Salut à tous!

Voici le chapitre 7 de cette fic! J'espère que ça vous plaît toujours! On arrive doucement vers la fin de cette première partie, encore 2 chapitres...

J'attends vos reviews :)

Bonne lecture!


Magnus ouvrit doucement les yeux, les premières lueurs du jour filtraient à travers les rideaux tirés de la chambre, Alec dormait encore profondément à ses côtés. Il prit quelques secondes pour l'observer, le jeune homme était étendu sur le côté, la tête reposant sur son bras replié sous l'oreiller, ses traits étaient détendus, il paraissait paisible et son souffle régulier s'échappait par ses lèvres légèrement entrouvertes. Magnus leva la main pour caresser tendrement la joue de son compagnon du revers de la main, un sourire plein d'amour sur les lèvres. Il finit par se lever et quitter la chambre pour laisser le jeune homme dormir. Il se dirigea vers la cuisine avec l'idée de préparer le petit déjeuner pour son compagnon. Malheureusement il n'avait plus de café ni d'œufs, ils avaient oublié de faire des courses ces derniers jours. Tant pis, il y avait un petit Starbucks plus bas dans la rue, cela ferait parfaitement l'affaire. Il enfila un jean, un sweat, et un manteau avant de sortir de l'appartement.

Des flocons tombaient du ciel paresseusement et un épais manteau de neige recouvrait la rue, les arbres et les voitures, donnant l'impression que la ville était plongée dans un écrin de coton. Tous les sons étaient étouffés, et le calme environnant était apaisant. Magnus sourit en recueillant un flocon dans la paume de sa main gantée, il aimait la neige, et la pureté qu'elle donnait au monde. L'indonésien entra dans le Starbucks au coin de la rue pour acheter des cappuccinos ainsi que des muffins et croissants pour le petit déjeuner. En ressortant du café, son regard fut attiré par un grand carton posé contre l'immeuble d'en face. Il s'approcha et jeta un œil curieux à l'intérieur. Il découvrit une petite boule de poils noir tremblante ramassée dans un coin de la boite. Une bouffée de tristesse monta en lui, manifestement cette petit bête avait été abandonnée à son triste sort. Il ne comprenait pas qu'on puisse faire ça à un être vivant d'autant plus la veille de Noël... Il posa son sac Starbucks et enlevant l'un de ses gants, il tendit la main vers la boule de poils. Le chaton leva la tête vers lui avec un petit miaulement qui le fit fondre, il semblait demander son aide, et en voyant ses yeux bleus il sut qu'il ne pouvait pas abandonner le petit animal. Il l'attrapa délicatement et ouvrit légèrement son manteau, avant de l'y envelopper. Le chaton se blottit contre son cœur en ronronnant, faisant sourire Magnus, le petit félin lui rappelait Alec avec ses grands yeux bleus et sa fourrure noire, Alec qui par ailleurs adorait les animaux et serait probablement ravi d'accueillir ce nouveau compagnon. Il reprit la direction de l'appartement avec ses cafés et son petit cadeau surprise, il avait hâte de voir le regard d'Alec s'illuminer en découvrant le chaton.

Le jeune homme se réveillait à peine lorsque son compagnon entra dans l'appartement. Il se redressa en position assise et s'étira.

— Mag's? C'est toi? appela t'il.

Ce dernier entra dans la chambre, et sourit à son compagnon.

— Bonjour mon ange, je suis allé chercher le petit déjeuner, dit-il en brandissant son sac Starbucks et en venant s'asseoir à côté d'Alec.

Ce denier sourit à Magnus et vint déposer un baiser sur ses lèvres. Puis remarquant qu'il n'avait toujours pas quitté son manteau, il haussa un sourcil.

— Tu comptes rester habillé? Tu as froid? Je peux t'aider à te réchauffer si tu veux, dit-il avec un sourire séducteur en faisant glisser sa main sur la cuisse de son amant.

Un rire cristallin lui répondit.

— Non je n'ai pas froid Alexander, et bien que ta proposition soit extrêmement tentante, j'ai une surprise pour toi, répondit l'indonésien avant de sortir la boule de poils de son écrin de chaleur pour la tendre à son compagnon, joyeux Noël!

Les yeux d'Alec s'illuminèrent en découvrant le chaton, il paraissait minuscule dans ses longs doigts, et étonnamment il ne semblait pas apeuré, au contraire, il se mit à ronronner à son contact. Ses grands yeux bleus l'observaient avec curiosité, et le félin vint frotter sa tête contre son torse nu, le faisant fondre.

— Je l'ai trouvé dehors dans une boite en carton, il avait été abandonné, je n'ai pas eu le cœur de le laisser, alors je me suis dit qu'il ferait un parfait compagnon pour nous deux, expliqua Magnus après avoir retiré ses vêtements et s'être glissé sous les draps avec son compagnon.

Ce denier lui offrit un sourire éclatant avant de l'embrasser avec passion, en se pressant contre lui, le chaton ronronnant toujours entre eux.

— Il est adorable, merci Mag's.

Tout deux partagèrent le copieux petit déjeuner que Magnus avait apporté, dégustant leurs cappuccinos à la crème de noisette tout en jouant avec le chaton qu'ils avaient décidé d'appeler "Président Miaou". Le félin se révéla être une vraie boule de joie et de tendresse, demandant autant de jeu que de caresses et câlins. Puis après une heure, le chaton s'étira longuement avant de se rouler en boule sur un coussin pour dormir. Magnus saisit délicatement l'oreiller et alla le déposer sur le canapé avant de rejoindre son amant dans la chambre non sans avoir refermé la porte derrière lui.

— Alexander, j'ai froid, murmura t'il.

Alec leva un sourcil, l'attitude de l'indonésien était ouvertement séductrice, et le jeune homme pouvait déjà sentir une douce chaleur au creux de ses reins alors qu'il l'observait s'approcher de lui pour l'embrasser avec sensualité. Il lui rendit son baiser avec passion en l'attirant à lui, les mains agrippées à ses hanches. Magnus se mit à califourchon sur le jeune homme sans rompre le baiser et commença à frotter son érection naissante contre celle de son amant le faisant gémir.

Les lèvres de l'indonésien glissèrent dans sa gorge où il huma à plein poumons l'odeur de son compagnon, un mélange divin de patchouli et de fleur de lotus qui lui faisait perdre la raison. Il descendit sur la clavicule du jeune homme qu'il mordilla espièglement lui tirant ne nouveaux gémissements. Il était fou du corps de son amant, il pensait ne jamais pouvoir s'en passer, ne jamais pouvoir s'empêcher de le toucher, le lécher ou l'embrasser. Les doigts de Magnus se refermèrent sur les tétons de son amant, qu'il fit rouler entre le pouce et l'index tout en accentuant les frottements contre son sexe pleinement érigé. Les mains du jeune homme étaient crispées sur son boxer qu'il entendit distinctement se déchirer sous ses assauts. Il se redressa et fixa les yeux d'Alec dont le bleu était assombri par son désir.

— Ma ... Mag's, fais-moi l'amour, haleta Alec en resserrant sa prise sur les hanches de l'indonésien et en tendant davantage son bassin vers lui.

Le regard de ce dernier flamboya de désir, puis il plongea à nouveau sur les lèvres du jeune homme tout en lui arrachant son boxer. Leurs érections mises à nu se rencontrèrent, déclenchant d'agréables frissons dans l'échine des deux hommes. Magnus glissa une main entre eux pour se saisir de leurs deux virilités et y appliqua d'amples mouvements de va et viens, tirant de puissants gémissements à son amant.

Tous les sens d'Alec étaient en ébullition, il avait l'impression de suffoquer sous les caresses de ce démon de la luxure qui le dominait. Son cœur battait tellement fort dans sa poitrine qu'il menaçait de s'en échapper à tout moment. Son désir coulait dans ses veines comme un feu liquide. Les mains et les baisers de son amant le menaient peu à peu vers le point de non retour. Puis alors que Magnus refermait doucement les dents sur l'un de ses tétons, Alec explosa en un orgasme qui le balaya comme une lame de fond. L'esprit encore embrumé par sa jouissance, il se rendit à peine compte que Magnus glissait un doigt lubrifié en lui, puis un second et commençait déjà à le préparer à sa venue.

En cet instant, l'indonésien était guidé par son désir, que la jouissance du jeune homme n'avait fait qu'attiser. Ses caresses sur la prostate d'Alec lui tirèrent de nouveaux gémissements, signe qu'il était fin prêt pour la suite. Il se mit à genoux sur le lit et invita son amant à le rejoindre, son dos pâle marqué de runes reposant contre son torse hâlé. Il saisit les hanches du jeune homme et le guida sur son érection avant de le pénétrer avec délice. Alec poussa un long gémissement de plaisir et se mit aussitôt à onduler du bassin contre son compagnon, une main agrippée à son épaule, l'autre posée sur l'une de celles de l'indonésien qui tenaient son bassin. L'étroitesse du fourreau du jeune homme sur son sexe était un pur délice pour Magnus qui sentait des décharges de plaisir le traverser à chaque fois que son amant se mouvait le long de son érection.

— Alexander, tu me rends fou, c'est tellement bon d'être en toi mon amour, dit-il d'une voix rauque à son oreille.

— Ma ... Magnus ... prends ... prends-moi ... haleta Alec en guise de réponse.

Le sang de l'indonésien ne fit qu'un tour, et il bascula soudain son amant sur le lit et entama des vas et viens langoureux, qui arrachèrent des gémissements de plaisir à Alec. Cette mélodie enchanteresse attisa le désir de Magnus qui accentua ses coups de bassin jusqu'à ce que le jeune homme rende les armes et jouisse à nouveau en criant son prénom, le visage enfoui dans un oreiller. Après quelques coups de butoir supplémentaires, l'indonésien sentit à son tour sa jouissance venir et il se répandit en lui, se laissant emporter par le puissant orgasme qui le submergeait. Puis tout deux s'effondrèrent côte à côte sur le lit, le souffle court, et à bout de forces.

— Mag's dépêche toi, on va être en retard! appela Alec depuis le séjour en enfilant son blouson de cuir noir et l'écharpe bleue que Magnus lui avait offert la semaine précédente.

Ils étaient invités au manoir Lightwood pour le réveillon de Noël, et il savait que sa sœur avait horreur qu'il soit en retard. Malheureusement pour elle, les deux hommes avaient passé la journée au lit alternant étreintes passionnées et moments de calme et de tendresse, et quand l'heure se rappela à eux, il était déjà tard. Ils avaient sauté sous la douche où leurs désirs s'étaient à nouveau réveillés et Alec n'avait pu résister bien longtemps aux caresses de son amant. Le jeune homme sourit en se remémorant leurs étreintes passionnées. Ils avaient probablement battu un record, mais ils ne paraissaient pas pouvoir se passer l'un de l'autre, leurs corps s'attiraient comme des aimants, et à chaque fois qu'ils faisaient l'amour, leurs sentiments se décuplaient. Il aimait Magnus de tout son être, et il n'avait jamais été aussi certain de vouloir passer le reste de ses jours à ses côtés. Il désirait ardemment le faire sien et lui appartenir corps et âme pour toujours. Il palpa sa poche intérieure, s'assurant que l'écrin était toujours à sa place, et une bouffée d'amour le submergea à l'idée que d'ici quelques heures il demanderait enfin sa main à Magnus.

L'indonésien émergea finalement de la salle de bain fin prêt à partir. Il avait enfilé un pantalon moulant en cuir noir accompagné d'une chemise bleu de Prusse assortie à celle de son compagnon, dont il avait retroussé les manches sur ses coudes. De nombreux bracelets ornaient son poignet droit, laissant nu son poignet gauche où s'épanouissait le tatouage de la rune d'amour. Des bagues et chevalières hétéroclites enserraient ses doigts aux ongles manucurés de noir, et tout autant de colliers pendaient autours de son cou. Ses cheveux dans lesquels on pouvait apercevoir des mèches bleues électriques avaient été coiffés avec soin et ses yeux mordorés étaient comme à son habitude ombrés de noir, soulignant son regard à la perfection.

Alec observa son compagnon de la tête aux pieds avec un regard gourmand, il était divinement canon dans cette tenue.

— Mon ange si tu continues de me reluquer de la sorte, je vais me sentir obligé de te prendre contre ce mur, ce qui nous mettra encore plus en retard, dit Magnus une lueur lubrique dans le regard.

Le cœur du jeune homme rata un battement comme à chaque fois que son amant lui faisait des remarques aussi érotiques, et il sentit son bas vente tressauter.

— Dans ce cas gardes ça bien au chaud dans cette jolie tête pour cette nuit, j'ai très envie de faire connaissance avec ce mur, murmura t'il sensuellement à l'oreille de son compagnon.

Ce dernier laissa échapper un grognement, dieu qu'il serait dur de patienter jusqu'à leur retour, il se demandait déjà s'il ne leur serait pas possible de s'éclipser au cours de la soirée pour assouvir leur désir plus qu'évident. Il enfila son long manteau en brocard et son écharpe blanche.

— En route, l'air glacial de l'extérieur nous fera le plus grand bien, il faut calmer nos ardeurs, je ne crois pas que ta sœur apprécierait que nous fassions l'amour comme des bêtes durant sa soirée, dit Magnus faisant pouffer son compagnon.

Puis les deux hommes quittèrent l'appartement non sans avoir caressé le Président Miaou avant de partir.