Coucou les lecteurs!
Je tenais à remercier mes chers reviewers pour leur contribution:
Guest: merci, j'espère que celui-ci te plaira aussi ^^
Tybcc: j'en ai entendu parlé mais je n'ai pas vu The Promise Neverland. J'ai utilisé le thème du pays imaginaire et de Neverland pour illustrer l'innocence et le coté rêveur de Jo qui avait survécu à Shiganshina, tout le contraire de Milo qui malgré son jeune age, a vu son innocence disparaître suite à la chute du Mur. Pour Jo tu as raison, son coté fofolle et sarcastique cache beaucoup de blessures dont on découvrira une partie dans le prochain chapitre.
Voldiie: ah tant mieux, je ne suis pas toujours sure de l'humour de Jo, on peut dire qu'elle est du genre à se faire rire elle-même sans se préoccuper de l'avis des autres. Pour l'hypothèse, je ne peux rien te dire ça gâcherai le suspens ^^ mais je peux te dire que ça va te surprendre.
Je suis pas douée pour les présentations donc voilà le troisième chapitre de "THE DESCENDANT", j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture
THE DESCENDANT
Chapitre 03: Humanity's only hope
Emilie inspira profondément, toqua trois fois à la porte du bureau d'Elise et attendit que la directrice l'invita à entrer.
Elle la trouva assise devant la cheminée, une main sous le menton, ses iris de glace fixait intensément les flemmes, son immobilité contrastait avec le torrent d'idées qui se déchaînaient dans sa tète.
« Tu as ce que je t'ai demandé ? »
Emilie hocha la tête, tournant entre ses doigts la feuille de papier soigneusement pliée en quatre. La blonde tendit la main, mais Emilie hésitait, se demandant si c'était la bonne chose à faire.
« Emilie », insista Elise, la main toujours tendue.
A regret, la jeune institutrice s'exécuta, un sentiment qui s'aggrava lorsque sa supérieure déplia le papier et commença à le lire sans une once d'hésitation.
« C'est tout ce qu'elle a laissé ? » demanda Elise en parcourant la missive.
« Oui. Elle a glissé la feuille sous la porte de Lyanna avant de partir » expliqua la jeune femme. « Il n'y avait rien d'autre ».
« Parfait », conclut Elise avant de déchirer la feuille et de la jeter au feu. « Si les enfants te posent des questions tu sais quoi répondre, n'est-ce pas ? ».
Emilie resta silencieuse, la bouche entrouverte, l'air choquée, elle regardait les flemmes consumer la lettre que Joséphine avait laissée pour les enfants.
« Emilie ! » répéta Elise d'une voix ou pointait l'impatience.
La jeune femme sursauta : « oui Madame » répondit-elle précipitamment.
« Dorénavant, tous nos faits et gestes seront épiés, nous devons faire très attention. Personne ne doit savoir où se trouve Joséphine pour l'instant ».
« Oui madame », acquiesça Emilie.
« Demande à ce qu'on fasse atteler ma voiture », dit-elle en se levant.
« Où allez-vous ? » s'enquit Emilie.
« Au siège de l'Etat-major. Après ce qui s'est passé ce soir, Zackley va surement convoquer Erwin et cet abruti de Naile Dork pour une réunion de crise », expliqua-t-elle en jetant une longue cape noire sur ses épaules.
Emilie resta silencieuse, son regard triste revint vers le feu de cheminée ou il ne restait plus aucune trace de la lettre de Jo.
Devinant ses pensées, Elise posa une main sur son épaule :
« Tu sais qu'on ne peut plus reculer, n'est-ce pas ? Si on fait ça, le sacrifice de ton père comme des autres n'aura plus aucun sens».
« Je sais, mais… elle est tellement jeune, tellement naïve et insouciante, et si ce fardeau était trop lourd pour elle ? Si elle n'était pas assez forte pour endurer tout ça ? »
« Elle n'a pas le choix, elle doit le devenir si elle veut survivre».
Emilie ferma étroitement les yeux.
Imaginer ce que Joséphine, sa Josie, l'enfant qu'elle avait éduqué et appris à aimer depuis plus de six ans allait subir lui était insupportable, presque autant que le fait qu'elle lui ait menti et caché la vérité.
« Est-ce que je peux compter sur toi ? » demanda Elise en accentuant la pression sur l'épaule de la jeune institutrice.
Mais Elise avait raison, les enjeux étaient trop importants pour se laisser influencer par ses sentiments, le devoir passait avant tout.
Elle posa sa main droite à plat sur son cœur et s'inclina légèrement en baissant la tête :
« Oui Madame, vous pouvez compter sur moi ».
Satisfaite, Elise hocha la tête avant de rabattre sur sa tête une capuche noire qui dissimulait presque entièrement son visage.
La nuit s'annonçait très longue.
Jo battit des paupières en se redressant lentement sur quelque chose de moelleux, un lit ?
«La vache, ils se sont passé le mot aujourd'hui, ou quoi ?», grimaça-t-elle en se frottant l'arrière de la tête où une deuxième bosse était apparue, tout près de celle que lui a causé le soldat de la garnison.
Il régnait dans ces lieux une forte odeur d'humidité, et en passant son regard embué sur les alentours, elle réalisa qu'elle se trouvait dans une sorte de cellule.
Jo passa sa tête entre les barreaux. Apparemment, sa cellule était la dernière d'un long couloir en pierres. Dans la pénombre, quelques torches accrochées aux murs éclairaient le chemin.
« Héhoooooo, y'a quelqu'un la dedans ? Hé, sortez-moi de là ! ».
Aucune réponse. Elle continua son petit manège pendant quelques minutes quand, le souffle court et la gorge sèche, elle se résigna à abandonner.
Il n'y avait rien dans cette pièce, déplora-t-elle en examinant sa cellule. Juste un lit de camp bancal, et une table en bois sur laquelle était posé un pichet d'eau en verre.
Un bruit de clé lui indiqua que quelqu'un venait dans sa direction.
Le sourire en coin, Jo se jeta sur le lit et se tourna vers le mur pour faire sans blanc de dormir.
Les bruits de pas se rapprochaient. Bientôt, l'homme ouvrit la porte de sa cellule qu'il pénétra.
Jo retint sa respiration, ses oreilles guettaient le moindre bruissement et chaque muscle de son corps étaient tendus, attendant l'occasion à saisir.
Jo tressaillit, l'homme se rapprochait d'elle.
Il posa une main sur l'épaule de la jeune fille et avant de comprendre ce qu'il lui arrivait, il se retrouva à terre, inconscient, le côté droit du visage en sang.
Le souffle haletant, l'air horrifié, Jo regarda sa main ou il ne restait plus que l'anse du pichet d'eau qu'elle avait fracassé sur le crâne de l'homme.
« Oh mon Dieu » gémit-elle en jetant l'anse comme si elle lui avait brûlé la main. « Oh putain, j'ai tué un mec, j'ai tué un mec, j'ai tué un… »
L'homme grogna légèrement, un filet de sang s'échappait de sa blessure à la tempe et grossissait sur le bandana blanc qu'il portait sur tête.
La blonde posa une main sur son cœur, l'air soulagé. Elle se rapprocha de lui et elle fut surprise de constater qu'il portait un uniforme de l'armée :
« Le bataillon d'exploration ? » S'étonna-t-elle en apercevant les ailes de la liberté sur la veste soldat. « Pourquoi est-ce qu'ils m'auraient kidnappé ?»
L'homme grogna encore, faisant sursauter Jo qui bondit en arrière.
« Merde, il ne va pas tarder à se réveiller ».
Elle fouilla à l'intérieur de sa veste, et décrocha le trousseau de clefs accroché à sa ceinture.
« J'espère bien que tu dégustes, sale kidnappeur », grommela-t-elle en refermant la porte de la cellule derrière elle.
Elle se saisit d'une des torches accrochées au mur et, le plus silencieusement possible, elle monta les escaliers en pierres et se fraya un chemin dans ce qui semblait être une base militaire, peut-être leur quartier général, est-ce qu'au moins elle se trouvait toujours à Trost ?
Elle avait atterrit dans une sorte de cour extérieure, entourée par de grand bâtiments. Il y avait des éclats de voix partout autour d'elle, les soldats allaient et venaient, elle les voyait discuter en petits groupes dans la cour ou à l'entrée du plus grand bâtiment, face à elle.
Dissimulée à l'angle d'un mur, elle tentait d'analyser la situation et d'évaluer ses options de fuites, quasiment inexistantes pour l'instant :
« Comment est-ce que je vais me sortir de ce merdier ?» murmura-t-elle en serrant ses doigts autour de sa torche.
« Hé toi ! » héla une voix derrière elle.
« C'était peut-être pas une bonne idée, le coup de la torche », dit-elle avant de s'enfuir à toutes jambes dans le sens inverse.
Mais plus elle courait, plus elle attirait l'attention et comme elle ne savait absolument pas où elle allait, elle se retrouva bientôt dans un couloir sans issue avec derrière elle, une demi-douzaine de soldats prêts à lui sauter dessus.
« Stop ! » cria-t-elle en faisant volte-face, brandissant la torche enflammée comme une épée. « Je vous préviens, j'ai passé une très mauvaise journée, alors si vous avez encore l'intention de m'assommer et bien…je ne sais pas ce que je ferais mais je vous garantis que ce sera lent, sanglant et très douloureux », menaça-t-elle en essayant d'avoir l'air convaincante, mais les tremblements de sa torche ne trompait personne, elle était morte de trouille.
« C'est quoi ce bordel ? » demanda une voix grave derrière les soldats qui s'écartèrent aussitôt pour laisser passer le nouveau venu, un homme brun affublé d'une cravate et aux sourcils tellement foncés qu'ils se touchaient presque.
Scandalisé, les yeux ronds comme des soucoupes, Jo pointa vers Levi un index accusateur :
« Je le savais que t'étais pas net. En fait tu venais chaque jour au restaurant pour faire du repérage, tu prévoyais de m'enlever, espèce de sale nabot libidineux ! ».
« Impressionnant, elle a capté l'essence de ta personnalité en seulement deux mots» déclara avec un large sourire la femme brune à lunettes qui l'accompagnait. Levi lui lança un regard noir mais ne dit rien.
« Mike, qu'est-ce qui se passe ici ? » Interrogea Levi sans prêter la moindre attention à Jo.
« Hé, tu crois que tu peux m'ignorer après m'avoir traîné ici ? D'ailleurs c'est quoi cet endroit, un club VIP pour les pervers de l'armée ?! ».
Quelques soldats gloussèrent devant l'aplomb de la jeune fille, mais Levi ne semblait absolument pas goutter l'humour, et leur signifia par un regard polaire qu'il ferait mieux de la boucler s'il ne voulait pas subir son terrible courroux :
« Fermez-là où je t'assomme » menaça Levi d'une voix basse.
« En parlant d'assommer, elle s'est enfuie de sa cellule après avoir frappé à la tête Dita Ness avec un pichet à eau », expliqua Mike avec un sourire appréciateur. « Pas mal pour une simple gamine ».
« Tu sais ce qu'elle te dit la gamine, gros pif ? ».
« Maintenant écoute moi, morveuse », intervint Levi en se plantant brusquement devant elle, la faisant reculer d'un pas. « Ne crois pas que tu peux te balader sur une base militaire en foutant le bordel comme t'as l'habitude de le faire, laisse tomber cette torche et fait ce qu'on te dit, tout de suite», ordonna-t-il en en insistant sur les trois derniers mots
Un sourire en coin, Jo toisa le militaire de haut en bas comme s'il s'agissait d'une crotte de mulet sur la semelle de sa botte.
La glaciale et effrayante Elise réussissait à peine à se faire obéir d'elle, alors ce n'était pas ce foutriquet en uniforme qui allait lui donnait des ordres.
« Et si je refuse ? », répliqua-t-elle d'un air suffisant.
« Je te pète les jambes, à toi de voir », répondit Levi sans ciller.
Jo avala difficilement.
La lueur de sa torche dansait à la surface du regard opaque de Levi. Comme la dernière fois à l'église, un profond malaise la submergea, quelque chose lui disait que si elle lui en donnait l'occasion, il n'hésiterait pas à mettre sa menace à exécution.
« Je ne te ferais pas ce plaisir », se résigna-t-elle en levant les deux mains en l'air.
Sans la quitter des yeux, Levi fit signe à l'un de ses hommes de prendre à sa torche.
« Ramenez-là en cellule », ordonna-t-il, et deux hommes prirent chacun Jo par un bras pour l'emmener.
« Hé, bas les pattes, je peux encore marcher toute seule, si ! » cria-t-elle en retirant ses bras.
D'un geste théâtral, elle jeta ses longues boucles blondes en arrière et, le nez en l'air, elle dépassa Levi sans lui accorder le moindre regard.
« J'aime bien cette petite, quelque chose me dit qu'elle va mettre un peu d'ambiance dans le bataillon, qu'est-ce que tu en penses Levi…Levi ? » Demanda Hanji, mais son collègue avait tourné les talons et commençait déjà à s'éloigner vers les cachots d'un pas rageur.
Les mains croisés derrière le dos, Erwin regardait par la fenêtre la ruelle sombre derrière le quartier général du haut commandement de l'armée.
Derrière lui, Naile Dork, chef des brigades spéciales, faisait les cent pas, l'air agité :
« Comme toujours Erwin, tu ne pouvais pas t'empêcher de fourrer ton nez dans les affaires de la police militaire. Il a fallu que tu débarques et que tu fasses ton numéro », lança Naile d'un ton venimeux.
Erwin resta silencieux.
« Ta promotion t'ait monté à la tête, Monsieur le commandant du bataillon d'exploration. Ton boulot c'est de t'occuper des titans, ce qui se passe dans les autres corps de l'armée ne te concerne pas ! » Poursuivit-il d'une voix plus forte devant son manque de réaction.
« C'est justement à cause des titans que je suis là, Naile », répondit Erwin sans se retourner.
« Hun ! Peu importe ce que tu mijotes, cette fois tu ne t'en sortiras pas comme ça ».
« Il se pourrait qu'aucun de nous ne s'en sorte ce soir. Attendons de voir ce qu'en penses Zackley ».
« Ce que j'en pense ? » dit une voix derrière eux.
Habillé d'une robe de chambre rouge pardessus son pyjama, Darius Zackley, généralissime des trois armées de l'humanité venait de pénétrer dans son bureau. Il tenait une chandelle qui éclairait à demi son visage déformé par l'agacement.
« J'en dis que je déteste être tiré du lit à minuit pour qu'on m'annonce que des hauts-gradés de l'armée se font la guerre en plein centre-ville» gronda-t-il d'une voix sombre en se servant une rasade de whisky. Il s'assit derrière son bureau et jeta un regard sévère aux deux hommes devant lui. « Il n'en faudrait pas plus pour que je vous colle au trou jusqu'à la fin de vos jours pour haute-trahison. Mais puisque nous sommes tous là, vous allez pouvoir m'expliquer ce qui se passe ».
« Général Zackley » commença Naile. « Le bataillon d'exploration a encore une fois outrepassé ses droits en court-circuitant une opération de la police militaire. Le groupe pourchassant la cible a été attaqué par l'équipe du capitaine Levi et… »
« Une minute Dork pas si vite » l'interrompit Zackley en essuyant ses lunettes. « Ce que vous me dites c'est qu'une opération clandestine dirigée par la police militaire se déroulait ce soir à Trost sans que j'en sois informé, c'est bien ça ? »
Naile écarquilla les yeux, l'air pris au dépourvu, il suait à grosse gouttes :
« Général, je…j'ignorais que vous n'étiez pas au courant. Les ordres émanaient des hautes instances et… »
« Je vois, il va falloir que j'aie une petite conversation avec les représentants du gouvernement royal. »
« Conversation à laquelle le culte des Murs sera convié, j'imagine », dit une voix dans le dos de Naile.
Les trois hommes se retournèrent. Une belle femme d'une trentaine d'années se tenait devant la porte du bureau de Zackley, une canne à la main. Elle avait de courts cheveux blonds, un regard bleu de glace et affichait une expression neutre.
« Je croyais t'avoir dit d'attendre » dit Erwin.
« Ai-je déjà obéi à un seul de tes ordres, Erwin ? » répondit la jeune femme sans lui accordé un regard. Elle ferma la porte derrière elle et avança dans la pièce d'un pas claudiquant pour se planter devant le bureau de Zackley.
« Général Zackley, cela faisait longtemps, comment vont Ruth et les enfants ? ».
« Tu n'as rien à faire ici, Elise » l'interrompit Naile. « Tu ne fais plus partie de l'armée, cette affaire ne te concerne pas ».
« Inutile de monter sur tes grands chevaux Naile, je suis là en qualité de représentant de l'église » répondit-elle en ouvrant sa cape noire, révélant son cou ou pendant le collier en or représentant les trois murs.
« Bien que je sois enchanté de vous revoir Mademoiselle Donovan, je n'ai toujours pas d'explication à ce qui se passe » s'impatienta Zackley en pianotant sur son bureau.
« Alors permettez-moi de vous éclairer » fit-elle en sortant un dossier bleu qu'elle plaça sur le bureau sous son nez.
Naile jeta un regard nerveux vers Erwin qui observait Elise d'un air impassible.
« Il y a un mois pendant la chute du mur Maria, cinq personnes ont déclaré avoir assisté à un événement curieux qu'ils se sont empressés de rapporter aux autorités. Un enfant était sur le point de se faire dévorer par un titan lorsqu'une jeune fille est sortie de nul part pour le protéger. Elle s'est plantée devant le titan et lui a crié de lâcher l'enfant…ce qu'il fit ». Zackley quitta les documents des yeux et jeta un regard pardessus ses lunettes à Elise.
« Continuez » dit-il après un moment.
« Nous avons tenté de retrouver ces cinq personnes pour obtenir plus de détails, mais elles sont toutes mortes dans d'étranges circonstances quelques temps après leur témoignage.» poursuivit-elle en lançant un regard appuyé en direction de Naile.
« Ces accusations sont sans fondements, la police militaire n'a rien à voir dans cette histoire ! » se défendit Naile mais s'interrompit lorsque Zackley leva la main pour le faire taire.
« A-t-on des indices quant à l'identité de cette fille ? ».
« Mieux que ça, nous savons qui sait. Joséphine est une des enfants dont je m'occupe à l'orphelinat, et elle était bien présente à Shiganshina le jour des faits».
« Drôle de coïncidence, vous ne trouvez pas ? Pendant qu'on y est Elise, précise qu'il s'agit de ta fille adoptive», répliqua Naile d'un air venimeux, irrité d'être dépassé par les événements.
« Tu m'as l'air bien informé pour quelqu'un qui se contente d'exécuter les ordres », répliqua Elise. Naile fronça les sourcils, l'air contrarié.
Il n'en fallait pas plus à Zackley pour comprendre que l'objectif de la police militaire était de capturer cette jeune fille, et que le bataillon d'exploration s'est interposé pour la récupérer.
« La vraie question est pourquoi avoir partagé ces informations avec le bataillon d'exploration au lieu de les transmettre directement à l'état-major ? ».
« C'est évident, après ce qui est arrivé aux témoins j'avais peur qu'elles ne tombent entre de mauvaises mains. A mon regret, le bataillon d'exploration est le seul corps de l'armée à ne pas avoir été gangrené par la corruption…et l'incompétence ».
« Nom de Dieu mais pour qui tu te prends, Donovan ?! » rugit Naile avec colère.
« Dites-moi, Major Smith, en admettant que je vous laisse poursuivre les opérations, qu'avez-vous l'intention de faire de la fille ? »
« Nous allons dans un premier temps déterminer si les pouvoirs de Joséphine sont réels, et ce grâce aux tests que pratiquera notre spécialiste des titans. S'il s'avère que l'hypothèse est correcte, nous poursuivrons nos recherches pour déterminer le moyen d'utiliser ces capacités afin qu'elles profitent aux mieux à l'humanité. Il va s'en dire que Joséphine devra suivre un entrainement militaire afin d'intégrer le bataillon d'exploration. De ce fait, nous réclamons sa garde exclusive », expliqua Erwin
« C'est une plaisanterie, j'espère ? Cette affaire relève de la juridiction de la police militaire, c'est à nous que revient la garde de cette gamine !».
« Ce sera à moi seul d'en juger, Dork » répliqua Zackley en lui lançant un regard appuyé. « J'entends bien que l'affaire reste sécrète jusqu'à ce que tout soit tiré au clair, comment comptez-vous faire pour intégrer cette fille au bataillon, dans ce cas ? Elle est trop vieille pour entrer à l'académie militaire ».
« Nous avons tout prévu général, je vous transmettrai un compte rendu détaillé du plan que nous comptons mettre en œuvre ».
« Et vous êtes sûr de vouloir faire ça maintenant, alors que tous les regards sont tournés sur vous après votre récente promotion ? ».
« C'est risqué, je vous l'accorde, mais c'est ma méthode, et j'en assumerai toutes les conséquences ».
Zackley réfléchit encore quelques minutes, son regard passant entre le visage déterminé d'Erwin, neutre d'Elise et buté de Naile qui explosa dès qu'il comprit que le général cédait à Erwin :
« Sérieusement, général ! Vous ne pouvez pas faire ça ».
« Vous apprendrez Naile que je peux tout faire, la preuve : Smith, je vous confie la garde de cette… »
« Joséphine » lui rappela Elise.
« Joséphine. Vous avez six mois, pas un jour de plus. Si dans ce laps de temps vous n'obtenez pas de résultat je réattribuerai sa garde à la police militaire », conclut-t-il en buvant son Whisky d'une traite sous le regard scandalisé de Naile.
« Respire Naile, tu vas craquer les coutures de ton uniforme » dit Elise en passant à côté de lui.
« Je t'emmerde, Donovan », grogna-t-il.
« Allons Messieurs ! La police militaire et le bataillon d'exploration se détestent cordialement, je le sais, vous le savez, tout le monde le sait. Vous pouvez vous bouffer le nez autant que vous le souhaitez en privé mais tachez de rester civilisés en public, l'armée à assez mauvaise réputation comme ça».
Naile et Elise se jetèrent un dernier regard vindicatif avant de se diriger vers la porte.
« Enfoirés de bureaucrates » siffla Naile entre ses dents avant de sortir du bureau en trombe.
« Mlle Donovan, j'aimerais vous parler un instant », l'appela Zackley.
Elle se tourna vers Erwin :
« Je dois retourner à la caserne, on se voit plus tard» dit-il avant de quitter le bureau.
Zackley servit deux verres de Whisky, un pour lui et l'autre pour Elise qu'il invita à s'asseoir.
« Je ne pensais pas vous revoir un jour, Elise. Votre retraite forcée m'a beaucoup peiné, une perte inimaginable pour l'armée ».
Distraitement, Elise serra sa main sur sa jambe raide.
« Ce sont des choses qui arrivent ».
« Depuis ce jour, vos choix de vie ont en surprit plus d'un, à commencer par votre père ».
« J'ignorais qu'il avait un avis sur la question » répliqua-t-elle en haussant un sourcil.
« Les pères ont toujours un avis sur tout, sinon nous ne serions pas des pères, n'est-ce pas ?», dit-il d'un air jovial. « Et justement, c'est par amitié pour le vôtre que je vais vous dire ceci : déplacez vos pions avec prudence. Erwin est un joueur, et je sais que vous le suivrez jusqu'aux tréfonds de l'enfer s'il vous le demandez, mais c'est vous qui avez le plus à perdre ».
Elise prit son temps pour boire une longue gorgée d'alcool, sous-pesant chaque mot de ce que venait de lui dire Zackley :
« C'est une mise-en garde ? »
« Plutôt une constatation. Vos coups nos sont pas aussi imprévisibles que vous le pensez, vous pourriez en irriter plus d'un sans en être consciente, et là je ne parle pas de votre père ».
« Et pourtant il y a moins d'une heure, vous ne vous attendiez pas à me voir dans votre bureau» répondit-elle avec un sourire en finissant son verre d'une traite. « Ne vous inquiétez pas général, Erwin a toujours été beaucoup plus sage que moi».
« C'est bien ce qui m'inquiète ».
Ils se souhaitèrent bonne nuit en se serrant la main et Elise quitta le bureau de son pas boiteux.
Si les humains pouvaient tuer par télépathie, nul doute que le capitaine Levi baignerait actuellement dans une mare de son propre sang.
Attachée à une chaise dans la cellule ou elle s'était réveillée, Jo lui adressait un regard haineux tandis qu'il était adossé à la porte de sa cellule, les bras croisés et les yeux fermés :
« T'as rien de mieux à faire, genre traîner ta sale face hors de ma vue ? » siffla-t-elle sur un ton venimeux.
« T'es plutôt bavarde pour une gamine qui vient de se faire enlever », constata-t-il d'une voix neutre.
« Parce que si je t'avais fait des ronds de jambe tu m'aurais laissé partir ?…c'est ce que je pensais » conclut-t-elle devant le mutisme du brun.
Levi l'observa avec curiosité.
Cette fille était vraiment bizarre. N'importe qui d'autres dans sa situation serait mort de trouille et aurait toutes les raisons de l'être. Après avoir été enlevée par des inconnus elle se retrouvait seule et attachée dans une cellule avec un homme qu'elle avait accusé d'être un prédateur sexuel.
Pourtant, rien dans son attitude ne dénotait la moindre trace de peur, preuve que Levi ne s'était pas trompé la première fois qu'il l'avait vu : cette fille était pathologiquement stupide, et malgré tous les espoirs qu'il fondait sur elle, Erwin n'allait rien en tirer, à part un joyeux bordel dans son organisation militaire et un puissant mal de crane.
Sur ce diagnostic tout sauf inattendu, Levi retourna à son état initial, silencieux et parfaitement immobile.
Jo lui jetait des regards suspicieux. Ce mec était louche, comment était-ce possible de rester aussi silencieux et immobile à la fois, rien qu'à le voir elle en avait des montées d'angoisse.
« Puisque t'es là, dis-moi ce que je fous ici, pourquoi m'avoir enlevé, qu'est-ce que vous me voulez ?»
« Tu poseras la question à celui qui m'a chargé de le faire ».
« Ah je vois, donc t'es juste le larbin de service», conclut-t-elle avec un sourire en coin.
« Ecoute la môme, j'suis pas là pour te tenir le crachoir alors si tu tiens à tes dents, je te conseille de la boucler ».
Jo allait répliquer par une insulte colorée quand le cliquetis d'une serrure attira leur attention.
Plusieurs hommes pénétrèrent un à un la cellule.
Il y avait le blondinet à gros pif, la blonde aux yeux bleus qui le suivait partout, la binoclarde au sourire de psychopathe et…
« C'est pas trop tôt, putain Erwin qu'est-ce que tu foutais ? Y'avait la queue devant les chiottes ou quoi ? »
Jo écarquilla les yeux.
« Erwin ? S'étonna-t-elle. Je ne savais pas que vous faisiez partie du bataillon d'exploration. Enfin bref, puisque vous êtes là, pourriez-vous dire à cet homoncule a tète de con de me relâcher ? »
« En réalité...c'est moi qui lui ai demandé de t'amener ici ».
« Quoi ? » fit-elle en plissant les yeux, l'air perdu.
« Détachez-là…c'est bon Levi, elle ne fera rien ».
Le capitaine s'exécuta, mais resta quand-même derrière la jeune fille histoire de s'assurer qu'elle ne tentera rien de stupide. Jo lui jeta un regard mauvais en massant ses poings endoloris.
« Avant de tout t'expliquer, j'aimerais d'abord te poser une question Jo : qu'est-ce qui s'est passé à Shiganshina ? ».
Les yeux de la jeune fille faillirent sortir de leurs orbites. Alors c'est pour ça qu'elle était ici, mais comment savait-il ? Est-ce que quelqu'un l'avait vu ce jour-là ?
« Je vois pas de quoi vous parlez » grogna-t-elle en détourna la tête.
« Je crois que si au contraire, plusieurs personnes t'ont vu sauvé cet enfant, ce jour-là ».
« Ben peut-être qu'ils déliraient à cause de la peur, les hallucinations collectives ça vous parle ?! », s'emporta-telle avec colère.
« D'accord, alors explique-nous exactement ce qui s'est passé », proposa patiemment Erwin.
« Je vous l'ai déjà dit, j'ai rien fait du tout et il s'est rien passé, ok ! »
« Jo, c'est très sérieux », réitéra le Major en se rapprochant de la jeune fille. « Tu détiens peut-être des réponses qui pourront aider le bataillon d'exploration à combattre les titans et sauver énormément de vies ».
L'argument semblait faire mouche. Jo se triturait les doigts avec hésitation.
D'un côté, tant qu'elle n'avouait rien, elle était en sécurité…enfin, une sécurité relative vu qu'elle s'était quand même fait kidnapper en plein centre-ville. Comment pourrait-elle leur faire confiance ?
Mais d'un autre côté, et si Erwin disait vrai, si elle était en mesure de leur apporter des informations pouvant les aider à sauver plein de monde ? Elle n'avait pas le droit de mettre sa propre sécurité avant celle de l'humanité, pourtant elle hésitait…
« J'en sais rien moi ! Y'avait ce titan qui allait sauter sur Milo et je me suis juste interposée, je lui ai crié d'arrêter et quand j'ai rouvert les yeux il était…il était plus là », expliqua-t-elle à contrecœur.
« Et toi et Milo vous étiez en vie » conclut Mike d'un air songeur.
« Si j'étais morte tu crois que je serais là en ce moment à répondre à ta questions débile, gros naze…aie, enfoiré ça fait mal ! », cria-t-elle ne se prenant la tête entre mes mains.
« Contente-toi de répondre aux questions, morveuse » asséna Levi en brandissant le poing.
« Qu'est-ce que tu en penses, Hanji ? » demanda Erwin.
« Ces informations sont incomplètes, on ne peut qu'émettre des hypothèses, si ça se trouve ce titan était juste un déviant ».
« Justement, il va falloir qu'on en ait le cœur net »
« Quoi, comment ça le cœur net ? Qu'est-ce que vous allez me faire ? » Demanda Jo d'un air suspicieux.
« Comme le bataillon d'exploration est en sous-effectif, l'armée a eu l'idée il y a quelque mois de lancer un projet de soldats volontaires. De simples civils subissant une formation de six mois pour s'occuper des soins, du matériel et de la logistique durant les expéditions, libérant ainsi les soldats de ce genre d'obligations pour se concentrer sur l'entrainement et les combats face aux titans » raconta Erwin.
« Chouette programme…mais en quoi est-ce que ça me concerne ? »
« La formation débutera dans quelques jours, ça te laissera le temps de découvrir la caserne et de te faire à l'idée, si tu as la moindre question, tu pourras t'adresser aux chefs d'escouades ou… ».
« Attendez, attendez une minute, voulez dire que…vous voulez que je devienne un soldat ? » demanda Jo avec un sourire incrédule en pointant un index vers son propre visage.
Devant le mutisme des membres du bataillon d'exploration, Jo éclata de rire en se tenant les cotes.
« Je t'avais dit de pas la frapper sur la tête » dit Mike à Levi.
« C'est d'accord, je veux bien devenir soldat, il vous faut autre chose, un frappé à la vanille ou un massage des pieds peut-être ? »
« Joséphine, ce n'est pas un jeu » reprit Erwin en fronçant les sourcils.
« Tant mieux parce que je n'ai pas envie de jouer, Erwin. Non mais vous déraillez complètement là, j'étais serveuse avant, vous captez, SERVEUSE! L'essentiel de mon activité physique consistait à garder des assiettes en équilibre sur mes avant-bras et à esquiver les mains baladeuses des clients, vous croyez que je vais accepter de devenir un putain de soldat juste parce que vous me le demander ? »
« Personne ne te demande quoique ce soit gamine, t'as pas le choix, t'es obligé de le faire et tu le feras » dit Levi.
« Et c'est toi qui va m'obliger, peut-être ? J'ai hâte de voir ça, qu'on rigole ! ».
« Levi a raison, on ne peut pas se permettre de te laisser partir tu as vu ce qui s'est passé ce soir, c'est trop dangereux, tant qu'on ne connaîtra pas l'origine de tes pouvoirs tu resteras au sein du bataillon d'exploration ».
« Je n'ai pas de pouvoir Erwin ! » explosa Jo en se levant brusquement. « Vous l'avez dit, ce truc était un déviant machin-chose et au dernier moment il a dû penser que je n'étais pas à son goût, c'est tout ». Conclut-t-elle en croisant le bras.
« Malheureusement l'hypothèse et trop importante pour qu'on se contente de l'ignorer, nous devons la tester ».
« Je ne suis pas contre, vous avez qu'à faire vos tests là, tout le monde saura que vous vous êtes plantés et chacun pourra rentrer chez lui ».
« Sauf que le seul moyen est de t'envoyer en expédition extra-muros, voilà pourquoi tu dois suivre un entrainement militaire rigoureux qui augmentera tes chances de survie en cas d'échec ».
C'était comme si quelqu'un lui avait collé une grosse baffe. Devenir soldat impliquait de partir en expédition hors des murs, et les expéditions impliquaient de faire face aux titans, de se battre contre et par la même occasion d'y laisser quelques membres, voire plus.
« Oh que non, je refuse, hors de question, sans moi, non, non, et non, NON, nononononono- »
«Cette décision ne dépend pas que de nous. Le haut commandement de l'armée garde un œil sur cette affaire, et si ils s'aperçoivent que tu refuses de coopérer, la police militaire récupérera ta garde » expliqua Erwin
« La police militaire ? »
« Les types qui t'ont fait un trou dans le bras » répondit Levi. « Et leurs méthodes sont beaucoup moins orthodoxes que les notre, je parie qu'il y a une table de dissection toute prête qui t'attend dans leur labo».
Jo haussa un sourcil.
C'est vrai ça, elle avait été blessée durant la course poursuite. A travers la manche déchiquetée de sa robe, elle vit un bandage blanc entourer sa blessure, quelqu'un l'avait apparemment soigné pendant qu'elle était inconsciente.
« Et si jamais vous découvrez que je n'ai pas de pouvoir, qu'est-ce qui va m'arriver ? »
« Si tu le souhaites, tu pourras retourner à la vie civile et tu seras dégagée de tes responsabilités vis-à-vis du bataillon », répondit Erwin.
Alors voilà les deux options qui s'offraient à elle :
Se faire découper menu par des pseudo-scientifiques qui exploreraient son corps à la recherche de ces prétendus pouvoirs, où se transformer en soldat d'élite tueur de titans.
Sauf que c'était impossible, elle n'était pas faite pour être soldat. Physiquement elle ne résisterait jamais à l'entrainement, sans parler qu'elle était loin d'avoir l'âme d'une brave guerrière prête à risque sa vie pour secourir la veuve et l'orphelin.
Donc à la fin, quel que soit sa décision, elle finirait d'une manière ou d'une autre en bouille, que ce soit dans un laboratoire ou dans l'estomac d'un monstre.
« Merde, je suis foutue », soupira-t-elle en se laissa tomber sur le lit, paralysée.
Comment tout cela a-t-il pu arriver ?
Dire qu'il y a quelques heures, elle se croyait enfin libre d'aller et de faire ce qui lui plaisait. Au final, elle s'était juste échappée d'une prison pour se retrouver dans une autre.
« Licht, ma jument, vous savez où elle est ? » demanda-t-elle d'une voix lointaine.
Erwin eut un sourire discret. Quelle étrange gamine, sa vie venait d'être complètement chamboulée et la première chose à laquelle elle pensait était son cheval.
« Ne t'inquiète pas, j'ai chargé un de mes hommes de la ramener en lieu sûr ».
C'était déjà ça, pensa-t-elle, au moins Licht est en sécurité.
Absorbée par ses pensées, Jo n'avait pas remarqué que Mike et les autres avaient quitté la cellule, il ne restait plus qu'elle, Erwin et Levi qui les observait discrètement dans son coin.
Le major du bataillon d'exploration se rapprocha de la blonde et posa un genou au sol pour se mettre à sa hauteur.
« Ça va aller » dit-il en posant une main sur son épaule. « Au début ce ne sera pas facile. Parfois tu auras l'impression de ne pas être à la hauteur et tu croiras que la meilleure chose à faire et d'abandonner… ».
« Sauf que tu n'en as pas le droit » coupa Levi sous le regard noir de Jo.
« …mais tu dois garder confiance. Tu n'es pas seule, nous sommes tous là pour t'aider, si tu as besoin de quoique ce soit tu pourras t'adresser à moi où au capitaine Levi » poursuivit Erwin en se tournant vers son subordonné.
« La seule chose dont j'ai besoin c'est que cet enfoiré aille se faire...»
« En parlant de ça » l'interrompit Erwin, « Sache qu'au sein du bataillon d'exploration, il y a des règles à observer».
« Si je m'attendais à ça » ironisa-t-elle en roulant des yeux.
« La chaîne de commandement doit être scrupuleusement respectée, cela impliquer une soumission totale aux ordres de tes supérieurs. Tout affront verbal ou physique sera sanctionné par une punition fixée par ton supérieur direct ».
« Oh joie, je sens que je vais adorer cet endroit » répondit-t-elle en faisant signe de s'étrangler.
« Tu dois aussi présenter tes excuses à Dita Ness, ta petite escapade lui a coûté trois points de sutures ».
« Ouais vous avez raison, le mec qui m'a enfermé dans une cage comme un animal ne méritait vraiment pas ça, filez-moi son adresse que je lui envoie des fleurs et une boite de chocolats!».
Erwin échangea un regard avec Levi dont le sourcil haussé signifiait clairement: "je te l'avais bien dit".
« Nous comptons tous sur toi Jo, tu es pour l'instant le seul espoir de l'humanité, et je suis sur que tu sauras t'en montrer digne » conclut-il avec un sourire rassurant en lui tendant la main.
Le seule espoir de l'humanité? Elle?
Ce titre qu'elle ne méritait absolument pas aurait du la mettre en panique pourtant, c'était comme si toutes ces craintes avaient fondu sous le doux sourire qu'Erwin lui adressait.
Elle ne savait pas où elle se trouvait, ni ce que l'avenir lui réservait, mais c'était un fait, quelque chose chez cet homme lui inspirait inexplicablement confiance.
Jo serra la main qu'Erwin lui présentait, et ce dont elle était sure, c'est que peu importe ce qui allait se passait, elle ne serait pas seule.
