Hello tout le monde!

Voici enfin la suite de cette fic!

Désolée pour l'attente, j'ai eu la chance de mettre au monde ma petite étoile i mois, et ça prend bien plus de temps que ce que je croyais!

Pour me faire pardonner, je vous post 4 chapitres, en espérant que vous aimerez!


Mon amour,

Toutes les nuits seul dans mon lit
La solitude et le désespoir m'envahit
Ton absence me fait ressentir une douleur
Comme un poignard planté dans le cœur

Je ferme les yeux et je te sens près de moi
Je me blottis tendrement dans tes bras
Je te désire tant mon amour
J'aimerais que cet instant dure toujours

Tes caresses parcourent mon corps
Tes lèvres m'offrent ta douceur que j'adore
Les battements de ton cœur sont une mélodie
Qui pourrait me bercer toute la nuit

Puis je réalise que tu es si loin
Toi l'homme que j'aime et j'ai du chagrin
Comment briser ces chaînes qui me tiennent loin de toi
Aurai-je un jour le bonheur d'être à nouveau dans tes bras...

Courir jusqu'à ne plus pouvoir mettre un pas devant l'autre, soulever des poids jusqu'à sentir ses muscles brûler, frapper dans un sac jusqu'à avoir les poings en sang, tout pourvu qu'il puisse oublier... Oublier cette atroce douleur qui lui étreignait les tripes, oublier le trou béant qu'il avait à la place du cœur, ne serai-ce qu'une seconde... Le chagrin était trop grand, il ne pouvait plus le supporter, pourtant il ne pouvait se résoudre à partir... Et comme chaque jour après avoir tenté en vain de refouler cette souffrance, il suivait le chemin qui le menait vers son amour perdu, il ne pouvait se passer de lui même s'il n'était plus à ses côtés, même si son esprit était désormais hors de portée...

Magnus poussa la porte de la pièce et entra. Comme à chacun de ses passages, son cœur se serra, et des sanglots menacèrent de le submerger, mais il serra les dents et avança. Quelqu'un d'autre se trouvait dans la pièce avec lui, une jeune femme à la longue chevelure d'un noir de jais, telle celle de son amour... Elle portait quelque chose dans ses bras, un petit ange dormait dans ses bras, il était aussi brun que sa mère et que son oncle... Magnus s'approcha et glissa un doigt dans le petit poing du bébé qui serra sa petite menotte en ouvrant les yeux. Des yeux d'un bleu profond si semblables à ceux d'Alec... Une larme roula sur la joue de l'indonésien.

Isabelle sécha ses joues d'un geste tendre et lui adressa un sourire triste. Il semblait épuisé, de grandes cernes ombraient ses yeux dénués de maquillage, ses traits étaient tirés, sa peau était devenue très pâle, et ses cheveux retombaient tristement sur son front. Ses mains portaient les marques de ses coups répétés sur les sacs de frappe, ses épaules étaient voûtées, et par dessus tout il dégageait une tristesse infinie que rien ne semblait pouvoir apaiser.

— Mag's ... Depuis combien de temps n'as-tu pas dormi?

Il haussa les épaules.

— Je sais plus ... trois ou quatre jours ...

— Il faut que tu te ménages et surtout que tu dormes. Tu veux que je vienne ce soir? demanda la jeune femme.

— Tu as une famille dont tu dois prendre soin Trésor, tu n'as pas à t'occuper d'une épave comme moi ... murmura t'il.

— Tu fais toi aussi partie de cette famille, Magnus. Je ne te laisserais sombrer, Alec ne me le pardonnerait pas. Je serais chez toi à 20h. dit-elle d'une voix ferme avant de déposer un baiser sur sa joue et de quitter la pièce.

L'ombre d'un sourire passa sur les lèvres de Magnus. Malgré le drame qui les avait frappés, Isabelle et lui étaient restés soudés envers et contre tout. Elle venait régulièrement passer la nuit avec lui, le serrant contre elle pour l'aider à dormir, il n'y avait que comme ça qu'il y parvenait sans quoi les cauchemars hantaient ses nuits. Il l'avait également soutenu durant sa grossesse, comme l'aurait fait son jumeau, l'accompagnant parfois à ses visites médicales. Tous deux avaient ainsi développé une réelle amitié. C'était d'ailleurs en partie pour cette raison que Magnus ne pouvait se résoudre à partir, après avoir perdu Alec, il s'était juré de toujours veiller sur sa sœur, d'être présent pour elle comme l'aurait été son jumeau.

Magnus s'assit sur une chaise et posa enfin son regard sur l'objet de ses souffrances.

— C'est fou comme ton neveu te ressemble, il a tes yeux tu sais. C'est un petit garçon incroyablement beau, tout comme toi ... Un petit brun aux yeux bleus, ma combinaison préférée... Demain cela fera un an que nous nous sommes rencontrés... Que tu as ravi mon cœur...

La voix de Magnus s'étrangla lorsqu'un sanglot s'échappa de ses lèvres. Il releva la tête et tendit le bras pour saisir la main à sa portée, une main à laquelle brillait un anneau noir cerclé d'ambre. Alec était là, allongé dans un lit d'hôpital, de nombreux appareils branchés à son corps assurant ses fonctions vitales et sa peau paraissait encore plus pâle qu'à l'accoutumée. Cette vision du jeune homme inconscient, et qui paraissait si vulnérable brisait le cœur de Magnus. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Il pressa son front contre leurs doigts entremêlés en pleurant doucement. Il avait envie de crier tellement la douleur qui affluait en lui était vive.

— Je t'en prie mon amour, reviens-moi... Je ne peux vivre sans toi, sans ton amour... Je me sens comme mort sans ta présence à mes côtés...

Peu à peu la souffrance l'emplissait tel un poison dans ses veines, il avait froid, la tête lui tournait et ses yeux déversaient des flots de larmes brûlantes comme de l'acide. Il fallait qu'il quitte cette pièce, qu'il parte loin pour tenter d'oublier... Il se leva et déposa un baiser sur le front d'Alec.

— Je t'aime Alexander...

Puis il s'enfuit de la pièce avant que la douleur ne le terrasse. Il sortit dans la chaleur de l'été et se mit à courir sans savoir où il allait. Ses jambes le faisaient souffrir, mais la douleur n'avait rien de comparable à celle qui oppressait sa poitrine. Il accéléra la cadence et se concentra sur le bruit de ses pieds qui frappaient le sol inlassablement, sur sa respiration qui lui brûlaient la gorge.

Sa course effrénée le ramena à son appartement alors que le soleil déclinait. Il était épuisé, il avait couru durant deux heures, mais ses sombres pensées ne l'avaient pas quittées un instant. Il sortit sur la grande terrasse qui surplombait la ville et se dirigea vers son sac de frappe. Il l'observa un instant, puis sentant une nouvelle décharge de douleur dans sa poitrine, il se mit à le rouer de coups les joues inondées de larmes. Les plaies de ses poings se rouvraient peu à peu, tachant de sang le sac, mais il n'en avait cure...

Huit mois étaient passés depuis que Magnus et Alec avaient été agressés un pleine rue le soir du réveillon de Noël alors qu'ils rentraient chez eux. L'indonésien avait été frappé à de nombreuses reprises, et s'en était tiré avec quelques contusions, mais le jeune homme avait bien plus souffert. Sébastien l'avait passé à tabac avec l'aide de deux de ses gorilles après l'avoir violé sous les yeux de Magnus. Après quoi il l'avait poignardé dans le ventre et s'était enfui avec ses compères le laissant agonisant dans les bras de l'indonésien. Les secours étaient arrivés quelques minutes plus tard alertés par le voisinage qui avait entendu les cris de Magnus. Alec avait rapidement été pris en charge par les ambulanciers qui avaient réussi à le maintenir en vie in-extremis. Le jeune homme avait été opéré dès son arrivée aux urgences afin d'endiguer l'hémorragie interne causée par le coup de couteau et les nombreux coups qu'il avait reçus.

Lorsqu'enfin Magnus fut autorisé à sortir des urgences, un médecin lui avait appris que la vie de son fiancé n'était plus en jeu. L'indonésien bien que rassuré pour la vie d'Alec, s'était effondré en apprenant qu'il avait sombré dans un coma profond suite au violent choc qu'il avait reçu à la tête. Le médecin lui avait expliqué que le coma pouvait être plus ou moins long, et que cela dépendrait du jeune homme. Il n'y avait rien d'autre à faire qu'attendre qu'il se réveille… S'il se réveillait un jour... A l'idée qu'Alec puisse ne pas lui revenir, Magnus avait senti son cœur se briser.

Les jours, les semaines puis les mois avaient passé sans aucune amélioration. Les blessures d'Alec avaient fini par guérir avec le temps, mais ce dernier restait toujours inconscient au désespoir de sa famille. Maryse et Robert étaient revenus en urgence du Canada en apprenant pour l'agression des jeunes gens, et avaient immédiatement apporté leur soutien à Magnus de même que Jace, Isabelle, Simon et Clary. Tous s'étaient soudés afin de survivre à cette épreuve. Robert avait annulé la tournée du cirque pour l'année à venir, la troupe souhaitant rester à New York pour veiller sur Alec.

Magnus avait alors peu à peu sombré dans la dépression, il ne parvenait pas à fermer l'œil sans revivre l'agression gravée au fer rouge dans son esprit. Il avait consulté un psychologue pour tenter de passer au-delà de son chagrin, et bien que celui-ci l'ait aidé à avancer, c'est Isabelle qui lui avait été d'un plus grand secours. Elle aussi avait perdu une partie d'elle-même ce soir-là, elle comprenait donc ce que Magnus vivait. Elle avait passé beaucoup de temps avec lui, tantôt à écouter, tantôt à confier sa peine à l'indonésien. Tout deux avaient tissé une réelle amitié, chacun comprenaient l'autre, lisait dans l'esprit de l'autre comme dans un livre ouvert. Cette relation avait fait beaucoup de bien à Magnus qui retrouvait beaucoup d'Alec dans sa meilleure amie.

D'un commun accord Isabelle et Simon avaient décidé de repousser leur mariage, la jeune femme n'imaginant pas vivre ce jour sans son jumeau à ses côtés. Elle avait d'ailleurs été bouleversée qu'il ne puisse être présent lors de son accouchement quelques semaines plus tôt. Magnus avait fait de son mieux pour combler ce manque, endossant le rôle de super tonton. Et à la demande des parents du petit Matthew, il avait même accepté d'être le parrain de l'enfant.

Malheureusement les obligations de mère d'Isabelle l'avaient forcée à se détacher de Magnus, et même si elle répondait toujours présent lorsque celui-ci avait besoin d'elle, ils se voyaient nettement moins. C'est ainsi que les démons de l'indonésien étaient revenus le hanter, l'empêchant de trouver le sommeil et le forçant à s'épuiser chaque jour à soulever des poids, frapper sur un sac de sable ou à courir jusqu'à en être éreinté. Et malgré tout ça, Magnus ne parvenait toujours pas à faire taire la douleur dans son cœur...

Lorsqu'Isabelle arriva à l'appartement de Magnus, elle le trouva sur la terrasse en train de frapper rageusement un sac de sable en criant sa douleur. Ses poings n'étaient plus que chairs sanguinolentes, son visage était baigné de larmes, et ses épaules étaient secouées de sanglots. Elle sentait le désespoir de son ami, et cela lui brisait le cœur. La jeune femme avait cru que l'état de Magnus s'était amélioré avec le temps, qu'il était peu à peu parvenu à relever la tête, mais s'était trompée et cette révélation lui fit la sensation d'un coup de poing dans l'estomac.

— Magnus! Arrêtes! s'écria Isabelle en lui saisissant les poignets.

L'indonésien posa son regard hanté sur la jeune femme avant de s'écrouler en pleurant. Elle l'enlaça délicatement et glissa ses doigts dans ses cheveux en un geste apaisant.

— C'est trop dur Izzy, j'ai tellement mal, tellement peur qu'il ne revienne jamais... gémit le jeune homme.

— Je sais Honey, j'ai peur moi aussi. Mais tu ne peux pas t'autodétruire ainsi, il voudrait que tu reprennes goût à la vie, que tu sois heureux à nouveau, murmura Isabelle.

— Sans lui c'est impossible ... Je l'aime tellement, il est toute ma vie, mon âme sœur ... Mon dieu Izzy si tu savais à quel point je m'en veux ...

La jeune femme prit son visage en coupe et le força à la regarder.

— Mag's tu n'est pour rien dans ce qu'il s'est passé, c'est la faute de ce salaud ... Je t'interdit de t'en vouloir pour quoi que ce soit! Tu m'entends!?

— Je vous avais promis de veiller sur lui ... Que rien ne lui arriverait tant que je serait à ses côtés ... Je ... J'aurais dû me battre pour lui, tenter d'empêcher tout ça ...

— Honey tu n'aurais rien pu faire de plus ... Et quand bien même tu l'aurais fait, tu y serais passé aussi, et c'est vous deux que je pleurerais aujourd'hui ... Grâce à toi, mon fils a la chance d'avoir encore un oncle, et un parrain formidable, dit la jeune femme en lui caressant les joues pour essuyer ses larmes.

Magnus ferma les yeux. Il ressentait enfin un peu de réconfort dans les bras de sa meilleure amie.

— Merci ... Merci d'être encore là pour moi Trésor, je ne sais pas ce que je serais devenu sans toi... souffla t'il en la serrant à nouveau contre lui.

Elle lui rendit son étreinte durant de longues minutes avant de s'écarter de lui. Elle prit délicatement ses mains dans les siennes et les observa.

— Allez viens, tu vas prendre une bonne douche, et ensuite on soignera ça, dit-elle en le faisant se lever.

Magnus obtempéra et alla s'enfermer dans la salle de bain. Isabelle profita de ce moment pour faire un peu de rangement dans l'appartement avant de se mettre aux fourneaux pour préparer un bon repas, elle était certaine que son ami n'avait rien avalé depuis bien trop longtemps.

Lorsque l'indonésien émergea de la salle de bain, une bonne odeur de nourriture lui assaillit les narines, faisant gargouiller son ventre. Cela faisait en effet deux jours qu'il n'avait pour ainsi dire rien avalé hormis de l'alcool, et il s'en rendait soudain compte : il mourrait de faim! Il alla s'installer sur l'une des chaises hautes du bar. Le "Président Miaou" sauta lestement à ses côtés et vint se frotter contre lui en ronronnant. Il le prit dans ses bras et enfouit son visage dans sa fourrure tout en le caressant, les ronronnements du félin l'apaisèrent.

— Ce chat est vraiment adorable, dit Isabelle en observant l'animal dans les bras de son ami.

Magnus lui sourit tristement.

— C'est exactement ce qu'Alec a dit quand je le lui ai offert ... J'ai de la chance de l'avoir avec moi, lui aussi m'aide beaucoup, et je retrouve un peu d'Alec en lui ... Tout comme en toi et Matthew ...

Un voile de souffrance traversa le regard de Magnus l'espace d'une seconde. Lorsque le félin sauta de ses bras décidant qu'il en avait marre des caresses, l'indonésien cligna des yeux et les leva vers son amie qui s'était rapprochée. Elle effleura la rune d'amour qui ornait sa poitrine dénudée.

— Je ne sais pas si leur pouvoir existe vraiment, mais je suis sure d'une chose, c'est qu'il croyait en la puissance de ces runes. J'aime à croire qu'il avait raison et que votre amour sera plus fort que tout ça, qu'il parviendra à le faire revenir parmi nous grâce à votre lien... murmura Isabelle.

— Je l'espère de tout cœur aussi Trésor ... dit Magnus en la serrant contre lui.

Un gargouillement sonore brisa le silence. Les deux amis s'écartèrent en riant.

— Je crois que ton estomac essaie de te faire passer un message! dit la jeune femme en retournant à ses fourneaux.

— Je crois aussi ... Je meurs de faim, que nous as-tu préparé de bon? répondit Magnus avec un sourire sincère qui réchauffa le cœur de son amie.

— Lasagnes!

Elle sortit le plat du four tandis que Magnus sortait les assiettes et les couverts et mettait la table. Manger fit beaucoup de bien à Magnus qui dévora son assiette et en redemanda plusieurs fois. Isabelle parvenait enfin à reconnaître le jeune homme pétillant qu'elle avait connu avant le drame, et cela la rendait heureuse. Une fois le repas fini, elle pansa les blessures de ses poings puis ils se déplacèrent vers le canapé où ils regardèrent un film. Magnus avait posé sa tête sur les genoux de son amie, se laissant bercer par ses doigts qui glissaient dans ses cheveux, et il finit par s'assoupir. La jeune femme sentant aussi le sommeil venir, réveilla doucement l'indonésien en caressant sa joue.

— Mag's, viens on va se coucher.

Le jeune homme grogna avant de se lever et de se diriger vers sa chambre. Il marqua un arrêt sur le seuil de la pièce sentant la tristesse affluer une nouvelle fois.

— Izzy ... Tu veux bien dormir avec moi?

La jeune femme hocha la tête avec un sourire apaisant et le suivit dans la chambre. Elle se glissa sous les draps à ses côtés et lui ouvrit les bras. Magnus vint se blottir contre son amie, nichant sa tête contre son épaule.

— Merci Trésor.

— Chut ... Dors Honey, murmura t'elle en caressant ses cheveux.

Magnus ferma les yeux et sombra rapidement dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain matin, il fut réveillé par les rayons du soleil qui filtraient à travers les rideaux de la fenêtre. Il s'étira longuement, cette longue nuit de sommeil lui avait fait un bien fou et c'était la première fois depuis très longtemps que ses cauchemars ne l'avaient pas hanté. Se tournant, il trouva le lit vide à ses côtés, Isabelle devait déjà être levée. Il se glissa hors des draps et enfila une chemise avant de sortir de la chambre. Il trouva son amie dans le salon, elle venait de raccrocher son téléphone. Son visage affichait une expression indéfinissable qu'il ne lui avait jamais vue et qui l'inquiéta.

— Izzy, ça va? Qui c'était au téléphone? Tout va bien?

La jeune femme leva le regard vers lui et ses prunelles noires s'emplirent de larmes.

— Ce ... C'était l'hôpital ... articula t'elle.

Magnus sentit son cœur rater un battement et son ventre se contracter douloureusement sous le coup de la peur qui l'étreignait soudainement et il tomba à genoux au sol. Les larmes de la jeune femme ne pouvaient signifier qu'une chose, Alec était parti... Ils l'avaient perdu pour de bon. Son souffle se fit rare, et sa vue se flouta tandis que sa tête se mettait à tourner dangereusement. Isabelle voyant le trouble se son ami s'agenouilla rapidement à ses côtés et releva son visage pour capter son regard.

— Mag's ... Alec s'est réveillé ...