Lorsqu'Alec se réveilla, il se trouvait seul dans le lit. Sa nuit avait été entre-coupée de quelques cauchemars, mais grâce à Magnus et son étreinte rassurante, le jeune homme était parvenu à les chasser loin de son esprit. Se redressant dans le lit, il s'étira longuement avant de se lever. Le jeune homme sortit de la chambre et avança vers la terrasse où il retrouva son fiancé occupé à soulever quelques poids en profitant de la fraîcheur relative du matin. Entendant de bruit derrière lui, Magnus se retourna pour faire face à son amant avec un grand sourire. Il posa son poids, attrapa une petite serviette pour essuyer la sueur qui perlait à son front et s'avança vers Alec pour l'embrasser tendrement.

— Bonjour Alexander.

Au contact de son amant, Alec sentit tout son être se détendre, et les battements de son coeur accélérer sensiblement. Il enlaça la taille de Magnus pour le rapprocher de lui et se délecter de l'étreinte réconfortante de son fiancé.

Cela faisait 3 semaines qu'Alec était rentré à la maison et une semaine plus tôt il avait eu la joie de se débarrasser de ses béquilles. Le jeune homme avait travaillé dur afin de remuscler ses jambes et Magnus avait mobilisé toute son énergie pour l'aider.

Le couple traversait encore des moments difficiles notamment lorsqu'Alec faisait des cauchemars ou que le couple partageait des moments intimes. En effet Alec faisait un blocage depuis la nuit où il était revenu à l'appartement il ne supportait pas que son amant le touche intimement et ne pouvait aller au-delà de simples baisers. Il lui semblait revivre son agression à chaque fois. Même si Magnus comprenait ces réactions il en était blessé mais il faisait tout pour le cacher à son amant. Cependant Alec n'étais pas dupe il se rendait bien compte que son fiancé était perturbé et la situation le blessait d'autant plus qu'il ne parvenait pas à dépasser son blocage. Le jeune homme désirait plus que tout pouvoir retrouver l'intimité qu'ils partageaient avant l'agression mais ses peur prenaient à chaque fois le dessus sur ses désirs.

Alec avait rencontré son psychologue afin de commencer à se reconstruire émotionnellement et tous travaillaient sur les angoisses du jeune homme. Jem Carstairs le thérapeute d'Alec était un psychologue réputé et spécialisé dans les troubles post-traumatique. Magnus s'était lié d'amitié avec lui ce qui leur avait permis d'échanger au sujet du jeune homme et de trouver des pistes pour l'aider. Ainsi Magnus avait repris les séances de relaxation avec son fiancé en vue de calmer ses cauchemars. Jem l'avait également aidé à se montrer patient dans leurs relations intimes afin de ne pas brusquer Alec.

— Bonjour mon amour tu es réveillé bientôt aujourd'hui. Répondit Alec en frottant son nez contre la gorge de son amant.

— C'est parce qu'aujourd'hui je t'emmène en balade. Fit Magnus avec un sourire énigmatique.

Le jeune homme redressa la tête et plongea son regard dans les yeux d'ambre de son fiancé.

— Où allons-nous ?

— Tu ne sauras rien avant que l'on y soit mon ange.

Alec laissa échapper un petit grognement de frustration d'habitude il n'aimait pas les surprises mais venant de Magnus il savait que ce ne pouvait être que quelque chose d'agréable. Magnus éclata de rire face à l'air renfrogné de son fiancé.

— Viens allons prendre un bon petit-déjeuner la journée va être intense. Dit l'indonésien en tirant son amant vers la cuisine.

Alec le suivit non sans se poser 1000 questions sur ce qu'il attendait.

Après un copieux petit-déjeuner les deux hommes montèrent dans un taxi qui les mena hors de la ville. Alec observait attentivement les environs et c'est quand qu'il vit se dresser au loin le grand bâtiment blanc qu'il comprit ou Magnus le menait. En effet le jeune homme connaissait particulièrement bien ce bâtiment qui appartenait à ses parents et qui abritait leur espace d'entraînement durant la trêve hivernale. Un large sourire s'épanouit sur son visage alors qu'il se tournait vers Magnus.

— On va s'entraîner ? Demanda le jeune homme excité comme un enfant le matin de Noël.

— Oui mon ange Catarina est d'accord pour que tu reprennes des exercices légers, et on est tous d'accord sur le fait que cela ne peut que t'aider à te reconstruire. Répondit Magnus en déposant un doux baiser sur sa joue.

Après avoir payé le taxi les deux hommes rentrèrent dans le bâtiment où ils retrouvèrent avec plaisir toute la famille Lightwood. Simon, Clary et Jace répétaient le numéro de barre russe tandis qu'Isabelle travaillait quelques exercices à dos de cheval sous la supervision de son père. Maryse quant à elle était assise à l'écart avec son petit-fils dans les bras.

À l'arrivée du couple chacun cessa son activité pour courir vers Alec et venir l'étreindre. Le jeune homme serra chaque membre de sa famille contre lui avec émotion sous le regard attendri de son fiancé.

— Alec qu'est-ce que tu fais ici ?! Tout va bien? Que t'ont dit les médecins ?! s'écria Isabelle.

— Ma chérie doucement laisse-le respirer. dit Simon en caressant son bras pour l'apaiser.

Alec gloussa du comportement de sa sœur qui décidément ne changerai jamais.

— Catarina m'a donné le feu vert pour reprendre l'entraînement avec vous.

— Ce n'est pas un peu prématuré tu es sûr que tu peux le faire ? questionna Jace en fronçant les sourcils.

— Oui elle est d'accord pour qu'il reprenne tranquillement les exercices au sol hors de question d'aller se balancer dans les airs dans l'immédiat. rit Magnus.

— Bien dans ce cas en piste ! fit Robert en frappant dans ses mains.

Chacun reprit tranquillement son travail tandis que Magnus et Alec commençaient à se chauffer. Après une bonne demi-heure d'étirement l'asiatique proposa à son fiancé de travailler la souplesse ainsi que l'équilibre.

La reprise fût assez dure pour Alec qui sentait ses muscles crier sous le travail qui leur infligeait. Malgré tout Alec accueillait cette souffrance à bras ouverts s'en délectant à mesure qu'il replongeait corps et âme dans son univers et sa passion. Tout cela lui avait tellement manqué les agrès, l'odeur de la magnésie, ainsi que des chevaux d'Izzy.

Il s'autorisa même à s'approcher timidement de son mât chinois, effleurant les câbles qui le maintenaient en place du bout des doigts. Ses mains se refermèrent sur le caoutchouc de l'agrès en éprouvant la rugosité au creux de sa paume tandis que des flashs de son numéro fusaient dans sa tête.

— Je sais pas comment tu fais pour dompter ce machin. fit la voix de Jace derrière lui. Je m'y suis essayé quand on a repris l'entraînement, je me suis retrouvé les fesses par terre bien plus souvent que je ne je voudrais bien l'admettre.

Alec éclata de rire aux paroles de son frère tandis que celui-ci s'approchait de lui.

— Tout le secret réside dans les abdos mais tu en manques un petit peu je pense. répondit Alec en enfonçant le bout de son doigt dans le ventre de son frère.

— Hey! Laisse mes abdos tranquille toi! ronchonna Jace avec une moue faussement boudeuse.

Riant de bon cœur devant la réaction de son frère Alec se dirigea vers des matelas et les disposa autours du mât. Jace lui jeta un regard inquiet en le voyant faire.

— Alec tu es sûr que... Le médecin n'avait pas dit seulement des exercices au sol ?

— T'en fais pas Jace je vais rester au ras des matelas. répondit Alec en passant de la magnésie sur ses mains.

Alors que le jeune homme s'apprêtait à grimper sur sa barre le blond jeta un regard inquiet à Magnus qui venait de les remarquer. L'indonésien défi les sangles auxquelles il était en train de s'entraîner et se dirigea vers les deux frères à vive allure. Il n'eut cependant pas le temps de les atteindre qu'Alec venait déjà de se mettre en position de planche sur le mât à une vingtaine de centimètres au-dessus du matelas. Le jeune homme tint la pose quelques secondes avant de se laisser retomber sous le regard rassuré de son fiancé.

— Ma foi tu n'as rien perdu à ce que je vois. dit Magnus avec un sourire éclatant en s'approchant de son amant.

— Je suis encore loin de mon niveau d'il y a 10 mois mais je pense qu'avec un peu d'entraînement je parviendrai à le retrouver. répondit Alec avec un grand sourire.

Après la journée de travail les parents Lightwood proposèrent à toute la troupe de venir dîner chez eux ce que chacun accepta avec grand plaisir. Le petit Matthew fut confié à son parrain et son oncle tandis que ses parents aidaient Maryse à préparer le repas. Alec se révéla particulièrement doué avec le bébé, parvenant à le calmer si celui-ci pleurait ou à le faire rire avec des grimaces.

Le jeune homme paraissait enfin heureux et apaisé ce qui réchauffa le cœur de l'indonésien qui ne l'avait pas vu ainsi depuis bien longtemps. Il avait eu raison d'insister auprès de Catarina pour le faire sortir de l'hôpital au plus tôt, Alec avait vraiment besoin de sa famille et de retrouver peu à peu une vie normale après le drame qu'il avait vécu. Restaient encore les nombreux cauchemars et les crises d'angoisse qui faisaient barrage à son bonheur, de même que sa peur du contact intime. Magnus avait la sensation de revivre le début de leur relation, ce qui le meurtrissait un peu plus à chaque mouvement de recul de son fiancé face à ses tentatives d'avances. Cependant, à l'époque, ils avaient réussi à dépasser les peurs du jeune homme, l'indonésien mobilisait donc toute son énergie à se montrer patient et conciliant.

Alors que Magnus observait tendrement son amant jouer avec son neveu, Maryse invita tout le monde au salon pour partager un apéritif. Chacun s'installa confortablement dans fauteuils, Alec se blottit dans les bras de son fiancé, tout en gardant le petit Matthew qui commençait à somnoler contre lui. L'indonésien resserra son étreinte sur lui tout en lui embrassant doucement la tempe. La famille Lightwood posa un regard attendrit sur les deux hommes. Eux aussi retrouvaient avec plaisir le Alec qu'ils connaissaient.

Après un apéritif et un repas passés dans la bonne humeur, la famille rejoignit une fois de plus le salon pour achever la soirée en douceur avant que chacun ne rentre chez soi. Alors que Robert proposait un dernier digestif, Maryse osa poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'elle avait aperçu son fils plus tôt dans la journée.

— Alexander... Comment vas-tu ? Parviens-tu à dormir? Comment se passent tes séances avec le psychologue ?

Le jeune homme se crispa en entendant les mots de sa mère, sa respiration devenant courte et son coeur s'emballant.

— Je... J'ai pas trop envie d'en parler.

— Mais...

— Maman. l'interrompit Isabelle. Je crois pas que ça soit le bon moment, Alec nous parlera quand il sera prêt.

— Non ! Je veux savoir! J'ai besoin de savoir comment va mon fils! contra Maryse en élevant la voix.

Une cacophonie de paroles s'en suivit, certaines pour défendre Alec, d'autres pour aller dans le sens de la mère de famille. Le jeune homme quant à lui resta silencieux, les mains crispées sur ses genoux, et les oreilles bourdonnantes. Comme à chaque fois que quelqu'un tentait de le faire parler ou de le faire exprimer ses sentiments depuis son réveil, il se sentait pris au piège de ses souvenirs qui lui revenaient en pleine face comme une vague menaçant de l'engloutir. Il sentait la peine dans le regard et dans la voix des personnes qui l'entouraient, ce qui lui lacérait le coeur.

Au fur et à mesure que le ton montait dans la pièce, Alec sentit une colère sourde gronder en lui. Il s'en voulait d'avoir fait subir tous ces mois de souffrance à sa famille, il s'en voulait de ne pas parvenir à vaincre sa peur face à l'intimité, il s'en voulait d'être aussi faible, il en voulait à son thérapeute de ne pas l'aider aussi vite qu'il le voudrait, il en voulait à la justice d'avoir relâché Sébastien, il en voulait à la police de ne pas l'avoir retrouvé, il en voulait à Sébastien d'être entré dans sa vie, et par dessus tout il lui en voulait de l'avoir détruit de la plus abjecte des façons. Le jeune homme se sentait souillé, blessé, terrifié, et faible. Face au tourbillon d'émotions qui l'accablait, il se leva brusquement et hurla:

— La ferme, la ferme, LA FERME!

Tous sursautèrent face aux cris du jeune homme et l'observèrent avec appréhension. Personne ne s'était attendu à ce qu'Alec s'emporte de la sorte. Des larmes brûlantes dévalaient ses joues, et son regard était voilé par la colère qui le ravageait.

— Alexander... commença Maryse, des larmes parlant dans ses yeux verts face à la détresse de son fils.

— Tu veux vraiment savoir comment je me sens? Je me sens mal maman, ma vie est ruinée, je révision cette nuit chaque nuit, je suis terrifié à l'idée que Sébastien revienne, je... Merde... J'ai même peur quand Magnus me touche! hurlant Alec la voix brisée avant de s'effondrer à genoux au sol et d'enfouir son visage dans ses mains.

Tous le regardaient le visage horrifié, Maryse, Clary et Isabelle pleuraient silencieusement, tandis que la peine se lisait sur les traits de Robert, Jace et Simon. Magnus dont le coeur avait éclaté face aux paroles de son fiancé serra les dents pour ne pas se laisser submerger par les sanglots qui envahissaient sa gorge, et s'accroupit doucement devant Alec. Il posa une main hésitante sur son bras, mais le jeune homme le repoussa violemment comme si ce contact l'avait brûlé. Il se leva brusquement avant de s'enfuir en courant vers l'entrée où il ouvrit la porte à la volée pour sortir dans la nuit.

Magnus avait lui aussi sauté sur ses pieds face à la réaction de son amant et il s'apprêtait à partir à sa suite quand une main douce saisit sa main. Se retournant, il croisa le regard peiné et baigné de larmes de la mère de famille.

— Je t'en prie Magnus aide-le, prends soin de mon garçon...

L'indonésien serra délicatement les doigts de Maryse en hochant la tête.

— Je... Je suis désolé... murmura t'il.

— Tu n'y es pour rien Mag's... lui répondit Isabelle en venant le serrer contre elle. Vas le rejoindre, il a besoin de toi. Vous parviendrez à passer au delà de tout ça, vous en êtes capables.

Magnus regarda son amie, une larme roulant sur sa joue. Il se sentait complètement démuni face à la détresse et à la réaction de son compagnon. Même si Alec lui avait déjà parlé durement, jamais encore il ne l'avait repoussé de la sorte. L'indonésien avait mal et ne parvenait pas à voir le bout du tunnel. Il avait également peur de ne pas être suffisamment fort pour relever son amant de cette situation, et il craignait de s'effondrer à son tour. Isabelle essuya sa joue avec tendresse et y déposa un baiser.

— Je crois en toi Mag's, je crois en vous, n'oublies jamais ça.

— Merci Izzy...

— De rien Honey. répondit la jeune femme avec un faible sourire. Appelles moi si tu as besoin.

Magnus hochant la tête, puis il salua brièvement le reste de la famille avant de partir à la recherche de son fiancé.

Il le trouva accroupi contre le muret encerclant la maison, le visage enfoui dans ses bras qui entouraient ses genoux. Quelques sanglots étouffés s'échappaient de la bouche du jeune homme, et tout son corps tremblait. Magnus s'approcha doucement et vint s'accroupir à ses côtés, tout en déposant délicatement sa veste sur le dos de son fiancé. Alec sursauta en sentant l'étoffe sur lui, mais il ne recula pas. Au lieu de ça, il releva un visage ravagé de larmes vers l'indonésien qui sentit son coeur s'éparpiller un peu plus.

— Je n'en peux plus Magnus... Je veux que ça s'arrête... Je suis si fatigué d'avoir peur... Je... Pourquoi?... Pourquoi il m'a fait ça ? sanglota le jeune homme en se jetant dans les bras réconfortants de son fiancé.

— Oh Alexander... murmura Magnus face à la détresse d'Alec qui le percutait de plein fouet.

— Je... Pardon Mag's... Pardonne moi pour ce que je te fais subir... Je m'en veux tellement si tu savais... Tu mérites tellement mieux... Tellement mieux qu'une épave comme moi, incapable de t'apporter un peu d'amour ou de tendresse...

Magnus comprenait que son fiancé faisait référence à sa peur face à l'intimité, car en réalité Alec était un homme débordant d'amour et de tendresse, qui dans ses bon moment ne cessait d'avoir de petites attentions pour l'indonésien, que ça soit au travers d'un petit déjeuner, un sourire, une caresse sur le bras, un baiser, un regard ou encore une étreinte. Il resserra son étreinte autours de son amant et déposa un délicat baiser sur sa tempe.

— Mon ange, tu m'apportes tout ce dont j'ai besoin et bien plus encore. Chaque jour je t'aime un peu plus que le jour précédent, et bien moins que le jour suivant. Tu es toute ma vie Alexander, et tout ce que je mérite et ai jamais voulu au monde. Alors ne doutes pas de toi, mon amour, car moi jamais je ne le ferais. murmura Magnus au creux de l'oreille de son compagnon.

— Mais... Je... Je ne peux pas t'apporter l'intimité dont tu as, dont nous avons besoin... Par l'ange, je suis terrifié à idée que tu me touches dans ce contexte, je... Je revois les mains de Sébastien à la place des tiennes... Je... balbutia Alec, ses larmes redoublant.

— Mon amour, n'importe qui à ta place réagirait de la même manière. Cesse de t'en vouloir pour ça. Tu es quelqu'un d'infiniment fort et je suis persuadé que tu parviendras à t'en sortir Alexander. Et tu sais quoi ? Je serai là pour t'aider, on y arrivera ensemble. acheva Magnus avec un sourire tendre.

— Et si je n'y arrivais pas...? murmura Alec le regard baissé.

L'indonésien glissa un doigt sous le menton du jeune homme et releva son visage vers lui avant de plonger son regard dans le sien.

— Je t'aime, et t'aimerais peu importe ce qu'il adviendra Alexander. répondit Magnus d'une voix douce mais vibrante de sincérité.

Alec senti le poids sur son cœur s'alléger quelque peu et un fin sourire étira ses lèvres. Il vient déposer un doux baiser sur celles de Magnus avant de murmurer:

— Je t'aime...

— Je t'aime aussi mon ange. répondit l'indonésien en lui caressant la joue. Rentrons, on a tout les deux besoin de repos.

Les deux hommes se relevèrent et Magnus appela un taxi qui les reconduisit chez eux où Alec s'effondra de sommeil dans leur lit sous le regard aimant et triste de son fiancé.


Et voila pour aujourd'hui!

En espérant que ces 4 chapitres vous ont plu!