Disclaimer: Le monde d'Harry Potter, ses personnages et tout le reste appartient à JK Rowling.
L'ange qui naîtra de nous deux
Chapitre 5- Fringale nocturne
Il était très tard, mais Hermione ne réussissait toujours pas à dormir. Elle avait trop faim. Résignée, elle sortit de son lit, enfila sa robe de chambre et sortit du dortoir sans réveiller ses deux camarades de chambre. Alors qu'elle se dirigeait vers les cuisines de Poudlard, ses pensées vagabondèrent.
Cela faisait maintenant deux semaines que l'école était au courant pour sa condition. La plupart des élèves s'étaient lassés de lui poser des questions vu qu'elle ne répondait que vaguement, mais elle n'échappait toujours pas aux regards curieux de certains élèves. Les Gryffondor avaient été les plus compréhensifs et tous les sixièmes années la défendaient lorsqu'il le fallait. Elle leur devait beaucoup, à tous!
Plusieurs rumeurs s'élevaient déjà sur son passage, en particulier celle où Ron était désigné comme étant le père de son enfant. Lorsqu'elle avait voulu répliquer, Ron lui avait dit de laisser tomber, que ça ne le dérangeait pas. C'est sur ces pensées qu'elle se rendit à la cuisine.
Lorsqu'elle arriva devant le tableau de la coupe de fruits, elle chatouilla un instant la poire et entra dans les cuisines du château. Immédiatement, cinq elfes de maison vinrent à sa rencontre. Ils étaient désormais habitués à ses nombreuses visites.
« Bonsoir, Miss! » Couina le plus petit des cinq.
« Bonsoir, Zaza. »
« Vous désirez quelque chose? On a de la crème brûlée à la framboise et litchi, » dit-elle, se rappelant de la dernière envie d'Hermione.
« Euh, en fait, » répondit Hermione, encore indécise, « j'aimerais bien quelque chose de léger… »
« On peut vous confectionner tout ce que vous désirez, Miss! » Lui assura un autre elfe.
« Merci, c'est gentil. » Les elfes couinèrent de contentement sous le compliment. « Auriez-vous du sorbet?
Les elfes acquiescèrent, ravis. Ils partirent lui préparer son sorbet, sifflotant une jolie mélodie. Ils ajoutèrent quelques beignets dans un linge de soie et l'offrirent à Hermione en cadeau.
Contentée, Hermione ressortit de la cuisine, pot, cuillère et beignets en main. Elle commença à manger sa collation tout en prenant le chemin de sa salle commune. Lorsqu'elle tourna le coin d'un corridor, elle fonça littéralement dans une personne plus grande et plus forte qu'elle.
« Oh! »
« Qu'est-ce que…? » La personne, un professeur qu'Hermione replaça facilement pour s'être retrouvée à quelques reprises contre son torse déjà, stoppa son sermon lorsqu'il reconnut sa jeune élève. « Miss Granger? »
« Bonsoir, professeur… » Hermione baissa les yeux, honteuse. Elle était soulagée de ne pas être tombée sur Rusard, Rogue étant plus en mesure de comprendre sa situation, mais il n'en restait pas moins qu'elle n'était pas censée se promener dans les couloirs du château la nuit.
« Puis-je savoir ce que vous faites en dehors de votre dortoir à une heure aussi tardive, Miss? » Demanda froidement Rogue.
« Euh, oui… » Hermione opta pour la franchise et lui montra sa collation. « J'avais une petite fringale nocturne. Sorbet à la noix de coco et quelques beignets. Vous en voulez? » Hermione rougit devant sa subite proposition, mais Rogue ne le releva pas.
Il se contenta d'arquer un sourcil, mi-perplexe, mi-amusé. « Non, merci. Je n'ai pas l'habitude de manger des pâtisseries à une heure aussi avancée de la nuit. »
« Je sais, mes goûts sont bizarres, » admit Hermione. « En fait, je suis quelque peu déstabilisée ces temps-ci. »
À ces mots, les iris noirs de Severus se dilatèrent et son désir refoulé se manifesta. Il ne put s'empêcher de repenser au petit livre qu'il avait lu. « Oui, en parlant de ça… Hermione, je crois que je possède quelque chose qui vous appartient. »
Hermione plissa les yeux, se demandant de quoi son professeur pouvait bien parler. Mais lorsqu'il fit mine de vouloir partir sans rien dire de plus, sa curiosité l'emporta et elle suivit son professeur.
Severus sourit intérieurement. Son côté rationnel lui disait qu'il ne devrait pas, que c'était mal; mais son un autre côté, celui plus obscur, lui disait qu'il pouvait peut-être au moins seulement poser la question. Il ne violerait quand même pas son élève, il n'agirait que sur son consentement. Mais il ne l'obtiendrait que s'il osait le lui demander.
Hermione fut surprise lorsqu'elle remarqua qu'ils passaient devant la porte de la salle de cours de Rogue, mais en même temps, elle en fut soulagée. Elle n'avait toujours pas oublié l'aventure qu'elle avait eue avec son professeur dans cette pièce. Elle se demanda néanmoins où Rogue la conduisait.
Lorsqu'ils arrivèrent devant un tableau représentant une forêt sombre et sauvage et que Rogue prononça un mot de passe qu'Hermione entendit comme étant Homo homini lupus (L'homme est un loup pour l'homme) elle prit soudain conscience qu'elle se trouvait à l'entrée de ses appartements.
Severus l'invita à entrer la première, ce qu'elle fit non sans hésitation. Il la suivit dans ses appartements, alluma les torches d'un coup de baguette et la laissa là, se dirigeant dans une autre pièce, probablement sa chambre à coucher.
Hermione en profita pour admirer la décoration. Elle se retrouvait dans le salon privé de Rogue et comme elle s'y attendait, la décoration était plutôt froide, quoiqu'élégante. Les murs étaient faits de pierres et les meubles étaient de couleur noire, mais le foyer, les nombreuses torches et l'épais tapis vert forêt rendaient la pièce un peu plus chaleureuse, du moins suffisamment pour le froid professeur de potions.
Plus loin, Hermione pouvait apercevoir une autre pièce qui n'était pas séparée par une porte. Un plancher de marbre remplaçait le tapis et d'où elle était, Hermione pouvait apercevoir le coin d'un comptoir; probablement sa petite cuisine personnelle. Entre le salon et la cuisine, il y avait un petit corridor qui menait probablement vers la salle de bain et d'autres pièces quelconques.
À peine quelques secondes plus tard, Severus ressortit de la pièce adjacente au salon avec le livre d'Hermione.
« Oh, je croyais l'avoir égaré! »
« C'était effectivement le cas, il était tombé dans ma salle de classe. »
« Merci… Severus. »
Severus regarda son élève avec un drôle de regard qu'Hermione ne put déchiffrer. Inconsciemment, elle posa une main sur son ventre qui commençait légèrement, très légèrement, à s'arrondir. Ce geste les rapprocha tous les deux sans qu'ils ne s'en rendent compte. Ce petit être était leur secret à eux deux, leur ange.
« Venez vous asseoir, Hermione. »
Hermione hésita quelques secondes, mais elle accepta l'invitation. Contrairement à leur apparence, les sofas noirs de Rogue étaient très confortables, et Hermione, déjà légèrement fatiguée, se détendit complètement.
« Vous désirez peut-être quelque chose à boire, Miss? »
Hermione fut surprise de voir un petit elfe de maison, relativement jeune et mignon, au service de Rogue. « Euh… non, merci. »
« Très bien, Miss. Mouza est là pour vous et s'il y a quoi que ce soit, n'hésitez pas! »
Le petit elfe regarda son maître de ses grands yeux violets et lui demanda à son tour s'il désirait quelque chose. Rogue se contenta de lui dire un « non » sec et lui fit signe de partir avec un signe de la tête. Mouza s'inclina, son long nez s'écrasant sur le tapis, puis il disparut.
« Pourquoi m'avez-vous demandé de rester? » Demanda alors Hermione, curieuse.
« Je voulais vous parler, » admit-il. « Comment se passe votre grossesse? »
Hermione sourit malgré elle. Savoir que Rogue s'intéressait à l'évolution de son enfant la rassurait vraiment beaucoup, surtout que ces derniers temps, il n'avait montré aucun signe d'intérêt. S'il n'y avait pas eu ce baiser lorsqu'elle lui avait appris qu'elle attendait son enfant, elle se serait demandé s'il se sentait un tant soit peu concerné.
« Ça va. J'ai plusieurs symptômes pas toujours agréables, mais ça va. »
« Comment vont vos nausées? »
« Mieux! Je n'en ai presque plus. D'ailleurs, merci pour vos potions, elles m'ont été bien utiles. »
Severus laissa transparaître un sourire. Il aimait parler avec Hermione, elle pouvait se montrer très mature contrairement aux autres élèves de son âge.
« Ce n'est rien… tellement rien, » ajouta-t-il pour lui-même.
« Professeur? » L'interrogea Hermione.
Severus retourna son regard vers la jeune femme. « Je ne me sens pas vraiment utile dans tout ce qui vous arrive, Hermione, » avoua-t-il. « J'aimerais faire plus, je vous assure. »
Hermione sourit, agréablement surprise. Voir si elle s'attendait à ça!
« Professeur, vous faites déjà beaucoup plus que ce que vous pensez. Et puis, c'est normal que vous ressentiez ça puisque personne, enfin presque, ne sait que c'est vous le père de cet enfant. »
« Je ne parle pas pour les autres, Hermione… ni même pour le bébé. Je veux dire, » se rattrapa-t-il en voyant l'expression renfrognée d'Hermione, « pour le moment, je ne peux rien faire pour lui, ou elle… mais il y a toi. J'aimerais t'aider, mais j'ignore quoi faire. »
Hermione tortilla ses mains sur ses cuisses, mal à l'aise. Cela était sans doute dû au tutoiement de Rogue, mais à ses mots, une idée lui était venue en tête… une idée folle et obscène. Non, elle ne pouvait pas lui demander ça! Et puis de toute façon, ça leur était interdit. Elle devra se contenter de ce qu'elle réussissait à se donner elle-même.
« Hermione… » La voix de son professeur la ramena à la réalité. « J'ai lu quelques passages de ton livre. Dis-moi, est-ce que tu as tous les symptômes qui y sont décrits? »
Le teint d'Hermione vira au cramoisi. Rogue avait-il lu dans ses pensées? Avait-il usé de Légilimencie sur elle? Non, quand même pas! Cela n'était dû qu'au hasard.
« Euh… Eh, bien oui, pas mal tous. À des degrés différents. »
« Même concernant…? »
« Je crois que je devrais retourner me coucher, professeur. J'ai des cours demain! » Hermione s'était subitement levée de son siège et avait coupé son professeur en parlant très vite.
Surpris, Severus se leva à son tour et s'approcha de la jeune fille qui se dirigeait déjà vers la porte. Il lui empoigna les épaules et la retourna. Hermione était complètement figée. Elle regarda son professeur lui sourire avec indulgence.
« Aurais-je touché une corde sensible, Hermione? »
« Je… » Elle ne put finir qu'en pensée les paroles qu'elle voulait dire, car les lèvres de son professeur se posèrent sur les siennes et elle perdit tout côté rationnel. Elles étaient douces et leur arôme rappelait à Hermione le goût du thé vert. Mais où est-ce qu'il avait appris à embrasser comme cela? Ses mains viriles, aux doigts longs et délicats à la fois, quittèrent ses épaules pour monter jusqu'à son cou et lui encadrer le visage, approfondissant ainsi le baiser. Hermione, reprenant sur elle, défigea soudain et elle plaça ses deux petites mains sur le torse de Severus, mais elle ne le repoussa pas.
Lorsqu'il glissa sa langue sur ses lèvres, Hermione lui céda le passage. Leurs langues se caressèrent, dansèrent et jouèrent ensemble. Hermione ne put retenir un petit gémissement qui fit sourire Severus. Cessant de jouer avec la langue de sa jeune élève, il embrassa sagement ses lèvres une dernière fois avant de se reculer un peu.
Perdant son contact, Hermione ouvrit les yeux et regarda l'homme devant elle. Ses pupilles étaient totalement dilatées et quelques rougeurs apparaissaient sur sa peau pâle.
« On ne devrait pas, professeur. »
« Je sais, oui. Je suis désolé. » Ou pas, pensa Severus. Néanmoins, il se recula, comprenant que sa ruse n'avait pas fonctionné. Hermione était beaucoup trop à cheval sur les règles pour se laisser aller avec lui.
Il n'y aurait aucune poudre cette fois pour expliquer leurs pulsions. Hermione pourrait toujours mettre ça sur le dos de sa libido accrue, et Severus pourrait toujours dire qu'il ne faisait qu'aider la mère de son futur enfant, la situation n'en restait pas moins délicate. Il était son professeur et elle était son élève.
Pourtant, Hermione réalisa qu'elle n'en avait rien à faire qu'il soit son professeur ou pas… qu'il soit plus vieux qu'elle de vingt ans ou qu'il soit froid et cruel… Il était pour le moment le père de son enfant, le seul avec qui elle pouvait ne serait-ce que songer à avoir ce genre de relation. Et en cet instant, elle avait un besoin urgent d'assouvir ses désirs les plus enflammés. Severus avait éveillé quelque chose en elle, quelque chose qu'elle essayait d'endormir depuis plusieurs semaines déjà.
Lorsqu'elle lui sauta littéralement au cou, Severus sourit dans le baiser. Il savait que pour ce soir, il avait gagné. Les questions, les réponses et les discussions qui allaient inévitablement s'en suivre ne l'arrêtèrent même pas alors qu'il porta Hermione jusque dans sa chambre et qu'il la déposa sur son lit.
La pièce n'était éclairée que de trois chandelles, rendant l'ambiance de la chambre romantique, bien malgré lui. Leurs baisers et leurs caresses n'avaient plus rien à voir avec ce qu'ils avaient échangé la première fois, où c'était pressant, presque brutal, beaucoup trop passionné. Cette fois, au contraire, c'était lent, beau, doux, presque… amoureux.
La robe de chambre d'Hermione avait déjà rejoint le plancher, tout comme la chemise et la ceinture de Severus. Hermione était étendue sur le dos et alors que Severus lui retirait doucement sa chemise de nuit, elle ne pouvait détourner son regard de ses beaux yeux noirs profonds.
Hermione leva les bras pour aider Severus à passer le morceau de tissu de trop entre leurs deux corps par-dessus sa tête. Dès que la chemise de nuit fut entièrement retirée, Severus l'envoya valser au travers de la pièce, reportant son attention sur le magnifique corps d'Hermione. Ses mains suivirent les douces courbes de la jeune femme, partant des épaules, descendant le long de ses bras, le côté de ses côtes, ses hanches, ses cuisses… remontant ensuite par le même chemin, procurant plusieurs frissons à Hermione.
« Comme tu es belle. »
Il avait murmuré ces dernières paroles, mais elles avaient été dites avec une telle sincérité qu'elles avaient complètement ému Hermione. Jamais personne ne lui avait dit ces mots-là avec autant d'intensité et un tel regard.
Il était trop tard pour hésiter. Et demain, il serait trop tard pour regretter. Hermione décida plutôt d'opter pour la facilité et de tout oublier… tout, excepté son amant.
Severus était toujours debout au côté du lit, penché au-dessus d'Hermione. Avec une tendresse non feinte, il lui embrassa le ventre. Hermione sourit et, accrochant ses mains dans la chevelure d'ébène de Severus, elle l'attira contre elle.
Severus captura instantanément sa bouche alors qu'Hermione, ayant assez d'espace entre leurs deux corps, descendit ses mains vers le pantalon de son amant. Elle défit rapidement la fermeture éclair et laissa le vêtement tomber au sol.
Aussitôt, Severus grimpa sur le lit. Il était à quatre pattes au-dessus d'Hermione et goûtait sa peau avec envie. La jeune femme avait une fois de plus enfoui ses mains dans la longue chevelure de l'homme et elle gémissait alors que Severus embrassait, suçait et mordillait ses mamelons dressés. Ses grandes mains lui caressaient tout le corps, s'attardant davantage sur ses seins et son ventre.
Les yeux d'Hermione étaient à demi fermés et légèrement embrumés par le désir. D'une douce pression, elle amena le visage de Severus vis-à-vis du sien et l'embrassa. L'homme répondit au baiser avec tendresse pendant qu'une de ses mains était occupée à retirer la petite culotte d'Hermione. Lorsque le vêtement vola au travers de la pièce pour aller rejoindre le sol, Severus se redressa pour admirer une fois de plus sa jeune amante, désormais complètement nue.
Hermione lui sourit doucement et se redressa, s'enfonçant plus loin dans l'immense lit du professeur. Severus la suivit et lorsqu'il la rattrapa, Hermione lui retira rapidement son caleçon, laissant apparaître son érection dressée.
« Viens, » murmura-t-elle d'une voix voilée par le désir.
Elle se recoucha sur le lit et releva ses jambes, ses pieds sur le matelas. Severus vint immédiatement se placer entre elles et, se supportant avec ses avant-bras pour ne pas écraser la future maman, il entra doucement en elle.
Hermione ne put retenir un soupir de contentement lorsqu'elle le sentit en elle. Severus sourit tendrement et l'embrassa. Il commença un doux et lent mouvement de ses hanches qui fit gémir Hermione. Les mains de la jeune femme vinrent caresser le dos de Severus alors que celui-ci se contentait de lui tenir les épaules, trop occupé à se supporter. Trouvant cela ennuyeux de ne pas avoir une plus grande liberté de mouvement, il agrippa Hermione et bascula sur le côté, la faisant ainsi se retrouver sur le dessus.
Hermione fut agréablement surprise, mais une légère gêne s'empara d'elle. Ainsi placée, c'était elle qui avait le contrôle de la cadence et de plus, elle donnait une magnifique vue d'elle-même à Severus qui, lui, était très loin de s'en plaindre.
Laissant son instinct prendre le dessus, elle ondula les hanches, toujours à califourchon sur son amant, son sexe bien au chaud dans le sien, humide. De ses petites mains douces, elle caressa le torse de Severus. Lorsqu'elle se pencha pour jouer avec les mamelons de l'homme de sa bouche gourmande, Severus lui empoigna les fesses et accéléra la cadence de la jeune femme.
« Mhm, Sev… »
Severus se retint pour ne pas jouir immédiatement. Les gémissements naturels d'Hermione le rendaient fou et constater son inexpérience le rendait vraiment très dur. Elle était débutante, certes, mais ô combien femme.
Lorsque la bouche d'Hermione quitta son torse, qu'elle se redressât et balançât sa tête vers l'arrière en criant son nom, les pressions vaginales de son orgasme le rendirent presque dément.
Avant qu'Hermione ne se laisse complètement tomber vers l'arrière, Severus releva les jambes et celle-ci put s'y reposer, appuyant son dos sur les cuisses de son professeur. À son tour, Severus se redressa et diminua la distance entre leurs deux corps. Alors qu'Hermione pensait pouvoir se reposer, Severus lui agrippa les hanches et, utilisant la friction entre leurs deux sexes, la conduisit au ciel une seconde fois en moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'Quidditch'. Les nouvelles pressions qu'il ressentit autour de son sexe eurent finalement raison de lui et il se vida entièrement en elle, en un gémissement rauque et viril.
Sentant cette chaleur se répandre en elle, Hermione mordit sa lèvre inférieure, haletante. Elle ne put s'empêcher de gémir doucement. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle vit ceux de Severus qui la regardaient avec intensité.
« Merci, » dit-elle simplement.
Severus eut un sourire en coin qu'on pouvait pratiquement traduire par 'mais de rien, voyons!'
Il se laissa tomber sur le lit et souleva les hanches d'Hermione afin de se retirer de sa moiteur. Hermione bascula sur le côté, quelque peu surprise de retrouver ce vide en elle.
Quelques instants passèrent pendant que les deux amants reprenaient leur souffle. Severus était couché sur le dos, une jambe toujours relevée, l'autre étendue. Il avait une main sur son torse et son autre bras était étiré du côté opposé d'Hermione, sa main pendante dans le vide. Hermione, pour sa part, était couchée à moitié sur le dos, à moitié de côté, accotée sur Severus, son ventre entre eux deux, et elle fixait le plafond.
Severus s'en voulait un peu. Il n'aurait pas dû profiter de son élève de cette façon, mais cela avait été tellement bon qu'il savait qu'il n'hésiterait pas à recommencer si elle revenait le revoir. Mais seulement si elle le voulait.
Les pensées d'Hermione étaient relativement similaires. En fait, elle ne comprenait pas trop pourquoi son professeur l'avait embrassé, mais cette nuit, une lourde tension sur ses épaules avait été enlevée. Hermione ne comprenait vraiment plus son corps ces derniers temps, mais elle savait que son désir sexuel était réellement trop fort pour qu'elle puisse se combler elle-même. Et si Severus était d'accord qu'elle l'utilise, alors elle n'hésiterait pas! Ne lui avait-il pas offert son aide?
La douce main qui se posa sur son ventre ainsi que les chaudes lèvres qui lui embrassèrent le front ramena Hermione à la réalité.
« Vous feriez mieux de retourner à votre dortoir, Miss Granger. »
Hermione sourit aux tendres gestes de Rogue, mais dévisagea néanmoins son professeur qui était revenu au vouvoiement.
« Oui, vous avez raison, professeur. »
Elle se redressa dans le lit et sauta à terre. Rogue fit comme elle, descendit du lit et il enfila une robe de chambre noire. Hermione avait déjà remis sa petite culotte. Elle enfilait sa chemise de nuit lorsque Rogue passa derrière, lui tendant sa robe de chambre de couleur pourpre.
« Merci, » dit Hermione en faufilant ses bras dans les manches du vêtement, que Rogue tenait ouverts pour elle.
Toujours derrière, Severus la rapprocha de lui, passant ses bras autour de la taille de son élève et attacha le cordon de la robe de chambre. Il accota son menton sur l'épaule de la jeune femme et pour une raison inconnue de celle-ci, son cœur se mit à battre très fort. Elle ne voyait pas son amant… elle ne reconnaissait pas son professeur… pour le moment, on aurait dit qu'elle était avec son amoureux.
Lorsqu'il eut fini le nœud, Severus laissa ses bras autour de la taille d'Hermione et la serra plus étroitement contre lui. La jeune femme accota le derrière de sa tête sur l'épaule de Severus et posa ses bras sur les siens.
« Je ne voudrais pas que tu regrettes ce qui s'est passé cette nuit, » avoua-t-il.
Tiens, le tutoiement était de retour. Hermione sourit doucement. « Je ne le regrette pas, Severus. »
« Tu sais qu'on joue avec le feu si l'on continue? »
Hermione sourit davantage… Alors comme ça monsieur-je-n'ai-aucun-sentiment était d'accord pour l'aider dans son petit problème de femme enceinte et voulait bien continuer de la voir?
« Je sais… »
« Cette fois Hermione, personne ne doit être au courant. Tu comprends? Personne. »
Oui, elle comprenait. Elle comprenait aussi très bien à quoi il faisait allusion. La dernière fois qu'elle lui avait promis qu'elle ne dirait rien, elle avait été dans l'obligation de tout révéler.
« Severus, cette fois, il n'y a aucun risque que je tombe enceinte. »
À ces mots, Severus resserra son étreinte et passa même une main sous la robe de chambre de la jeune femme afin de toucher son ventre, là où reposait leur enfant.
« Je sais. Et c'est pourquoi il nous faudra tout arrêter dès que le bébé sera au monde. »
« Évidemment. »
Bien! Ils étaient sur la même longueur d'onde. Tout était réglé. Hermione pourrait assouvir ses désirs dès qu'elle le voudrait et Severus allait pourvoir 'profiter' de son élève comme bon lui semblait durant les prochains mois. De cette façon, il finirait peut-être par la chasser de son esprit. Qui sait, lorsqu'elle sera rendue grosse ou qu'elle sera fatiguée par l'accouchement, peut-être le désir qu'il ressentait présentement pour sa jeune amante diminuerait?
Severus finit par relâcher Hermione. Elle se retourna vers lui avec une expression mal à l'aise.
« Bon, eh bien… comment est-ce qu'on fonctionne? »
Severus lui sourit. « C'est tout simple. Si vous en ressentez l'envie, vous passez me voir. Je suis toujours seul le soir passé 23h. Vous connaissez désormais l'endroit et le mot de passe. » Il lui donnait ses instructions comme un professeur à son élève, vouvoiement inclus.
« Okay. »
Hermione se sentait un peu gênée. Si elle devait passer chaque fois que l'envie de faire l'amour lui prenait, Rogue la prendrait pour une vraie nymphomane! Elle allait devoir malgré tout se contrôler un tant soit peu.
« Eh, bien… Bonne nuit, professeur. »
« Bonne nuit, Miss Granger, » répondit l'homme.
Hermione lui sourit et sortir de la chambre, puis des appartements de son professeur. Alors qu'elle se dirigeait vers son dortoir, les événements de la soirée lui revinrent en tête et elle rougit. Jamais elle n'aurait cru que le cruel Maître des potions pouvait se montrer aussi tendre au lit! Et puis, il semblait particulièrement concerné par son futur enfant, et cela emplissait Hermione de joie plus que n'importe quoi.
« Je suis sûre que tu auras un père merveilleux, mon bébé! » Dit-elle tout en caressant son petit ventre. « Il peut paraître dur et froid comme ça, mais toi et moi saurons qu'il cache un cœur tendre. »
Hermione arriva enfin devant le portrait de la grosse dame. Celle-ci dormait et Hermione dut la réveiller.
« Mmh? Quoi? Oh, mais… qu'est-ce que tu fais là, toi? »
« Je suis désolée, » répondit sincèrement Hermione. « J'ai eu une petite 'fringale' nocturne! » Elle rigola intérieurement de son jeu de mots.
« Oh oui, mais bien sûr! » La grosse dame, tout comme tout le monde dans le château, connaissait la condition d'Hermione et ne posa pas plus de questions, laissant entrer la jeune fille dès qu'elle prononça le mot de passe.
« Mais où étais-tu? »
Hermione, surprise, regarda les deux garçons qui se trouvaient face à elle. Ils portaient tous les deux leur pyjama, c'est-à-dire un simple pantalon long, mais léger, avec un t-shirt. Ron, en plus, portait une robe de chambre bleu foncé, ouverte.
« Quoi? Mais qu'est-ce que…? »
« Tu as vu l'heure? Tu n'étais pas dans ton dortoir! On s'inquiétait, nous! » Continua Ron.
« On est même allé voir sur la Carte des Maraudeurs et tu n'y étais pas! » L'informa Harry.
« Je n'y étais pas? »
« Non! »
Les deux garçons semblaient réellement paniqués. Hermione tenta de les calmer un peu. « D'abord, calmez-vous, » dit-elle. « Je suis là et je vais bien! Peut-être que vous n'avez seulement pas regardé au bon endroit sur la carte, mais ça va! Rien de grave ne m'est arrivé. »
À ces mots, Harry sembla se détendre, soulagé, alors que Ron la prit dans ses bras.
Hermione sembla un peu mal à l'aise à son contact… elle venait à peine de sortir des bras de Rogue! Elle le repoussa gentiment.
« Pourquoi êtes-vous debout à cette heure-ci? Comment vous avez fait pour savoir que je n'étais pas dans mon dortoir? »
Harry et Ron échangèrent un regard.
« Parvati t'a entendue sortir, » expliqua Harry, alors que le trio se dirigeait vers le divan face au feu dans la cheminée. « Elle a supposé que tu avais faim, paraît que ça t'arrive des fois… »
« Oui… »
Arrivé devant le feu, Harry s'assit dans un fauteuil confortable, les avant-bras reposant sur ses cuisses, alors qu'Hermione prenait place sur le divan. Ron, pour sa part, s'assit à même le sol, sa tête reposant sur le même divan qu'Hermione.
« Eh bien, elle s'est rendormie, mais une heure plus tard, elle s'est réveillée une fois de plus et tu n'étais toujours pas revenue. Hermione… Il ne faut pas lui en vouloir, elle s'inquiétait. »
Hermione fronça les sourcils. « Je ne lui en veux pas, mais… pourquoi est-ce que vous êtes là à m'attendre et pas elle? »
« Elle est venue nous avertir, » enchaîna Ron. « On était vraiment inquiet, Hermione! On a regardé partout pour te retrouver. Les cuisines, la bibliothèque, la tour d'astronomie, la salle sur demande, la cabane d'Hagrid, les passages secrets… partout! »
Hermione sourit malgré elle. Ses amis étaient sans doute un peu trop paranos et surprotecteurs, mais c'était ainsi qu'elle les aimait. « Vous avez oublié de regarder dans les cachots, » avoua-t-elle, une légère couleur rose s'emparant de ses joues.
Harry et Ron la dévisagèrent malgré eux. « Les cachots!? »
« Pourquoi serais-tu allée dans les cachots? » Questionna innocemment Ron.
« Tu étais avec Rogue? » L'évidence venait de frapper Harry.
Les yeux de Ron s'arrondirent alors qu'Hermione devint cramoisie.
« Euh… eh bien… c'est que… »
« Tu continues de le voir souvent dit? » Demanda Harry, quelque peu désillusionné par rapport à son amie.
« Quoi…? » Ron ne semblait pas comprendre vers où s'éloignait la conversation. Hermione soupira et avoua tout.
« Non, Harry. Je ne le vois pas souvent, comme tu le prétends. Je me suis réveillée cette nuit, affamée, mais alors que je revenais des cuisines, j'ai croisé le professeur Rogue. Et… aussi surprenant que cela puisse paraître… il m'a demandé comment allait ma grossesse. Rien de plus; on a discuté. »
Harry sembla sceptique alors que Ron était complètement ahuri. « Tu veux dire que Rogue s'intéresse un tant soit peu à toi? »
Hermione soupira de nouveau. « Il n'est pas si mauvais, vous savez… »
« Va dire ça à d'autres, Hermione, » lança Harry, sarcastiquement. Puis son expression se radoucit. « Tu es sûre qu'il ne s'est rien passé de plus? »
À ces mots, Hermione rougit fortement alors que Ron eut un rire quelque peu dégoûté.
« Non, laisse, ne réponds même pas! » Lui dit-il, au grand soulagement d'Hermione.
Elle se doutait bien de ce que ses amis avaient déduit, mais elle décida de ne pas nier, car elle ne voulait pas leur mentir. Et puis elle savait qu'elle pouvait leur faire confiance et que son nouveau secret concernant Rogue ne serait pas trahi par eux.
« Je suis désolée, » dit-elle au bout d'un moment.
Harry et Ron la regardèrent et partirent à rire, façon évidente de cacher leur malaise.
« Laisse tomber, Hermione, » lui dit Harry. « Tu n'as aucun compte à nous rendre. Tu es une grande fille maintenant, tu fais ce que tu veux. »
Hermione sourit et remercia ses amis.
« Par contre, » lui dit Ron. « On ne promet pas qu'on ne te taquinera pas avec ça! »
« Hey! »
Les deux garçons partirent dans un fou rire alors qu'Hermione lançait un coussin vers la tête de Ron pour se venger. Leur entretien se termina sur une note joyeuse et, emportés par la fatigue, les trois amis rejoignirent leurs lits respectifs.
À suivre…
Chanson:
Ce soir l'amour est dans tes yeux de Martine St-Clair.
