteindre la porte, elle retroussa avec difficulté sa manche pour dégageait son poignet. Sur ses veines était tatoué ce qu'elle appelait ''la marque'', un code barre, quelques traits et une ligne de chiffre sous quelques une d'entre elle. « 1. 19. 20. 18. 5. 5. 4. », ce n'était rien d'extraordinaire jusqu'au moment ou elle passa lentement son poignet sur le scanner à sa gauche, celui ci bipa et déverrouilla le mécanisme de la porte. Le cliquetis des chaînes la suivit jusque dans le couloir ou se trouvait Yutuki visiblement impatient.

— « C'est pas trop tôt ! Cria t-il. Allez grouille, c'est l'heure du repas. »

Par repas il entendait une seule et unique petite pilule, elle n'avait jamais rien avaler d'autre en guise de repas, en plus des émotions, même le goût des aliments lui était inconnu. Il lui attrapa violemment la main et l'entraîne dans les couloirs blanc et froids de la base, elle voit de plus en plus flou, sa tête est prête à exploser.

— « Qu'est-ce qu'il y … y avait dans les seringues ?!

— Juste un petit quelque chose qui, il lâcha un rire narquois, qui devrait stimuler tes pouvoirs. »

Un rire grave envahit la gorge de l'homme, Trois-cent-vingt-huit fronça les sourcils. Les années enfermé sous terre l'avait rendu fou et son état psychologique commencer à déteindre sur la jeune femme. Il tira plus fort sur les menottes, la blonde se retenue de crier en sentant sa peau se déchirer sous l'énorme poids de celle-cis. Il ouvrit une porte et la laissa rentrer seule dans la pièce, lui donnant une minuscule impression de liberté. La pièce était pratiquement vide, seule une table individuel et une chaise trônait au centre. Elle avança à ta-ton, ses lourdes chaussure lui donnait l'impression que les muscles de ses jambes se déchiraient à chaque pas.

— « Assis toi. Dit sèchement Yutuki en désignant la chaise. »

S'asseoir était la seule chose à faire de toute manière, quel imbécile celui la pensait Trois-cent-vingt-huit en prenant place sur la chaise qui grinça à son contact. Elle balada ses mains sur la table en métal qui lui provoqua une douce sensation de fraîcheur, le scientifique revenu avec un verre d'eau. Verre d'eau qu'il posa violemment sur la table, la sortant de la petite bulle de bien-être dans laquelle elle avait eu le malheur de se sentir et lui tendit une petite gélule rouge.

— « Bonne appétit Trois-cent-vingt-huit. Sourit-il sadiquement. »

Son mal de tête reprit si violemment qu'elle crût qu'elle allait vomir, tous les muscles de son corps lui lançait des décharges électriques de plus en plus violente. Elle ne savait pas si son état corporelle était la cause de se qu'elle ressentit par la suite, mais une violente vague de haine l'envahit, elle n'aurait pu mettre de mots sur cette émotion. Mais Yutuki comprit au moment ou il vit les yeux turquoises de la jeune femme virait au noir, elle attrapa le médicament, manquant de lui arracher la main. Elle l'avala sans eau et en transpirant à grosses gouttes, elle envoya valdinguer le verre d'eau d'un geste puissant. Il se fracassa contre le mur, laissant le liquide qu'il contenait s'écoulait lentement au sol.

Quand les yeux de la jeune femme se posèrent sur lui et qu'il vit qu'elle n'était plus elle même, il crût que son cœur s'était arrêter et n'aller plus jamais se remettre à battre. Trois-cent-vingt-huit se leva lentement, elle n'était plus que douleur et rage, sa raison s'était profondément enfouie en elle et ne laissait d'elle qu'une pulsion violente. Yutuki tomba au sol, il tremblait si fort qu'il avait du mal à reculer ou même à bouger. Il réussit enfin à sortir une petite télécommande de sa poche, il s'empressa d'appuyer sur le seule bouton avant que la blonde ne se jette sur lui avec férocité. Un signal aigu s'échappa du coup de Trois-cent-vingt-huit avant de lui envoyait une très forte décharge électrique qui la fit tombait au sol, lui faisant perdre le contrôle de ses muscles.

— « Merde … Merde, merde, meeeerde ! S 'écria Yutuki se rendant compte de la force de la décharge qu'il lui avait infligé. »

Allongé sur le dos, ses muscles se contractant contre sa volonté dans une violente crise de spasme. Sa boite crânienne et son cerveau lui faisait si mal qu'elle se tordait dans tous les sens pendant qu'elle n'arrivait plus à respirer. Elle allait mourir ici ? Sur ce putain de sol froid, sans même avoir vu une seule fois le monde extérieur, elle aurait préférait mourir au moins en ''héros'' de la Marine, mourir sur le champs de bataille … Que toutes ces années de souffrance n'ai pas était inutile … Elle se arqua d'un coup violemment, comme si il était possédé, son cœur s'arrêta de battre soudainement. C'était visiblement la fin de Trois-cent-vingt-huit, la fin de l'expérience, la fin de la gloire de Iwanaka. C'était l'heure de sa délivrance.

— « CLAQUE PAS TU M'ENTENDS. Hurlait désespérément Yutuki. IL ME TUERA SI TU MEURS SOUS MA SURVEILLANCE. »

Les membres de la jeune femme se mirent à frapper le sol dans une nouvelles crise de spam, Yutuki regretté amèrement d'avoir conseillé d'autant augmenté les doses de stimulant. Un long filet d'écume s'écoulait sur sa peau blanche et s'étalait par terre formant une flasque visqueuse dans laquelle elle trempait. Puis elle arrêta de bouger, comme ça, d'un coup. Laissant sa vision devenir noir, quelques médecins arrivèrent dans la salle, mais c'était trop tard. Ça devait être une horrible vision pour eux, plus de vingt ans de travail, envolé. Trois-cent-vingt-huit sombrait dans les abysses, quand une nouvelle décharge l'envahit, lui provoquant un hurlement déchirant, déflagrant tous sur son passage. Une épaisse fumée noir sortait des pores de sa peau et engloutis tous sur son passage, un énorme bruit d'explosion envahit l'île. Provoquant une déflagration qui se ressentit sur des kilomètres à la ronde.

Une horrible odeur de brûler réveilla la blonde, ainsi qu'une violente douleur à la hanche gauche. Elle ouvrit lentement les yeux, se demandant un long moment si elle était bien vivante. Trois-cent-vingt-huit observa légèrement les environs, tous n'étais que ruine, feu et sang. Plus rien de la base souterraine n'était reconnaissable, elle vit pour la première fois de sa vie le ciel, il était très gris contrairement au description qu'elle avait lu dans quelques livres. Une bourrasque de vent soufflant, faisant frissonné sa peau, elle aurait crût que la vision du monde extérieur la comblerait, mais il n'en était rien. Toutes ces années enfermé l'avait rendu insensible, même la chose qu'elle convoité le plus n'avais pas su lui faire ressentir quoi que ce soit.

Sa hanche était transpercée par une barre métallique, la faisant pisser le sang et la tuant petit à petit. Elle n'essaya même pas de la retirer, après tous à quoi bon essayer de se sauver, la Marine finirait par la trouver et si elle n'était pas capable d'apprécier le monde, à quoi bon vivre. Sa vision recommencer à se ternir lui faisant comprendre qu'elle était entrain de mourir, une ombre se pencha au dessus d'elle.

— « Qui est tu ? Demanda l'ombre. »

Trois-cent-vingt-huit n'arriva pas garder les yeux ouvert pour voir la personne, sa respiration devenait de plus en plus faible, dans un dernier souffle elle aperçu un sweat bleu. Ça y'est elle avait l'impression de tomber dans le néant.

— « Je suis l'expérience Trois-cent-vingt-huit. Souffla t-elle avant tous devienne noir. »