Trois-cent-vingt-huit ouvrit soudainement les yeux, sur le coup, elle ne vit rien d'autre qu'une lumière blanche qui lui crama la rétine. La blonde grimaça, elle aurait aimé se frotter les yeux mais quelque chose entraver son corps. Une fois habituée à la luminosité la jeune femme vu qu'elle était attachée à un lit d'observation par de lourdes chaîne enroulés autour d'elle et le sommier. En temps normal elle n'aurait eu aucun mal à se libérer, mais là ses mains étaient chacune scotchées rendant leurs mobilités impossibles.
Aucune émotion n'apparût sur son visage mais Trois-cent-vingt-huit se demandait comment il avait pu comprendre aussi vite, elle pesta en essayant de gigoter mais en vain. La jeune femme se maudissait, vingts putain d'années enfermées dans une base comme une bête pour se faire avoir aussi facilement. Elle est belle l'arme ultime de la Marine tiens. Tous ces entraînements, ces tortures, ces heures de coups … Tout ça pour rien.
La blonde s'arrêta de bouger quand elle entendit des pas se rapprocher de la pièce, la porte s'ouvrit. Trafalgar Law rentra d'une démarche nonchalante, prenant soin de fermer derrière lui. Il regarda ensuite la jeune femme du coin de l'œil, un rictus de satisfaction assez perturbant se traça sur son visage.
— « J'avais vu juste, si tes mains sont attachées tu ne peux rien faire. Il tira une chaise et s'assit, son rictus se transforma en un sourire sadique. Maintenant que tu ne peux aller nulle part, peut-être sera prête à coopérer. »
Trois-cent-vingt-huit détourna les yeux vers lui, regard glacial et froid qui aurait fais peur à n'importe qui. Mais ce ne fût pas le cas de Law qui garda son rictus, il pencha légèrement sa tête sur le côté en enroulant ses bras autour du dossier de la chaise qu'il avait mis contre son torse. Seul son regard brillant transperçait à travers l'ombre de sa casquette.
Il attendit un moment pour qu'elle parle mais elle n'en fût rien, elle se contenta de la regarder. Dans les yeux de Trois-cent-vingt-huit on voyait qu'elle n'était rien d'autre que du vide, l'ombre d'un humain sans aucune émotion. Le capitaine assied près d'elle empoigna son poignet droit et le releva aussi haut que les chaînes le permettent, observant sa marque.
— « En tant que Shishibukai, j'en ai vu des soldats de la Marine … Marmonna t-il. Mais jamais aucun d'entre eux n'avait quelque chose de semblable. »
Malgré les liens qui l'entravaient elle dégagea son poignet de l'emprise de Law, amusant ce dernier. Trois-cent-vingt-huit fronça légèrement les sourcils, un Shishibukai ? Lesquels ça pouvait bien être ? Elle connaissait les noms de tous les Grands corsaires actuelle mais ne connaissait pas leur visage, décidément, la Marine n'avait pris que des décisions stupides. Elle récapitula la situation, donc, c'était un pirate … Et un Shishibukai qui plus est. Comment s'était-elle retrouvé dans un pétrin pareil ? Elle se torturait l'esprit se demandant ce qu'il lui voulait, on lui avait toujours appris que les pirates étaient des gens stupides. Et vola que le premier qu'elle rencontrait avait réussi à la battre, comprendre comment son pouvoir marcher et enfin la ligoter à un lit.
On lui avait aussi appris à garder le silence dans ce genre de situation. Mais le problème, c'est que la Marine ne lui avait jamais appris à contrôler sa curiosité, car il n'avait jamais prévu qu'elle puisse en ressentir. Ils n'avaient jamais prévu qu'un jour elle leur filerait entre les doigts de cette manière, sans être encadré, sans ressentir la pression de la Marine. En était libre de ses choix et libre de ressentir de la curiosité comme un être humain normale.
— « Qu'est-ce que tu veux ? Demanda t-elle soudainement en brisant le silence. »
Sa question résonna dans la pièce, Trois-cent-vingt-huit n'était pas bête. Et ces vingt années enfermées dans sa cage souterraine lui avaient appris que personne ne fais jamais rien sans intérêt. Elle se doutait bien qu'il ne lui avait pas sauvé la vie par bonté d'âme, après tous c'était un pirate. Law afficha un sourire, il rattrapa son bras d'une main, d'une poigne beaucoup plus forte que la fois précédente. La blonde fut surprise de ce soudain contact mais ayant l'impression que les chaînes se resserraient autour d'elle, elle se laissa manipulait. Il afficha un sourire en attrapant une seringue sur une petite table où trônaient plusieurs instruments médicaux, il piqua une de ces veines pour récupérer un peu de son sang. Elle savait qu'il attendait quelque chose en retour et lui, il savait qu'elle ne lui dirait rien. Il n'était pas stupide et savait qu'elle ne balancerait pas les informations qu'il voulait entendre aussi facilement. Mais peut-être que son sang lui dirait quelque chose. Law relâcha son bras et fit quelques pas vers la porte en regardant la jeune femme d'un œil brillant, un sourire en coin accroché au visage.
— « On dit que si tu es gentil avec les gens de bonnes choses t'arrivent. Sourit-il avant de disparaître refermant la porte derrière lui. »
Le claquement de la porte résonna dans la pièce, exactement le même bruit que dans la base souterraine. Trois-cent-vingt-huit eut un hoquet de panique, ce bruit la ramena bien loin en arrière. Les chaînes autour de son corps lui donnaient l'impression de se resserrer autour d'elle la faisant suffoquait, replonger dans cet horrible souvenir elle avait l'impression d'y être. Soudainement elle fût plongée dans le noir le plus total, comme si on avait éteint la lumière.
— « Qu-quoi ? S'écria-t-elle avant de fermer les yeux, essayant de sortir de cette hallucination. »
La jeune femme prit une profonde inspiration pour se détendre, elle se dit que quand elle ouvrirait les yeux la pièce serait de nouveau éclairée. Trois-cent-vingt-huit continua sa séance de respiration et ré-ouvrit lentement les yeux, la pièce était toujours dans le noir le plus total. Impuissante et sentant son cœur se mettant à battre de plus en plus fort et vite dans sa poitrine elle se mit à se débattre pour se dégageait des chaînes, elle ne savait pas ce qui se passait mais elle ne voulait pas du tout revivre ça.
— « Calme toi Trois-cent-vingt-huit. »
La jeune femme arrêta tout mouvement. Elle était incapable de dire d'où la voix provenait dans la pièce, mais elle était figée de peur à l'entente de cette phrase. C'était la voix d'Iwanaka elle en était persuadée, maintenant seuls les battements lourd de son cœur résonnaient dans la pièce. Trois-cent-vingt-huit ne comprenait rien à ce qu'il se passait, elle ne s'était pas enfuie ? Elle n'avait jamais quitté l'enceinte de la base souterraine ? Une larme perla au coin de son œil quand elle sentit qu'on lui toucher la cuisse et une horrible envie de vomir lui prit la gorge.
— « Ça peut pas être réel, ça peut pas être réel, ça peut pas être réel. Répétait Trois-cent-vingt-huit comme une acharné de plus en plus fort les yeux fermés, elle se remit à se débattre tandis que la pression sur sa cuisse remonter le long de son corps. TU N'EST PAS RÉEL. »
L'écho de sa voix résonna dans la pièce, l'impression qu'on l'a toucher avait disparu et les chaînes ne la lacéraient plus. Elle n'osait pas rouvrir les yeux en revanche, tremblant comme une feuille elle décida de compter jusqu'à trois et de regarder ce qui se passait autour d'elle. Lentement elle ouvrit les yeux et poussa un cri de terreur en voyant un énorme ours blanc penchait au-dessus d'elle, la jeune femme n'avait jamais rien vu de tel dans sa vie.
— « Heu désolé … Souffla l'ours en se grattant l'arrière du crâne. Tu n'avais pas l'air d'aller bien ...
— Mais qu'est-ce que tu es toi ?! S'écria-t-elle sous le choc.
— Bah … Il pencha sa tête sur le côté. Je suis Bepo. »
Trois-cent-vingt-huit haussa un sourcil toujours essoufflé à cause de l'hallucination qu'elle avait eue quelques minutes plus tôt. Ok cette chose s'appelle Bepo, mais ça ne l'éclairer pas sur ce qu'il était, elle n'avait jamais vu autre chose que des êtres humains et il n'en n'était pas un. La jeune femme suait à grosses gouttes, l'ours se releva en attendant la porte s'ouvrir. Law rentrant dans la pièce toujours une main dans la poche, il haussa un sourcil à la vue de son second déjà présent.
— « Tiens Bepo, dit le jeune homme, que fais-tu la ?
— Je l'ai entendu crier … Alors je suis rentrait. »
Le capitaine haussa les épaules en allant se placer près du lit. La présence de l'ours l'arrangeait, il pouvait donc faire abstraction sur sa présence alors qu'il l'avait interdite. Law regarda Trois-cent-vingt-huit qui transpirait à grosses gouttes, il l'observa un moment. La jeune femme était de nouveau immobile et impassible, fixant le plafond sans bouger.
— « Je veux que tu pousses le lit jusque dans ma cabine. Dit-il enfin »
Bepo acquiesça d'un signe de tête et il se plaça à la tête du lit attrapant les côtés de ce dernier avec ses pattes, prêt à faire ce que son capitaine lui avait demandé. Elle ne bougea pas d'un iota même si elle sentait un poids n'être dans sa poitrine, elle avait bien entendu ? Il voulait que cette chose l'amène dans la cabine du pirate ? Law ouvrit la porte de la pièce, faisait un signe de tête pour que l'ours prenne la route. Trois-cent-vingt-huit continuait de fixer le plafond, observant les lumières du sous-marin défilé devant ses yeux, l'éblouissant.
Elle se laissa donc porter pendant quelques instants avant d'entendre une nouvelle porte s'ouvrir et de rentrer dans une nouvelle pièce. Law rentra le premier dans sa cabine suivit de l'ours, le capitaine avait dans sa chambre une porte menant à ce qui aurait dû être le coffre-fort du navire. Au final ça servait plus de débarras mais les murs étaient doublement renforcés et la porte blindée, le dedans il était sûr qu'elle ne s'enfuirait pas.
— « Toujours pas envie de parler ? Demanda Law à la jeune femme. »
Le silence répondit à sa question, il haussa les épaules avant de tendre la main créant une sphère bleue. Trois-cent-vingt-huit sentit soudainement une secousse et le paysage changea devant ses yeux, elle n'était plus enchaînée au lit mais elle avait été téléporter dans la pièce. La jeune femme se releva agilement et courut à la porte ou se trouver une petite vitre, lui permettant de voir Law les bras croisés avec un sourire en coin qui commençait à lui taper sur le système.
— « Tu va bientôt arrêter de sourire. Chuchota t-elle. »
Law attrapa le gros dossier sur son bureau et fit un signe de tête à son second et tous les deux quittèrent la cabine, rejoignant une partie de l'équipage dans la salle commune. Le brun s'assied lourdement dans un fauteuil en soupirant, son repos fut malheureusement de courte durée.
— « Cap'taine, j'ai les analyses que tu m'as demandais. Dit Shachi en s'approchant d'un air perplexe.
— Tu fais une drôle de tête. Se contenta-t-il de répondre. »
Pour toute réponse il lui tendit une feuille de papier, Law remarqua au premier coup d'œil que quelque chose n'allait pas. Il se redressa un peux mieux dans son siège, fronçant un peux plus les sourcils à chaque fois qu'il lisait une nouvelle ligne.
— « Si c'est une blague sache que ça ne me fais pas rire.
— Ça tombe bien ce n'est pas une blague. »
Shachi affichait une mine bien plus sérieuse que d'habitude, c'était les analyses de sang de la jeune femme et effectivement au premier abord ça avait l'air d'une blague. Aucune défense immunitaire, des plaquettes sanguines et des globules blancs presque inexistante.
— « Il y a quelque chose que je comprends vraiment pas.
— Moi c'est pratiquement tous que je ne comprends pas. Avoua le roux.
— Si j'en crois le peux d'informations que j'ai trouvais dans le dossier, ça fait un sacré moment qu'elle était dans cette base et elle a été entraîner très régulièrement à se battre. »
Un silence s'installa entre les deux hommes, Law réfléchissait et Shachi ne comprenait pas ou il voulait en venir.
— « Heu … Je ne vois pas le rapport Cap'taine.
— Pourquoi entraîner cette fille à devenir un atout pour la Marine si c'est pour visiblement ne jamais la vacciner ? »
C'était une sacrée colle, aucun des deux n'avait la réponse et le silence reprit place. Law soupira et rouvrit le dossier pour de nouveau le feuilleter, une feuille tomba au sol. Il se pencha pour la ramasser et dans son geste, un rayon de lumière traversa le papier jauni. Le pirate arrêta tous mouvements et haussa les sourcils dans un élan de surprise, son compagnon le regardait sans comprendre ce que son capitaine faisait.
Law releva doucement la feuille plus haut que son visage, histoire que la lumière du néon traverse le papier de toute pars. La luminosité eu pour effet de faire apparaître une écriture jusque la transparente, ça avait l'air d'être du filigrane. Il eu un sourire de satisfaction en pouvant lire un nouveau contenue, peut-être que ça révélerai de nouvelles informations.
''Trois-cent-vingt-huit a montré des réticences à vouloir faire sa séance d'entraînement aujourd'hui, ce matin j'ai ordonné qu'on lui injecte une dose de stimulant plus importante que d'habitude. Aujourd'hui était cruciale, nous devions l'obliger à s'entraîner pour qu'elle développe ses pouvoirs. Elle a voulu se rebeller, nous obliger à plier pour qu'on cède à son caprice, elle a quatorze ans il paraît que c'est l'âge qui fait ça. Quoi qu'il en soit nous avons réussi à l'anesthésier et j'ai ordonné qu'on lui scotch les mains et qu'on l'attache à une table d'observation avec de lourdes chaînes, qu'elle soit tellement serrée qu'elle en suffoque. Je veux que cette garce regrette pendant des heures dans le noir d'avoir osé négliger les décisions de la Marine, qu'elle ait à jamais peur de prendre une décision d'elle-même. Je vais aller lui rendre une petite visite maintenant … Et une fois que je lui aurais bien fait comprendre à quelle point elle n'est que ma création et notre objet, elle ira s'entraîner pendant huit heures.
Trois-cent-vingt-huit n'est rien d'autre que ma création, elle se pliera à mes envies.''
Law interrompit sa lecture et baissa le papier perdu sans ses pensées, un air troublé au visage. Shachi ne comprenait rien à ce que son capitaine faisait depuis plusieurs minutes.
— « Un problème ? Osa enfin demander le roux. »
Pour seule réponse il vit Law se levait et partir d'un pas rapide dans les couloirs, l'analyse et la page du dossier dans les mains il rentra dans sa cabine. Rentrant dans sa cabine d'un geste brusque il se posta devant la porte ou était enfermé la jeune femme, l'observant à travers la vitre.
— « Oï. Dit-il à son attention mais elle ne bougea pas d'un iota, il donna un léger coup de talon dans la porte en métal pour l'attirer avec le bruit. Eh Trois-cent-vingt-huit. »
Toujours aucune réponse, ça l'agaçait fortement. Elle était postée devant le hublot de la pièce regardant les fonds marins. La faible lumière de l'extérieur éclairait légèrement son visage, ses grands yeux regardaient chaque créature marine avec beaucoup d'attention. Trois-cent-vingt-huit ne comprenait rien à ce qui l'entourait, ne voyant toujours pas l'intérêt pour le monde extérieur et ça lui donnait une profonde impression de vide. Soudainement elle aperçue une énorme créature s'approchait lentement du hublot, elle fronça les sourcils en se demandant ce que c'était et pourquoi elle avait une espèce de gros caillou sur le dos.
— « Qu'est-ce-que c'est ? Demanda t-elle pour elle même. »
Law du navire haussa un sourcil à l'entente de sa voix, il détourna son regard vers son hublot et vit ce que visiblement elle regardait. Il soupira en constatant qu'elle n'en avait rien à foutre de son impatience.
— « C'est une tortue de mer. »
Trois-cent-vingt-huit se retourna surprise, sentiments partagé par le capitaine en voyant enfin une émotion sur son visage. Elle avait beaucoup posé de question fût un temps et on n'avait jamais pris le temps de lui répondre, alors avoir une réponse de la part d'un pirate l'avait fortement impactée. Lui espérait que maintenant il aurait son attention, mais elle se retourna de nouveau vers le hublot d'un œil soudainement lumineux.
— « Ho Trois-cent-vingt-huit je te parles. Tenta t-il de nouveau. »
Law se vit la découper en rondelles étant donné qu'elle l'ignorait toujours, mais après ce qu'il avait lu il avait compris qu'elle résisterait à de la torture. Il passa ses mains sur son visage, se tenant l'arrête du nez quelques instants pour rester calme. Trois-cent-vingt-huit elle regardait maintenant la tortue s'éloignait, son cœur battait de plus en plus. Elle ne comprenait pas pourquoi mais tous en répétant le nom de l'animal dans sa tête et en la détaillant, elle vit soudainement la beauté de la créature.
La jeune femme vit soudainement des couleurs prendre vie sur la tortue, sa carapace était d'un joli rose et des arabesques plus foncé ornée le dessus. Son cœur battait la chamade, pourquoi soudainement elle n'était plus indifférente ? Pourquoi cette réponse, l'avait tant chamboulée ? Trois-cent-vingt-huit se retourna vers la porte derrière elle, Law avait disparût la laissant seule.
— « Alors Cap'taine ? Demanda Shachi en voyant Law revenir.
— Je vais aller relire ça en détaille. Répondit-il simplement en récupérant le dossier. »
Et il disparût à nouveau sous les yeux du roux qui haussa les épaules se demandant dans quel merdier il c'était fourré. Law quant à lui revint dans sa cabine rapidement, ouvrant sa porte et la refermant par habitude, il fit quelques pas dans la pièce avant de s'arrêter brusquement. Il regarda Trois-cent-vingt-huit devant lui libre comme l'air et les mains détachées, la porte blindée ouverte. Les bras croisés sous sa poitrine elle ne bougea pas il fit donc de même, Law eut un air très irrité qui fit très plaisir à la jeune femme. Elle l'avait dit qu'il ne sourirait plus.
— « J'ai un marché à te proposer le pirate. »
