La nuit était encore jeune tandis que les étoiles s'allumaient une à une sur la voûte céleste. L'air était agréable, ni trop chaud ni trop froid, une légère brise agitait les feuilles dans les arbres. Quelques grillons commençaient à chanter par-ci par-là troublant quelque peu la quiétude de la nuit. Le lieu était décoré à l'aide de nombreuses bougies dispersées au sol et dans des lampions de papier accrochés aux arbres. L'instant était magique, tout simplement parfait se disait Alec en se laissant emplir par la sérénité. Cette nuit serait la plus belle de sa vie. Il allait enfin s'unir à Magnus, l'amour de sa vie, sur cette colline sous le ciel étoilé.
Comme pour Isabelle et Simon, le couple avait choisi la simplicité, pas de grande fête, pas d'énorme bouquet de fleurs, seulement eux, leur famille et quelques notes de musique douce pour accompagner leur arrivée. Alec au bras de sa mère n'avait pas peur, il était seulement impatient, tout comme Magnus qui au bras d'Isabelle trépignait dans l'attente de retrouver son fiancé devant Jace qu'ils avaient choisi pour les unir.
La cérémonie se déroula comme dans un rêve, un doux rêve qui émut chacun jusqu'au plus profond de son âme. Après toutes les épreuves que les deux hommes avaient traversées, il était une vérité sur laquelle chacun s'accordait: Magnus et Alec méritaient leur bonheur. Quelques larmes s'invitèrent sur les visages lorsqu'ils échangèrent leurs vœux, des vœux à leur image, emplis d'amour et de tendresse, mais aussi de promesses pour l'avenir:
— L'amour que j'ai pour toi... commença Alec d'une voix émue.
— ... ne connaît aucune limite. poursuivit Magnus avec un sourire, le regard pétillant d'amour.
— Je t'aimerai dans la joie comme dans la tristesse.
— Dans la santé comme dans les épreuves.
— Je t'aimerai comme mon égal.
— Te protègerai envers et contre tout.
— Je t'ouvrirai mon cœur avec sincérité.
— Quand tu voudras parler, je t'écouterai.
— Je serai toujours là pour te soutenir.
— Quand tu le souhaiteras, je serai là pour t'aider à réaliser tes rêves.
— Magnus Bane...
— Alexander Gideon Lightwood...
— Je suis désormais et je serai toujours pour toi le plus aimant des maris. achevèrent-ils d'une même voix tremblante, leurs regards accrochés l'un à l'autre comme si plus rien n'existait autours d'eux.
Il fallut quelques instants à Jace pour chasser les larmes d'émotion qui s'étaient logées dans ses yeux avant de pouvoir reprendre la parole afin d'autoriser le couple à s'embrasser. Les deux hommes clignèrent des yeux, sortant doucement de leur bulle d'amour. Alec glissa sa main contre la joue de Magnus, son autre main agrippant ses hanches pour le rapprocher de lui. Magnus posa une main délicate sur le cou du jeune homme, le dévorant d'un regard empli d'amour et de tendresse. Le baiser qu'ils échangèrent scellant leur union fût d'une pureté faisant frémir les étoiles, leurs cœurs battant au même rythme, comme s'ils ne faisaient qu'un.
Après la cérémonie, toute la famille se retrouva autours d'un sublime repas préparé par les soins de Maryse. Le bonheur avait enfin retrouvé cette famille écorchée vive par la vie, les enveloppant tous dans son manteau de joie et de douceur. Chacun appréciait ces instants simples, un sourire, une discussion entre frère et soeur, une blague, un jeu partagé avec le petit Matthew, ou encore un baiser. Isabelle et Simon envisageaient sérieusement à agrandir leur famille, Jace et Clary s'étaient fiancés quelques semaines plus tôt et filaient le parfait amour. Alec et Magnus avaient eux aussi pour projet d'avoir un enfant, le sujet était venu naturellement peu de temps après le mariage de Simon et Isabelle, ils avaient fait quelques démarches auprès des agences d'adoption et étaient désormais dans l'attente d'une réponse de leur part. Maryse et Robert quant à eux voyaient avec un bonheur non dissimulé leurs enfants vivre leur vie pleinement et avec passion, et songeaient tout doucement à céder la place à la jeune génération pour la direction du cirque.
Au fur et à mesure que la nuit avançait, Alec et Magnus n'arrêtaient pas de se dévorer du regard, incapables de se séparer de plus d'un mètre l'un de l'autre, faisant rire leur famille qui ne se priva pas pour les charrier.
— Que quelqu'un leur jette un seau d'eau glacée à ces deux-là, ils vont finir par prendre feu à force de se regarder comme ça! s'exclama Jace d'une voix goguenarde.
— La ferme Jace. répondit Alec en le regardant en coin avant de se rapprocher davantage de son mari pour déposer un baiser au coin de ses lèvres le faisant glousser.
— Pour une fois Jace n'a pas tort frangin, vu comme tu dévores Magnus du regard, j'ai comme dans l'idée que la nuit de noces sera torride! taquina Isabelle avec un clin d'œil.
— Tu n'as pas idée Trésor, d'ailleurs je crois qu'il est temps pour nous de nous éclipser qu'en dis-tu mon ange? questionna Magnus en se tournant vers son mari avec un sourire aguicheur.
— Excellente idée, il me tarde de me retrouver seul avec toi mon amour. susurra Alec en se levant, entrainant Magnus avec lui.
Le reste de la famille se leva à son tour, leur offrant un câlin chacun à leur tour pour leur souhaiter une bonne fin de soirée. Lorsque Jace serra son frère contre lui, il en profita pour lui murmurer:
— Et ne mettez pas le feu à l'hôtel tout les deux!
— Ça je ne peux rien te promettre! railla Alec explosant de rire avant de se jeter sur son frère pour lui ébouriffer ses cheveux soigneusement coiffés.
Après avoir proprement décoiffé le blond qui ne se priva pas pour lui lancer quelques noms d'oiseaux, le jeune homme rejoignit son mari qu'il enlaça étroitement, plongeant son regard dans le sien.
— Allons-y chéri, il me tarde de mettre le feu à l'hôtel! susurra Magnus à son oreille tout en pressant subtilement son désir naissant contre son bassin.
Le brun retint un grognement d'envie et partit d'un pas rapide, tirant l'indonésien derrière lui sous les gloussements de leur famille.
Après que leur taxi les ait déposé devant leur hôtel, les jeunes mariés se dirigèrent main dans la main vers les ascenseurs. La course en taxi n'avait pas diminué leurs ardeurs, au contraire, il leur avait fallu tout leur self contrôle afin de ne pas se jeter l'un sur l'autre comme des affamés sous les yeux de leur chauffeur. Lorsqu'enfin les portes de la cabine se refermèrent sur eux, Alec ne perdit pas une seconde, et plaqua l'indonésien contre l'une des parois pour l'embrasser comme si sa vie en dépendait. Magnus se laissa faire avec plaisir, tout en attisant plus encore si c'était possible l'envie de son mari, en cambrant son corps contre le sien, et en empoignant ses fesses à pleines mains.
Ne sachant trop comment, ils finirent par trouver le chemin de leur chambre, où ils titubèrent jusqu'au lit, en riant et s'embrassant. Alec fit assoir Magnus sur le bord du lit avant de prendre un instant pour plonger son regard dans l'ambre de ses yeux. Par l'ange! Ce qu'il aimait cet homme! La puissance des sentiments qui l'assaillirent lui donnèrent le tournis, c'en était presque douloureux... Il désirait Magnus de tout son être, de toute son âme. Il voulait l'étreindre pour ne plus jamais le lâcher. Il voulait se fondre en lui, ne faire plus qu'un avec lui...
Lentement, prenant son temps, et sans quitter l'ambre du regard de son mari, Alec commença à retirer un à un ses vêtements. Magnus se laissa basculer sur le lit, s'appuyant sur ses coudes afin de regarder avec un plaisir non dissimulé l'effeuillage sensuel que le jeune homme lui offrait. Il lui fallut une certaine maitrise afin de ne pas se jeter sur lui quand les premiers morceaux de peau dissimulée se révélèrent. Ce soir, plus qu'aucun autre soir, il voulait prendre son temps, il voulait laisser leur désir et leur passion s'épanouir, comme une chandelle qui brûlerait toute la nuit et non comme une allumette qui se consumerait trop vite.
Une fois délesté de la plupart de ses vêtements, Alec monta sur le lit avec une lenteur féline, et alla s'installer à califourchon sur les jambes de Magnus qui le regarda faire en se mordant la lèvre inférieure. Il ne lui restait que son boxer qui laissait apercevoir son sexe érigé dans le carcan de tissus. Le jeune homme fit un sourire espiègle à son amant avant de glisser sa main contre son bas-ventre qu'il caressa avec sensualité. Le spectacle de son mari se caressant au dessus de lui rendait fou l'indonésien qui arrivait peu à peu à la limite de sa retenue.
Quand Alec laissa échapper un gémissement, tout le contrôle que Magnus s'était imposé vola en éclat et il fit basculer le jeune homme sur le lit avant de le surplomber et de plonger dans sa gorge pour y semer des baisers brûlants de désir. Alec cambra son corps à la recherche de plus de contact, ses mains venant agripper les hanches de son amant. Magnus se redressa afin d'admirer le jeune homme haletant de désir sous lui. Le cobalt de ses yeux avait quasiment disparu au profit du noir de ses pupilles dilatées par l'envie. Ses lèvres entrouvertes laissaient filtrer des gémissements envoûtants, tandis que son torse pâle marqué de runes de soulevait de façon erratique au rythme de sa respiration.
Inconsciemment, l'indonésien fit courir le bout de sa langue sur ses lèvres, puis il se mit à onduler doucement des hanches tout en retirant à son tour ses vêtements dans des gestes lents et mesurés destinés à attiser le feu qu'il lisait dans le regard de son mari. Alors qu'il ne lui restait plus que son pantalon, Alec se releva, porta Magnus jusqu'au mur le plus proche contre lequel il l'appuya avant de tomber à genoux au sol devant lui. Tout en ancrant son regard dans l'ambre des prunelles de Magnus, il ouvrit lentement le pantalon puis il le fit glisser sur les jambes de son amant, entraînant son sous-vêtement dans le même mouvement.
Le jeune homme prit quelques secondes pour se délecter de la vue du membre érigé de son mari, puis il vint en embrasser le gland avec une infinie tendresse. Magnus s'appuya davantage contre le mur, gémissant de bonheur quand il sentit la chaleur des lèvres de son amant autours de son sexe. Ses mains glissèrent dans les cheveux du brun, en tirant doucement quelques mèches et encourageant silencieusement son mari à accentuer sa caresse. Ce dernier s'exécuta, enroulant sa langue sur toute la longueur de Magnus tandis que ses mains caressaient et pétrissaient ses fesses avec amour.
Sentant son amant trembler, signe qu'il se rapprochait dangereusement de la jouissance, Alec ralentit ses mouvements, embrassa une ultime fois le sexe de Magnus et se redressa face à lui. L'indonésien gémit de frustration en rouvrant les yeux qu'il avait fermé sous le plaisir que lui prodiguait son mari. Alec gloussa face à la réaction de son amant, récoltant un regard outré.
— Alexander...
— Je sais mon amour, viens. susurra Alec en embrassant tendrement ses lèvres avant de l'entrainer jusqu'au lit.
Le jeune homme invita Magnus à s'installer sur le matelas, retira son boxer et vint se positionner à quatre pattes au dessus de lui. Leurs lèvres se retrouvèrent dans un baiser empli d'amour et de tendresse mais également plein de désir et de passion. Alec s'abaissa doucement, s'appuyant sur ses coudes, jusqu'à ce que leurs érections se frôlent et finalement se rencontrent, les faisant gémir dans le baiser. Tout deux se mirent à onduler sensuellement des hanches, frottant leurs sexes l'un contre l'autre, leur ouvrant peu à peu les portes vers le paradis du plaisir charnel. La sensation de la peau d'Alec glissant contre la sienne donnait des frissons à Magnus, il avait l'impression d'être enfermé dans un doux cocon de plaisir et de luxure qu'il ne voulait pour rien au monde quitter. A mesure qu'il approchait de la jouissance, ses jambes se resserraient contre les hanches du jeune homme, et ses mains agrippaient plus fermement ses fesses galbées pour accentuer davantage le contact entre leurs corps. Puis alors que pris dans la passion de l'orgasme qui se déchainait en lui, Alec refermait ses dents sur l'épaule de son amant, ce dernier se laissa emporter par la jouissance, se libérant à son tour entre eux dans un cri de bonheur qui fut probablement entendu depuis l'autre bout du couloir de l'hôtel.
Après cet instant de bonheur, les deux hommes reprirent lentement leur souffle, leurs fronts collés l'un contre l'autre, les yeux fermés comme pour revivre encore un peu l'instant de félicité qu'ils venaient de partager.
— Eh bien, je pense que l'on va devoir appeler les pompiers, je suis sur qu'on est arrivés à mettre le feu à cet hôtel! gloussa Magnus.
Alec pouffa à son tour et rouvrit les yeux pour contempler son mari qui le regardait avec des yeux pétillants d'amour. Il embrassa tendrement les lèvres de Magnus, puis se leva et alla dans la salle de bain.
— Tu n'as pas tort, mais tu rêves si tu crois qu'on en a fini. répondit le jeune homme avec un sourire mutin, revenant avec un gant humide qu'il passa sur le ventre de son amant pour le nettoyer.
— Mh intéressant. susurra l'indonésien en se redressant sur ses coudes. Alors dis-moi qu'as tu prévu pour la suite des évènements?
— Eh bien... Je ne t'ai pas encore offert mon cadeau de mariage. Je pense que c'est le bon moment pour le faire. murmura Alec avant de revenir s'installer à califourchon sur Magnus et de plonger son regard dans l'ambre de ses yeux.
L'indonésien se redressa en position assise, enlaçant le buste du brun.
— Mon ange... Je croyais qu'on avait convenu de ne pas s'offrir de cadeau de mariage.
— Je sais Magnus, je sais... Mais ce présent est spécial, et je tenais à te l'offrir durant notre nuit de noces.
— D'accord... Mais si tu envisageais de m'offrir ton corps, je crois que c'est déjà fait! rit l'indonésien, le regard pétillant de malice.
Le jeune homme eut un sourire amusé et pouffa doucement.
— Tu n'as pas tort, et en effet mon présent consiste plus ou moins à t'offrir mon corps...continua Alec en rosissant légèrement.
Magnus fronça les sourcils d'incompréhension.
— Je veux que tu me fasses l'amour Magnus.
Alec avait déclaré cela d'une voix vibrante de sincérité et d'amour, le cobalt de ses yeux plongeant dans l'ambre des prunelles de son mari. Ce dernier sentit son cœur faire un saut périlleux dans sa poitrine quand il entendit les mots de son amant. Cela faisait tellement longtemps qu'il attendait qu'il avait fini par se faire une raison, les blessures de son ange étaient trop profondes pour parvenir à les ignorer. Mais ce soir, Alec lui prouvait à quel point il l'aimait et lui faisait confiance et ce de la plus belle des manières.
— Alexander...
— Je sais ce que tu vas me dire Magnus. coupa le brun. Et crois-moi, je suis prêt. Je le suis d'ailleurs depuis un moment, mais je voulais vraiment que notre nuit de noces soit spéciale... Alors je te le redemande, fais-moi l'amour mon amour, car sans toi je ne suis qu'une coquille vide, rends-moi à nouveau entier grâce à ton amour...
Il fut coupé par la chaleur des lèvres de son mari qui se posaient avec délicatesse sur les siennes. La langue de Magnus vint caresser tendrement ses lèvres, demandant l'accès à sa bouche qu'il céda avec bonheur, approfondissant le baiser tout en se fondant dans l'étreinte que lui offrait l'indonésien. Sans cesser d'embrasser son amant, Magnus se redressa et inversa leur position, allongeant le jeune homme dans les draps. Arrivé à court de souffle, l'indonésien quitta les lèvres douces du brun pour dévier vers sa mâchoire puis sa gorge qu'il embrassa et titilla avec amour à l'aide de sa langue, ses lèvres, ses dents ou son souffle. Ses mains partirent explorer la peau laiteuse avec douceur, effleurant du bout des doigts les épaules, le torse puis le ventre du jeune homme qui frissonna sous la caresse. Magnus caressait le corps de son mari avec révérence, l'aimant avec ses mains et sa bouche, prenant soin de lui comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse au monde.
Alec, la tête rejetée en arrière dans les draps se laissait envahir par le bien-être que lui procuraient les caresses de son amant. Chaque contact sur sa peau sensible réveillait un millier de frissons dans son échine. Il n'était plus en mesure de retenir la litanie de soupirs et de gémissements qui naissaient dans sa gorge. A mesure que les attentions de Magnus descendaient sur son corps chauffé à blanc, il se sentait perdre pied avec la réalité, s'enfermant dans une bulle de plaisir charnel intense qui lui faisait tourner la tête.
Magnus poursuivit ses caresses sur le bas-ventre du jeune homme, embrassant son aine, puis évitant consciencieusement son érection. Il effleura l'intérieur de ses cuisses du bout de son nez, s'amusant à titiller cette zone sensible à l'aide de son souffle. Puis remontant, il vint embrasser délicatement les bourses du brun qui se contractèrent de plaisir. Se délectant de la vue de son amant perdu dans le plaisir, et de ses gémissements sonnant à son oreille comme la plus belle des musiques, l'indonésien lécha le bout du gland de son mari d'où perlaient déjà quelques goutes de liquide pré-séminal. Il fut récompensé par une longue plainte de bonheur de la part du jeune homme qui cambra son dos, s'agrippant désespérément aux draps.
Magnus remonta vers le visage de son mari pour l'embrasser et tendant le bras vers le chevet, il attrapa un flacon de lubrifiant qu'ils avaient laissé là plus tôt dans la journée quand ils étaient venus déposer leurs affaires. Puis ne perdant pas une seconde, il revint se placer entre les cuisses de son amant qu'il releva pour les appuyer sur ses épaules et dans le même mouvement, il engloutit l'érection alléchante du jeune homme qui n'attendait que lui. Alec poussa un cri de surprise mêlé de plaisir, ses mains venant agripper les mèches de cheveux de son mari qui s'appliquait à lui prodiguer une divine fellation visant à l'emmener au plus près des étoiles tandis qu'il le préparerait à l'accueillir. Tout en continuant sa caresse buccale, l'indonésien enduisit ses doigts de lubrifiant et vint masser tendrement l'intimité de son amant. Il constata avec bonheur qu'Alec se détendait rapidement sous son toucher, aussi il ne tarda pas à forcer doucement son entrée, la pénétrant lentement, centimètre par centimètre. Son incursion ne rencontra aucune contrainte, le corps de son amant acceptant pleinement la légère intrusion qu'il lui infligeait. Après quelques vas et viens, Magnus inséra un second doigt, tout aussi doucement que le premier, et fit quelques mouvements de ciseaux, tout en enroulant savamment sa langue autours du sexe du jeune homme qui n'était désormais plus que gémissements et halètements sous les mains divines de son mari.
A mesure que le fourreau de son amant de dilatait, Magnus accélérait ses mouvements sur son sexe, puis le sentant au bord du précipice, il replia ses doigts afin de venir effleurer et masser sa prostate. Surpris par cette nouvelle stimulation, Alec poussa un hurlement de bonheur tout en se déversant dans la gorge de son mari tandis que la jouissance venait le cueillir pour l'envelopper dans une brume de bien être orgasmique. Acceptant avec gourmandise ce que son amant avait à lui offrir, Magnus retira délicatement ses doigts de son antre. Il embrassa avec révérence le gland rougi du jeune homme tout en enduisant sa propre érection de lubrifiant, puis remonta cueillir ses lèvres. Alec enroula ses bras autours du cou de son mari, sa langue venant s'enrouler à celle de l'indonésien qui gémit doucement dans sa bouche. Son membre lubrifié glissa contre l'entrée du brun, déclenchant de nombreux frissons dans l'échine des deux hommes.
Se reculant un instant de son compagnon, Magnus sonda son regard cobalt à la recherche d'un quelconque signe de peur, mais il n'y rencontra qu'un désir ardent. Sans quitter Alec des yeux, l'indonésien guida son gland contre son antre, et poussa avec douceur afin de s'y frayer un passage. Une pointe de douleur traversa Alec suite à l'intrusion. Il serra les dents essayant d'étouffer son gémissement de douleur, mais la crispation du jeune homme n'échappa pas à Magnus qui cessa immédiatement tout mouvement, le regard inquiet. Le jeune homme lui dit signe de continuer en hochant doucement la tête. L'indonésien entra avec précaution de quelques centimètres supplémentaires, mais la grimace de douleur sur le visage de son mari le stoppa une nouvelle fois. Il amorça un geste pour se retirer, mais Alec resserra ses jambes autours de lui.
— Continues Magnus... souffla t'il.
— Alexander, tu as mal...
— Continues s'il te plaît... supplia le jeune homme, laissant échapper une larme.
Devant la détresse de son amant, Magnus ne savait comment réagir, il ne voulait pas le blesser, mais en même temps, le jeune homme le suppliait de poursuivre, comme s'il en avait un besoin vital. Choisissant de faire entièrement confiance à son mari, l'indonésien embrassa tendrement ses lèvres, puis plongea son visage dans sa gorge.
— Détends toi mon ange. murmura t'il à son oreille avant de titiller la peau sensible à sa portée du bout de la langue.
Alec ferma les yeux et s'abandonna aux caresses de son amant. Quelques instants plus tard, Magnus sentir le fourreau du brun se détendre autours de lui. Il glissa une main entre eux pour saisir le sexe d'Alec qui recommençait à s'ériger et le caressa tendrement tout en continuant à se glisser en lui. Il ne cessa ses mouvements qu'une fois que son bas ventre eut buté contre les fesses de son amant. Magnus se redressa pour observer le visage de son amant sur lequel subsistait une moue de douleur. Il vint l'embrasser avec tendresse, communiquant tout l'amour qu'il portait au brun, tout en continuant à caresser sensuellement son sexe désormais pleinement érigé.
Il fallut peu de temps à Alec pour oublier la douleur sous les caresses divines de son amant, et il ne tarda pas à gémir de plaisir, et à onduler doucement des hanches, incitant silencieusement Magnus à bouger. Ce dernier amorça quelques vas et viens emplis de douceur, qui furent récompensés par des gémissements envoûtants, à mesure que le jeune homme prenait du plaisir. Il accentua la cadence de ses mouvements de bassin, soulagé de voir que la douleur avait cédé la place au plaisir sur le beau visage de son ange, et s'autorisant enfin à ressentir la félicité de ne faire qu'un avec l'être aimé. La chaleur du fourreau d'Alec autours de lui était une sensation indescriptible qui lui faisait tourner la tête tellement elle était merveilleuse.
Peu à peu, les deux hommes se laissèrent envahir par le plaisir, les mouvements de Magnus gagnèrent en force et en rapidité, de même que leurs cris de bonheur. L'indonésien se redressa, empoignant les hanches de son amant, modifiant de ce fait l'angle de ses coups de reins et lui permit de venir buter dans la prostate du jeune homme. Ce dernier hurla son plaisir en rendant les armes, jouissant dans un orgasme qui lui fit voir les étoiles. La vision d'Alec s'abandonnant entièrement à sa jouissance signa la perte de Magnus qui se libéra au plus profond de son amant, en poussant un cri de pur plaisir, la tête rejetée en arrière, avec la sensation que son cœur explosait tel un feu d'artifices.
L'indonésien se retira délicatement de son amant et vint s'échouer dans les draps à ses côtés, à bout de forces. Il leur fallut de longues minutes pour reprendre pied avec la réalité, et c'est Alec qui fut le premier à retrouver ses esprits. Il attrapa le gant humide qu'il avait utilisé sur Magnus un peu plus tôt afin de se nettoyer à son tour avant de se rallonger, poussant un profond soupir de bien-être. Magnus émergeant également de ses brumes orgasmiques se décala pour venir lover sa tête au creux de l'épaule du jeune homme qui l'enlaça immédiatement, plongeant son nez dans les cheveux soyeux de l'indonésien.
Une larme de bonheur glissa sur la joue d'Alec, il était à nouveau entier, après tout ces mois de souffrance, après s'être perdu dans les méandres de sa tourmente, après avoir cru ne jamais pouvoir sortir la tête de l'eau, son âme qui avait été brisée en mille morceaux se ressoudait enfin grâce à l'amour de son mari. Car c'était uniquement grâce à lui qu'il avait trouvé la force de relever la tête et de vivre malgré le malheur qui s'échinait à le frapper de toute part. Il avait tenu bon pour lui, car il l'aimait profondément et inconditionnellement. Magnus, cet homme magnifique aux yeux d'ambre, n'était rien de moins que la pièce manquante au puzzle de son âme...
