Salut tout le monde !

Oui, je sais, ça fait un baille, mais me revoilà aujourd'hui avec le chapitre 8 de l'histoire fraîchement sortie de mes petits papiers x)

Je tiens à remercier tout ceux qui ont donné une chance à mon histoire en la lisant simplement, en la suivant, en laissant des commentaires ou en la mettant dans leurs favoris ! Vous êtes tous chouette :)

Bonne lecture !

PS: MHA et ses personnages ne m'appartiennent en aucun cas.


Chapitre 8: Mourir et survivre


Mort. Katsuki Bakugo était mort. Une phrase qui sonnait fausse dans l'esprit d'Eijiro tant cette expression, cette affirmation, semblait si mauvaise et détachée de toute raison. Son meilleur pote, son meilleur ami, venait d'être tué de sang-froid et sous ses yeux par son béguin, Izuku Midoriya, dans cette nuit noire qui devait à l'origine être heureuse et festive. Au lieu de cela, les ombres du crépuscule semblaient engloutir toutes émotions positives, tous sentiments de joie, à mesure que la raison de chacun flanchait et s'étiolait au profit de l'horreur et d'un désarroi des plus total.

Le son strident et aigu de l'alarme de l'école ne tarda pas à faire son effet, rameutant les élèves des internats les plus proches du lieu de l'incident. La seconde B était les premiers à les rejoindre sur place, dans un silence des plus morbide, en comprenant ce qui venait de se passer, ce qui était en train de se dérouler sous leurs yeux. Aucun des élèves de la seconde A ne posait son attention sur les nouveaux arrivants, beaucoup trop pris dans une spirale de terreur et d'agonie.

On pouvait entendre au loin les corbeaux et les hiboux qui hurlaient comme un avertissement, un avertissement de danger et de mort, un avertissement qui n'était jamais arrivé aux oreilles des quelques étudiants à genoux devant le corps sans vie de leur ami tête brûlée.

- Arrête… Arrête d'raconter n'importe quoi, c'est pas drôle Eijiro…, commença Denki, les mains liées entre-elles, ne croyant pas, ne voulant pas croire les propos glacials qui venaient de sortir de la bouche de son ami.

- Oui, je suis sûr qu'il doit y avoir un malentendu…, continua Momo en tremblant à vue d'œil… et ce n'était pas dû à la fraîcheur de la nuit.

- Réessaie, indiqua sérieusement Fumikage en désignant le corps brisé de Katsuki contre le mur détruit.

Les larmes coulaient à flot incessant des yeux gonflés et fatigués du jeune au pouvoir de durcissement. Les veinules qui englobaient ses rétines étaient d'une triste teinte pourpre, affichant sa faiblesse à la vue de quiconque. Pourquoi ne le croyaient-ils pas ? Pourquoi voulaient-ils lui faire subir à nouveau la douleur de ne sentir aucun pouls dans le cou de son ami ? N'était-ce pourtant pas si évident ? Il suffisait de simplement jeter un œil à son corps pour savoir qu'il était bel et bien parti… et plus particulièrement à ses yeux ouverts dénués de toute vie, dénués de la flamme ravageuse qu'il arborait tous les jours.

Le corps devant lui n'était plus Katsuki, ce n'était qu'un réceptacle vide ne contenant plus son essence vitale. C'était un cadavre.

- Je –

- Qu'est-ce qui se passe ici ?!

Eijiro fut coupé par la voix roque et grave de son professeur principal, Aizawa. À ses côtés, Ochaco et Tenya se figèrent au même moment en voyant la dépouille de Katsuki près de lui. L'expression qu'ils arboraient, tous les deux, s'était dégradé en l'espace d'à peine quelques secondes pour refléter l'effroi de leurs camarades.

En voyant que personne ne semblait disposer à lui répondre, le super héros professionnel se rua avec plus de précipitation qu'il ne l'aurait voulu au chevet de son élève à l'apparence abimé pour prendre ses signes vitaux. Bien sûr, ce n'était qu'une formalité pour lui. Ses années d'expérience dans les bas-fonds contre les vilains les plus tenaces lui avaient appris de nombreuses leçons très importantes dans son métier dangereux, notamment comment savoir si une personne était encore en vie d'un simple regard. Pourtant, au fond de lui, il souhaitait avoir tort à tout prix.

Rapidement, il comprit que tout espoir était désormais révolu. Il se releva lentement en fermant brièvement ses paupières. Il ne pensait jamais à avoir à subir quelque chose de pareil. Dans toute sa carrière de professeur à Yuei, jamais un accident pareil avait pu se dérouler. Tout tournait toujours de la même façon chaque année, les élèves étaient pour la plupart diplômés et devenaient de brillants super héros. Aujourd'hui, il devait faire face à la dure réalité de la vie. Katsuki Bakugo était l'un des plus prometteur de cette promotion… qui ne connaitra jamais le métier de super héros professionnel. C'était son rêve et il le lui avait été fauché.

Le pire dans tout ça, c'était que tous ses camarades de classe, ses amis, étaient en train de regarder leur professeur avec une pointe d'espoir. Un espoir qui ne tenait qu'à lui de briser pour leur faire prendre conscience de la réalité. Un super héros n'est pas invincible et il ne le sera jamais.

- On ne peut plus rien faire pour lui. Il est mort, indiqua-t-il avec son ton neutre et vide bien à lui en balayant du regard de ses yeux fatigués chacun de ses élèves.

Il pouvait paraître cruel de n'afficher que de l'indifférence, mais c'était surtout sa façon à lui de gérer cette situation totalement inédite et tragique. Il ne devait montrer aucune faiblesse psychologique devant ceux qui seront les héros de demain. Pour son bien, pour le leur. Un héros devait être prêt à parer à toute éventualité, surtout lorsque cela concernait un proche. Tout le monde le savait. Hawks, Endeavor et même All Might le savait. Il fallait rester fort devant les victimes d'un incident… sous peine de briser un esprit déjà fragilisé. Et ça, il ne pouvait se le permettre.

- Fait chier, fait chier ! hurla Eijiro, toujours à genou et désemparé par les mots de son professeur qui firent déclic en lui, déversant un raz-de-marée d'émotions intenses hors de lui. Pourquoi ?! Pourquoi t'as fait ça Deku ?! Pourqu…

Il ne pouvait pas terminer sa phrase, bien trop peiné par la perte de son plus proche ami. Les sanglots aillant eurent raison de lui, il enfouit instinctivement son visage dans le débardeur noir du corps de Katsuki. C'était pour lui presque réconfortant, il pouvait sentir son odeur et sa chaleur corporelle encore présente. C'était comme s'il était encore en vie. C'était comme si tout cela n'était qu'un rêve éveillé qui s'abreuvait de ses pires craintes. Un cauchemar.

- Deku ? Attend… tu es en train de me dire que c'est Midoriya qui a fait ça ?! lui demanda Aizawa toujours sur le même ton froid en posant une main sur son épaule.

À l'intérieur de lui, tout était différent. La surprise était entière. Était-ce seulement possible ? Était-ce seulement possible que le jeune garçon qui aspirait à devenir un héros aussi important qu'All Might lui-même ait fait une chose pareille ? En temps normal, Shota aurait pensé à une blague de mauvais goût. Seulement, la situation qui se présentait à lui ce soir était catastrophique et grave. Et l'état de son élève étalé sur le cadavre de son camarade lui indiquait tout particulièrement qu'il disait la vérité.

- C'est... C'est pas possible ! Deku ne ferait jamais une chose pareille ! hurla presque inconsciemment Ochaco les larmes aux yeux. Ok, il était peut-être un peu bizarre dernièrement, mais il ne ferait jamais de mal à l'un de ses amis, à l'un de nous ! Et puis –

- Ochaco…, murmura seulement Mina en lui envoyant un regard empli de tristesse, un regard qui lui disait d'arrêter, d'abandonner.

- Non, je n'y crois pas ! C'est faux ! Comment vous pouvez dire une chose pareille ?! C'est notre ami ! C'est… C'est…

La voix de la jeune femme s'étrangla à l'intérieur de sa gorge.

- On était tous là, Ochaco. On l'a tous vu… On l'a tous vu utiliser son alter à pleine puissance sur Katsuki. Ce n'était pas un hasard et tu le sais aussi bien que nous…, tenta Momo de lui faire comprendre alors qu'elle-même avait du mal à assimiler la situation. Et puis, tu en as toi-même fait les frais, je me trompe ?

- Je… Je…

La jeune femme au pouvoir de gravitation n'avait plus la force de résister. Le regard de sa classe était insoutenable. Comment y croire ? Comment croire à la culpabilité de Deku ? Il avait toujours été gentils, mignon et adorable. Il était même un peu naïf sur les bords. Alors que s'était-il passé pour qu'il puisse commettre une telle atrocité ? Elle n'en avait aucune idée et c'était bien ce qui la chagrinait.

D'habitude, il venait toujours se confier à elle quand il en avait gros sur le cœur, quand quelque chose n'allait pas. Aujourd'hui, il l'avait repoussé et insulté devant tous ses camarades. Ce changement de comportement n'était pas anodin, quelque chose lui était arrivé.

Aizawa se retourna promptement vers son collègue, Vlad King, qui venait d'arriver sur les lieux du crime et qui était resté en arrière pour s'occuper de ses élèves.

- La police et les ambulances ont été mis au courant ? lui demanda-t-il sur un ton neutre.

- Oui, ils ne devraient pas tarder à arriver, lui répondit le professeur principal de la seconde B sur le même ton qui semblait glacial.

- Parfait, dans ce cas je dois passer un coup de fil. Va chercher Nemuri et les autres, ils ne doivent pas être bien loin…

Aizawa commençait à partir quand il fut interrompu par la voix cette fois-ci bien sérieuse de son interlocuteur.

- Je sais que cette indifférence n'est qu'une façade pour toi, mais fais attention. Tes élèves… ils ont besoin de toi maintenant plus que jamais.

-Laisse-moi m'en occuper et occupe-toi plutôt des tiens, Sekijiro. Ils n'ont peut-être pas eu à assister à la mort de l'un de leur camarade mais ils sont clairement aussi fragilisés que les miens.

Avec ces mots, le professeur quitta les lieux sans dire un seul mot de plus à ses élèves, à son collègue, à quiconque.

- Shota…, se murmura Sekijiro à lui-même en comprenant que cette situation avait peut-être plus touché qu'il ne le pensait son collègue.

Rapidement, il reprit ses esprits et décida de faire tout son possible pour accompagner ses élèves dans cette épreuve. Il n'en avait pas l'air, mais il était très soucieux envers ses protégés. Cette épreuve était en quelques sortes un défi à relever pour toute l'école. Un défi tragique, certes, mais un défi réel.

Les minutes passèrent et la situation était toujours la même, jusqu'à ce que des bruits de sirènes se firent finalement entendre, écrasant le son de l'alarme de l'école.

Ensuite, tout s'accéléra. Les forces de l'ordre créèrent un champ de sécurité autour du lieu de l'incident, écartant tout le monde de son point d'ancrage.

Les élèves de la seconde A furent mis à l'écart et examiné brièvement les uns après les autres par des médecins compétents de l'hôpital de Musutafu pour vérifier qu'ils n'avaient aucunes blessures à soigner.

Les autres furent évacués dans le gymnase, par classe, par leur professeur principal respectif.

Finalement, il ne restait plus que la seconde A à seulement quelques mètres de son dortoir. Elle devait attendre l'arrivée d'Aizawa qui se faisait clairement tardée. Personne n'osa parler, seuls quelques sanglots et reniflements se firent entendre alors que chacun essayait de se réconforter comme ils le pouvaient.

Eijiro, toujours coincé dans ses pensées noires, releva son regard fatigué vers le lieu de l'incident, et écarquilla ses yeux en voyant que c'était le moment. Son corps tremblait et sa respiration se saccadait secondes après secondes par anticipation macabre.

Il entraperçut brièvement la housse mortuaire noire contenant le corps de son meilleur ami se faire emporter à l'intérieur du camion des ambulances. À ce moment, son cœur se brisa à nouveau en sentant à nouveau les larmes lui monter aux yeux.

La main ferme de son professeur principal sur son épaule le ramena à la réalité alors que celui-ci se plaça devant lui pour lui obstruer la vue.

- Ce que vous allez vivre, chacun d'entre vous, dans les jours et dans les mois à venir sera douloureux et vous rappellera encore et encore ce qui vient de se passer ce soir, commença-t-il sur un ton plutôt maussade et dénué d'énergie, allant en contradiction totale avec la force de ses propos.

Il prit une courte pause, en jetant un coup d'œil vers les ambulances qui commençaient à quitter le campus empli d'une atmosphère sinistre. Une fois les sirènes furent-elles étouffées dans le lointain, il reprit.

- Bon, tout le monde me suit, on va rejoindre les autres au gymnase.

'Je sens que cette nuit va-être très longue…'pensa-t-il de façon rhétorique alors que le petit groupe commençait à se diriger vers l'établissement un peu plus loin dans la cour de l'école.

- Mais… Il est où Shoto ?! demanda vivement Momo avec une pointe d'anxiété dans sa voix en ne voyant pas son collègue aux pouvoirs bipolaires à côté d'elle.

D'ailleurs, c'était vraiment très étrange de sa part. D'habitude, il prenait toujours part aux conversations en temps de crise et depuis ce qui venait de se passer un peu plutôt, il était extrêmement silencieux, invisible, disparu.

- Il n'est quand même pas aller…, songea avec un ton révélateur Denki en comprenant ou était passé son camarade.

- Imbécile ! Qu'est-ce qu'il lui a prit ! éclata Aizawa avant de se ruer dans la direction opposée au gymnase. Aller rejoindre les autres, je me charge de le ramener ici en un seul morceau.

Sur ces mots, il abandonna le reste de ses élèves dans l'incompréhension la plus totale. Ceux-ci étaient beaucoup trop secoués par leurs émotions et choisirent simplement de continuer leur chemin vers le gymnase en espérant que cette nuit n'était qu'un cauchemar duquel ils se réveilleraient bien assez tôt.

De son côté, Aizawa se prépara au pire. L'un de ses élèves venait de mourir dans l'enceinte de l'école, s'il ne retrouvait pas le jeune Todoroki à temps… celui-ci pourrait partager le sort de son camarade, Bakugo.

- Hors de question de laisser cela se produire, j'en fais le serment ! se murmura-t-il à lui-même avant de quitter à vive allure Yuei pour retrouver Todoroki et peut-être même Midoriya, qui semblait être au centre névralgique de tout ce qui était en train de se dérouler.

En revanche, ce qu'il ne savait pas, c'était que l'alliance des super-vilains s'était elle aussi mise en route. Tout semblait s'emboîter comme des pièces de puzzle, Tomura Shigaraki en était ravi…


À suivre dans le prochain chapitre...


Voilà, voilà !

Un chapitre un peu court par rapport à d'habitude qui permet de faire le point sur ce que ressentent les personnages après le choc de la mort de l'un des leurs. Dans le prochain chapitre, nous retrouverons Deku dans sa fuite, suivant les évènements directement après le dernier chapitre !

Par ailleurs, je m'excuse pour l'irrégularité de mes chapitres. Ayant trouvé un travail récemment, je dispose de moins de temps pour écrire mais j'essaye de faire de mon mieux pour vous sortir mes chapitres qui me tiennent à cœur ! Bien sûr, je n'abandonne pas mon histoire, j'ai encore énormément de choses à traiter, nous ne sommes qu'aux prémices du plot alors accrochez-vous !

Aussi, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et une très bonne année en cette période troublée par la Covid-19. Prenez soin de vous et de vos proches !

À la prochaine !