Alec fut réveillé par une odeur de café qui filtrait à travers la porte entrebâillée de la chambre. Il se leva en s'étirant et sortit de la pièce. Il trouva son compagnon entièrement habillé en train de préparer du café dans la cuisine. Il s'avança vers lui non sans remarquer des bagages dans l'entrée de l'appartement.

— Bonjour...

Magnus se retourna et lui adressa un sourire resplendissant.

— Oh! Tu es réveillé! Parfait, avales vite ton café et vas te préparer, on va être en retard! dit-il en poussant une tasse devant lui.

— En retard pour quoi? Pourquoi tu es déjà habillé? Et puis c'est quoi ces bagages dans l'entrée? demanda le jeune homme en fronçant les sourcils.

— Tu sais que tu ressembles à ta sœur ainsi? Tu poses autant de questions qu'elle! répondit l'indonésien en déposant un baiser volatile sur ses lèvres.

— Magnus...

— Oui, Alexander?

— Réponds à ma question s'il te plaît.

— Bien... Un taxi doit venir nous chercher d'ici un quart d'heure pour nous amener à l'aéroport. On part s'aérer la tête pour la fin de la semaine, je pense qu'on en a bien besoin. Et ne me demande pas la destination, tu ne sauras rien de plus, c'est une surprise!

— Mais Mag's, je ne peux pas partir comme ça, je te rappelle que j'ai rendez-vous avec Jem aujourd'hui, ainsi qu'avec Catarina! Et en plus on est invités à dîner chez Izzy et Simon ce soir!

Magnus posa un doigt sur les lèvres de son amant pour le faire taire.

— Ne t'en fais pas pour ça, j'ai tout prévu. Jem trouve l'idée excellente, il pense que tu as besoin de quitter New York. J'ai également prévenu Catarina, tu la verras la semaine prochaine, ce n'était de toute façon qu'une visite pour faire un bilan de ta forme physique, rien d'urgent donc. Quant à Izzy et Simon, ils approuvent également, et ils viendront nourrir le chat. Tu n'as pas à te soucier de quoi que ce soit, tout ce que tu as à faire, c'est te détendre et profiter de ce séjour avec moi, mon ange. dit Magnus en déposant un baiser dans son cou.

Un sourire étira les lèvres du jeune homme. A vrai dire, il était ravi de pouvoir partir quelques jours loin de ses problèmes avec son fiancé.

— D'accord... murmura t'il.

Il avala son café puis sauta sous la douche et dix minutes plus tard, ils quittaient l'appartement main dans la main. Leur taxi les récupéra au pied de l'immeuble et les emmena vers l'aéroport JFK.

— Le Canada? questionna Alec en s'installant dans un fauteuil à bord de l'avion.

— Oui le Canada... répondit Magnus. Et inutile de me regarder ainsi, tu n'en sauras pas plus Alexander! ajouta t'il en voyant le regard pétillant du jeune homme.

Alec abdiqua et s'installa confortablement avant de s'endormir la tête posée sur l'épaule de son fiancé.

Deux heures plus tard ils atterrissaient à Montréal où un taxi les emmena vers une nouvelle mystérieuse destination. Alec commençait à trépigner d'impatience, il mourrait d'envie de savoir où son amant le conduisait, mais ce dernier ne cédait pas un pouce de terrain et se contentait de lui sourire avec malice. Le jeune homme finit par se plonger dans l'observation du paysage qui défilait à travers la vitre de la voiture et quelques minutes plus tard il s'endormait à nouveau, bercé par le ronronnement du véhicule. Magnus attira doucement son amant contre lui, posa sa tête sur ses genoux afin de mieux l'installer et caressa tendrement ses cheveux tout en l'observant dormir paisiblement.

Après plusieurs heures de route, le taxi s'immobilisa enfin. Magnus caressa la joue de son fiancé.

— Alec? Mon ange, on est arrivés.

Le jeune homme cligna des yeux et se redressa en se passant une main sur le visage. Il regarda à travers la fenêtre de la voiture et aperçut un grand chalet. Le paysage alentours était recouvert de neige et les rayons du soleil la faisait chatoyer. Un sourire étira les lèvres d'Alec qui se tourna vers son fiancé.

— C'est... Superbe!

— Et encore tu n'as pas tout vu!

Magnus déposa un baiser sur les lèvres de son compagnon avant de sortir du taxi. Le chauffeur avait sorti leurs bagages et les avait portés sur le perron du chalet. L'indonésien paya généreusement le conducteur tandis qu'Alec sortait à son tour et inspirait à plein poumons l'air pur de la montagne. Une fois le taxi reparti, Magnus s'approcha du jeune homme et enlaça sa taille tout en déposant un doux baiser dans son cou.

— Tu vas enfin consentir à m'expliquer? questionna Alec en plongeant son regard dans l'ambre des yeux de son amant.

— Tu te souviens du cadeau de Noël de ta sœur et Simon?

Le jeune homme hocha la tête.

— Eh bien nous y voilà! Ils nous rejoignent tous ce week-end, mais j'ai pensé qu'on pourrait profiter du calme de la montagne tout les deux avant ça, qu'en dis-tu?

— Je... J'en dis que tu as eu une bonne idée. Je me sens bien ici, tout comme je me sens bien avec toi, répondit Alec en embrassant son amant.

Ce dernier approfondit le baiser en se pressant davantage contre le jeune homme, une main glissant vers le bas de son dos. Mais celui-ci rompit leur échange, la respiration légèrement haletante et posa son front contre celui de l'indonésien.

— Désolé... Je... J'en ai envie, mais...

— Chut, je sais, tu n'es pas prêt, murmura Magnus, ne t'en fais pas Alexander, on va y travailler. Ensemble.

Il sourit à son amant puis l'entraîna vers le chalet. Il lui fit visiter le logement composé de trois grandes chambres chacune avec une grande baie vitrée offrant une vue sur la montage à couper le souffle. Une majestueuse cheminée trônait dans le salon et un feu y ronflait déjà, diffusant une chaleur douce. A l'arrière de la maison, se trouvait une grande terrasse sur laquelle se trouvait un jacuzzi, et une fois de plus la vue sur les montages enneigées était imprenable. Les deux hommes s'installèrent dans l'une des chambres puis descendirent pour partager un repas dans la bonne humeur.

Depuis leur arrivée, Alec affichait un large sourire et ses yeux cobalt brillaient d'émerveillement. Magnus était heureux de voir son amant aussi heureux et détendu. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vu aussi épanoui, et ça lui réchauffait le cœur. Le jeune homme sentant le regard de son compagnon sur lui se retourna et lui fit face.

— Qu'est ce qui te fait sourire?

— Toi mon ange. Tu sembles... Heureux, murmura Magnus en lui prenant la main.

— Parce que je le suis. Je suis dans un superbe chalet loin de New York et de mes soucis. La vue est à couper le souffle, et surtout, je suis avec toi mon amour... Que demander de plus? répondit Alec en mêlant ses doigts à ceux de son amant.

— Je suis heureux de te voir aussi détendu. Et je compte bien faire en sorte que ce séjour soit parfait. D'ailleurs on va commencer tout de suite, tu vas monter mettre des vêtements chauds, on va aller balader cet après-midi.

— Je suppose que tu ne vas pas me dire ce que tu me réserve?

— Non en effet, mais je te promet que tu vas adorer! dit Magnus avec un sourire mystérieux en lui déposant un baiser volatile sur les lèvres.

Moins d'une heure plus tard, ils se garaient devant un grand chalet perdu dans la montagne. Apercevant la pancarte devant la bâtisse, le regard d'Alec s'illumina comme celui d'un enfant.

— C'est bien ce que je crois? questionna le jeune homme en se tournant vers Magnus.

L'indonésien hocha la tête en lui rendant son sourire. Alec fondit sur les lèvres de son amant et l'embrassa passionnément.

— Merci Mag's c'est super!

— Ton sourire veut tout l'or du monde mon ange. Allez viens allons-y.

Ils sortirent de la voiture et entrèrent dans le chalet. Un homme les salua et les guida à l'extérieur où les attendaient une dizaine de chiens d'un blanc immaculé qui aboyaient joyeusement.

— Voici votre meute pour l'après-midi, ce sont des samoyèdes des chiens de traîneau originaires des pays nordiques. Ce sont de vraies boules d'énergie et ils sont très affectueux, expliqua leur guide.

Alec s'avança vers les animaux et s'agenouilla parmi eux pour les caresser. Les chiens se pressèrent autours de lui avec joie et finirent par le faire tomber à la renverse dans la neige en lui léchant le visage. Les rires du jeune homme firent sourire Magnus qui se tourna vers l'homme à ses côtés.

— Vous avez de superbes bêtes, Will. Je ne serais pas étonné qu'Alec m'en demande un après cette journée! rit l'indonésien.

— Oh vous savez, nous avons encore un chiot de notre dernière portée prêt à être adopté, si le cœur vous en dit, on en rediscutera à votre retour, lui dit Will avec un clin d'œil.

Le guide rappela ses chiens puis les attela tandis qu'Alec se relevait en époussetant ses vêtements de la neige qui y était accrochée. Will leur expliqua le maniement du traîneau, puis les invita à y prendre place. Magnus monta sur le traîneau et agrippa la barre devant lui tandis qu'Alec s'installait derrière lui, encadrant son corps de ses bras pour saisir à son tour la barre. Le jeune homme cala le dos de son fiancé contre son torse et fit signe à Will qu'ils étaient prêts. Ce dernier siffla et les samoyèdes se mirent instantanément en mouvement, entraînant les deux hommes à leur suite.

Le soleil commençait à décliner lorsque Magnus et Alec arrivèrent au chalet où Will les attendait. Le couple descendit du traîneau et le jeune homme enlaça son fiancé, l'embrassant avec passion.

— Merci mon amour, c'était magique! dit-il les yeux débordant d'émotion.

Will détacha les chiens et s'avança vers eux.

— Alors? Cette première expérience de traîneau?

— Super! Les sensations sont indescriptibles! On a la sensation d'être... libre. dit Alec avec un large sourire. En plus vos chiens sont superbes, vous avez beaucoup de chance.

Le guide et Magnus échangèrent un regard et ce dernier lui fit un signe de tête.

— Venez avec moi, j'aimerais vous montrer quelque chose, fit Will en rentrant dans le chalet, les deux hommes sur ses talons.

Il les mena vers une pièce où un feu de cheminée brûlait, diffusant un chaleur bienvenue après le froid de l'extérieur. Devant la cheminée, un autre samoyède était étendu. Le chien leva la tête et observa les trois homme s'approcher de lui. Entre ses pattes dormait un chiot.

— Alec, vous paraissez être un jeune homme qui aime les animaux, je vous propose donc, si vous le souhaitez de prendre cette petite boule de poils sous votre aile. Il s'appelle Oryon, dit Will en lui tendant le chiot.

La petite bête ouvrit les yeux et les posa sur le jeune homme. Ses prunelles étaient ambrées comme celles de son fiancé, et Alec se sentit fondre lorsque le chiot tendit le museau vers lui pour le lécher.

— Je... Je ne sais pas quoi dire... balbutia Alec en tournant le regard vers Magnus.

— Tu n'as qu'à dire "oui" , mon ange, dit l'indonésien en s'agenouillant à ses côtés.

Le chiot se tourna vers lui et lui lécha la main alors qu'il tendait la main pour le caresser. Will laissa échapper un rire.

— Il vous a adopté on dirait!

Alec leva les yeux vers lui.

— Je crois que c'est réciproque. Merci infiniment Will.

— Avec plaisir Alec, je ne vous demande qu'une chose en retour, revenez me rendre visite avec Oryon un de ces jours.

— C'est promis, encore merci Will, cette journée était superbe! dit Magnus en lui serrant la main.

Les deux hommes prirent congé de leur guide après avoir écouté ses conseils pour le dressage du chiot, et ils remontèrent dans la voiture pour rentrer à leur chalet. Durant tout le trajet, Oryon dormit, roulé en boule sur les genoux d'Alec qui le caressait.

— Je vais finir par être jaloux de nos boules de poils si tu leurs accorde plus d'attention qu'à moi mon ange, rit Magnus.

Alec pouffa et leva le regard vers son fiancé. Les battements de son cœur s'accélérèrent sensiblement tandis qu'il observait son visage. Chaque jour il sentait son amour pour cet homme devenir plus profond, et il savait en cet instant qu'il ne désirait qu'une chose: vaincre ses peurs pour enfin retrouver leur complicité.

Lorsqu'ils arrivèrent au chalet, Alec partit prendre une douche pour se réchauffer tandis que Magnus installait le chiot et ravivait le feu dans la cheminée. Il installa plusieurs couvertures en fourrure devant cette dernière ainsi que de nombreux coussins. Il servit deux coupes de vin blanc et s'installa devant le feu, un verre à la main. Alec sortit de la salle de bain et retrouva son fiancé devant la cheminée, sirotant son verre. La seule lumière de la pièce venait du feu qui brûlait dans l'âtre devant Magnus, donnant à la scène une ambiance très romantique. Le jeune homme s'assit à ses côtés et prit la coupe que lui tendait son amant.

— C'est pourquoi tout ça? demanda Alec en avalant une gorgée de vin.

— Parce que je t'aime mon ange. répondit Magnus en lui caressant la joue. Et aussi parce que j'aimerais essayer quelque chose.

Le jeune homme observa son amant quelques instant et il sentit une légère appréhension l'envahir en voyant le désir de son amant briller dans ses yeux ambrés.

— Je...

— Tu n'as pas à avoir peur de quoi que ce soit Alexander, je ne suis pas là pour te faire du mal et encore moins pour te forcer à faire quoi que ce soit que ne désires pas, dit Magnus en prenant la main de son compagnon dans la sienne. Je t'ai dit hier que j'avais besoin que tu me montres tes limites, alors guides-moi.

A ces mots il effleura le torse nu de son amant, ne quittant pas ses yeux un seule seconde. Les lèvres du jeune homme s'entrouvrirent et sa respiration devint plus courte. Il saisit la main de Magnus et la posa contre sa peau, la faisant courir depuis sa gorge jusque sur son torse, puis son ventre, s'arrêtant à la limite de la ceinture de son pantalon. Il finit par lâcher la main de l'indonésien qui fit remonter ses doigts dans la nuque du jeune homme avant de l'attirer doucement vers lui pour l'embrasser tendrement. Il s'écarta de lui et plongea son regard dans les yeux cobalt de son amant.

— Alexander, tu me fais confiance?

— Oui... souffla Alec avec appréhension.

— Bien, dans ce cas j'aimerais que tu retires ton pantalon et que tu t'allonges. Je te jure que je ne te toucherais pas au delà des limites que tu as posé. ajouta t'il en voyant l'inquiétude voiler son regard.

Le jeune homme hocha la tête et s'exécuta. Une fois qu'il fut étendu sur les couvertures, Magnus sortit une bande de tissus de sa poche, faisant froncer les sourcils de son amant qui l'observa sans comprendre.

— Je te le répète mon ange, tu n'as rien à craindre, détends toi et profites, je te promet que tu vas apprécier, murmura l'indonésien à son oreille avant de bander ses yeux avec le tissus.

Alec sentit son angoisse lui étreindre la poitrine en se retrouvant coupé de la vue. Mais il vouait une confiance aveugle en son amant, il inspira donc profondément et souffla lentement par la bouche en tâchant de calmer son rythme cardiaque en suivant les leçons de méditation que lui avait enseigné Magnus. Il devina du mouvement autours de lui et il entendit un froissement de vêtements tandis que l'indonésien se déshabillait à son tour. Il le sentit se rallonger à côté de lui, puis quelque chose effleura ses lèvres. Quelque chose de léger et infiniment doux... Une plume? La caresse dériva sur sa joue puis dans sa gorge, le faisant frémir. La plume continua lentement sa progression, descendant sur son torse et venant taquiner ses tétons avec délices. Les battements de cœur d'Alec ainsi que sa respiration s'accélérèrent progressivement, cette fois pas par peur, mais par plaisir. Il aimait cette douce caresse que lui infligeait son amant, pourtant ce dernier ne le touchait pas. Après de longues minutes à caresser sa peau sensible, la plume arriva sur son ventre mais ne s'y attarda pas et plongea lentement vers l'aine du jeune homme. Elle glissa sur l'intérieur de ses cuisses, déclenchant d'agréables frissons dans tout son corps. Alec se mordit la lèvre inférieure lorsque la plume remonta enfin vers son sexe en érection, l'effleurant, et le caressant avec sensualité. Un gémissement s'échappa de ses lèvres, la tête rejetée en arrière tandis qu'il agrippait les couvertures, sentant une vague de plaisir le submerger. Par l'ange! Jamais Il n'avait ressenti de pareilles sensations, la caresse de la plume était à la fois d'une douceur infinie, mais avait également un potentiel érotique fou. Il sentit les lèvres de Magnus se poser sur les siennes et il lui rendit son baiser avec ferveur. Les lèvres de son amant descendirent dans sa gorge, sa langue suivant le tracé de son tatouage alors que la plume continuait ses caresses sur son érection. La peau du jeune homme était devenue hypersensible de sorte que chaque effleurement, chaque baiser de son amant sur lui déclenchait une décharge de plaisir dans son corps, le menant peu à peu vers son point de rupture.

— Mag... Magnus... haleta Alec. Je veux te voir, viens...

L'indonésien se redressa et d'une main il dénoua le tissus qui recouvrait les yeux de son amant. Leurs regards s'accrochèrent immédiatement, l'ambre plongeant dans le cobalt. Alec tendit le cou vers son fiancé pour l'embrasser, ses mains glissant dans son dos. Magnus lui rendit son baiser, puis sans comprendre comment, il se retrouva dos contre les couvertures. Le jeune homme le surplombait, le regard assombri de désir. L'indonésien sourit et caressa sa joue.

— Je sais ce dont tu as envie, murmura t'il. Alors sers toi, reprends le contrôle Alexander.

Les paroles de Magnus firent l'effet d'un électrochoc dans la tête du jeune homme. Il saisit ses main et les plaqua au dessus de sa tête, puis il plongea dans la gorge de son amant qui bascula ta tête sur le côté pour lui faciliter l'accès avec un gémissement. Tout en déposant des baisers brûlants le long du cou de Magnus, le jeune homme prépara tendrement son amant avant de le pénétrer avec lenteur, leur arrachant un puissant gémissement. Alec voyait des étoiles briller derrière ses paupières closes, et son cœur battait à présent à tout rompre dans sa poitrine. Il avait oublié cette sensation de bien-être, cette impression d'être enfin là où il aurait dû être depuis toujours. Il ne faisait plus qu'un avec Magnus, plus rien n'avait d'importance en cet instant, rien d'autre que le corps de son fiancé qui frémissait sous lui, rien d'autre que cet homme qu'il aimait du plus profond de son âme... Il se redressa et plongea son regard dans l'ambre des prunelles de son amant, puis doucement, tendrement, il commença à se mouvoir en lui. Leur respiration devint de plus en plus courte à mesure que leur plaisir grandissait, leurs esprits étaient embrumés par le flot de sentiments qui les assaillait, mais leurs regards ne se quittaient pas, il étaient en parfaite communion. Alec relâcha les mains de son amant et fit glisser la sienne sur la joue de ce dernier. Magnus attrapa ses doigts pour les embrasser avant de les guider vers son érection. Le jeune homme enroula sa main autours du sexe de son amant et le caressa avec sensualité, faisant gémir l'indonésien.

— Mon amour je t'aime tellement... murmura Alec dont les yeux étaient embués de larmes d'émotion.

— Je t'aime aussi Alexander, plus que ma propre vie... souffla Magnus en séchant une larme qui roulait sur sa joue.

Puis un ultime coup de bassin du jeune homme les fit basculer tout les deux dans un puissant orgasme qui les balaya tel un raz de marée. Alec s'écroula dans les bras de son amant à bout de souffle. Magnus les enroula dans la douceur des couvertures puis le serra contre lui en caressant ses cheveux. Le jeune homme nicha la tête dans son épaule et sombra dans le sommeil, une main reposant sur le cœur de son amant.