Si le précédents chapitres pouvaient vous rappeler l'Attaque des clones, les prochains vont s'en doute s'en éloigner. Je déteste "recopier" le film, donc cela sera différent tout en gardant la même ambiance du film. (du moins, j'espère). Bonne lecture.


Chapitre 3 :

Double Discussion

La nuit était tombée et Anakin observait la circulation au loin des routes aériennes de Coruscant. Il ne savait quoi penser de cette journée. Il était à la fois heureux et déçu. Heureux de retrouver Obi-Wan, déçu de leur premier échange depuis 10 ans. Il n'y avait pas une seule journée, où il ne pensait pas à lui, où chaque étoile qu'il avait l'occasion de voir dans le ciel nocturne le ramenait à lui.

« Anakin ? Tout va bien ? »

Le Padawan se retourna au son de la voix de son maître. Il hocha la tête mais ses yeux tombèrent rapidement vers le sol.

« Je ne dors plus très bien, ces derniers temps, maître. » Avoua-t-il.

Qui-Gon s'avança vers lui et posa ses deux mains sur les épaules de son apprenti, le visage inquiet, le scrutant avec attention.

« Des cauchemars ?

- Oui. Je rêve de ma mère, elle se meurt… » Déglutit-il.

Il sentit que son maître se tendit. Visiblement, cela l'affecta étrangement. Qui-Gon ferma les yeux et les rouvrit, avec une inspiration.

« Ne te fie pas à tes rêves, mauvais ou bonnes, il se peut que ton esprit te joue des tours…

- Et si cela s'avérait vrai ? Et si c'était une vision ?

- Que voudrais-tu faire si c'était le cas, Padawan ? Si je te laisse le choix maintenant, que ferais-tu ? »

Anakin resta bouche bée, devant la proposition de son maître. Serait-ce un test ? Il avait pris l'habitude d'entendre les paroles énigmatiques de Qui-Gon, mais cette fois, il ne savait quoi dire. Oui, que ferait-il ? Alors qu'il retrouvait Obi-Wan, il s'inquiétait pour sa mère. Il aimait Obi-Wan et il n'aurait pas le cœur à l'abandonner pour un rêve qu'il le tourmentait.

« J'aimerai aller sur Tatooine pour vérifier qu'elle est en vie…mais je suis…un Jedi…je n'ai pas le droit d'abandonner la mission.

- Tu es libre, Anakin, de faire ce qui te semble juste, peu importe la décision que tu prendras quand tu seras face à ce choix, je ne t'en voudrais pas. »

La voix de son maître était mélancolique, empli d'un chagrin profond, et son regard se dirigea vers la chambre du Sénateur. Anakin réalisa alors pourquoi il venait de lui dire cela.

C'est parce qu'Obi-Wan a choisi de ne pas être Jedi…Est-ce que vous pensez aussi que je quitterais l'Ordre pour ma mère ?

Non, il ne quitterait pas l'Ordre. C'était son rêve, c'était le rêve de sa mère. Elle l'avait accepté qu'il la quitte parce qu'elle voulait qu'il soit un Jedi. Abandonner cela, c'est abandonner les espoirs qu'elle avait pour lui.

« Et vous, maître, que souhaitez-vous ? »

Qui-Gon fixa toujours les murs qui les séparaient du Sénateur et murmura :

« J'aimerais que tu restes mon Padawan. »

Mais à qui le disait-il ? A lui ou à Obi-Wan ?

.

Obi-Wan n'arrivait pas à dormir, surtout avec deux individus sensibles de la Force qui le surveillaient de près. Quelle idée le conseil avait-il pour lui infliger cela ? C'était un ordre du Chancelier, il n'avait pas eu son mot à dire. Il n'appréciait pas beaucoup l'homme, malgré son respect pour sa loyauté envers la République et surtout parce qu'il avait été son prédécesseur, avant Padmé.

Sa sœur adoptive lui avait envoyé de nombreux messages d'inquiétudes concernant l'attentat, mais il n'avait eu le cœur de répondre. Tout lui semblait si sombre en ce moment, il ne savait comment être face à son ancien maître et son nouveau Padawan. Bien sûr, il était heureux d'être auprès d'eux à nouveau, pourtant, il avait hâte de retourner sur Naboo, c'est là qu'était sa place, cette planète qui l'avait accueillie comme son enfant. Les Naboos l'aimaient et très rapidement, il s'était forgé une place auprès d'eux.

Aidé par la Force, il se redressa de son lit, s'installant dans l'hoverchair. Cela ne servait à rien d'être allongé, il devait prendre l'air, sortir de cette pièce étouffante.

Le petit droïde R2D2 s'activa, le faisant sursauter. Il l'avait oublié. Depuis 10 ans, ce mécano l'avait suivi partout il allait et il était surpris de voir qu'il résistait à tout. R2 roula jusqu'à lui et activa un scan.

« Force, R2, je vais bien, inutile de faire ça ! »

Le droïde, depuis son accident, le scannait pratiquement toutes les deux heures pour s'assurer de son état de santé et l'envoyait à son médecin personnel. Il lâcha un soupir agacé et contourna le robot, glissant l'hoverchair en dehors de la chambre.

Il traversa le petit couloir pour se retrouver dans le salon et ne fut pas surpris de voir Qui-Gon assis à terre, en méditation, au milieu de la pièce.

Avec un peu de chance, je pourrai l'éviter…Espéra-t-il en longeant le mur, tout en faisant attention de ne pas faire trop de bruit.

Il savait que la méditation pouvait être si profonde qu'un Jedi ne s'apercevrait pas de ce qui l'entourait, bien évidemment, le danger était l'exception, mais Obi-Wan n'était pas un danger et il priait pour que son passage reste inaperçu.

Alors qu'il avait traversé le salon, une voix lui lança :

« Où comptez-vous aller, Sénateur ? »

Merde.

Obi-Wan figea son fauteuil et vaincu, il pivota vers Qui-Gon. Ce dernier s'était levé et il lui adressait un sourire amusé. Pendant un instant, l'ancien Padawan crut revenir à cette époque où il n'était qu'un apprenti.

« Je suis désolé, maître Jinn, je ne voulais pas vous importuner.

- Cela ne répond pas à ma question, Sénateur.

- Je voulais me chercher un rafraichissement, répondit-il.

Lui-même ignorait ce qu'il voulait faire, mais la cuisine se trouvait dans sa direction, donc le mensonge pourrait être cohérent.

- Tu ne sais pas mentir, Obi-Wan.

Le Sénateur rougit fortement. C'était si évident que cela ? Il n'avait jamais menti à Qui-Gon, ni même à qui que ce soit d'ailleurs. Il cligna des yeux lorsqu'il remarqua que le Jedi ne lui avait pas parlé comme un sénateur.

- J'ai beau essayé de relire plusieurs ta biographie sur l'holonet, je n'arrive pas à oublier le Padawan que j'ai abandonné…continua Qui-Gon en baissant les yeux, j'ai été un mauvais maître.

- Vous n'avez rien fait, maître Jinn, j'ai pris la décision de partir. Vous n'êtes pas responsable de cela.

- Tu as l'air en meilleur forme, tu as l'air plus…détendu.

- Je suis bien nourri et je dors plus qu'avant, fit Obi-Wan avec un sourire.

Qui-Gon rit doucement et s'assit sur le canapé, tandis que le politicien se plaça à ses côtés, non loin de lui. Peut-être était-ce le bon moment pour s'expliquer, bien qu'il n'ait nulle envie de remuer le passé. Cependant, la culpabilité le rongeait depuis des années, il avait laissé derrière son maître sans rien lui dire, il avait une part de sa responsabilité.

- Ben Naberrie, donc ? Lança Qui-Gon la curiosité dans son regard.

- Oui, les Naberrie m'ont accueilli comme un fils…Et quand ils m'ont proposé d'être l'un d'eux, j'ai hésité et finalement j'ai accepté, j'avais besoin d'une nouvelle identité pour ma nouvelle vie.

- Je suis heureux que ce soit la famille de Padmé Amidala qui ait pris soin de toi. »

Pendant deux ans, il était donc resté dans sa nouvelle famille, à apprendre les coutumes, se familiariser avec sa nouvelle planète, se lier avec des personnes, se mêler aux Naboos, comme s'il était né là-bas. Il n'avait jamais eu de difficulté à s'adapter dans un nouvel environnement.

« Tu es devenu Roi pendant trois an, par la suite…poursuivit Qui-Gon.

- Ce que l'holonet ne dit pas, c'est que j'ai été obligé, interrompit-il en se mordant les lèvres, Padmé était encore Reine et elle est tombée gravement malade, ce qui l'a contraint à désigner quelqu'un pour la remplacer et elle s'est tournée vers moi. En vérité, je n'ai même pas été au début élu…et puis quand il y a de nouvelles élections, malheureusement, Naboo traversait une crise, Padmé voulait être Sénateur et elle m'a demandé de me présenter aux élection…et vous connaissez la suite

- A ce que je lis, tu étais un Roi formidable…

- J'ai abdiqué. Quel genre roi abdiquerait ? Grinça-t-il sèchement.

- Le genre qui pense avoir accompli son devoir, répondit Qui-Gon sagement, tu as accompli tellement de choses…je regrette de n'avoir pas pu percevoir cela, ton potentiel, ton cœur…

- N'allez pas plus loin, je refuse d'en entendre plus. »

Obi-Wan n'avait pas envie de subir les regrets de son maître, le passé appartenait au passé. Les regrets, les remords et la culpabilité n'avaient plus sa place aujourd'hui.

« Tu es encore fâché par ce que je t'ai fait, souffla le Jedi.

Le Sénateur se détourna de lui, se mettant dos à lui.

- La colère n'est pas…Commença Qui-Gon sur un ton de reproche.

- Je ne suis pas un Jedi ! S'exclama Obi-Wan agacé.

- Il est vrai…mais tu utilises toujours la Force. Le Capitaine Typho m'a expliqué ce qui s'est passé, tu as voulu protéger ton personnel en utilisant la Force et c'est toi qui as été blessé…

- Si je ne l'avais pas fait, ils seraient tous morts, s'étrangla Obi-Wan.

Il n'avait plus à cacher l'attachement. Son personnel faisait partie de ses amis désormais et même si beaucoup lui disait qu'il n'avait pas à les protéger, il ne pouvait rien y faire, c'était au-delà de lui-même. Il refuse que quelqu'un donne sa vie pour lui.

- Ce qui me rassure, c'est que tu sois resté toi-même, fit Qui-Gon sincèrement.

Obi-Wan resta silencieux, mais il ne put s'empêcher d'interpréter ces paroles qui en disaient longs : son ancien maître craignait qu'il ne tombe dans le côté obscur. Cela avait toujours été ses craintes, depuis le début de leur formation, depuis qu'il avait été sous sa supervision.

« Maître, regrettez-vous de m'avoir pris pour Padawan ? » demanda-t-il en levant ses yeux vers lui.

Le visage du Jedi se crispa, son teint pâlit et son regard envoya un frisson à Obi-Wan, qui savait alors quelle serait sa réponse.

« Oui. Si j'avais su que tu ne deviendrais pas un Jedi, je ne t'aurai jamais pris.

- Je vois. Merci de votre sincérité, maître Jinn.

- Mais tu as été un bon Padawan, j'ai été ravi de t'avoir enseigné… »

Mais les mots se perdirent, le Sénateur n'écoutait plus, il n'avait plus envie de l'écouter, il voulait juste s'éloigner d'ici. Rester auprès de son ancien maître était une mauvaise idée. Accepter les commandes du Conseil Jedi était une erreur, il aurait dû rester sur Naboo, il aurait dû envoyer un représentant. Au lieu de cela, la Force l'avait incité à venir sur Coruscant. Maudit soit-Elle, il aurait dû porter un inhibiteur de Force…

« Obi-Wan ? S'enquit Qui-Gon devant son absence de réaction.

- Je suis navré, je vais aller en cuisine me chercher un rafraichissement…ne me suivez pas, c'est juste à côté. »

Et étrangement, son ancien Professeur ne protesta pas, le laissant aller.

.

.

La cuisine était une pièce assez grande, Obi-Wan avait insisté pour avoir cette pièce dans ses appartements sénatoriaux. Il aimait cuisiner et il refusait qu'un étranger fasse sa cuisine à sa place, sauf Dex. C'était l'exception, d'ailleurs, il s'était promis qu'il irait faire un tour chez lui, pour manger ses délicieux burgers.

A peine eut-il le temps de franchir le pas de la cuisine, qu'il tomba nez à nez avec Anakin.

C'est pour ça que Qui-Gon n'a pas insisté pour me laisser partir…Pensa-t-il nerveusement.

Le garçon était beaucoup plus grand que lui et l'enfant qu'il avait connu des années auparavant n'était plus. Il avait à la place un adolescent presque adulte. Obi-Wan se renfrogna en se rappelant qu'il approchait désormais de la trentaine, il n'était plus tout à fait jeune, mais nombreux étaient les personnes qui le prenaient pour un adolescent. Cela lui avait porté préjudice avant sa nomination de Sénateur. Lorsqu'il était Roi, le maquillage imposé cachait son physique et camouflait son visage juvénile, il n'avait donc pas eu affaire à des remarques dérangeantes.

« Mon maître m'a prévenu que vous comptiez venir ici, l'informa Anakin, je pense qu'il craignait que vous sortiez. »

Ah. Voilà qui expliquait un peu plus la patience du Jedi.

Obi-Wan passa devant le Padawan et, grâce à la Force, se servit du thé qui semblait avoir été préparé par le jeune homme. Ce dernier releva un sourcil surpris.

« Vous buvez du thé ? S'étonna-t-il en s'installant en face de lui.

- Oui.

- Comme maître Qui-Gon.

- Est-ce un problème ? marmonna-t-il.

- Non, c'est…bizarre.

- Il n'y a rien de bizarre, à ce qu'un maître transmette une partie de ses gouts à son Padawan, répliqua le Sénateur.

- Je n'aime pas le thé.

- C'est bien regrettable.

- Vous m'avez manqué, Obi. »

Le politicien frémit, déposant lentement sa tasse sur la table. Son cœur se serra. Il avait passé toutes ses années à se demander si Anakin deviendrait le Padawan parfait pour Qui-Gon et c'était le cas. Ils avaient l'air de bien s'entendre, Anakin ne semblait pas souffrir de leur relation. Après tout, Qui-Gon l'avait choisi. Mais il se demandait si le petit garçon de Tatooine se souvenait encore de lui, si leur amitié était toujours intacte malgré les années, si Anakin lui en voulait d'être parti, si Anakin l'avait oublié.

« L'attachement est prohibé par l'Ordre Jedi…

- Vous n'êtes plus un Jedi, rétorqua Anakin un peu surpris.

- Mais toi, tu l'es.

- Est-ce si mal de vous dire que j'ai pensé à vous tous les jours de ma vie jusqu'à aujourd'hui ?

- Oui, tu ne devrais pas.

- Vous êtes cynique.

- Je suis réaliste. Tu es un Jedi, l'attachement peut être dangereux.

- Pourquoi vous en soucier ? Vous ne l'êtes plus…Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire alors que vous avez quitté l'Ordre ! »

Ces mots le blessèrent durement, sachant très bien que le Padawan avait raison. Il n'avait aucun droit de lui dire cela. Il savait qu'il n'aurait jamais dû dire tout ça à Anakin, mais bien malgré lui, il restait fidèle en ce qu'il avait appris. Si Anakin devait être un Jedi, il devait suivre l'Ordre. Pourtant, qui était-il pour lui faire la morale ? Lui, un non-Jedi. Un sénateur. Un déchu.

« Excuse-moi, je regrette…dit-il doucement, tu m'as aussi manqué, Ani. »

Le Padawan se détendit et ses épaules s'affaissèrent. Il esquissa un sourire timide, la colère disparut de ces traits laissant place à une joie sourde.

« Vous avez de raison…fit-il, mais si cela me rend heureux de penser à vous, pourquoi n'ai-je pas le droit ? »

Les joues du Sénateur prirent une teinte colorée. Il ne s'attendait pas à être une raison du bonheur d'Anakin. Il ne s'était pourtant pas fréquenté aussi longtemps pour qu'une relation suffisamment forte puisse faire naître un attachement aussi grand.

« Dix ans …et malgré cela, tu ne m'as pas oublié, soupira Obi-Wan.

- Non.

- Pourquoi ?

- Eh bien, parce que je vous… »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la Force l'avertit d'un danger. Obi-Wan eut juste le temps d'apercevoir une silhouette sombre, casqué, portant un jetpack, à l'unique fenêtre de la cuisine. Anakin se jeta alors sur lui, pour le protéger, le faisant tomber de son hoverchair alors que des tirs cassèrent la vitre et tout ce qui se trouvait sur sa ligne de mire.

Anakin activa son sabre contournant les tirs. La vue du laser arrêta les coups et l'individu s'enfuit alors, s'envolant dans les ténèbres de la nuit.

« Kriff ! S'exclama le Padawan en se précipitant à la fenêtre brisée, il s'est enfui ! »

Qui-Gon arriva à ce moment-là, l'inquiétude sur ses traits.

- Anakin, Sénateur, tout va bien ?

Le Jedi balaya la pièce du regard pour s'assurer que le danger n'était plus mais resta vigilant. Anakin retourna auprès du Sénateur qui gémit en tentant de se relever, se rappelant alors qu'il n'avait plus l'usage de ses jambes. Il remercia le Padawan qui l'aida à se remettre sur son hoverchair, et fut affligé de voir les dégâts causés par le terroriste.

Une agitation s'entendit et la suite d'Obi-Wan vint à lui, tous avaient une expression paniquée et angoissée sur leur visage. Parmi eux, il y avait son Capitaine, deux autres gardes, son médecin, le Dr Adeno et un de ses suivants, Kyle Hilm.

« Monsieur ! Que s'est-il passé ! S'écria Typho.

- Êtes-vous blessé ? S'enquit son médecin.

- Calmez-vous, ordonna Qui-Gon d'une voix forte devant le groupe.

Jamais le sénateur ne fut aussi heureux que l'autorité de son ancien maître soit utile à ce moment-là, imposant le silence à son entourage.

« Le sénateur est en sécurité avec nous, intervint Anakin sur de lui, visiblement l'homme qui a essayé de le tuer, ne s'attendait pas à un Jedi et il s'est enfui.

- Vous n'êtes pas en sécurité, Monsieur, déclara Typho, ce fut une erreur de venir sur Coruscant.

- Non, il est nécessaire que je vienne…

- Là n'est plus la question, coupa Qui-Gon, on a attenté à votre vie une nouvelle fois, je me dois de signaler cela au Conseil. Si vous me dîtes pas ce que vous savez, je crains que nous soyons obligé de vous emmener ailleurs…et quand je dis « ailleurs », je dis que vous devrez quitter Coruscant. »

Il se mordit les lèvres, il n'aimait pas du tout que le Conseil Jedi se mêle de ses affaires et encore moins, qu'on l'incite à fuir. Sa véritable raison de sa venue concernait le vote demandé par la Chancelier sur la création d'une armée pour la République, du moins, c'était ce qu'il disait officiellement. Depuis le début de son mandat en tant que Senateur, il avait senti qu'une ombre planait sur la République, la présence des Séparatistes, les systèmes qui voulaient quitter la République, une guerre presque imminente, tout cela n'avait de sens pour Obi-Wan. Quelque chose se tramait et la Force l'avait poussé à venir pour participer au vote. S'il quittait Coruscant, il mettrait en danger la République.

Il devrait prendre une décision.

« Jango Fett. C'est l'homme qui a tenté de me tuer. C'est un chasseur de Prime. »