Note important : alors, j'ai beaucoup triché dans ce chapitre, déjà parce que je n'aime pas du tout ces passages, et en plus parce que je suis pas doué pour la description xD donc, il se peut, surtout pour les lecteurs avisés que vous reconnaitrez quelques expressions empruntés aux livres.

Donc, je me suis énormément reporté sur le livre adapté des films écrits par Terry Brooks, R-A Salvatore, Matthew Stovern, traduits par Jean-Marc TOUSSAINT, Thierry ARSON et Jean-Claude MALLE.

Sans eux, j'aurai sans doute fourni un chapitre vraiment dégueulasse.


Chapitre 11 :

Tatooine


Mos Espa

Anakin fixait au loin leur destination proche. Ils étaient conduits dans un speeder pousse-pousse remorqué par un droïde ES-PSA, une machine dotée d'une roue à la place des jambes. Obi-Wan était à ses côtés, recouverts d'un grand manteau bleu-gris, qui cachait ses vêtements élégants de Sénateur.

Ils avaient quitté Naboo assez vite et aucun des deux n'avaient de vêtements qui pouvaient les camoufler dans la foule du peuple de Tatooine. Anakin avait dû utiliser la Force pour contrôler l'esprit d'un officier pour les autoriser à garer son vaisseau sur une aire d'atterrissage, sous l'œil désapprobateur de l'ancien Jedi. Pourtant, Obi-Wan ne lui disait rien, se contenta alors de sourire par la suite.

« Nous y sommes, déclara Anakin fixant un vieux Toydarien qui rouspétaient des droïde mécanos confus.

Le jeune Padawan ordonna au droïde ES-PSA de s'arrêter, chose qu'il fit immédiatement et descendit du véhicule, aidant le sénateur à descendre.

Obi-Wan n'avait pas entièrement récupéré ses jambes, mais il avait persuadé Anakin qu'il pouvait se passer d'hoverchair et de cannes. En réalité, depuis qu'il était lié au Padawan, il avait l'impression que sa guérison s'était accélérée. Il n'avait cependant informé personne de cette étrange découverte. Il avait rarement entendu parler d'un lien qui pouvait accélérer la guérison, mais Anakin était l'Elu avec des midichloriens élevés.

Les deux jeunes hommes s'approchèrent du Toydarien qui les ignora complètement, concentré à hurler sur le trio de droïdes mécanos.

« No chuba da wanga, da wanga ! »

Anakin se pencha vers Obi-Wan, chuchotant :

« C'est du huttais. »

Le Sénateur leva les yeux vers lui, arquant un sourcil, son expression signifiait clairement « Me prends-tu pour un idiot ? ». Anakin s'attendait à une réplique cinglante mais à la place, Obi-Wan s'avança vers le Toydarien.

« Chut, Chut, Watto »

Anakin sursauta alors, surpris d'entendre du Hutt dans la bouche si noble de son amant. Le Toydarien eut sans doute la même réaction lorsqu'il vit que l'étranger qui lui parlait ne venait pas de cette planète.

« Ke booda ? dit il surpris.

- Ding mi chasa hopa, continua Obi-Wan en saisissant la pièce endommagée sur laquelle Watto travaillait.

Le cœur du Padawan fit un bond et se retint d'embrasser Obi-Wan en le voyant examiner avec attention la pièce. Il ne savait pas que l'ancien Jedi avait gardé des compétences en mécanique. Au bout de quelques secondes à manipuler les pièces, le petit moteur se mit à ronronner. Le sénateur hocha la tête, esquissant un sourire plutôt fier à Anakin.

« Ce n'est pas parce que je suis devenu un Sénateur que je ne m'intéresse pas à la mécanique, c'est le strict minimum de savoir réparer ce genre de choses, Anakin, lança-t-il devant le regard ébahi de l'apprenti, sans cela, je n'aurai sans doute pas survécu aussi longtemps. »

Watto tressaillit lorsqu'il entendit le prénom d'Anakin et se tourna donc vers ce dernier.

« Anakin ? Le petit Anakin ? S'écria –t-il éberlué, tout en battant les ailes avec excitation, qu'est-ce que tu as grandi, dis donc ! Tu es donc devenu un Jedi alors ? »

Il l'observa de la tête aux pieds puis se tourna vers Obi-Wan.

« Et toi ? Tu es aussi un Jedi ?

- Non, juste…un ami, répondit le Sénateur d'un ton neutre.

- Ma mère, je veux savoir où elle est, intervint Anakin ne souhaitant pas s'éterniser une seconde de plus.

Malgré le fait que trouver sa mère était très importante, il avait toujours sa mission et il refusait de laisser Obi-Wan trop longtemps sur cette planète qui abritait le groupe de mafieux le plus dangereux de l'Univers.

- Je l'ai vendue, annonça Watto.

- Quoi ?

- Les affaires sont les affaires, Anakin, dit-il précipitamment, je l'ai vendu à un cultivateur d'humidité appelé Lars. Ace qu'il paraît, il l'a affranchie pour l'épouser ! »

Anakin sentit dans son lien qu'Obi-Wan se détendit à cette annonce, ce qui avait pour effet de faire de même pour lui.

« Très bien, où habitent-ils ? »

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Grâce aux informations de Watto, la ferme fut facilement retrouvée et Anakin n'eut aucun difficulté à déposer leur vaisseau non loin la demeure de Cliegg Lars. Lorsqu'ils descendirent du vaisseau, Obi-Wan pouvait ressentir l'impatience du jeune homme de revoir sa mère. Mère qu'il n'avait pas vu depuis des années, depuis que Qui-Gon l'avait emmené pour Coruscant, pour qu'il devienne un Jedi.

Obi-Wan était un Padawan à ce moment-là, il n'avait jamais véritablement connu Shmi Skywalker. A ses yeux, il serait tout bonnement un étranger. Il s'arrêta alors.

« Ani, je vais rester ici, annonça-t-il.

- Quoi ? Pourquoi ?

- Tu vas revoir ta mère, alors il vaudrait mieux qu'elle te voit seul et non avec un étranger, qu'elle ne connait pas. En plus, tes retrouvailles avec elle doivent se faire uniquement entre toi et elle.

- Obi…

- Nous sommes sur Tatooine, chez les Lars, personne ne me connait, même pas ta mère, ce serait irrespectueux que je m'introduise chez eux ainsi, expliqua Obi-Wan avec diplomatie, tu me présenteras à elle en bonne et due forme, d'accord ? Je vais attendre dans le vaisseau avec R2.

- Tu dois rester auprès de moi, je dois te protéger. »

Le Sénateur rit de bons cœurs.

« Nous ne sommes même pas séparés de 20 mètres ! Et n'oublie pas que je sais me défendre, je ne suis pas un Sénateur comme les autres…

- Ah oui, j'avais oublié que tu étais un Jedi avant.

- Va, Ani. Je t'attendrai.

- Je viens te chercher dès que je t'aurai annoncé auprès d'eux. »

Obi-Wan acquiesça et se détourna de lui pour retourner dans le vaisseau. Au moment où il s'assit, pour reposer ses jambes, il eut un mauvais pressentiment. La Force était inquiétante, presque étouffante et pourtant, elle ne lui décelait aucun danger aux alentours. Le lien avec Anakin était silencieux, au repos. Aucune émotion forte ne la traversait.

Il profita de ce rare moment de solitude et de calme pour fermer un instant ses yeux. Ce n'est pas qu'il n'appréciait pas la présence d'Anakin mais ressentir la Force à nouveau, de manière constante, avec un lien formé, était éprouvant, il n'était pas encore habitué et il dépensait une énergie considérable pour s'y adapter. Il avait appris cela lors des cours lorsqu'il était encore qu'un jeune initié, mais à cette époque, aucun Jedi n'avait tenté de se couper de la Force aussi brusquement que lui, donc très peu connaissait les effets néfastes de cette rupture.

Il se passa au moins une trentaine de minutes, avant que quelqu'un ne vienne poser sa main sur son épaule. Obi-Wan se rendit compte qu'il s'était endormi et il découvrit le visage d'Anakin crispé, mêlé à l'angoisse et la peur. Il fronça les sourcils en remarquant que le jeune Padawan avait bloqué son esprit pour éviter de laisser échapper ses émotions dans leur lien. Mais Obi-Wan savait que quelque chose de grave s'était passé.

« Ani ? Qu'y-a-t-il ? »

Anakin ouvrit la bouche, mais la referma, cherchant ses mots, puis enfin, dit d'un ton sec :

« Viens, je te présente aux Lars. »

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Le comportement distant d'Anakin avait inquiété Obi-Wan, mais le Sénateur n'avait pas posé de questions, c'est lorsque Cliegg Lars, sur son hoverchair, une jambe amputé, lui avait raconté la terrible nouvelle qu'il comprit alors le mutisme du Padawan. Shmi Skywalker avait été enlevé par des Tuskens, des hommes de sables, des pilleurs sauvages. Cliegg croyait dur comme fer que sa femme était perdue, qu'elle avait été tuée. Chose qu'Obi-Wan pouvait concevoir, la réputation des Tuskens dans la Galaxie, n'était pas du tout glorieuse, ils étaient décrits comme sanguinaire, sans pitié, tuant pour le simple plaisir.

C'est ainsi, dans une tension sombre et triste, qu'il rencontra la famille Lars, la belle-famille d'Anakin. Cliegg avait un fils, Owen qui s'était marié avec une jeune femme, nommée Beru Whitesun. Son compagnon Padawan était resté silencieux tout le long des présentations, gardant ses boucliers proches de lui, ne cherchant même pas à partager quoique ce soit avec Obi-Wan, qui était très frustré de cela. Il n'aimait pas voir Anakin souffrir ainsi et dès que les Lars le quittèrent, Obi-Wan retrouva Anakin, qui avait disparu pendant ses échanges avec eux, dehors, observant au loin, comme s'il cherchait la silhouette de sa mère.

Il n'eut pas besoin de se manifester pour prévenir de sa présence, car Anakin se tourna vers lui, le regard affligé, hésitant mais déterminé.

« Je vais aller la chercher, déclara-t-il sans équivoque, je sais qu'elle est encore en vie, je le sens. J'aimerai que tu restes avec les Lars, ce sont des gens biens, tu seras en sécurité avec eux. »

Il s'approcha de lui, l'enlaçant doucement dans ses bras, même si leur lien était pour l'instant bloqué par Anakin, Obi-Wan savait que le chagrin, l'angoisse et la peur avaient infiltré le cœur de son amant.

« Je refuse de te laisser y aller seul, souffla-t-il, je ne peux te laisser.

- Obi…cela risque d'être dangereux.

- Anakin, je sais me battre.

- Je ne veux pas que tu sois blessé, je ne peux pas…ma mère…toi…je ne peux pas. Si jamais il t'arrive quelque chose, je m'en voudrais…

- Même si tu me forces à rester ici, je ferai tout pour te suivre, Anakin, alors, je viens. D'ailleurs, c'est officiel, en tant que sénateur de la république, je t'ordonne d'aller sauver Shmi Skywalker et cela sera supervisé par moi-même. »

Le Padawan écarquilla les yeux devant ces paroles et ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire ravi, malgré son anxiété.

« Vos désirs sont des ordres, Sénateur. »

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Obi-Wan et Anakin avaient donc emprunté deux motojets aux Lars, puis avaient suivi la route par le groupe d'hommes que Cliegg avant envoyé pour chercher sa femme, ce dernier ne pouvant se déplacer. Aucun d'eux n'était revenu. Et c'était donc sans surprise que sur leur chemin, ils retrouvèrent des cadavres de trois fermiers. En étudiant rapidement les corps, l'ancien Jedi découvrit à quels points les Tuskens les avaient mutilés et torturés. Si Obi-Wan n'avait pas passé ses vingt premières années dans l'Ordre Jedi, il serait mortifié de peur et aurait probablement vomi tout ce qu'il avait mangé ces dernières heures. Anakin était resté de marbres, mais il était certain que lorsqu'ils remontèrent sur leur motojet, ses pensées étaient dirigées vers sa mère. Le sénateur aurait aimé le rassurer, lui dire que tout se passerait bien, mais la Force l'informa que leur avenir proche ne serait sombre.

Après avoir traversé un grand désert, ils atteignirent des dunes sur lesquelles ils s'arrêtèrent pour observer les étendues désertiques en contrebas. C'est ainsi qu'ils aperçurent un camp Tusken, non loin d'un oasis. Ils échangèrent un regard entendu. Ils étaient certains que c'était le groupe à l'origine du carnage précédent.

« Il faut que j'y aille seul, attend moi là, ordonna Anakin s'apprêtant à descendre vers le camps.

- Ce n'était pas ce qui était convenu, rétorqua Obi-Wan en l'accompagnant.

- Tu en as déjà trop fait, tu n'es plus un Jedi…je ne veux pas que tu sois blessé si jamais les Tuskens engagent un combat.

- Je me défendrai.

- Obi-Wan…

- Je suis le Sénateur, je suis sous ta protection, tout peut m'arriver même en me laissant ici, je serai plus en sécurité à tes côtés, argumenta-t-il.

Anakin serra des dents, ne pouvant nier que l'autre homme avait raison. Il n'aimait pas le mettre en danger. Mais d'un côté, abandonner Obi-Wan seul, en plein désert, sur cette planète dangereuse, serait tout aussi suicidaire que de l'emmener avec lui, sauver sa mère. Il lâcha un soupir et finit par céder. Et c'est silencieusement et le plus discrètement possible, qu'ils se dirigèrent vers le fameux camp Tusken, où Shmi Skywalker était sans aucun doute retenu depuis des jours.

L'ancien Jedi avait retrouvé ses compétences perdus et s'était donc avec facilité qu'il imita Anakin, étudiant avec attention les huttes de paille et de peaux de bêtes, afin de découvrir des indices leur permettant de deviner où se trouver Shmi. Il était facile pour eux de voir parmi ces vingtaines de huttes, une seule était gardée.

Dans le silence le plus total, le duo traversa le camp[LM1] , rapidement, faisant en sorte de ne pas attirer l'attention, se glissant derrière chaque hutte, se rapprochant peu à peu de celle qui les intéressaient. Obi-Wan put ainsi admirer l'habilité d'espionnage du jeune Padawan. Qui-Gon l'avait très bien formé, chacun de ses mouvements était calculé, bougeant tel un chat dans l'obscurité. Même Obi-Wan était certain que s'il était assassiné, Anakin aurait pu aisément le faire sans se faire remarquer.

Lorsqu'ils atteignirent la hutte surveillée, ils passèrent par derrière. Anakin activa son sabre laser et le plongea dans la paroi, découpant avec facilité le matériau. Obi-Wan vérifia qu'il n'y avait personne, mais déjà Anakin s'était engouffré dans le passage. L'ex-chevalier se retint de lui signaler que cela n'était pas du tout prudent, mais il entendit les murmures du plus jeunes :

« Maman…maman… »

Obi-wan hésita alors à entrer, il devait surveiller qu'aucun Tusken n'avait remarqué leurs présences, mais d'un côté, la Force autour d'eux était devenue un peu plus étouffant, la mort rôdant. Finalement, il rampa dans l'ouverture et rejoignit Anakin qui serrait un corps dans ses bras. Il était dos à lui, tremblant de tout son corps. Obi-Wan n'osait pas interrompre cet instant, devinant alors qu'ils étaient arrivés trop tard.

Shmi avait très peu de présence dans la Force, elle était en train de mourir et Obi-Wan pouvait reconnaître cela entre milles. C'était toujours aussi déchirant de sentir et voir quelqu'un mourir sans pouvoir rien faire. Il resta en retrait, laissant la mère et la fils, une dernière fois.

« Anakin…souffla Shmi dont le visage était tuméfié, saignant de part en part.

- Maman…maman…je…suis venue…on va te sauver, sanglota Anakin.

- Tu es…devenue un si …beau jeune homme…

- Maman, garde tes forces, on va sortir, on va…te ramener…on va te soigner…

- Je savais que tu allais venir…je le savais…tu m'as tellement manqué, Ani…mon garçon, mon petit garçon. »

Le jeune homme hoqueta, embrassant sa mère. Malgré son déni, il savait qu'elle lui donnait ses derniers instants, qu'elle allait partir.

« Reste avec moi, maman, je t'en supplie…j'ai tellement de choses à te dire…

- Oh…mon petit garçon…je suis fier de toi…

- Maman…je vais te guérir, ne t'en fais pas…s'il te plait…encore un peu…

- Ani, je t'aime. » Fit-elle dans un dernier souffle avant de se raidir, gardant les yeux vides, dépourvus de vies, fixés sur son fils.

Ce dernier écarquilla les yeux, cherchant ne serait-ce un signe de vie dans le corps qu'il maintenait entre ses bras. Mais rien. Le cœur ne battait plus. Aucune respiration singulière. Juste la mort. Il colla son front à celle de sa mère, tout en l'enlaçant et éclata en sanglot, versant ses larmes, sans se soucier de tremper le visage pâle de la défunte. Elle était morte, elle ne reviendra plus. Cela ne se pouvait pas ! Il aurait pu l'empêcher ! N'était-il pas un Jedi ?

Il resta ainsi longtemps dans cette position, oubliant la présence d'Obi-Wan à ses côtés, oubliant le temps et oubliant alors qui il était. Tout ce qui comptait était sa mère, morte dans ses bras. Ses yeux parcoururent son corps torturé, réalisant avec horreur qu'elle avait dû souffrir d'agonies pendant des jours, attendant qu'on vienne la sauver, que son fils vienne le sauver. Il était alors empli de colère, de rage, de haine. Il n'aurait pu la laisser sur Tatooine, il n'aurait pas dû suivre Qui-Gon, il n'aurait pas dû devenir Jedi. Sa place devait être au côté de sa mère.

Obi-Wan derrière lui ne savait quoi faire. L'unique famille de sang d'Anakin venait de mourir sous ses yeux. Il aurait aimé prendre le Padawan dans ses bras, le soulager de cette douleur, de ce deuil, de cette tristesse, mais la Force s'était soudainement assombri, les ténèbres étaient proches et cela l'effrayait. Il avait l'impression que cela venait d'Anakin et pourtant, il était persuadé qu'il était encore dans la lumière.

Alors qu'enfin, il s'avança vers Anakin, qui était dos, à lui, ce dernier se leva, le sabre bleu fut décroché et s'activa, le faisant reculer. Anakin l'ignora complètement et sortit de la hutte. Deux gémissements sourds s'entendirent alors, et le sénateur réalisa avec stupéfaction que les deux gardes venaient d'être abattus par le jeune Jedi. Malgré le fait que leur lien était bloqué, Obi-Wan savait qu'Anakin n'en restera pas là.

N'écoutant que son cœur, ignorant le côté Obscur qui s'était installé autour de lui, il se précipita derrière Anakin, espérant l'empêcher de commettre l'irréparable.

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Il devait les tuer, un par un. La mort de sa mère devait être danger. Ces pilleurs, ces meurtriers, ces assassins ne devaient plus vivre. Ils avaient pris la personne qui comptait le plus pour lui, pour qui il aurait fait n'importe quoi pour la garder en vie, auprès de lui. Sa mère qui avait tant sacrifié pour lui, qui avait souffert pour lui. La rage le consumait, la haine avait pris possession de son cœur, tout lui semblait désormais insignifiant. Tuer était facile. Il avait déjà tué les deux gardes, il en tuera d'autres. Un groupe de Tuskens l'avait aperçu et il ne put rien faire contre lui, en quelques coups de sabre laser, ils étaient tombés à ses pieds, gisant des mares de sang. L'alerte avait alors été donné à travers le camp, déclenchant une agitation soudaine. Anakin effraya les non-combattants non loin de lui, qui s'enfuirent, parmi eux, une mère et son enfant, qui rappela avec dégout ce qu'était Shmi et Anakin quelques années auparavant. Désormais, c'était un souvenir.

Anakin se fichait, il devait les tuer. Ils avaient tué sa mère. L'enfant Tusken allait aussi devenir un monstre, et il devait empêcher cela. Il les suivit, tuant au passage ceux qui voulurent l'empêcher et enfin, dans la précipitation, la panique qu'il avait créée, l'enfant et la mère furent bousculé et tombèrent à terre. C'était si facile.

Il entendit les cris incompréhensibles de ces deux prochaines victimes, qui s'étaient recroquevillés de peur. Il leva son arme, s'apprêtant à les abattre de sang-froid, sans aucune émotion, mais au lieu de cela, il percuta un autre sabre laser de même couleur que le sien.

Il cligna des yeux alors que le choc entre les deux armes illumina la silhouette qui venait d'apparaître sauvant ces deux êtres. C'était Obi-Wan.

« Ne fais pas ça, Anakin. Tu es mieux que cela. »